Hey ! Voilà le chapitre 35 avec un peu de retard ! ^_^
Encore une fois, pas beaucoup d'action et beaucoup de gens qui parlent, mais les choses avancent à grands pas.
Bonne lecture ! :)
Fye grogna et enfonça sa tête dans l'oreiller. Il avait beau être torse nu et avoir jeté la couverture par terre, il mourait de chaud. En plus malgré les rideaux la lumière avait commencé à s'infiltrer dans la chambre et il entendait des rires joyeux dans la pièce d'à côté.
Avec un soupir désespéré il s'assit sur le lit en comprenant qu'il ne se rendormirait pas. Lui qui avait pris des somnifères la veille pour s'obliger à avoir un sommeil sans rêve, voilà qu'il était tiré du lit à 10 heures à peine !
Il passa une main engourdie dans ses longues mèches qui lui tombait de plus en plus sur le visage et grogna en voyant qu'il allait devoir les couper bientôt. Traînant des pieds il fouilla dans le sac d'habits au pied de son lit et enfila un short en jean et un haut sans manche. S'estimant un minimum présentable il entra dans la pièce voisine où il trouva sans surprise Sakura et Tomoyo.
Les deux jeunes filles le saluèrent joyeusement et lui demandèrent comment il avait dormi. Il répondit d'un haussement d'épaule et alla à la salle de bain se passer un peu d'eau sur le visage pour se réveiller. Alors qu'il s'épongeait avec une serviette, il entendit les rires se transformer en chuchotements rapides et énervés. Curieux il revint voir ce qui se passait et trouva les adolescente penchées sur le portable de la rousse.
-C'qui se passe ? Marmonna t-il en baillant.
-Regarde par toi même ! S'exclama la brune en lui lançant le téléphone.
Celui-ci l'atteint en plein torse mais il ne parvint pas à le rattraper à l'appareil s'écrasa sur la moquette. Il s'excusa en expliquant que le matin il était très lent à émerger. Lorsqu'il eut ramassé le portable il put lire sur l'écran :
« De : ...
Il faut qu'on se voit. Je ne te demande pas de me pardonner ou quoi que ce soit de ce genre... j'ai juste besoin que tu sache la vérité ! »
-Encore un ?! S'étonna le blond. Il ne va donc jamais abandonner ?
Dans les trois jours qui s'étaient passés depuis leur entrevue avec Shaolan, celui-ci avait envoyé plus d'une vingtaine de message à son ex petite amie, tous lui demandant de le laisser s'expliquer sur ses agissements. Bien évidement la jeune fille ne voulait même pas en entendre parler et n'avait répondu à aucun de ses sms.
Ce harcèlement constant commençait par contre à lui taper sérieusement sur les nerfs et elle commençait déjà à parler de changer de numéro.
-Quand est-ce qu'il va comprendre que je ne veux plus rien avoir à faire avec lui ?! S'énerva Sakura en effaçant le texto d'un geste rageur.
-Shaolan a toujours été très tenace, marmonna le jeune homme en se laissant tomber sur le canapé à côté de ses amies.
La rousse soupira et se laissa aller contre l'épaule de Fye. Quelques secondes de silence passèrent avant qu'elle ne lui murmure :
-Je n'ai pas encore trouvé le temps de te le dire mais... merci de m'avoir empêché de le tuer. J'y ait réfléchis et ça aurait vraiment été une grave erreur.
-Si les amis n'étaient pas là pour nous empêcher de nous tromper, à quoi serviraient t-ils ? Demanda t-il avec un sourire.
-Ça c'est sûr ! S'exclama Tomoyo en se serrant elle aussi contre la rousse.
Prise en étaux entre les deux elle sourit à son tour. Elle savait que c'était leur façon à tout les deux de lui dire qu'ils étaient là.
Leur moment d'intimité fut interrompu par des petits coups frappés à la porte. Tous se tournèrent vers la porte hésitants à aller ouvrir. Comme on toqua à nouveau, la brune soupira et se leva. En écartant le battant elle tomba nez à nez avec Kurogane.
-Il est là ? Demanda t-il sans préambule.
Tomoyo jeta un coup d'œil en direction de Fye qui secoua négativement la tête de façon frénétique.
-Non. Il dort encore, mentit l'adolescente.
-Te fout pas de moi, je sais que c'est lui que tu viens de regarder !
-Non c'est moi ! S'exclama Sakura pour disculper son amie.
Le brun croisa les bras et marmonna sans conviction :
-Bien sûr il est hors de propos que je rentre pour vérifier ?
-Oui.
-Bon ben tu lui diras que quand il aura arrêté de faire le gamin, j'aimerais avoir une vraie conversation avec lui ! Cria t-il assez fort pour être sûr que tout le monde dans la pièce entende.
La jeune fille haussa un sourcil et répliqua :
-Fais le toi même ! Je ne suis pas un pigeon voyageur !
-Je le ferais avec plaisir si tu me laissais le voir !
-Je ne t'empêche de rien du tout. Ce n'est pas ma faute si lui ne veux pas te voir !
-Oui ben ça va hein ! Grogna le ninja. Je pouvais deviner moi qu'il lui mettrait un coup de poing ?
Son amie haussa les épaules. Elle n'aimait pas prendre parti entre les deux hommes car elle les appréciait tout les deux beaucoup mais puisque Fye s'était réfugié chez elle, elle ne pouvait pas le trahir comme ça ! Cela n'allait pas l'empêcher de se débrouiller pour que ces deux là finissent par parler.
-La prochaine t'auras qu'à réfléchir un peu avant d'agir ! Grinça le Magicien entre ses dents, de façon à ce que seule Sakura entende.
En désespoir de cause, Kurogane tourna les talons et repartit en grommelant.
Tomoyo referma la porte et jeta un regard mécontent au blond.
-Quoi ? Demanda t-il.
-Il a raison, c'est puéril de l'éviter !
-Et aller me dénoncer à Toya c'était plus intelligent peut être ?! Rétorqua t-il.
-Raison de plus pour ne pas t'abaisser à son niveau !
Fye répondit par un borborygme incompréhensible et se leva pour retourner dans la chambre.
-Attend ! Le retint Tomoyo en l'attrapant par le poignet. Tu ne peux pas continuer à l'éviter comme ça ! À un moment vous allez devoir parler.
Le jeune homme haussa les épaules et se dégagea. Le pire dans tout ça était probablement que s'il ne voulait pas parler à son petit ami cela n'avait -presque- aucun rapport avec la crasse qu'il lui avait faite. Non, son vrai problème était que s'ils avaient une discussion ils devraient finir par aborder le sujet que le blond s'évertuait à éviter depuis des jours.
Il avait enfin finit par prendre une décision à propos de ce qu'il allait faire à propos du gang, mais ne se sentait pas encore prêt à l'évoquer avec Kurogane. La vraie question était : ''Serait-il vraiment prêt un jour ?''
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Sorata rangea son téléphone dans sa poche et se tourna dépité vers ses compagnons.
-Le territoire des Loups Noirs vient d'être pris, on ne tirera plus d'aide de leur part non plus !
-Fait chier ! Jura quelqu'un.
-Quel bâtard ce mec putain !
Les cris d'indignations et de désespoir se mirent à fuser. Plus le temps passait et plus ils perdaient du terrain. Si ça continuait, ils allaient finir par être totalement encerclés par leur ennemis, et là ils seraient vraiment en très très mauvaise posture.
Malheureusement il ne pouvait pas prendre le risque de dépenser de l'énergie et des hommes pour aider ceux qui se faisaient annexer car cela pourrait leur être très préjudiciable en cas d'attaque surprise. Seishiro et Yuko s'en arrachaient littéralement les cheveux mais de quelque façon qu'ils retournent le problème, ils ne parvenaient pas à trouver de solution. Alors ils continuaient d'espérer que les espions trouverait quelque chose pour les sortir de ce pétrin.
C'était pour cette raison qu'on avait augmenter les effectifs lancés dans les rues dans l'espoir de glaner des infos. Sorata qui au départ n'avait pas été sélectionné avait à son tour été enrôlé et il patrouillait partout depuis deux jours sans rien trouver à part des ennuis.
-Euh dites les gars... intervint soudain un type.
-Ouai ?
-Cette rue à droite elle donne sur quoi ?
Les quatre hommes se tournèrent dans la direction qu'il indiquait avec son doigt. C'était une petite ruelle sombre, jonchée d'ordure et dont les murs étaient presque entièrement tagués.
Sorata réfléchit quelques instants et répondit :
-Il me semble que ça donne sur l'ancien territoire des Cobras, pourquoi ?
-Ben j'ai cru voir quelqu'un passer en courant...
Les Papillons Pourpres se concertèrent d'un coup d'œil et décidèrent unanimement d'aller voir. Ils avancèrent discrètement jusqu'au croisement et passèrent prudemment la tête pour vérifier si la voie était libre. C'était le cas et ils repartirent.
Très vite, quelqu'un d'autre ré-aperçu l'ombre un peu plus loin et ils se lancèrent à sa poursuite le plus discrètement possible. Au bout d'une dizaine de minutes de chasse leur proie les mena jusqu'à un immeuble désaffecté dans lequel elle s'engouffra. Ils allaient y entrer quand Sorata s'écria :
-Attendez ! Ne rentrez pas là dedans !
-Pourquoi ? S'étonna un de ses camarade. Le type est à l'intérieur !
-Oui mais c'est peut être encore un piège ! Leur fit-il remarquer. Laissez moi faire.
L'homme alla récupérer un couvercle de poubelle qui traînait un peu plus loin et fit signe à un autre de se tenir prêt à ouvrir la porte. Il compta jusqu'à trois sur ses doigts et son ami écarta le battant d'une violente poussée. Sorata balança le couvercle à l'intérieur de la pièce et se plaqua contre le mur à l'extérieur.
Immédiatement cinq ou six coups de feu retentirent et le couvercle retomba au sol dans un bruit de ferraille.
-Merde, c'était une feinte ! S'écria un des hommes à l'intérieur.
Aussitôt s'en suivit de nombreux bruits de pas qui firent dire aux Papillons Pourpres que leurs agresseurs étaient six ou sept. Toujours dans le plus grand silence, ils se tournèrent vers la porte ouverte et braquèrent tous leurs pistolets dans cette direction en attendant que leurs ennemis sortent.
L'un d'eux ne tarda pas à montrer le bout de son nez et fut immédiatement cueillit par une salve de coups de feu. Il s'écroula sur le champs et ses alliés se stoppèrent net dans un concert de jurons.
-Bon écoutez, vous êtes fait les gars ! Rendez-vous gentiment et on promet d'abréger vos souffrances ! Bluffa Sorata pour les intimider.
-Mais ouai, c'est ça ! Lui répondit-on dans le bâtiment.
Bon bah il aurait au moins essayé. Tant pis, si la manière douce ne marchait il allait la faire en mode bourrin ! À l'aveuglette il passa le canon de son arme à l'intérieur et vida son chargeur dans la pièce. Son attaque pris leurs ennemis par surprise et les fit paniquer. Ils ne devaient pas avoir l'habitude qu'on leur résiste. Les Papillons Pourpres en profitèrent pour s'introduire dans la pièce et abattre leurs adversaires. La fusillade fut courte mais efficace, au bout de deux minutes ils étaient les seuls encore debout.
Sorata vit avec joie qu'un des types était toujours en vie. S'ils parvenaient à le ramener au QG ils parviendraient sûrement à en tirer quelque chose. Il s'approcha de son ennemi avec un grand sourire et s'apprêtait à le narguer quand celui-ci le pris de vitesse.
-Désolé mon gars mais je suis pas une balance. Vous ne tirerez rien de moi !
-Ils disent tous ça... au début ! Rétorqua t-il.
-Pauvre naïf ! Rit l'homme avant d'être soudain pris d'une violente quinte de toux.
Il porta sa main à sa bouche et tenta de retenir les hoquets qui le secouaient. Soudain il déglutit et sa toux cessa. Il se tourna vers Sorata et lui adressa un sourire éclatant. Celui-ci ne comprit que trop tard et quand il se précipita sur lui, l'autre était déjà agonisant. Le poison agit en quelques secondes sans que le Papillon Pourpre ne puisse rien faire.
Lorsqu'il fut certain qu'il était bel et bien mort, le brun se releva du cadavre et soupira. Encore une fois, sa piste lui avait filé entre les doigts.
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-Aller Superman casse la tête au méchant ! S'écria Moko-kun en donnant un coup de poing en l'air.
-Ouai vas y t'es le plus fort ! Renchérit sa sœur.
-Calmez vous un peu, vous allez finir par me mettre un coup ! Les rappela gentiment à l'ordre Fye.
Les deux enfants étaient installé chacun sur un de ses genoux et étaient passionnés par le film qui passait à la télé. Comme le blond n'avait toujours pas le droit de participer à tout ce qui touchait Fei-wan on l'avait encore une fois improvisé baby-sitter. Cela faisait donc une petite heure qu'il les avait collé devant Superman pour qu'ils arrêtent de courir partout.
Une plage de pub s'intercalant en plein milieu du film, les enfants se mirent à râler et à se chamailler. Pour les occuper le Magicien essaya de leur faire la conversation.
-Au fait, je ne vous ait jamais demandé, vous avez quel âge ?
-Onze ans ! Répondit la fillette avec fierté tout en collant un coup de pied à son frère.
-Ce qui fait que vous êtes en... sixième ?
-Voui c'est ça ! On va au collège à la rentrée !
-Je vous imaginais plus jeunes, avoua le jeune homme en essayant de les faire arrêter de se frapper.
Les jumeaux ne prirent pas la peine de lui répondre, bien trop occupés à se courir après autour du canapé. Fye les rattrapa en pleine course et les fit se rasseoir chacun à un bout du sofa. Aussitôt ils se mirent à pleurnicher qu'ils voulaient être avec l'autre Mokona et quelques secondes plus tard ils étaient de nouveau sur les genoux de l'adulte en train de s'embêter l'un l'autre.
-Et quand vous êtes pas en vacances, vous habitez loin d'ici ? Se renseigna t-il dans une vaine tentative de les canaliser.
-C'est un secret ! Gloussa le petit garçon.
Le blond pouffa lui aussi devant l'air malicieux de l'enfant. Ils pouvaient être très agaçants mais ça restait des gamins adorables quand ils le voulaient.
-Petits malins ! S'exclama t-il en leur ébouriffant les cheveux.
Les jumeaux se jetèrent à son coup en riant et lui firent un câlin.
Heureusement la reprise du film les fit rapidement se reconcentrer sur l'écran. Au moment où les méchants découvraient le point faible du super-héros, quelqu'un toqua à la porte. Kamui entrouvrit le battant et passa sa tête dans la pièce. Un sourire éclaira son visage lorsqu'il aperçu le Magicien.
-Ah je suis content de vous trouver ici ! S'exclama l'adolescent en entrant dans la pièce suivit de son frère.
-Euh... d'accord, lâcha l'intéressé dubitatif.
-En fait j'ai un service à vous demander, reconnu Kamui.
-Tu sais je crois que tu en fais trop ! Il n'est pas nécessaire de l'embêter pour ça ! Intervint Subaru, gêné.
-Tss, cet olibrius est capable de tout ! Grinça l'autre.
-Arrête tu exagères ! Et puis je peux me défendre tout seul je te signale !
Cette remarque fit beaucoup rire son jumeau, visiblement pas convaincu du tout.
-Tu veux que je te rappelle comment je t'ai retrouvé l'autre jour ?
-Tu sais, commença Subaru d'une petite voix, si tu me retrouves toujours dans ce genre de situation, c'est peut être parce que je me laisse faire...
-Oh mon dieu ! Gémit Kamui en se passant une main sur le visage. Cet enfoiré a réussi à te faire entrer dans son jeu !
Fye se racla doucement la gorge pour rappeler aux adolescents leur présence dans la pièce. Non pas que leur petite dispute ne les intéressait pas, mais il n'était pas certains que ce soit approprié de tenir ce genre de discussions devant des enfants.
-Ah pardon je vous avais oublié ! S'excusa Kamui en les remarquant de nouveau.
-Pas grave, marmonna le blond avec un vague sourire.
-Bon faut absolument que je file, alors vous pouvez garder un œil sur Subaru pendant que je suis pas là, histoire que Seishiro vienne pas lui mettre le grappin dessus ?
Son frère prit un air vexé et ouvrit la bouche pour protester mais Kamui le prit de vitesse.
-Écoute tu sais que je déteste te laisser tout seul quand il est dans les parages. On parlera de tout ça quand je reviens mais juste pour cette fois tu veux bien rester avec Fye s'il te plaît ? Lui demanda t-il, presque suppliant.
-D'accord, mais juste aujourd'hui !
-Merci ! S'exclama t-il en serrant son double dans ses bras. Bon aller j'me sauve !
Kamui remercia également Fye de l'aider et parti aussi vite qu'il était arrivé. Timidement Subaru rejoint le petit groupe sur le canapé et s'installa avec eux devant la télé. Les Mokona n'arrêtaient pas de le dévisager et le Magicien du les rappeler à l'ordre plusieurs fois pour qu'ils arrêtent.
-Kamui est un peu autoritaire non ? Demanda le blond pour engager la conversation.
-Oh euh... en fait il n'est pas comme ça d'habitude ! Il ne fait ce genre de chose que lorsqu'il s'inquiète pour moi, expliqua l'adolescent.
-Il s'inquiète ? C'est cro mimi ! S'écria Moko-chan en gloussant.
-Ça veut dire ton frère il t'aime vraiment ! Renchérit le garçonnet.
-Oui je sais... Acquiesça le True Blood en retenant le rouge qui lui montait incontrôlablement aux joues.
Les gamins éclatèrent de rire et se réabsorbèrent dans le film. Ils en étaient presque à la fin lorsque deux petits coups discrets furent frappés à la porte. Seishiro entra dans la pièce et s'exclama avec joie :
-Te voilà Subaru, je t'ai cherché partout ! Pourquoi diable te caches tu ?
-Je ne me cache pas... protesta l'intéressé.
-Ah oui ? C'est parfait dans ce cas ! Tu viens faire un tour avec moi ? Proposa le Black Brothers en tendant la main.
Le blond regarda les deux hommes et hésita. D'un côté il avait Kamui qui lui avait demandé de veiller sur son frère pour ne pas que Seishiro l'approche, et de l'autre il avait Seishiro qui lui voulait se retrouver seul avec Subaru. Il décida de donner la priorité au premier parce qu'il comprenait parfaitement ce qu'il ressentait. L'inquiétude et la jalousie à propos de fréquentations de son jumeau était des émotions qu'il pouvait parfaitement comprendre. Et s'il avait écouté Yui plus souvent il n'en serait peut être pas là aujourd'hui ! Alors tant pis pour le borgne, mais il ne comptait laisser tomber Kamui. Après tout il avait accepté de surveiller son frère devant les enfants, et si soudain il ne respectait pas sa parole il risquait de donner un très mauvais exemple aux gosses.
-Désolé mais je ne peux pas vous laisser faire ça ! Intervint le Magicien tout sourire.
-Ah oui ? Et pourquoi ça ? Se renseigna le chef de gang.
-Et bien parce qu'il se trouve que le frère de cette jeune personne me l'a demandé !
-Si c'est ça qui vous inquiète Fye, pas la peine de vous en faire, je vous le ramènerait avant le retour de Kamui ! Il n'en saura rien ! Lui affirma t-il avec un clin d'œil.
Les Mokona jetèrent un regard pas content au Black Brothers et décrétèrent que c'était pas bien de mentir et qu'il était un méchant monsieur. Subaru jeta un regard désolé à Seishiro et leva les mains en signe d'impuissance. Le borgne soupira et du se faire à l'idée que l'adolescent ne bougerait pas de là.
-Bon, on peut pas rester tout seul, mais si tu es là ça va non ? Demanda t-il en passant soudainement au tutoiement.
-Euh... je sais pas trop, hésita le blond.
-Allons, tu ne vas pas me refuser cette petite faveur ? Insista l'homme avec son plus beau sourire.
Le Magicien rit devant ses tentatives pour le convaincre et finit par lui expliquer :
-Écoutez c'est pas la peine d'essayer de me convaincre comme ça, vous n'arriverez à rien ! Surtout que si j'ai bonne mémoire, hier vous avez passé toute la journée ensemble alors bon...
-Je vois que Kamui ne t'as pas choisit au hasard ! Soupira Seishiro en se laissant tomber sur le canapé à son tour.
Fye se retrouva donc prit en sandwich entre Subaru et le borgne avec les deux enfants sur les genoux. Enfants qui d'ailleurs commençaient sérieusement à lui peser.
-Dites Moko-chan, Moko-kun, vous voulez pas descendre s'il vous plaît ? Demanda t-il. Vous me faites mal aux jambes !
-Oki-doki ! Acceptèrent les jumeaux en s'asseyant aussi sec en tailleur sur la moquette.
Le blond les regarda faire en riant et en surveillant le Black Brothers du coin de l'œil. Il fut interrompu par Tomoyo qui ouvrit la porte en coupe vent avant de repartir aussi sec.
-Euh... ok, lâcha le Magicien plongé dans l'incompréhension la plus totale.
-Hihihi Tomo-chan elle est bizarre ! Gloussèrent les Mokona.
-Bon et sinon y a vraiment pas moyen de te faire changer d'avis ? Se renseigna Seishiro en passant son bras autour des épaules du jeune homme.
-Non... je pense pas... Nia t-il en regardant avec scepticisme le bras de l'autre.
-Tu es bien sûr ? Insista t-il en faisant mine de se rapprocher.
-Certain ! S'exclama t-il fermement. Maintenant si vous pouviez reculer...
Le borgne s'exécuta avec un soupir.
-Qui ne tente rien n'a rien ! Déclara t-il pour toute explication.
-Moi je pense que ce que vous devriez surtout essayer de tenter c'est d'améliorer vos relations avec Kamui ! Lui fit remarquer Fye, hilare.
-Aha mais c'est lui qui veut pas !
-Bon ben alors vous êtes dans la merde ! Lâcha le jeune homme avec un sourire désolé.
-Euh... Fye ? L'appela soudain une voix.
Se tournant vers la porte il tomba nez à nez avec Kurogane debout dans l'encadrement. Le brun jeta un regard étonné à la scène devant laquelle il se trouvait.
-Oui quoi ? Répondit le Magicien, sèchement.
-Tu peux venir s'il te plaît ? Faut qu'on parle !
-Outch, toi aussi t'es dans la merde on dirait ! S'exclama le borgne. Le ''Il faut qu'on parle'' est le symbole international de la dispute de couple.
Le blond ignora sa remarque et se mordit la lèvre. Kurogane avait raison, ils devaient parler ! Et cette fois il allait falloir qu'il lui explique pourquoi il n'allait pas bien ces derniers temps. Il ne se sentait toujours pas prêt, mais ça ne serait probablement jamais le cas, alors autant s'occuper de ça maintenant...
-J'arrive, accepta t-il en se levant.
Seishiro manqua de s'étouffer en le voyant faire. Mais trop heureux de sa chance il se garda bien de faire une réflexion. Il n'en eut pas besoin car le magicien lança tout de même :
-Les enfants vous voulez bien garder un œil sur le méchant monsieur pour moi ?
-OOOUIII ! Hurlèrent les gamins en se jetant sur le canapé entre les deux hommes.
Le Black Brothers lui jeta un regard entre le désespoir, l'admiration et la colère. Fye l'ignora et rejoint son amant à la porte.
-On peut aller dans un endroit plus calme ? demanda t-il.
L'autre acquiesça et ils trouvèrent refuge dans leur chambre. Un long silence s'installa, uniquement brisé par le bruit de leurs respirations. Le ninja regardait fixement son petit ami et se balançait d'un pied sur l'autre sans rien dire. Le blond lui était plongé dans la contemplation du tapis et ne paraissait pas décidé à faire le premier pas. Kurogane vint se placer face à son amant et saisit délicatement son menton entre ses doigts pour lui faire relever la tête. Il enlaça sa main à celle de son vis à vis et se lança :
-Bon écoute je... j'ai été très bête ! Et j'aurais pas du faire ça. C'était pas très malin ce que t'as fait mais, après tout peut être que j'aurais réagit comme toi si j'avais été dans ta situation, reconnu t-il en baissant la tête, penaud. C'était une très mauvaise idée de parler de ça à Toya mais j'étais très en colère et... j'ai perdu les pédales. Enfin je sais bien que ça n'excuse rien parce que si je sais pas contrôler ma colère en fait c'est ma faute mais... Tout ça pour te dire que je... j'aimerai que t'arrêtes d'être fâché contre moi.
Fye eut un sourire incontrôlable devant les efforts visible que Kurogane était en train de faire pour s'excuser. Venant de lui ça valait réellement quelque chose. Sa fierté l'empêchait de lancer des paroles en l'air alors il savait que c'était sincère. Sauf que ce que le brun n'avait pas compris c'est que rien n'était de sa faute.
-Tu n'as pas à t'excuser... Lui dit le blond.
-Quoi ? Mais...
-C'est à moi de te présenter des excuses !
-Je ne comprend pas... Avoua le ninja en fronçant les sourcils.
-Tu as raison, c'était bête d'aller tout raconter à Toya mais c'est moi qui l'avais cherché. J'aurais du tout te dire depuis le début au lieu de te faire des cachotteries. C'est vrai que toi tu ne me cache jamais les choses quand elle sont vraiment importante et ça... ça l'était !
Kurogane lui serra la main et posa son front contre le sien.
-Fye... tu n'es pas obligé de parler si tu n'en as pas envie. Je sais que c'est difficile pour toi.
Le jeune homme secoua la tête et recula d'un pas. Il lâcha la main de son petit ami et s'assit sur le lit. Cette fois il ne pouvait pas reculer, il devait le lui dire. Il devait lui parler de Yui, des cauchemars, et surtout de ce qu'il avait décidé de faire ! Encore plus qu'un autre, le brun avait le droit de savoir.
-Juste après que l'on soit allé au QG des Blue Sand et que je sois sorti de garde à vue, je me suis mis à faire des cauchemars. Je rêve tout le temps de Yui qui m'accuse de l'avoir trahit et d'avoir rompu notre promesse.
-Votre promesse ?
-Enfants, on s'était promis de sortir du Milieu dès que possible et de ne plus jamais avoir aucun rapport avec. Mais moi j'ai pas tenu ma partie du contrat. Il est mort pour cette promesse et pourtant alors que j'avais réussit à m'en tirer me revoilà à nouveau plongé dans le monde des gangs.
-Non, non, non, attends c'était pas ta faute ! Tout ça c'est un concours de circonstance, t'y es pour rien ! C'est pas comme si tu l'avais voulu ! Tenta de le rassurer le ninja.
Le blond soupira et baissa la tête.
-Bien sûr que j'y suis pour quelque chose ! Qui est revenu te voir la première fois alors que je m'étais échappé ? Qui a demandé à Yuko sa protection ? Qui s'est mis à participer aux missions ?
Kurogane parut comprendre et se mordit la lèvre. Fye, c'était Fye à chaque fois qui avait fait le premier pas. Il aurait probablement pu partir définitivement dès la première fois, mais il ne l'avait pas fait...
-Tu vois ? Reprit le Magicien. Je n'ai pas tenu ma parole ! Et depuis que j'en ai pris conscience, ça me rend dingue !
-C'est pour ça que tu ne dors plus et que tu es tout le temps abattu ! Comprit soudain son interlocuteur.
Il hocha mollement la tête et le laissa le prendre dans ses bras et retint à grand peine ses larmes. C'était maintenant que le plus difficile arrivait. Il ne fallait pas qu'il flanche, pas encore.
-Ça ne pouvait pas continuer alors j'ai pris une décision, déclara t-il la voix tremblante.
-Quel genre de décision ? Demanda son amant en le lâchant, soudain inquiet.
Il prit une grande inspiration et lâcha :
-Je vais quitter le gang Kurogane.
Le brun s'arrêta de respirer. Il avait l'impression qu'on venait de lui donner un coup de poignard dans l'estomac. Il allait partir. Fye allait partir. Le quitter. Définitivement. Il se planta les ongles dans la paume de la main pour contrôler les tremblements qui l'avaient pris.
-Quand ? Parvint-il à demander d'une voix étranglée.
-Dès que cette histoire avec Fei-wan aura atteint son terme. Au train où vont les choses, je crois que je n'aurais pas à attendre longtemps. Si je survis à tout ça, je demanderais à Yuko de me laisser partir. Elle sait que ce n'est pas mon monde ici !
Le ninja acquiesça vaguement de la tête, incapable de répondre autrement.
-Je ne supporte plus d'avoir des armes et de devoir tuer les gens. Si je reste, je vais devenir fou. Je ne m'en remettrais jamais ! Il faut que je tienne ma promesse, ou la mort de Yui n'aura servit à rien, murmura Fye dans un filet de voix à peine audible.
Kurogane sentit ses yeux se remplir de larmes et se mordit la langue jusqu'au sang pour ne pas se mettre à hurler. Il ne sentait vraiment pas bien du tout. Il avait envie de vomir, s'arracher les cheveux et frapper quelqu'un. Il sentait tout son monde s'écrouler morceau par morceau autour de lui. Fye était son soleil, le centre de tout. S'il partait, s'il le laissait comment allait il faire pour continuer sans lui ? Il ne pourrait jamais !
Des perles salées se mirent à rouler le long de ses joues tandis qu'il sanglotait en silence.
-Mais, tu pleures ? S'exclama le blond.
Le brun releva son visage trempé vers son vis à vis et retint le cinglant : « À ton avis ? » qui lui brûlait les lèvre. Fye se mit à essuyer délicatement les larmes sur le visage de son amant et murmura :
-Oh, Kurogane...
-Arrête ! Gémit l'intéressé en se détournant.
-Non toi arrête ! S'exclama le blond. Tu es décidément le roi des imbécile !
Le ninja le regarda sans comprendre. Qu'est-ce qu'il racontait ? En quoi pleurer parce qu'il venait de le quitter faisait de lui un idiot ?
-Je ne suis pas en train de rompre crétin !
-Comment ça ? Demanda t-il, une petite bulle d'espoir apparaissant en lui.
-Ne me dis pas que tu crois que quitter le gang signifie qu'on ne peut plus être ensemble ?
-Euh... ben si. Ce n'est pas le cas ?
-Pourquoi ça le serait ?
-Je... et bien... hésita le brun. Ça voudrait dire que je ne pourrais rien te dire sur mes journées.
Le Magicien secoua la tête en riant.
-Je me fiche complètement que tu me racontes à quoi tu passes ton temps sombre idiot ! Moi tout ce que je veux c'est être avec toi. Tu pourrait bien devenir muet que ça ne changerait rien à l'amour que j'ai pour toi.
Cette fois Kurogane se mit définitivement à pleurer. Il attrapa son petit ami et le serra contre lui à l'en étouffer.
-Bordel tu m'as fais hyper peur ! J'ai vraiment cru que tu allais me quitter !
-Je ne pourrais jamais faire une chose pareille Kuro. Ça me briserait le cœur.
Le brun renforça son étreinte et lui murmura à l'oreille :
-Moi aussi je t'aime.
-Je sais.
Le ninja sentit un léger sourire se dessiner sur ses lèvres. Il relâcha sa prise et plaça ses mains de chaque côté du visage du jeune homme. Il lui caressa tendrement la joue puis l'embrassa passionnément.
À cet instant Fye se fichait bien de comment réussir à convaincre Yuko de le laisser partir ou de s'ils allaient survivre à cet fichue guerre. Il ne sentait plus que l'odeur enivrante de son amant, le goût de de ses lèvres et la douceur de sa peau. Et tant pis pour le reste, il verrait ça plus tard.
XxX
Sakura pianota furieusement sur son téléphone et appuya sur le bouton envoyer. Cette fois-ci elle avait craqué. Excédée par les messages à répétition de Shaolan elle avait fini par lui répondre. Son message lui disait clairement de ne plus l'approcher ni de lui parler mais à peine envoyé elle regretta son geste. En lui répondant elle indiquait au jeune homme qu'elle lisait et recevait ses messages. Ça allait peut être même lui faire redoubler ses ardeurs !
La rousse soupira et posa son téléphone sur la table basse devant elle. Ne se sentant pas très bien elle était venu s'enfermer dans sa chambre pour trouver un peu de calme. Dans l'après-midi, Tomoyo avait trouvé un moyen de faire que Fye et Kurogane se réconcilient du coup elle ne pouvait même pas aller voir le blond pour parler. Elle savait que les deux hommes avaient des tas de choses à se dire et elle ne voulait pas les déranger. Elle avait donc préféré s'enfermer seule pour réfléchir.
Le destin en avait visiblement décidé autrement car son téléphone se mit soudain à sonner. Pour l'avoir vu un grand nombre de fois ces derniers jours elle reconnu immédiatement le numéro. C'était celui de Shaolan. L'adolescente allait décliner l'appel lorsqu'une autre idée lui vint. Peut être que si elle lui disait de vivre voix de lui ficher la paix, il obéirait ? Après tout elle ne risquait rien. C'était ça qui était bien avec les téléphone, on pouvait couper court à la discussion à tout moment.
L'adolescente appuya fébrilement sur le bouton vert et se mit à hurler sans laisser le temps à son interlocuteur de parler.
-Stop ! Maintenant ça suffit tu arrêtes ! Laisse moi tranquille ! Arrête de me harceler ! Je ne veux plus rien avoir à faire avec toi ! Et je me fiche bien de tes explications ! À mes yeux tu n'aura jamais aucune excuse alors abandonne !
-Sakura ?
-Je ne veux plus jamais te voir ou t'entendre ! Cria t-elle de toute ses forces.
La colère la faisait tellement trembler que son téléphone lui glissa des mains et alla s'écraser par terre.
-Sakura ? Qu'est-ce qui se passe ?! Demanda le châtain à l'autre bout du fil.
Elle ramassa l'appareil sans répondre et raccrocha. Du moins tenta de le faire, car elle avait beau appuyer son écran ne répondait pas. Manifestement le tactile était cassé.
-Répond ! Appela Shaolan.
-La ferme !
-Bon je sais pas trop pourquoi tu as décroché si c'était pour me hurler dessus, mais écoutes moi s'il tep plaît !
-NON ! Refusa t-elle et écartant le téléphone d'elle.
-Tu sais moi je suis pas né du bon côté de la barrière. J'étais un orphelin sans repère et je me suis laissé entraîné à faire des trucs dont je suis pas très fiers par des gens plus âgés que moi. Très vite j'ai fini embringué parmi les hommes de Fei-wan. J'en voulais à la terre entière, je détestais tout le monde.
-Tais toi ! Le coupa faiblement Sakura.
En réalité même si elle n'avait jamais voulu entendre ses explications une toute petite parie d'elle même espérait encore qu'il avait une bonne raison d'avoir fait ça. Quelque chose qui expliquerait tout et qui ferait qu'elle pourrait lui pardonner.
Il était très probable qu'il soit en train de lui mentir, mais maintenant qu'il avait commencé elle voulait connaître la fin de l'histoire.
-Et puis comme j'étais jeune et que j'étais inconnu de tout le monde, un jour on m'a envoyé en mission d'infiltration, poursuivit le jeune homme. Je devais entrer chez les Papillons Pourpres et gagner votre confiance. C'est ce que j'ai fais. Je me suis fais accepter parmi vous, je vous ai donné confiance en moi. Dans le même temps je devais me rapprocher de toi pour essayer d'atteindre les Blue Sand. Là aussi j'ai obéit...
Il laissa passer quelques secondes. Sakura avait arrêté de respirer. La colère enflait dans son estomac. S'il avait été devant elle, elle se serait jeté sur lui et l'aurait frappé.
-Mais il s'est passé quelque chose qui n'étais pas prévu. J'ai commencé à avoir des sentiments. Et pas que pour toi, pour tout le monde. Dans votre gang les gens sont tous gentils les uns avec les autres, ils se soucient de leurs camarades, vous êtes comme une grande famille. Je n'ai pas pu m'empêcher de m'attacher. Les jours ont commencé à passer et ça faisait plus de cinq mois qu'ils ne m'avaient plus contacté ni donné d'ordres. J'ai cru que peut être... ils m'avaient oublié.
-Menteur ! Et l'autre type infiltré avec toi ? Tu vas me faire croire que lui non plus n'avait pas d'ordre ?!
-Je sais que tu ne me croira pas, mais je n'ai su qui il était vraiment que deux jours avant que vous ne l'attrapiez.
-Mais bien sûr ! C'est tout ce que tu as trouvé ? Cracha la rousse, hors d'elle.
En plus d'être un traître, il était un menteur. Comme elle s'en doutait toute son explication n'était qu'un énorme tissus de mensonges. Il essayait juste de l'embobiner pour regagner sa confiance et obtenir qu'elle l'aide à nouveau. Il n'avait visiblement pas compris qu'elle n'était plus la gamine naïve et idiote qui buvait chacun de ses mots. Elle ne se laisserait plus jamais avoir par lui.
-Qu'est-ce que je peux faire pour te prouver que je ne mens pas ?
-Que veux tu ? Pourquoi tu m'as dis tout ça ?
-Je voulais que tu sache la vérité. C'est vrai je suis un traître et j'ai mentis tout du long, mais mes sentiments envers tout le monde étaient sincères. Les paroles que je t'ai prononcées n'étaient pas des paroles en l'air !
-LA FERME ! Hurla t-elle pour le faire taire.
Il n'avait pas le droit de faire ça. Pas le droit de lui dire que tout ses ''Je t'aime'' étaient réels. C'était trop cruel.
-Tu sais j'étais sérieux l'autre jour quand je vous ai dis d'abandonner. Vous devez vraiment laisser tomber ou tout le monde va mourir !
-...
-Ce type est un monstre. Il ne mérite pas de gagner... murmura Shaolan en soupirant. C'est votre camp qui devrait l'emporter. Si il gagne le Quartier Est sera plongé dans le chaos, et il y aura encore plus de mort !
-C'est pour ça qu'on ne laissera pas tomber, tant qu'il restera de l'espoir ! Souffla Sakura.
Fei-wan ne devait gagner à aucun prix. Alors même si tous savait que la bataille était presque sans espoir, ils ne laissaient pas tomber parce qu'abandonner reviendrait à laisser mourir le Quartier Est.
-Je... peux pas laisser faire ça, déclara le châtain.
-C'est trop tard.
-Non. Je peux encore faire quelque chose. Je peux faire retourner le vent en votre faveur !
-Tss, laisses tomber, rien de ce que tu feras ne m'aidera à te pardonner.
Il y eut un long silence à l'autre bout de la ligne.
-Écoute, je vais te donner quelque chose. Tu en fera ce que tu veux. Crois moi ou non c'est ton choix ! De mon côté au moins j'aurais l'impression d'avoir fais une action juste.
L'adolescent lui raccrocha au nez, la laissant en plan sur cette phrase pour le moins mystérieuse. Quelques instants plus tard, elle recevait un sms. Son écran en morceau l'empêchait de l'ouvrir mais elle n'en avait pas besoin car il s'affichait automatiquement à l'écran.
Lorsqu'elle lu le texto, son cœur loupa un battement. Il s'agissait d'un adresse accompagné du message suivant :
« Voilà. J'ai égalisé vos chances de l'emporter. »
Si c'était bien ce qu'elle pensait que c'était, leurs chances de victoire venaient d'être multipliées par deux.
Non non vous ne rêvez pas, je vous ai bien laissé là dessus !
En même temps il faut que j'en garde un peu pour la suite où il ne me restera plus rien pour les prochains chapitres.
Bon et qu'est-ce que vous diriez de me laisser un petit mot pour me motiver à écrire la suite ? Non ?
