Chapitre 7

Questions en chaîne

Jonnatan entendait vaguement des bruits confus. A mesure qu'il se réveillait, les bruits de voix s'identifiaient de plus en plus clairement.

- Ron calme-toi, on ne sait pas qui lui a fait ça, et on ne le saura que quand il se réveillera.

- Mais 'Mione, regarde dans quel état ils l'ont mis !

- Je sais, mais il faudra attendre que Jonnatan se réveille et même si on a besoin de son réveil pour savoir, il ne faut surtout pas le sortir de son sommeil avant au moins quelques heures, c'est primordial pour sa guérison.

Tout à coup une troisième voix beaucoup moins chaleureuse, mais terriblement inquiète retentit comme un coup de fouet.

- Vous ne pourriez pas la fermer un peu ? Ça nous ferait des vacances à tous et je vous jure si jamais vous le réveillez, je vous ferai regretter le jour de votre naissance.

Jonnatan eut un sourire intérieur en reconnaissant la voix de Draco. Il faudrait qu'il pense à le féliciter : ce n'était pas tous les jours qu'on pouvait rabattre le caquet à la Miss-Je-Sais-Tout officielle de Poudlard. Il se dit qu'il serait peut-être temps qu'il leur fasse savoir qu'il s'est réveillé et malgré la souffrance qu'il ressentait dans tout son corps, il se força à ouvrir les yeux. La première chose qu'il vit, c'est deux océans de mercure en fusion qui le regardaient avec une lueur d'inquiétude évidente en leur sein.

Jonnatan tenta tant bien que mal de sourire à son petit ami, mais ce fuit plutôt une grimace qu'il réussit à produire. Même ses muscles faciaux lui faisaient mal.

Draco se tourna vers Hermione et lui demanda d'aller chercher Mme Pomfresh pour l'avertir que Jonnatan venait de se réveiller.

Celle-ci accourut tout de suite et commença à ausculter Jonnatan sous toutes les coutures. Quand elle eut fini, elle vit que le brun essayait de lui dire quelque chose donc elle l'encouragea du regard.

- Mme Pomfresh, s'il y a de papiers à compléter, est-ce que vous pouvez me les donner pour que je le fasse maintenant, s'il vous plaît ? demanda Jonnatan tandis que les quatre personnes présentes fronçaient les sourcils, ne comprenant le sens de sa question.

- Des papiers ? Pourquoi faire, monsieur Snape ? demanda l'infirmière visiblement confuse.

- Eh bien, pour avoir un abonnement à l'infirmerie et mon nom gravé sur un des lits, bien sûr, répondit Jonnatan le plus sérieusement du monde.

Il finit avec une bosse supplémentaire sur le crâne, bosse qui s'ajouta à sa longue liste de blessures, et une infirmière furieuse contre lui et son impertinence.

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- Mais madame Pomfresh, s'il vouuuuuuuus plaiiiiiiiiiit, pitiéeuuuuuuuuuuu, laissez-moi sortireuuuuuuuuuuu, dit une voix plaintive et suppliante. D'ailleurs le ton fleurait les accents nasillards si désagréables à l'oreille humaine.

- J'ai dit non. Vous êtes pire qu'un gamin, Mr Snape, quand vous vous y mettez, rétorqua l'infirmière d'une voix implacable.

Pour toute réponse, Jonnatan lui tira la langue et lui tourna le dos en boudant. Pompom leva les yeux au ciel : depuis que Snape Junior s'était réveillé, tous les jours il la suppliait pour qu'elle le laisse sortir de l'infirmerie.

A ce moment-là la porte de l'infirmerie s'ouvrit pour laisser entrer Draco Malfoy. Quand Mme Pomfresh le vit, elle soupira de soulagement, c'était le seul qu'écoutait le jeune Snape.

Draco s'approcha doucement du lit sur lequel Jonnatan était toujours en train de bouder. Il se pencha pour lui souffler à l'oreille,

- Laisse-moi deviner, beau brun, tu as encore supplié notre chère infirmière pour te laisser sortir et elle t'a encore refusé et tu boudes encore ?

- Gna gna gna, tu pourrais avoir au moins un peu de compassion pour moi, Draco, t'es censé, j'ai bien dit censé être mon petit ami, rétorqua Jonnatan avec une mauvaise foi évidente.

Draco sans tenir compte du ton venimeux de son petit ami, s'assit sur ses genoux et l'embrassa pour le couper dans son élan de mauvaise foi.

Quand le baiser prit fin, Draco se rendit compte que Jonnatan ne disait rien.

- Waw, aurais-je enfin réussi à clouer le bec de la célèbre Grande Gueule de Poudlard, j'ai nommé Jonnatan Snape ?

Jonnatan le repoussa et recommença à bouder.

- C'est ça, moque-toi de moi, c'est pas toi qui depuis une semaine est coincé dans cet endroit de malheur.

- Pourtant c'est bien toi qui as demandé un abonnement à Mme Pomfresh dès que tu t'es réveillé, non ?

- C'est vrai et je le pensais réellement, je suis sûr que dans toute l'histoire de Poudlard, je suis le seul à avoir fréquenté aussi souvent cette infirmerie, je vais finir par faire de cet endroit ma maison, dit Jonnatan mi-figue mi-raisin.

La porte de l'infirmerie s'ouvrit une nouvelle fois pour laisser passer Ron et Hermione, qui se chamaillaient encore, mais qui arrêtèrent en voyant Jonnatan. Hermione lui fit un grand sourire, tandis que Ron hochait les épaules l'air de dire « elle est comme ça, mais c'est comme ça que je l'aime ».

- Alors, mec, tu vas bien ? demanda Ron en serrant la main de son meilleur ami.

- Je vais très bien, mais dans cette infirmerie, il y a une certaine tête de mule qui refuse de me laisser sortir, dit Jonnatan d'une voix forte pour que Mme Pomfresh l'entende.

La réaction de celle-ci ne tarda pas à venir.

- Dans ce cas, Monsieur Snape, la prochaine fois que vous viendrez et que la tête de mule refusera de vous soigner, on verra si vous la traiterez d'un autre surnom affectueux.

Sur ces paroles, elle tourna les talons et s'en alla pour s'occuper de Neville qui avait un énorme œil au beurre noir qu'il s'était fait en ratant un fois de plus une potion.

Draco et Ron étaient morts de rire tandis qu'Hermione tentait de cacher son amusement en toussotant légèrement. Jonnatan grogna ce qui n'eut comme conséquence que de redoubler les rires des trois autres.

- Eh bien si je suis si amusant que ça, je devrais peut-être aller m'inscrire comme bête de cirque, comme ça tout le monde pourra en profiter.

Pour toute réponse, il eut la vision de Draco, Ron et Hermione se tenant les uns aux autres tandis qu'ils riaient comme des hyènes.

- Mais enfin, tu es déjà une bête de cirque avec tous les reporters qui te traquent sans arrêt, réussit à hoqueter Hermione.

- Humpf ! fit Jonnatan en croisant les bras, et sa lèvre du bas ressortie. Pire qu'un gamin, quoi.

Un long moment plus tard, quand finalement tous se calmèrent, Hermione posa la question qu'elle mourrait d'envie de demander depuis qu'elle était entrée.

- Au fait Jonnatan, tu vas nous dire qui t'a si bien arrangé le portrait ?

Elle vit du coin de l'œil Draco serrer les poings, mais Jonnatan secoua la tête.

- Non je ne le dirai pas, Dumbledore aussi me l'a demandé, mais j'ai refusé de dire qui c'était. Même s'ils m'ont bien tabassé je ne veux pas qu'ils soient expulsés à cause de moi et puis je le méritais un peu puisque c'était une affaire d'ego et de petite amie.

Jonnatan remarquant la tension qu'il y avait en Draco, l'attira contre lui. Ron et Hermione se sentant de trop s'éclipsèrent discrètement tandis que Jonnatan murmurait à l'oreille de Draco des choses qui le faisaient rougir pire qu'une tomate.

Trente minutes plus tard, alors que Jonnatan et Draco en étaient encore à se faire des papouilles, ce furent Blaise, Théo, Crabbe et Goyle qui firent irruption dans l'infirmerie et se jetèrent directement sur Jonnatan. D'ailleurs, ce dernier sous l'énorme poids faillit s'étouffer.

- Jonny ! Mon pote ! Comment va ? cria Blaise d'un air dramatique.

- Dégage Blaise, tu m'étouffes, réussit à articuler le brun.

Draco, bien qu'hilare, prit pitié de son copain et aida les autres à se relever de sur lui. Une fois libéré, Jonnatan s'empressa de prendre une grande goulée d'air.

- Je ne sais pas si on vous l'a déjà dit, mais vous êtres lourds, les gars, aussi bien métaphoriquement que littéralement, s'exclama Snape Junior.

- Gné ? firent Crabbe et Goyle dans un ensemble.

Comme pour confirmer leur situation, Théo, tout bon Serpentard qu'il était s'empressa d'intervenir.

- Je suis impressionné, Jonnatan, que tu connaisses des mots de plus de deux syllabes. Est-ce que ça va ? Ta tête ne te fait-elle pas trop souffrir de l'effort fourni ?

Pour toute réponse, il se reçut un coussin sur la tête, alors que Blaise pleurait de rire et ne restait debout qu'en s'appuyant lourdement contre le blond qui de son côté n'en menait pas large non plus.

Une fois que tous se furent calmés, Blaise intervint à nouveau.

- Bon Jon-Jon, tu craches le morceau ?

Le brun soupira.

- Non Blaise, si j'ai refusé de dire à Dumby qui m'a attaqué, je ne vais certainement pas te le dire à toi.

- Hein ? fit élégamment le noir, de quoi tu parles ? Je m'en soucie comme d'une guigne de ces abrutis. Maintenant si tu me disais que Tu-Sais-Qui t'avait attaqué, alors là peut-être que je serais un minimum intéressé.

- Ton inquiétude me touche, j'apprécie, fit Jonnatan sarcastiquement. Alors de que parlais-tu ? ajouta-t-il après une pause.

- De la personne avec qui tu as perdu ta virginité, bien sûr ! Tu croyais vraiment que je l'aurais oublié ? La dernière fois, je t'ai laissé tranquille, le temps que Draco et toi vous vous fassiez des déclarations à en déchirer même le cœur le plus insensible, mais maintenant tu craches le morceau.

- Ha, je vois que tu es bien persistant, fit le brun quelque peu gêné en sentant à côté de lui Draco se tendre. Tu sais ce n'est rien d'important, vous ne le connaissez même pas de toute façon.

- Arrête de tirer en longueur, Snape, et parle !

A la surprise générale, c'était le calme et silencieux Théo qui venait de faire ce commentaire. Comme résultat, tous le regardèrent bouche bée comme si une corne venait de lui pousser sur la tête. Jonnatan, trop chamboulé par l'intervention du garçon, en oublia son sarcasme et se mit à parler.

- C'était l'été après notre quatrième année. J'étais déprimé après le retour de Voldemort et surtout la mort de Cédric. J'avais pris l'habitude de passer mes journées dans la plaine de jeu à quelques pâtés de maison de chez moi. C'est là que je l'ai rencontré un jour qu'il passait par là. C'était le fils d'un de nos voisins qui normalement travaille et habite à Londres, mais qui était revenu dans sa famille pour les vacances.

- Attends, tu veux dire que tu t'es tapé quelque de plus vieux que toi ? s'écria Blaise sans tact.

Le brun lui jeta un regard noir, mais continua.

- Oui, Blaise, je me suis tapé quelque qui faisait le double de mon âge. Mais, ce gars était loin d'être un saint, c'est clair. Je suis sûr qu'il a utilisé de ma faiblesse pour profiter de moi et me sauter. Il connaissait les Dursleys et savait que même si j'allais le raconter, ce n'était pas eux qui allaient le poursuivre en justice pour abus sur mineur. Mais je n'ai rien dit et je me suis laissé faire. J'aurais pu me défendre et l'envoyer valser à l'autre bout du monde… mais honnêtement, tout ce que je voulais, c'était d'oublier le tournant pourri que ma vie venait de prendre.

Un grand silence passa après cela.

- En fait, t'étais déjà un obsédé de lapin à 14 ans ! dit soudainement Blaise interrompant les pensées des autres.

De rage, Jonnatan allait se jeter sur le noir pour l'étrangler joyeusement, mais il se fit retenir par Draco, alors que Blaise s'enfuyait en riant comme un fou, suivi plus lentement par les trois autres qui firent un signe de la main au couple avant de sortir.

- Décidément l'infirmerie est vraiment trop peuplée, aujourd'hui, grommela Jonnatan une fois qu'il se fut calmé, … par des idiots, ajouta-t-il après-coup et le blond lui sourit.

Draco se rassit sur le bord du lit et le brun lui prit la main dans la sienne. Doucement il tira le bras du blond jusqu'à ce que ce dernier finisse allongé sur le lit à côté de lui, la tête calée dans le creux de l'épaule de Jonnatan. Après quelques instants de silence, Draco prit la parole.

- Dis, Jonnatan, tu ne vas vraiment pas dire qui sont tes assaillants ?

- Nope.

- Alors, tu vas les laisser filer comme ça ? s'indigna l'héritier des Malfoys.

- Je n'ai pas dit ça non plus.

- Que veux-tu dire par là ?

- Il est vrai que je refuse de les dénoncer pour ne pas qu'ils se fassent renvoyer, mais ça ne veut pas dire non plus que je vais leur pardonner pour ce qu'ils ont fait.

- Que vas-tu faire alors ?

Il y eut un petit silence et comme Jonnatan ne répondait pas, Draco leva la tête pour le regarder, et frissonna en voyant le sourire démonique qu'arborait le brun.

- Je pense que d'ici quelques jours, tous mes assaillants vont perdre un membre de leur corps. Ce qui les empêchera d'engendrer à tout jamais.

- Heu, tu parles bien au sens figuré, là, n'est-ce pas ? fit Draco d'une voix hésitante.

Pour toute réponse le sourire de Jonnatan s'accentua.

- Jonnatan, je suis un Malfoy et ton sourire me fait peur.

- Je ne vois pas de quoi tu aurais peur, bébé. Tu devrais plutôt te réjouir de ne plus être mon ennemi, fit le brun en lui faisant un clin d'œil.

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Snape marchait dans les couloirs depuis plus de trois heures sans oser se diriger vers l'infirmerie. Tous les jours, c'était la même chose qui se passait : il sortait des cachots déterminé à aller jusqu'à l'infirmerie pour voir comment allait Jonnatan, mais en chemin sa raison prenait le dessus et ses pas ralentissaient petit à petit jusqu'à se qu'il s'arrête complètement et change de direction. Il passait ensuite plusieurs heures à marcher dans le château sans aucune destination, en essayant de convaincre ses pas d'aller vers l'infirmerie, mais à chaque fois il perdait courage et retournait lamentablement vers les cachots, la queue entre les jambes.

Cependant cette fois-ci, il se dirigea résolument vers l'infirmerie. Arrivé devant, il poussa doucement la porte et vit que son fils était en compagnie de Draco. Il se faufila silencieusement dans l'ombre (n'est pas espion qui veut) et tendit l'oreille pour écouter leur conversation dans l'espoir de savoir qui avait osé lever la main sur son fils pour leur coller une belle vengeance, mais au lieu de cela ce fut tout autre chose qu'il entendit.

- … je ne sais plus quoi penser, tu sais Draco, disait la voix de Jonnatan.

- Ouais je comprends. Je ne sais pas vraiment quoi dire, tu sais, mon père n'est pas exactement un exemple du papa de l'année.

Jonnatan hocha la tête et répliqua,

- Je ne le comprends vraiment pas : il me sauve la vie et j'aurais presque pensé qu'il était inquiet pendant la brève conversation que j'ai eue avec lui, sur le chemin pendant, qu'il me portait. Et pourtant, je vais pouvoir sortir dans une heure et depuis le début de mon séjour à l'infirmerie, il n'est pas venu me rendre visite une seule fois pour savoir comment j'allais. A croire que je ne compte pas pour lui…

Severus tressaillit à cause de l'amertume qu'il entendit dans la voix de son fils. Ce dernier semblait blessé par son comportement. Il tendit à nouveau l'oreille.

- Mais je ne vais pas abandonner, après tout c'est de Severus Snape qu'on parle. C'est un coriace et on ouvre les coquilles des coriaces avec une forte pince et beaucoup de détermination !

Soudain Jonnatan éclata de rire. Il se marrait comme une baleine en se retenant à Draco qui visiblement ne comprenait pas ce qui prenait à son petit ami.

- Jonnatan, veut-tu bien te donner la peine d'éclairer ma lanterne quant à la raison de ton hystérie soudaine ?

Son copain lui tira la langue comme pour se moquer de ses mots grandiloquents.

- Moi… une pince… et mon… père… une noix et… moi essayer d'ouvrir la noix…, finit-il par articuler, chaque mot étant entrecoupé par une nouvelle crise de fou rire.

Draco sourit amusé.

- Si j'ai bien compris ton explication foireuse, tu viens de t'imaginer en pince essayant d'ouvrir une noix particulièrement rude représentée par ton père, c'est ça ?

Le rire de Jonnatan redoubla alors qu'il hochait la tête, les larmes coulant sur ses joues.

Severus secoua la tête d'un air désolé en pensant que son fils était définitivement irrécupérable et il sortit de l'infirmerie aussi silencieusement qu'il était venu.

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- Mr Snape, combien de fois je vous ai ordonné d'arrêter de parler en classe pendant que je donne cours, vociféra la très mélodieuse voix du Maître de Potions.

Jonnatan, qui était en train d'écouter une blague racontée par Blaise, se retourna d'un air ennuyé.

- Père, vous savez que vous venez d'interrompre Blaise dans son histoire, c'est pas très poli ça ! s'écria-t-il.

Pour la énième fois depuis que le cours avait commencé, Snape devint rouge de fureur, mais se maîtrisa.

- Dans cas, Mr Snape, puisque cette histoire est tellement intéressante, je suppose que Mr Zabini se fera un plaisir de la raconter à haute voix, n'est-ce pas Mr Zabini ? dit-il d'une voix dangereusement doucereuse.

Blaise déglutit et allait commencer quand Jonnatan l'interrompit pour lancer une dernière pique à son père.

- Bien sûr qu'il va la raconter, je suis sûr que ça intéresse beaucoup plus les élèves que votre monologue barbant sur les potions, père.

Le plus du tout respecté Maître de Potions devint livide. Il en avait assez, plus qu'assez !

- Mr Snape, veuillez sortir de ma classe, tout de suite. Parkinson, accompagnez-le chez monsieur le Directeur.

Snape se dirigea à grands pas vers le bureau où il écrivit furieusement quelque chose sur un parchemin avant de le sceller par un sortilège et le donner à Pansy.

- Veuillez donner cela de ma part au Directeur. Et maintenant DEHORS ! hurla Snape.

Une fois que Jonnatan et Pansy furent sortis, le professeur se tourna vers sa classe qui le fixait avec des yeux craintifs.

- QU'EST-CE QUE VOUS ATTENDEZ POUR CONTINUER VOTRE POTION ? QUANT A VOUS MR ZABINI DIX POINTS EN MOINS A SERPENTARD POUR BAVARDAGE EN COURS !

Les élèves baissèrent la tête en continuèrent à faire leur potion le plus silencieusement possible. Personne n'avait jamais vu Snape dans un tel état. Il en paraissait démoniaque, d'ailleurs certains ne seraient pas surpris du tout si maintenant sous leurs nez, Snape se transformait en le diable lui-même. Ça seyait tellement au caractère, après tout.

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Jonnatan marchait d'un pas nonchalant vers le bureau du directeur avec une Pansy visiblement effrayée derrière lui. Elle tremblait tellement que Jonnatan entendait ses dents s'entrechoquer. Finalement en ayant marre, il se tourna vers elle.

- Tu sais, je ne vois pas pourquoi tu trembles. Si quelqu'un devrait être effrayé c'est bien moi, et comme je ne suis pas effrayé pour un sou, je ne comprend pas pourquoi toi, tu l'es, dit-il en haussant un sourcil.

Pansy essaya de dire quelque chose, mais échoua lamentablement à cause de son claquement de dents. Au bout de quelques tentatives, elle réussit à articuler plus ou moins convenablement.

- C'est une réaction de contrecoup. J'ai eu très peur quand Snape a hurlé et maintenant que la tension est relâchée, mon corps ne résiste pas à la frayeur que ça m'a causée.

Jonnatan sourit intérieurement en pensant que c'était quand même son cher père qui avait été capable de faire ça à une élève, mais extérieurement il lui lança un regard compatissant.

- Tu sais quoi, tu devrais aller à l'infirmerie pour que Mme Pomfresh te donne une potion calmante. Donne-moi le mot, je connais le chemin jusqu'au bureau de Dumbledore.

La jeune fille sembla partagée entre faire ce que Jonnatan venait de lui dire ou suivre les directions du Maître de Potions.

- Tu en es sûr ? demanda-t-elle tout de même.

- Oui, ne t'inquiète pas. Va te reposer, sourit-il d'un air charmeur.

Pansy hocha la tête, lui donna le mot et partit dans une autre direction. Snape Jr secoua la tête et reprit la marche. Arrivé devant la gargouille, il se rendit compte qu'il ne connaissait pas le mot de passe et commença à énumérer les noms de toutes les sucreries qu'il connaissait. Comme aucune ne marchait, exaspéré il lança,

- Cornelius Fudge (1) pourquoi pas tant qu'on y est !

A sa grande surprise, la gargouille se mit marche. Jonnatan secoua la tête face à l'humour noir de son cher Directeur un peu beaucoup timbré sur les bords. Il grimpa les escaliers et toqua à la porte du bureau.

- Entrez, entendit-il provenir de l'intérieur.

Jonnatan entra et le barbu eut un sourire en le reconnaissant.

- Ah Jonnatan, je me demandais combien de temps allait encore tenir Severus. J'avais même posé un pari là-dessus avec Minerva. Zut, je lui dois 10 Gallions.

Comme Jonnatan haussait un sourcil d'incompréhension, Dumby lui expliqua.

- Je savais que tôt ou tard Severus en aurait marre de vos amusements dans sa classe à ses dépens et qu'il vous enverrait chez moi. Seulement j'ignorais combien de temps il tiendrait.

Jonnatan sourit et lui donna le parchemin qu'avait écrit Snape. Dumbledore l'ouvrit et le parcourut. Quand il finit de lire, il le tendit à Jonnatan avec des yeux pétillants pour qu'il le lise, à son tour.

Albus,

J'en ai marre, je ne tiens plus. Aujourd'hui était la goutte qui a fait déborder le vase. Mon fils (Jonnatan vit que le mot 'fils' était écrit comme si Snape voulait transpercer le parchemin avec sa plume à ce mot) devient de plus en plus insolent. Je ne veux plus le voir à mes cours, tant qu'il n'arrêtera pas ses blagues stupides. Je comprends qu'il m'en veuille et je savais à quoi m'attendre lorsque j'ai appris son existence. Mais il réagit comme un gamin qui n'a pas une once de maturité dans le crâne. Et par-dessus tout, il sabote sciemment le déroulement de mes cours, au lieu de chercher une explication avec moi dans l'intimité, comme toute personne adulte le ferait.

Je suis au bout du rouleau,

S.S.

Ayant fini de lire, Jonnatan tendit à nouveau le parchemin au barbu qui le fit disparaître d'un simple Evanesco.

- Je crois que ce billet t'as été bénéfique, n'est-ce pas ?

Jonnatan, perdu dans ses pensées, hocha la tête légèrement.

- J'ai conscience que j'ai été un peu trop loin aujourd'hui, mais vous savez son indifférence quelque part me blesse et à chaque fois, ça me donne envie de faire encore plus pour le faire réagir par tous les moyens.

Dumby hocha la tête comme s'il comprenait, mais pour toute réponse il proposa à Jonnatan,

- Voulez-vous un bonbon à la menthe ?

Snape Jr leva la tête et regarda le Vénéré Glucomaniaque qui représentait l'école de sorcellerie Poudlard, avec de l'horreur dans les yeux. Après un bref au revoir poli, il s'enfuit pratiquement du bureau du directeur.

Arrivé près de la Grande Salle, il vit les têtes de Ron, Hermione et Draco se tourner vers lui. Ils étaient tous les trois assis à la table de Gryffondor, et il avança dans leur direction pour les rejoindre.

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Le mois de novembre passa en éclair, et ils étaient déjà à la mi-décembre. Pour la première fois depuis le début de l'année, Jonnatan avait réussi à convaincre Ron et Hermione à venir dans la S.S.S. (la Stricte Salle des Serpents), comme se plaisait à appeler Ron la salle commune des Serpentards.

Draco, Blaise, Ron, Hermione, Théo et Jonnatan étaient assis dans des fauteuils près du feu et discutaient de tout et de rien. Harry qui était couché dans le divan la tête posée sur les genoux de Draco dit tout à coup,

- Hermione, ma douce Hermione, tu sais que je t'aime ?

Hermione soupira puis leva les yeux au ciel.

- C'est bon, vas-y, quel est le service que tu veux me demander ?

Jonnatan eut un sourire penaud tandis que les autres garçons se fichaient de lui.

- Hum, toi qui es au courant de tout, pourrais-tu nous dire quand est la prochaine sortie à Pré-au-Lard, demanda-t-il.

Hermione répondit tout de suite.

- Samedi, puisqu'on est vendredi aujourd'hui.

Ron fronça les sourcils.

- Quel rapport avec vendredi ? demanda-t-il.

- Aucun mais j'avais envie de le dire comme ça, répondit Hermione.

Elle releva la tête et vit que cinq paires d'yeux le fixaient avec stupeur.

- Quoi ?

- Hermione chérie tu es sûre que ça va ? demanda d'une voix inquiète Ron.

Au surnom ridicule, Blaise et Théo ricanèrent et commencèrent à faire semblant de vomir tandis que Draco faisait semblant de jouer au violon sous les yeux hilares de Jonnatan.

- Hum oui, je crois que je vais bien, juste que ces derniers temps je ne me sens pas toujours très bien. C'est sûrement dû au stress des cours.

Comme Ron continuait à la regarder d'un air inquiet, Hermione dit,

- Je t'assure que je vais bien, Ron, cesse de t'inquiéter.

Ce dernier hocha légèrement la tête, pas vraiment convaincu. Mais alors qu'il allait ajouter quelque chose, ils furent interrompus par un grand hibou de couleur gris métal, qui vint toquer à la fenêtre. Jonnatan le reconnaissant se leva prestement et alla l'ouvrir. Le hibou s'engouffra dans la pièce et tendit sa patte au brun. Ce dernier prit le parchemin qui y était accroché et sans qu'il ait pu faire quelque chose, le hibou s'envola à nouveau par la fenêtre. Jonnatan la referma doucement et reprit sa place initiale, sa tête sur les genoux de Draco. Il ouvrit le parchemin, le lut, le plia et le mit dans sa poche. A présent un sourire machiavélique apparaissait sur son visage.

Comme les autres, voyant qu'il n'avait pas l'intention de leur donner des explications, Draco se risqua à demander.

- C'était quoi ?

Le sourire de Jonnatan s'élargit.

- Oh le petit cadeau de Noël de mon père est prêt, répondit-il avec un air énigmatique.

Une expression d'incompréhension s'installa sur les visages des autres. Jonnatan le remarquant leur dit,

- Ne vous inquiétez pas, vous découvrirez bien assez tôt de quoi il s'agit.

Draco haussa les épaules en se demandant quel coup tordu avait encore été inventer l'esprit vicieux de son petit ami.

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Severus Snape était affalé dans un fauteuil devant la cheminée dans ses quartiers, et était en train de se soûler.

Tous les ans à cette époque il déprimait et buvait seul dans les cachots jusqu'à la perte de conscience.

Tous les ans à cette époque, il revivait les évènements qui s'étaient passés il y a 17 ans.

Tous les ans à cette époque, son cœur saignait encore plus abondamment que d'habitude sur le bonheur qu'il aurait pu être le sien.

Tous les ans à cette époque, il devenait pire qu'une loque.

Tous les ans à cette époque, il ne voulait voir personne d'autre que sa solitude elle-même.

Et maintenant ajouté à tout ça, il se morfondait sur la relation déplorable entre son fils et lui. Il vida son verre de Whisky Pur-Feu d'un trait et au lieu de le remplir à nouveau, il prit carrément la bouteille qu'il but au goulot. C'était déjà la troisième qu'il finissait. Encore deux, peut-être trois, et il pourrait peut-être oublier ses soucis et aller piquer un petit roupillon. Mais avant même de se rendre compte de ce qui lui arrivait, il tomba endormi.

Ce qu'il ignorait c'était que contrairement aux autres années, son cher fils n'allait pas le laisser tranquille pour Noël et qu'au contraire, il en baverait le Sevy, pour avoir un peu de solitude.

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- Blaise ! Mon sauveur ! s'écria Jonnatan en sautant sur le garçon brun qui marchait tranquillement dans un couloir.

Ce dernier d'ailleurs le regarda avec amusement et dit,

- Aux dernières nouvelles c'est encore toi le Sauveur, non ?

- Ha ha ha, c'est fou ce que tu peux être marrant Blaisou chéri, je suis carrément mort de rire, dit Jonnatan ironiquement en levant les yeux au ciel.

- Tu voulais me dire quelque chose en particulier ou c'est pour le plaisir de me voir que tu m'as sauté dessus comme un hippopotame en chaleur ?

- …

Jonnatan le regarda avec des yeux exorbités.

- Hippopotame en chaleur ? Mais où est-ce que tu vas chercher tout ça ?

- Beeeen, vois-tu…

- Non, le coupa Jonnatan, je ne veux pas savoir où ton esprit dépravé a encore été traîner. Bref, je ne suis pas là pour discuter de ça. Sérieusement, je suis dans la merde, il me faut absolument ton aide !

- Si tu as trompé Draco, comte pas sur moi… AIEU !

- Ça t'apprendra à dire des âneries. En fait, ça concerne Draco. Mais surtout c'est un cataclysme, c'est un problème insoluble, je suis dans la mouise jusqu'au cou, j'ai vraiment besoin de ton aideeeeeeeuuuuuuu, Blaiiiiiiiiiiiiiise, s'iiiiil teuuuuu plaiiiiiiiit ?

- Bon bon d'accord, alors c'est quoi ton problème ? Et n'oublie pas que chez nous les Serpentards toute information a un prix, fit Blaise exaspéré.

- … T'es d'humeur de troll aujourd'hui, dis donc. T'as tes règles ou quoi ?

- Jonnatan, si j'étais à ta place, en train de me demander une faveur, je fermerais ma grande gueule.

- Wow, vraiment de mauvais poil. Ok, ben… heu, hum jenesaispasquoioffriràdracopournoël ?

- Ecoute Jonnatan, je sais très bien que tu es un ancien Gryffondor et que leur intelligence est discutable, mais par Merlin, veux-tu bien articuler ce que tu viens de dire parce que je n'ai rien compris.

- C'est bon pas besoin de t'énerver, tu sais ? Relax, mec, peace and love.

- Jonnatan, tu commences réellement à me taper sur les nerfs. Soit tu me dis clairement ton problème, soit je m'en vais de ce pas.

- Ben en fait je ne sais pas quoi offrir à Draco pour Noël, murmura Jonnatan en se grattant l'arrière de la tête d'un air gêné.

Blaise resta saisi pendant quelques instants. Il sentait monter en lui le fou rire du siècle, et vraiment, promis juré, il essaya de toutes ses forces de le freiner, mais peine perdue. Il riait tellement que les larmes coulaient des yeux et ses jambes commencèrent à le lâcher, au point qu'il dut s'appuyer contre un mur pour retrouver son équilibre. D'ailleurs les élèves qui passaient dans le couloir se demandaient s'il n'avait pas sombré dans la folie.

- Heu c'est bon Blaise, tu sais tu peux arrêter maintenant. Blaise j'ai l'air d'un con là à te regarder te marrer comme hyène… BLAISE !

Les larmes aux yeux, Blaise finit par se calmer et respira un grand coup avant de regarder à nouveau Jonnatan. Il ne put empêcher un reste d'éclat de rire lui traverser les lèvres. Mais il réussit à se contrôler face au regard noir que lui lança le fils du Maître de Potions.

- Alors c'était ça ton problème cataclysmique ?

Et à nouveau, son fou rire recommença tandis que Jonnatan hochait vivement la tête comme un chiot attendant son nonos de la part de son maître avec des yeux pleins d'espoir et la queue frétillante. Mais, cette fois-ci, il réussit à se calmer pour de bon en remarquant les yeux peinés de Jonnatan.

- Ecoute je ne sais pas quoi te dire, il y a quand même une différence entre meilleur ami et petit ami… en fait c'est faux, t'es même pas petit…

- Très drôle Blaise, tu continues s'il te plaît ? siffla Jonnatan entre ses dents.

- Hé bien, je ne sais pas si ça va t'aider, mais même si Draco paraît superficiel, c'est quelqu'un de très sensible… surtout ne lui dis pas que j'ai dit ça, il m'écorcherait vif avant de me jeter dans les oubliettes du Manoir Malfoy: 'Un Malfoy n'est pas sensible', imita Blaise.

Jonnatan sourit avec tendresse et Blaise se dit que même si Jonnatan ne se rendait pas compte de ses sentiments, il était irrévocablement mordu.

- Je ne sais pas si ça peut m'aider, mais merci quand même Blaise, dit Jonnatan et il partit en direction du local de métamorphose.

Blaise secoua la tête et poursuivit son chemin en pensant à un certain brun aux yeux turquoise nommé Théodore Nott.

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Jonnatan se trouvait dans une salle de classe vide et était en train d'écrire une lettre. Il était venu exprès ici parce qu'il ne voulait pas que les autres le voient. Quand il eut fini sa lettre, il déposa sa plume et relut la missive pour voir s'il n'avait pas mis de détails compromettants au cas où la lettre serait interceptée.

Chers X et Y,

J'ai bien reçu votre lettre et j'écris pour vous dire de m'envoyer la-chose-que-vous-savez pour le 23 décembre à 23h45 sur la tour d'Astronomie.

Merci d'avance,

Vous-Savez-Qui (hahaha visez l'ironie !)

Jonnatan plia soigneusement le parchemin et sortit de la classe en direction de la volière.

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Jonnatan se réveilla en sursaut. Il ne savait pas pourquoi, mais il venait de rêver que Voldemort avait décidé de se travestir. C'était sûrement un cauchemar, ça ne pouvait pas être une vision, nan sûrement pas.

Un mouvement de Draco étendu à côté de lui attira son attention. Jonnatan sourit en voyant le blond se blottir contre lui. Il caressa doucement sa joue puis sa main remonta et il glissa ses doigts dans ses cheveux. Il baissa la tête et parsema son visage de petits baisers papillons avant de fourrer sa tête dans son cou. Quand il entendit Draco gémir dans son sommeil, Jonnatan prit sa baguette et jeta un sort de silence sur les rideaux fermés de son lit à baldaquin. Déposant sa baguette, il revint mordiller le cou pâle. C'était la partie qui l'excitait le plus chez Draco. Il commença à maltraiter la jugulaire en la mordillant, la suçant, l'aspirant. Il était sûr que Draco aurait un suçon à cet endroit, le lendemain. Tant mieux, comme ça tout le monde saurait qu'il lui appartenait.

Sous ses caresses habiles, Draco finit par ouvrir les yeux.

- Jo-Jonnatan qu'est-ce que tu fais ? haleta le blond alors qu'il sentait les mains de son petit ami se glisser dans son bas de pyjama.

- Ne t'inquiète pas, je n'irai pas plus loin, je t'ai donné ma parole et je la tiendrai. Mais ça ne m'empêche pas de te désirer et de vouloir te faire une petite gâterie de temps en temps.

Draco ne put s'empêcher de sourire à ses paroles, mais son sourire disparut vite quand il sentit la main de Jonnatan sur une partie plus que sensible de son anatomie.

- Ah… Jonnatan… ah… j'espère au moins… que… tu as lancé u-un… ah ah… oh Merlin… sort de s-sil-lence aaaaah…c'est bon !

- Oui ne t'inquiète pas, lui répondit Jonnatan en attrapant la langue de Draco entre ses dents pour la sucer, et en accélérant les mouvements de sa main gauche. Sa main droite, elle, vint glisser sur le torse du blond et se mit à jouer avec l'un de ses tétons.

- J-Jonnatan… je ne… vais plus pouvoir tenir, miaula presque Draco alors que Jonnatan accélérait encore un peu plus le rythme de va et vient sur son membre, je… crois que je vais… venIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIR ! Aaah !

Draco tomba essoufflé entre les bars de Jonnatan qui lui caressa doucement la joue puis l'embrassa tendrement. Draco répondit à son baiser et ils finirent par s'endormir blottis l'un contre l'autre.

TBC

(1) Fudge en anglais signifie caramel.

Coucou les gens !

Désolée déjà pour le retard, mais ces deux dernières semaines, j'ai eu plein de choses qui me sont tombées dessus, ne me laissant pas beaucoup de temps.

Sinon, qu'en avez-vous pensé de ce nouveau chapitre? Malgré le fait que dans le chapitre passé il y ait eu une lueur d'espoir, la situation entre Jonnatan et Severus ne semble pas s'arranger. D'un autre côté, la relation entre Draco et Jon est toute choute. Blaise semble craquer sur Théo, et Dumby est aussi timbré que d'hab. Mais que va-t-il se passer ? La suite au prochain chapitre ;)

Bisous bisous et à bientôt,

NdM