Ouiiiinnn ! Demain c'est la rentrée ! :'( Moi j'voulais rester en vacances ! (Oui je sais dans la vie on a pas toujours ! xD )

Profitant donc d'un de mes derniers moments de liberté (oui carrément j'exagère à peine ! *okjesors* ) je poste mon chapitre 33 ! :D
Cette fois l'action est rendez-vous, ce qui ne m'empêche quand même pas d'avoir réussit à placer encore plein de blabla ! Bon je ne vous en dis pas plus ! ;)

Réponses au reviews :

Yukihana17 : Alala ce pauvre Laurence, il en a vu de toute les couleurs ! xD Pour Tomoyo... surprise ! Quant à Shaolan, on ne le voit pas trop en ce moment, mais pas d'inquiétude il n'a pas dit son dernier mot... ;)

Lauraleen : Bon toi je t'ai déjà répondu alors tu m'excusera mais j'ai la flemme de le refaire ! :p Mais bon tu me pardonnes pas vrai ? ;) ILYT !

mokona-au-chopyuh : Oulà oui en effet Laurence n'a pas intérêt à le croiser ! xD
Bah oui moi aussi je kiffais cette fin ! Mais bon je me suis dis que ça faisait quand même un peu bâclé quoi ! ^_^
"Des fois ils m'agacent alors qu'ils n'existent pas." Aaah toi aussi ! (Comment ça c'est ma faute parce que c'est moi qui choisi ce qu'ils font ?)

Ednas-lys : Ben oui je sais bien mais bon je sais pas j'avais envie ! xD
T'inquiète pas Shaolan est loin d'avoir terminé son rôle dans cette histoire ! ;)

Bonne lecture ! :3


Shogo grogna et massa ses jambes endolories d'être restées accroupies durant des heures. Une semaine plus tôt il avait été sélectionné par Amaterasu pour faire parti du groupe d'espions formé tout spécialement pour s'occuper de tout ce qui touchait à Fei-wan. Pour l'instant ils avaient tous fait chou blanc. Fei-wan était tellement prudent que les seules informations qui filtraient était sans le moindre intérêt. L'homme soupira et se tourna vers ses deux compagnons d'infortune. On les avait mis par groupe de trois pour minimiser le danger et maximiser la discrétion. Car en vérité personne ne se baladait seul dans les rues ultra dangereuse du Quartier Est alors un homme seul était plus louche qu'un groupe.

-Bon il fout quoi ce con ? Il reste boire le café ou quoi ? Râla un de ses coéquipier.

N'en sachant rien il haussa les épaules. Depuis deux heures ils filaient le train d'un membre notoire du gang de Fei-wan. Celui-ci avait finit par entrer dans un magasin de vêtements désaffecté qui servait le plus souvent de repère à des dealers. Il y était depuis maintenant près de trois quarts d'heure ce qui expliquait leur impatience grandissante.

-Sérieux il va rester on se casse ! Insista son second compagnon.

-On attend encore dix minutes et si ça bouge pas on s'en va ! Capitula Shogo.

Heureusement ils n'eurent pas besoin d'attendre si longtemps car la porte de la boutique s'ouvrit enfin. Leur homme en ressorti et s'enfonça immédiatement dans une ruelle sur le côté. Le plus discrètement possible il se lancèrent à sa suite, l'air de rien. Le type se promena dans les rues durant un bon quart d'heure avant de s'enfoncer dans les bas-fonds du Quartier Est. Un endroit tellement craignos et misérable que même la plupart des gangs refusaient d'y mettre les pieds. C'était le repère des petits truands, des dealers, des SDF, des fugueurs et des putes. Les bâtiments méritaient plus le nom de ruines, les éboueur semblaient avoir rayé définitivement ce secteur de leur tournée et il fallait une sacrée volonté pour parvenir à y rester plus de dis minutes sans se faire voler son porte-feuille, ou être égorgé dans un coin de rue.

Leur cible tourna dans une énième ruelle, et il le suivirent en lui laissant une bonne vingtaine de mètres d'avance. Pour une fois qu'ils tenaient quelque chose, hors de question de se faire repérer.

Lorsqu'il tourna au coin de la rue, un reflet lumineux sur le côté attira l'œil de Shogo. Instinctivement il se baissa et évita de justesse la lame qui se dirigeait droit sur son cou. Réagissant dans la seconde, il fit un un croche patte à son assaillant qui s'étala avec un juron. Mais trois autres types armés débarquèrent à leur tour et leur bouchèrent le chemin des deux côtés. Les trois espions dégainèrent également et tous se regardèrent en chien de faïence en attendant que quelqu'un fasse le premier mouvement.

-Laissez moi deviner, Papillon Pourpre ? Lança la voix du type qu'ils suivaient.

Shogo étouffa un juron en comprenant qu'ils étaient grillés. Ils avaient intérêt à réagir vite avant qu'ils ne décident de les abattre, ce qui ne saurait tarder. Il ouvrit la bouche pour répondre mais l'autre ne lui en laissa même pas le temps.

-Je le savais. Aller, débarrassez moi de ça les gars ! Ordonna t-il.

Le jeune homme ne prit pas la peine de réfléchir et se jeta au sol. Il y eut un échange de coup de feu au dessus de sa tête. Il se releva d'un bond tira sur l'homme devant lui et força le passage pour s'enfuir.

-Ne le laissez pas s'échapper ! Cria une voix dans son dos.

Nouvelle salve de tir. Plusieurs balles sifflèrent à côtés de lui et il manqua de tomber lorsqu'un douleur cuisante se diffusa soudain dans sa cuisse, puis dans ses côtes. Le moindre pas était une torture sans nom, mais il ne s'arrêta pas pour autant parce qu'il savait que s'il ne courait plus, il mourait. Tout en tirant à l'aveugle dans son dos il réussit à sortir des bas fonds pour se diriger vers le coeur du Quartier Est.

Il avait de plus en plus de mal à avancer et ses poursuivants n'allaient pas tarder à le rattraper. Le QG des Papillons Pourpres était bien trop loin pour qu'il ait la moindre chance de l'atteindre et il abandonna cette idée. Heureusement depuis peu, ce n'était plus le seul endroit où ils avaient la possibilité de se réfugier et le sort avait voulu que le territoire des Black Brothers se trouve non loin de l'endroit où il était.

Il entendit ses ennemis lui tirer dessus à nouveau et eut l'heureux réflexe de plonger à l'abri derrière une benne à ordure. Avec un gémissement de douleur il reprit sa course de plus belle et secoua la tête pour éliminer les points noirs qui dansaient devant ses yeux.

Enfin, il dépassa les graffitis au mur qui délimitaient l'entrée du territoire de leurs alliés. Ceux-ci était devenu très prudent à cause de tout ce qui c'était passé récemment et il ne lui fallut pas plus de deux rue pour tomber sur l'un d'eux.

L'homme le menaça immédiatement de son arme mais Shogo exhiba la preuve de son appartenance aux Papillons Pourpres et il baissa les bras.

-Derrière... moi... haleta t-il à l'intention du type, sans s'arrêter pour autant.

Le Black Brothers comprit immédiatement et pointa le coin de la rue. À peine ses poursuivants avaient tourné que deux d'entre eux étaient déjà au tapis.

Shogo entendit vaguement le bruit d'une fusillade derrière lui mais fut incapable d'en voir le résultat car ses jambes se dérobèrent sous lui. Il était parfaitement incapable de faire le moindre pas de plus. Sa tête tournait, de grosse taches noir bouchaient son champs de vision, la douleur l'empêchait de penser. Il voulu se relever mais ses forces l'abandonnèrent et il perdit connaissance à même le sol.

XxX

Assit par terre adossé au mur, Kurogane caressait distraitement les cheveux de Fye qui avait posé sa tête sur ses genoux.

-Tu penses que Shogo va bien ? Demanda ce dernier.

-J'en sais rien... Ils ont dis qu'il était salement amoché et qu'il avait perdu beaucoup de sang, mais c'est un battant il va s'en sortir !

-Tant mieux !

Quelques heures auparavant, les Black Brothers les avait appelé pour les prévenir qu'ils avaient trouvés un de leurs homme à moitié mort. Il s'agissait de Shogo qui était parvenu à trouver refuge jusqu'à leur territoire alors que les hommes de Fei-wan étaient à ses trousses. Pour l'instant ils le gardaient chez eux car aurait été bien trop dangereux de le transporter jusqu'à leur QG. Ils voulaient également les prévenir que l'homme avait réussi à leur dire que lui et son équipe s'étaient fait repérer par l'ennemi. Par conséquent Fei-wan allait probablement les attaquer en représailles et il fallait qu'ils se tiennent prêt.

Le ninja et son petit ami faisaient parti de ceux qu'on avait désigné pour surveiller les murs d'enceintes afin de vérifier que les ennemis ne tentaient pas de passer par dessus. Les autres s'occupaient de protéger les portes.

-Tu penses que ça va encore durer longtemps ? Demanda le Magicien en se relevant pour s'asseoir à côté de son amant.

-Quoi, l'attente ? À mon avis si ils nous attaquent ça devrait plus trop tarder !

-Non je parle pas de ça... Je veux dire toute cette histoire avec Fei-wan. Qu'est-ce qui se passerait si on ne trouvait jamais sa cachette ? Si il parvenait à prendre le contrôle du Quartier Est ? Si...

-Ça n'arrivera pas ! Le coupa le brun d'une voix ferme. On va trouver cette ordure et lorsque ça serait fait je lui ferais regretter d'être né !

Fye jeta un regard interrogateur à son petit ami. C'était plus qu'une simple animosité qu'il sentait dans sa voix, c'était de la rage à l'état pur. Il haïssait Fei-wan de tout son être et le blond ne parvenait pas à comprendre pourquoi. Il n'avait pas souvenir que leur ennemi ait fait personnellement quoi que se soit à l'encontre de Kurogane.

-Kuro ? Fei-wan et toi, qu'est-ce qui s'est passé ?

Le jeune homme soupira et laissa sa tête reposer contre le mur derrière lui.

-Tu te souviens, je t'ai raconté ce qui est arrivé à mes parents...

-Oui.

-L'homme qui voulait la propriété, celui qui les a fait tuer... c'était Fei-wan.

-Oh... Toi aussi il t'a pris des êtres chers alors !

-Ouaip ! Et c'est pour ça que je laisserais pas tomber avant qu'on ait tué cet enfoiré de merde !

Le blond sourit et se dit que si Kurogane se mettait vraiment en rogne, il avait du soucis à se faire. Une explosion tout près le sorti de ses pensées.

-ILS SONT LAAA ! Hurla quelqu'un.

Les deux hommes sautèrent immédiatement sur leurs pieds et sortirent leurs armes.

-Venez à la porte, on a besoin d'aide ! Appela un autre.

Ils se précipitèrent en direction de la voix et trouvèrent en effet un groupe d'homme aux prises avec leurs ennemis qui avaient forcé le passage. Se jetant dans la mêlée le ninja aida à repousser l'attaque en donnant de grands coups d'épées à tout va. Fye lui se contentait de coups pieds dans ceux qui s'approchaient un peu trop à son goût. Après quelques minutes d'un combat acharné, ils parvinrent enfin à repousser leurs adversaires en dehors de l'enceinte et à refermer la porte.

Mais leurs assaillants n'avaient pas dit leur dernier mot et commencèrent à essayer de forcer le passage en se jetant de toutes leurs forces sur le battant. De l'autre côté les Papillons Pourpres poussaient pour tenter de les retenir mais les sbires de Fei-wan s'acharnaient. À un moment ils réussirent à ébranler si fort la porte que le blond fut projeté par terre. Étourdi par sa chute il s'asseyait en se massant le crâne lorsque quelque chose sur le côté attira son regard. Il s'agissait de quelqu'un en train de passer par dessus le mur d'enceinte enjambant précautionneusement les barbelés qui se trouvaient au sommet il s'apprêtait à sauter au sol.

-Attention, ils passent par dessus les murs ! S'époumona le Magicien pour prévenir tout le monde.

Tout ceux qui n'était pas occupé à tenter de maintenir la porte se jetèrent dans la cour pour empêcher leurs adversaires de grimper. Fye tira deux trois coups pour tenter d'en faire tomber quelques un puis se reconcentra sur la porte qui semblait il, ne tiendrait plus très longtemps. Des craquements sinistres commencèrent à retentir et ils comprirent qu'ils s'échinaient pour rien. Silencieusement Kurogane fit signe à tout le monde de reculer et de se tenir prêt. Les Papillons Pourpres pointèrent leurs armes sur le battant en attendant qu'il finisse par céder. Quand le panneau de bois s'écroula enfin, les sbires de Fei-wan furent accueillit par une salve de tir et de coups qui fit s'écrouler la première ligne.

Malheureusement ils étaient nombreux, très nombreux et d'autres hommes remplacèrent immédiatement ceux qui venaient de tomber. Une lutte pour les empêcher de pénétrer plus dans le QG s'engagea alors entre les deux camps.

Chacun se donnait à fond pour contrer les autres mais les Papillons Pourpres avaient beau se démener, leurs ennemis étaient plus qu'eux et ils étaient débordés. Ils ne parvenaient pas à les contenir tous à la fois ! Si ils se concentraient sur la porte, ils ne pouvait plus retenir ceux qui grimpaient et inversement. C'était une situation sans issue !

En plein combat le blond se demanda soudainement avec horreur si Sakura n'avait pas décidé de réitérer son exploit de la fois précédente en se cachant dans les combattants pour participer à la bataille. Il avait beau lui même l'avoir emmené se cacher avec Tomoyo et les Mokona un horrible doute s'insinua en lui. Elle avait parfaitement pu se glisser dehors par la suite et se déguiser pour ne pas qu'on la remarque. Jurant entre ses dents il tourna les talons et se glissa dans le bâtiment. Il fallait qu'il en ait le coeur net ou la question le torturerait pendant tout le combat.

Il se glissa à l'intérieur et couru le plus vite possible jusqu'à la cachette. Il se força ensuite à prendre quelques secondes pour retrouver une respiration normale avant d'ouvrir la trappe.

-Fye-kun ? Que se passe t-il ? S'étonna Tomoyo en le voyant.

L'intéressé ignora sa question et se baissa pour chercher la rousse. En la voyant tranquillement assise sur le canapé entourée des deux jumeaux il soupira de soulagement.

-Tout va bien ? Insista la brune, inquiète.

-Oui ça va ! J'ai juste eut un doute...

-Ne vous inquiétez pas, je n'irais nulle part cette fois ! Le rassura Sakura.

Fye sourit et hocha la tête en signe qu'il lui faisait confiance, puis referma la cache. Alors qu'il commençait à retourner dans la cour pour aider, il trouva soudain que les coups de feu semblait bien plus proches de lui qu'avant. Il en compris la raison lorsqu'il se retrouva soudain nez à nez avec un ennemi au détour d'un couloir. Sous le coup de la surprise les deux hommes s'arrêtèrent net et se dévisagèrent quelques secondes avant de réagir et de sortir leurs armes. Le blond fut le plus rapide pour braquer son arme sur son vis à vis mais alors qu'il allait appuyer sur la détente, ses yeux tombèrent sur l'alliance que son adversaire portait et son index se bloqua.

Cet homme était marié, il avait peut être même des enfants. Il avait des gens qui l'aimaient et qui attendaient qu'il revienne. Peut être même qu'il n'était pas là de son plein gré.

Le Magicien secoua la tête pour chasser ses pensées, ce n'était pas le moment de faire du sentimentalisme ! L'autre lui n'aurait probablement aucune pitié avant de tirer. Et pourtant il avait beau tout faire pour s'en convaincre, son doigt refusait obstinément d'appuyer sur la détente. Il ne pouvait pas, ne voulait pas prendre la vie de cet homme.

L'autre voyant son hésitation ne se posa pas de questions et lui tira dessus. En entendant le bruit du coup de feu, il comprit qu'il était trop tard. Ses tergiversations l'avait mené à sa perte. Il ferma les yeux en attendant la douleur qui ne tarderait pas à arriver. Et pourtant les secondes passaient et il n'avait toujours pas mal.

Rouvrant les yeux il vit une tache sombre s'étendre sur le torse de son vis qui paraissait tout aussi étonné que lui. L'homme cracha un filet de sang et baissa des yeux incrédule vers le trou dans son buste tandis que son bras retombait le long de son corps. Ses yeux roulèrent dans leurs orbites et ils s'écroula dans un gargouillis.

Derrière lui se tenait Kamui, un bras tendu au bout duquel il avait un pistolet encore fumant.

-Faîtes attention, à hésiter comme ça vous allez finir par vous faire tuer ! Le prévint t-il en baissant son arme.

Encore sous le choc, il balbutia un pauvre merci alors que son sauveur tournait les talons.

-FYE ! Hurla une voix sur le côté.

Kurogane se précipita sur lui en courant comme un dingue. Essoufflé et couvert de sang il paraissait au bord de la syncope.

-Bordel de merde c'était quoi ce que tu nous a fait à l'instant ? J'étais en train de me battre juste là bas et quand j'ai tourné la tête tu... Putain si Kamui n'avait pas été là, tu... !

-Il l'était et je vais bien, alors oublie ça ! Lui intima le Magicien en détournant la tête.

-Que j'oublie ? Tu viens de frôler la mort sous mes yeux et tu me demande de...

-Oui ! Le coupa t-il violemment avant de s'enfuir.

Il se réfugia dans un coin à l'abri des combats et tenta de calmer les tremblements qui secouaient tout son corps. Qu'est-ce qui était en train de lui arriver ? Depuis quand était-il incapable de tirer sur ses ennemis ? Ce n'était pas comme si c'était la première fois qu'il prenait une vie !

« C'est parce que tu as des remords... » Lui souffla une petite voix. « On sait parfaitement tout les deux que tu n'es pas un monstre. Ça t'as toujours fait très mal de devoir tuer quelqu'un, sauf qu'à l'époque tu y étais obligé, on avait pas d'autre choix ! Aujourd'hui personne ne te force à le faire... »

Il avait raison, personne ne l'obligeait à faire quoi que se soit. Sauf qu'il faisait parti du gang, et lors d'une bataille entre clan si tu ne tue pas ton adversaire en premier c'est lui qui s'en charge. Ici on ne jouait pas et celui qui refuse de tuer finit immanquablement par se faire tuer.

Il fallait impérativement qu'il se ressaisisse vite car les sbires de Fei-wan eux n'auraient pas le moindre état d'âme à leur prendre la vie. Un peu plus loin ses amis se faisaient massacrer pour protéger le QG tandis que lui était assis par terre à trembler, c'était pathétique.

Cette fois-ci fou de colère contre lui même il se releva d'un bond, et son arme à la main se dirigea droit vers les combats. Il n'avait pas le droit de laisser les autres mourir tandis que lui se cachait dans un coin.

« Alors tu le prends comme ça ?! C'est honorable de ta part de vouloir les aider mais la vraie question est : Ont ils réellement besoin de toi ? » Reprit insidieusement la voix.

-Oh toi la ferme ! S'écria t-il pour al faire taire.

« Bon, comme tu voudras... »

Lorsqu'il revint dans la bataille, les choses avaient beaucoup évolué. Lorsqu'il était parti voir où était Sakura, les Papillons Pourpres étaient plutôt en mauvaise posture, débordé par leurs adversaires en surnombre. Entre temps Black Brothers et True Blood étaient arrivés et avaient retourné la situation à leur avantage. Au milieu de la mêlé plusieurs hommes se distinguaient des autres car autour d'eux les ennemis tombaient comme des mouches. En premier lieu les deux qui attiraient le plus l'œil étaient Subaru et Kamui, combattant dos à dos et ne laissant pas la moindre chance à leurs assaillants de les approcher. Fuma, Seishiro et Amaterasu s'en donnaient également à coeur joie envoyant valser les ennemis un peu partout autour d'eux. Enfin Kurogane faisaient également parti de ce petit groupe et frappait avec rage tout ceux qui passaient à la porté de son sabre.

-C'est parti ! Se motiva Fye avant de lui même pénétrer dans la bataille.

Un peu moins d'une heure plus tard, leurs adversaires battaient péniblement en retraite abandonnant leurs armes et leurs blessés derrière eux. Cette fois, contrairement à d'habitude, ils leur avaient foutu une sacrée raclée. En combinant les forces des trois gangs ils avaient repoussé l'assaut avec brio. Encore mieux, les pertes étaient très légère dans leur camps alors qu'ils avaient décimé leurs assaillants. Malgré les morts et le sang qu'il y avait un peu partout, une certaine allégresse régnait sur le champs de bataille. Après la destruction des Blue Sand et les menaces de Fei-wan, le moral des troupes était tombé à zéro. Tout le monde murmurait que ce qu'ils faisaient était un suicide pur et simple et Fei-wan allait les anéantir avant qu'ils n'aient le temps de faire quoi que se soit. Cette victoire leur prouvait à tous que les troupes de leur ennemis n'étaient pas si invincible que ça et qu'en unissant leurs forces contre lui, il y avait moyen de leur tenir tête. Après tout, il restait peut être encore un espoir de le vaincre, leurs chances avaient beau être infimes, elles étaient réelles.

-Tss, ce salaud va apprendre qu'on ne se débarrasse pas de nous si facilement ! Cracha Amaterasu avec un sourire victorieux. Il n'est pas le seul à savoir se défendre !

-Ce minable va voir de quel bois on se chauffe ! Renchérit Kamui, toujours très remonté contre son ancien ravisseur.

Les commentaires de ce genre fusaient en tout sens tandis que la nouvelle de leur victoire se répandait comme une traînée de poudre.

Le regard de Kurogane parvint enfin à croiser celui de Fye qui l'évitait depuis un moment et il se précipita dans sa direction.

-Tu es tout sale, commenta t-il en essuyant du sang que le blond avait sur la joue.

-Toi aussi, lui fit remarquer son amant.

-Dans ce cas, qu'est-ce qu'on attend pour aller se laver ? Demanda le ninja en l'entraînant par la main.

Le Magicien acquiesça et se laissa entraînait car les cadavres et le sang qui l'entouraient commençaient à lui donner la nausée.

Ils se retrouvèrent bientôt tout les deux nus sous l'eau brûlante et Fye s'empressa de faire disparaître toute trace de sang sur son corps. Alors qu'il frottait vigoureusement une de ses épaules son petit ami lui saisit la main.

-Pas la peine de frotter aussi fort, tu va te faire mal !

-Oui tu as raison, reconnu t-il. C'est juste que...

-Que... ?

-Non rien, oublie ! Éluda t-il en finissant de se rincer.

-Fye...

L'interpellé l'ignora et sorti de l'eau. Il attrapa une serviette et commença à se sécher tandis que son amant soupirait derrière lui. Il se frictionna puis entoura sa taille de la serviette avant de rejoindre leur chambre.

Il entendit que le brun éteignait l'eau mais ne se retourna pas. Il n'avait pas envie de l'affronter, pas aujourd'hui, pas alors qu'il se sentait déjà assez mal comme ça.

Deux bras puissant s'enroulèrent autour de son torse et Kurogane le serra contre lui. Il glissa sa tête dans le creux de son coup et murmura, suppliant :

-S'il te plaît Fye, parles moi ! Je vois bien que quelque chose ne va pas...

Le jeune homme baissa la tête et se mordit les lèvres. Lui parler, et pour dire quoi ? Pour lui avouer que s'il avait faillit mourir s'est parce qu'il avait été incapable de tirer ? Pour lui dire qu'il faisait des cauchemars où son frère l'accusait d'avoir trahit leur promesse et qu'il ne pouvait que lui donner raison ? Pour lui raconter que s'il n'avait pas été là, il aurait déjà laissé tomber le gang afin que sa conscience le laisse enfin en paix ? Non, hors de question ! C'était ses problèmes et il n'avait pas à les lui imposer.

-Je voudrais tellement pouvoir t'aider ! Mais je ne peux rien faire si tu te tais.

Le Magicien attrapa une des mains de son petit ami et la serra entre ses doigts.

-Pas tout de suite... murmura t-il. Attends encore, s'il te plaît...

Kurogane resserra son étreinte et lui embrassa longuement l'épaule.

-D'accord j'attendrais, à condition que tu ne me refasse plus jamais un coup comme cet après midi !

-Juré...

Le ninja sourit et recommença à l'embrasser sur la clavicule. Puis il le saisit par la taille et le fit se retourner de façon à se qu'ils se retrouvent face à face. Il rejoignit leurs lèvres avec tendresse et pressa leurs corps l'un contre l'autre. Le blond s'abandonna à la sensation de bien être qui envahit son corps et ses mains virent s'agripper aux cheveux de son amant. Il se sentait infiniment mieux dans ses bras. Tout lui semblait tellement plus simple, rien ne paraissait pouvoir l'atteindre. Fermant les yeux rompit le baiser et laissa sa tête glisser sur l'épaule de son vis à vis.

-Fait moi l'amour Kurogane...

L'intéressé lui caressa la joue et le fit basculer sur le lit après l'avoir débarrassé de sa serviette. L'embrassant avec douceur il laissa ses mains courir lentement sur le torse de son amant.

Fye releva la tête et ses yeux rencontrèrent ceux du brun. Hypnotisé par le regard pourpre face à lui, le temps parut s'arrêter. Plus rien d'autre au monde n'avait d'importance à cet instant.

-Je t'aime, lâcha t-il les yeux toujours plantés dans ceux de son vis à vis.

Le ninja sourit et l'embrassa à nouveau. Ils firent l'amour en silence avec une grande douceur. Même alors qu'ils avaient fini ils restèrent longuement enlacés l'un contre l'autre sans parler. Ils ne voulaient pas briser la magie de l'instant.

-Moi aussi... je t'aime, lui murmura soudain le brun.

Le blond se sentit sourire et cala sa tête contre son torse. Tout n'allait peut être pas si mal en fin de compte...

XxX

Sakura réajusta son casque insonorisé et rehaussa sa prise sur l'arme. Se concentrant de toutes ses forces elle tira les deux dernière balles de son chargeur. La cible sur laquelle elle venait de tirer revint lentement vers elle grâce à la pince métallique et elle soupira en la décrochant. Encore une fois elle était plutôt loin du centre.

-Ne te décourage pas ! Tu a touché la cible à tout les coups, c'est déjà ça ! Voulu la rassurer Fye.

-Mouai... marmonna t-elle peu convaincue.

Un coup d'œil à la feuille que son ami tenait dans la main finit de la désespérer. Il avait touché le centre à tout les coups. Surprenant son regard, il cacha la feuille dans son dos et lui demanda si elle voulait recommencer. Elle déclina. Il y avait des jours avec, et des jours sans. Aujourd'hui était indubitablement un jour sans !

-Tu veux rentrer ? Demanda t-il.

Elle acquiesça et ils s'esquivèrent discrètement du stand de tir en priant pour ne pas tomber sur Greg au détour d'un couloir. Par chance il devait être occupé ailleurs puisqu'ils parvinrent à lui échapper.

-Dîtes, j'ai une ou deux courses à faire, vous pensez qu'on pourrait aller en centre ville ? Voulu savoir la rousse, gênée.

-Mais oui, bien sûr !

Deux jours avaient passé depuis l'attaque de Fei-wan et celui-ci semblait pour l'instant vouloir se tenir à carreau. Les deux jeunes gens en avaient donc profité pour retourner faire un tour au stand de tir. C'était déjà la troisième fois qu'ils s'y rendaient mais pour l'instant les résultat de l'adolescente étaient loin d'être brillants, à son plus grand désespoir.

Après avoir fait un tour au supermarché pour que Sakura achète ce dont elle avait besoin, il s'apprêtaient à retourner au QG lorsqu'ils furent les témoins involontaires d'une scène à laquelle ils ne s'attendaient pas. Arrêté à un feu rouge, Fye regardait distraitement un arrêt de bus devant lui lorsqu'il reconnu soudain Tomoyo assise en train d'attendre. Donnant un coup de coude à sa voisine il la lui désigna du doigt. La brune riait aux éclats avec un adolescent châtain assit à ses côtés.

-Hé mais je le connais lui ! S'exclama la rousse. C'est Kaname un vendeur qu'on a rencontré en faisant du shopping l'autre jour, Tomoyo lui avait tapé dans l'œil et il lui avait donné son numéro.

-Et bien on dirait qu'il plaisait bien à Tomoyo également ! Gloussa le Magicien.

-Attendez peut être qu'ils se sont juste rencontré par hasard ! Lui fit elle remarquer.

À peine avait elle finit de parler que les adolescents se tournèrent l'un vers l'autre et s'embrassèrent à pleine bouche. Hilare, le conducteur se tourna vers son amie avec un sourire victorieux.

-Bon, j'ai rien dit ! Bougonna t-elle. N'empêche elle aurait put me le dire ! Je vais lui passer un de ces savons moi !

-Je n'en doute pas ! S'exclama Fye en redémarrant car le feu venait de passer au vert.

Finalement son intuition ne l'avait pas trompé, le comportement de la brune était bien du au fait qu'elle était amoureuse. Et manifestement leur discussion de l'autre jour avait porté ses fruits puisque les jeunes gens étaient maintenant en couple. Amaterasu allait être soulagée !

C'est d'ailleurs dans son bureau qu'il se rendit en premier lieux en rentrant au QG. En le voyant entrer elle se releva sur son siège et demanda :

-Du nouveau sur Tomoyo ?

-Oui, acquiesça t-il en souriant, et j'avais raison.

-C'est à dire ?

Le blond s'assit en face de la sous-dirigeante et prit tout son temps afin de ménager son effet. Après tout elle l'avait pris pour son larbin, ça méritait bien une petite vengeance, non ?

-Il n'y avait pas lieu de s'alarmer.

-Alors qu'est-ce qu'elle a ?

-Elle est en train de découvrir les joies d'un premier amour !

-QUOI ?! S'écria la femme en se levant de sa chaise.

Son interlocuteur sursauta violemment, loin de s'attendre à une réaction pareille. Amaterasu contourna son bureau et se dirigea droit sur lui.

-Qui ?! Qui est ce garçon ? Se renseigna t-elle, d'une voix effrayante.

-Euh... et bien si j'ai tout compris c'est un vendeur qu'elle a rencontré avec Sakura en faisant du shopping mais...

-Un vendeur ?! Son nom ?

-Kaname, mais vous savez...

-C'est tout ? Et son nom de famille ?! Insista t-elle en se penchant vers lui.

-Hé, écoutez moi j'ai fait que ce que vous m'avez demandé ! Répliqua t-il, énervé qu'elle ne le laisse pas en placer une. J'ai trouvé pourquoi elle était bizarre en ce moment ! Alors désolé mais je n'ai pas pensé à faire une enquête sur son petit ami avant de venir...

La femme soupira et se passa une main sur le visage.

-Vous ne comprenez pas, hein ? Et si ce type ne sortait avec ma sœur que parce que justement, elle est ma sœur ? Je n'ai aucune envie qu'on ait un deuxième Shaolan !

Le Magicien grimaça, elle avait raison ça serait vraiment fâcheux. D'un autre côté, Tomoyo était assez grande pour savoir ce qu'elle faisait et avant de se lancer elle avait déjà probablement vérifié les antécédent du jeune homme.

-Vous savez ce que vous devriez faire ? Demanda t-il très sérieusement.

-Non, quoi ?

-Parlez en avec elle directement !

-Hors de question, je ne peux pas lui dire que je l'ai faite espionné ! Protesta la brune.

-Alors débrouillez vous pour avoir l'air de le découvrir accidentellement, lui conseilla t-il en se levant. Sur ce, bonne journée Amaterasu !

Il tourna les talons et sorti du bureau avant qu'elle ait le temps de le rappeler. Si elle n'arrivait pas à communiquer avec sa sœur, ce n'était pas son problème ! Il en avait déjà fait beaucoup, à elle de se débrouiller pour la suite.

Alors qu'il tournait au coin du couloir, quelqu'un lui rentra brusquement dedans. Déséquilibré il allait tomber par terre mais l'autre le rattrapa et le tira dans sa direction pour le remettre sur ses pieds.

-Je suis désolé, tout va bien Fye ? S'inquiéta l'homme.

L'intéressé hocha vaguement la tête, plus occupé à se demander ce que Seishiro pouvait bien fabriquer là. Il n'avait pas souvenir que quelqu'un lui ait dit qu'une réunion était prévue aujourd'hui.

-Il y a eut plus de peur que de mal alors ! S'exclama le borgne en riant.

-Oui... ,confirma t-il de plus en plus dubitatif.

-Bon, et bien à bientôt ! Le salua t-il en reprenant son chemin.

Curieux, le blond se retourna pour voir où il allait. Le Black Brothers s'arrêta devant la porte du bureau de Yuko et toqua deux coups. Il patienta le temps qu'on lui donne l'autorisation d'entrer puis s'engouffra dans le bureau. Il soupira et laissa tomber, ça ne le regardais pas vraiment en même temps !

Dans le bureau, Yuko était tout aussi surprise que lui de voir entrer Seishiro. Il la salua poliment et pris un siège sans attendre qu'elle le lui propose.

-Je suis désolé de faire irruption comme ça sans prévenir mais il fallait que je vous parle ! Déclara t-il.

Elle hocha la tête pour l'inciter à poursuivre.

-Comme vous le savez, vous et moi on a jamais été en bon terme. Même maintenant alors qu'on est sensé être alliés ce n'est pas l'amour fou ! Le vrai problème venant du fait que je n'arrive pas à vous faire confiance.

La dirigeante voulu intervenir mais il lui fit signe de ne pas l'interrompre.

-Comme le but de cette coalition est de faire en sorte de nous débarrasser de Fei-wan une bonne fois pour toute, je trouvais ça vraiment embêtant de ne pas pouvoir me fier à vous. Alors avec ce qui est arrivé l'autre jour et le message que Fei-wan vous a fait passer, j'ai décidé d'agir afin de savoir si oui ou non vous étiez fiable !

-Et qu'est-ce que ça a donné ?

Le borgne s'enfonça dans son siège et croisa les jambes. Les deux chefs se jaugèrent du regard une bonne minutes avant qu'il ne se décide à répondre.

-Vous permettez que je vous raconte une histoire ?

Yuko acquiesça, curieuse de savoir ce qu'il allait lui raconter.

-Cela commence il y a des années dans un orphelinat. Nos héros sont trois enfants abandonnés par leur parents dans ce même orphelinat. Deux frère, et une petite fille. Se retrouvant seuls et sans famille les enfants se rapprochèrent et devinrent vite amis. Ils étaient inséparables si bien que lorsqu'ils décidèrent de fuguer à 'adolescence, ils le firent ensemble.

Sans cesser de l'écouter la Papillon Pourpre se servit un verre d'un liquide ambré et lui en proposa un qu'il accepta. Il avala quelques gorgées et reprit son récit.

-Ils n'avaient aucun moyen de s'en sortir correctement seuls dans les rues alors ils commencèrent à voler. Puis par la force des choses ils se retrouvèrent avec d'autres jeunes dans leur situation. La situation était dure pour tout le monde et tous s'entraidait. C'est ainsi que petit à petit ils finirent par devenir un gang. L'aîné des frères était charismatique et tout le monde lui faisait confiance, pour cette raison c'était lui qui dirigeait. Le temps passait et ils continuait à recruter de nouveau membres, mais avec une sélection précise car ils ne voulaient pas devenir un vulgaire gang de brutes comme la plupart l'étaient. Avant tout ils voulaient que leur clan reste un endroit où ceux qui n'avaient plus rien pouvaient trouver refuge.

-But louable mais très naïf, fit remarquer la dirigeante en sirotant distraitement son verre.

Seishiro haussa les épaules et fit la moue. Ce n'était pas lui qui avait écris l'histoire, lui ne faisait que la raconter.

-Et puis le temps passa et l'amitié qu'il y avait entre les jeunes gens commença à se transformer. Les deux frères tombèrent amoureux de leur amie mais cette dernière porta son choix sur l'aîné, laissa une déception amère au cadet. Les deux amants, tout à leur idylle délaissèrent le commandement du clan, donnant ainsi carte blanche au plus jeune. Celui-ci ne voyait pas l'intérêt d'être un gang s'il ne pouvaient pas se battre et commença à engager des guerriers et à devenir de plus en plus agressif envers les autres clans. Lorsque le couple se rendit compte de ce que leur ami était train de faire, il était déjà bien trop tard. Le grand frère voulu le résonner et une dispute terrible éclata entre eux. Les amants tournèrent le dos au plus jeune et quittèrent le gang.

-Rares sont les amitiés qui résistent au temps...

-C'est vrai, et tout aurait pu s'arrêter ici si la mentalité du nouveau chef n'avait pas continué à empirer. Car il se mit en tête de prendre le contrôle du Quartier Est et commença à devenir de plus en plus menaçant. Incapable de le laisser faire, son frère et sa compagne décidèrent de réagir et créèrent un nouveau clan pour le contrer. La guerre qui éclata à ce moment là fut terrible pour tout les clans et le Quartier Est fut vite déchiré entre trois camps : celui du frère cadet, celui de l'aîné, et celui des gros pontes qui ne voulaient pas s'en mêler. Les quelques uns trop faible qui voulurent rester neutre se firent anéantir en un rien de temps. Le plus vieux des frères avait réussi à rallier plus de monde à sa cause et rapidement c'est à lui que revint l'avantage. Son petit frère décida enfin qu'il voulait bien négocier et lui donna rendez-vous pour qu'ils passent un marché. Ce qu'ils se dirent ce jour là est resté inconnu mais c'est l'issue de leur entrevue qui marqua les esprits !

Yuko reposa son verre et fixa intensément son interlocuteur.

-Alors qu'il retournait jusqu'à son territoire, l'aîné fut pris dans une embuscade et se fit assassiner. Son cadet nia toute implication mais tout le monde savait qu'il était l'auteur de la demande de meurtre. Anéantie par la mort de son compagnon, la jeune fille abandonna le combat et son camps tomba dans la déchéance, essuyant défaite sur défaite. Voyant que le garçon allait finir par vraiment prendre le pouvoir, les grands pontes se réveillèrent enfin et le contrèrent. Il était encore trop jeune, trop faible et pas assez préparé pour parvenir à leur faire face et il fut vaincu. Fou de rage à cause de cette défaite, il se terra dans un coin en attendant que son heure revienne.

Le Black Brothers saisit son verre et le vida d'un trait avant de se tourner vers la dirigeante.

-Cet homme, c'est Fei-wan. Son frère était Clow et quant à la jeune fille... c'était vous Yuko !

Le femme ferma longuement les yeux croisa les bras.

-Je vois que vous êtes très très bien renseigné...

-Par chance certain des membres de la première heure de votre gang sont encore vie ! J'avoue que sans ça je pataugerais encore dans la semoule pour tenter d'établir le rapport entre vous et Fei-wan.

Elle se leva lentement et alla se placer à la fenêtre, lui tournant ainsi le dos. Seishiro attendit en silence qu'elle prenne la parole. Mais elle ne le fit pas.

-Si je suis venu vous raconter ça, c'est pour une bonne raison vous savez ! Reprit-il comprenant qu'elle comptait se taire. Je voulais que vous sachiez que je vous crois quand vous dîtes n'avoir pas d'autre but que de faire disparaître Fei-wan. Maintenant, vous pouvez compter sur moi à 100 %, je vous fait confiance !

Elle hocha la tête et il se leva de son siège.

-Voilà je crois que j'ai fini ce que j'avais à vous dire, alors je vais me retirer. Désolé de vous avoir rappelé des souvenirs douloureux ! S'excusa t-il en se dirigeant vers la porte.

-Non c'est bon ! Je crois que j'avais besoin qu'on me rappelle ce pourquoi je me bat...

-Au revoir Yuko !

Elle entendit le bruit de la porte qu'on fermait, signe qu'il venait de prendre congé. Elle put alors enfin essuyer délicatement la larme qui roulait le long de sa joue.

-Je ne laisserais pas la mort de Clow impunie, Fei-wan ! S'exclama t-elle avec colère en refermant le poing.


Ça y est le passé de Clow et Yuko est enfin dévoilé !

J'imagine qu'avec ça Fei-wan ne s'est sûrement pas fait de nouveaux admirateurs ! xD