Coucou les amis !
Voilà, je suis désolée pour cet énorme retard ! Mais vraiment, je m'aplatis devant vous pour m'excuser car je sais que j'avais dit à plusieurs de mes reviewers que j'allais poster toutes les semaines. Mais, moi qui ai fini l'université, je suis en ce moment en stage, et j'ai des horaires à temps plein, du coup, j'ai été un peu beaucoup occupée ces premières semaines. Mais, maintenant ça va mieux, je vais à nouveau pouvoir revenir à une vie plus ou moins normale ha, ha, ha. Sur ce, bonne lecture !
Chapitre 8
L'amour est mauvais pour la santé
Il était 23h40 et ça faisait déjà 10 minutes que Jonnatan faisait le pied de grue en haut de la Tour d'Astronomie surtout qu'il faisait particulièrement froid en ce mois de décembre (on était la veille du début des vacances de Noël) et qu'il n'avait pas pris de cape avec lui, lançant simplement sa cape d'invisibilité au-dessus de son pyjama. Il grogna pour la énième fois et même un ours aurait pu le féliciter pour ses grognements réussis.
Finalement au bout d'un autre quart d'heure de poireautage, il vit un point noir dans le ciel, point qui à mesure qu'il approchait, grossissait jusqu'à prendre la forme de deux grands hiboux portant un paquet de la taille d'une boite à chaussures.
Quand les hiboux se posèrent, Jonnatan défit les attaches et prit la boîte. Ensuite, il donna quelques graines à manger aux volatiles, puis après les avoir regardé s'envoler, il se drapa dans sa cape d'invisibilité et s'en alla silencieusement.
Arrivé devant les cachots, il prononça le mot de passe "Sangs-purs pour toujours" et entra dans la S.S.S. Lorsqu'il ouvrit la porte du dortoir, il vit cinq paires d'yeux se tourner vers lui puis le regarder avec un choc. Jonnatan se demanda un instant pourquoi est-ce qu'ils le fixaient comme ça avant de se souvenir qu'il était toujours sous la cape d'invisibilité. Il l'enleva prestement et il put entendre les exclamations des autres.
- Alors voici le secret du Grand Harry Potter et maintenant de Jonnatan Snape ? demanda sarcastiquement Blaise.
Jonnatan haussa un sourcil puis alla s'installer sur son lit où était déjà couché Draco. Il l'embrassa sous les sifflements moqueurs des autres puis lança à Blaise,
- Je te jure Blaise que si tu oses ne serait-ce que dire le moindre mot au sujet de ma cape à quelqu'un, je te vide de tes tripes et te pends avec par la Tour d'Astronomie, et c'est valable pour tout le monde ça.
Il avait prit un air tellement menaçant qu'instinctivement tous se reculèrent, mais Jonnatan, sans ajouter quoi que ce soit, se mit en devoir d'ouvrir la boîte que lui avaient apportée les hiboux.
Les autres, curieux finirent par s'approcher.
- C'est le fameux cadeau que tu vas offrir à ton père ? demanda Théo.
Jonnatan hocha la tête tout en soulevant le couvercle. A l'intérieur se trouvait une sorte de figurine.
- Une poupée, demanda Blaise incrédule, c'est ça que tu comptes offrir à ton père ?
Snape Jr eut un sourire maléfique.
- Ah mais, mon cher Blaise, ceci n'est pas une simple poupée, comme tu dis. C'est juste, enfin en tout cas ça va devenir le pire cauchemar de mon père. En fait je suis un associé de jumeaux Weasley et cet été quand je les ai vus, je leur ai demandé de me fabriquer quelque chose de spécial pour mon père. Ils m'ont promis d'y travailler et ceci est la consécration de leur dur labeur.
- Et ce quelque chose de spécial, c'est cette poupée informe ? demanda Draco ne pouvant s'empêcher de froncer son petit nez de dégoût.
Jonnatan lui sourit tendrement et répliqua,
- Ce n'est pas une poupée, c'est un personnage créé à partir d'un Cupidon. Je vous explique, normalement un Cupidon suit quelqu'un et lance une flèche sur le cœur de la personne dont ce quelqu'un doit tomber amoureux tout en chantant des chansons d'amour et en récitant des poèmes dégoulinants de sentiments à l'eau de rose. Eh bien, j'ai eu l'idée de modifier un peu ces caractéristiques. Une fois qu'on réveillera cette poupée, on va lui dire le nom de la personne qu'elle devra suivre. A partir de ce moment, la personne à laquelle, elle est adressée, ici mon père, va se voir être suivie partout. A chaque fois que mon père se trouvera en présence d'autres personnes, l'ange va se mettre à chanter des chansons d'amour passionnées et plus mon père lui demandera de se taire, plus l'ange chantera de plus en plus fort. Sans oublier qu'à chaque fois que mon cher père jurera il recevra une flèche dans le postérieur.
Une fois l'explication terminée, il se rendit compte que ses compagnons de chambre le fixaient avec un certain respect.
- Mais t'es un vrai sadique toi, s'exclama Blaise, tu sais je suis pleinement heureux maintenant d'être ton ami que ton ennemi.
Les autres hochèrent vivement la tête et Jonnatan pouffa de rire.
- Vous devriez voir vos têtes, ça va relax, c'est pas sur vous, mais sur mon père que je vais l'envoyer.
- Je crois que là, niveau sadisme, tu es en train de surpasser Snape haut la main, dit Draco en se serrant contre son petit ami, et pourtant c'est mon parrain et je l'ai déjà vu à l'œuvre à de nombreuses occasions.
Jonnatan se contenta de sourire puis bailla.
- Aaah je suis trop fatigué et puis une bonne journée m'attend demain. Heureusement que toute l'école sera encore là jusqu'à midi puisque le train ne part qu'après le déjeuner donc mon père va en voir de toutes les couleurs, mouahahahaha !
- Euh une dernière question Jonnatan, ton ange, il dure combien de temps ? demanda Blaise.
- Comment ça Draco dure combien de temps, demanda Jonnatan avec un faux air innocent.
Draco lui donna une tape sur la tête et Jonnatan lui sourit d'un air désarmant. Blaise pouffa de rire.
-Tsss, t'aurais pu trouver mieux comme jeu de mots à la con, Jonnatan, décidément tu ne t'améliores pas à ce niveau-là. C'est désolant, fit le brun en secouant la tête.
- Bah tu n'avais qu'à poser ta question un peu plus clairement, parce que mon ange c'est Draco, ce truc hideux dans la boite, c'est l'ange de mon père.
- Décidément on en apprend tous les jours, dit Théo avec un air moqueur, alors tu réponds à la question de Blaise?
Jonnatan eut un sourire diabolique et répondit,
- 2 jours, à savoir 48 heures, à savoir 2880 minutes, à savoir 172800 secondes d'enfer gratuit pour mon cher père.
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- Shuuuuuuut Blaise, arrête de faire autant de boucan quand tu marches, parce que je te jure que si mon père nous attrape, on est morts et même enterrés. Et je peux t'assurer que le fait que je sois son fils ne me donnera aucun avantage, chuchota furieusement Jonnatan.
Il était 7 heures du matin, et Blaise, Draco et Jonnatan se trouvaient au coin du couloir qui donnait directement sur la porte des appartements privés du Maître de Potions.
- Bon maintenant, on réveille l'ange, dit Jonnatan en retirant le couvercle de la boite.
Il prit précautionneusement l'ange dans ses bras et lui dit,
- Fred et George, Weasley's en puissance.
Blaise et Draco étouffèrent un rire derrière leurs mains tandis que Jonnatan souriait d'amusement à l'incantation.
Les yeux de l'ange papillonnèrent et il ouvrit brusquement les yeux.
- Bonjour je me nomme Saint-Affreudite, dites-moi le nom de celui qui va profiter de mes talents extraordinaires.
A présent, Draco et Blaise se tenaient le ventre en riant sans pouvoir s'arrêter dès le moment où ils avaient entendu le nom de l'ange. Jonnatan toujours avec un air imperturbable, s'adressa à l'ange.
- Bonjour, alors le nom est : Severus Snape et il habite à la porte là-bas, dit-il en montrant, au bout du couloir, une vieille tapisserie représentant Salazar Serpentard et qui constituait l'accès aux quartiers du Maître de Potions.
L'ange acquiesça avec sa grosse tête toute verte. A ce mouvement, le long nez pendant avec la grosse verrue dessus bougèrent de haut en bas. Jonnatan remarqua du coin de l'œil que Draco et Blaise étaient au bord de la crise d'apoplexie à force d'avoir ri.
L'ange s'envola vers le lieu indiqué et commença à taper des poings un peu partout sur la tapisserie. Salazar Serpentard, outré par un tel comportement plébéien, poussa un cri dédaigneux et rentra vers le côté intérieur de la tapisserie, aussi bien pour échapper aux coups du malotru que pour prévenir Snape de la présence d'un importun devant l'entrée de ses quartiers. Les trois garçons à ce moment-là se hâtèrent de se mettre sous la cape d'invisibilité et s'approchèrent aussi silencieusement que possible de l'ange pour mieux observer la scène.
Soudain, la tapisserie commença à se transformer et bientôt une lourde porte en chêne apparut en son lieu. Porte qui se fit ouvrir violemment par un Snape endormi et peu amène. Il sembla légèrement surpris à la vue de la laideur devant lui mais reprit très vite son masque froid.
- Vous êtes Severus Snape ? couina la voix de l'ange Saint-Affreudite.
Severus Snape commit l'erreur de sa vie en répondant,
- Oui. A qui ais-je l'honneur ?
Un éclair vert kaki sortit de l'ange et enveloppa le Maître de Potions. Ce dernier sortit tout de suite sa baguette et la pointa sur l'angelot d'un air tellement menaçant qu'il aurait fait fuir Voldmachin lui-même.
- Qu'est-ce que vous venez de me faire ?
L'ange sourit et lui dit calmement pas effrayé pour un sou,
- Joyeux Noël Severus Snape, je suis votre cadeau de Noël de la part d'un admirateur secret.
Sous la cape, Jonnatan se mordit violemment la main pour ne pas hurler de rire. Draco et Blaise étaient déjà KO, ils avaient tellement ri que le sang leur était monté à la tête.
Quand l'ange dit ça, rien ne valait l'expression de Snape à ce moment-là. Sa mâchoire était tombée et s'était fracassée sur le sol… métaphoriquement bien sûr parce qu'en vrai, Snape avait la bouche grande ouverte et les yeux exorbités. Puis soudainement, il claqua la porte au nez de l'ange pour l'ouvrir deux secondes plus tard et sortir en coup de vent dans l'espoir de semer l'angelot. Malheureusement pour lui ce dernier le suivit et Jonnatan dut perdre quelques secondes à essayer de ranimer les deux zouaves qui l'accompagnaient. Quand finalement il eut réussi, ils enlevèrent la cape et coururent vite en direction de la Grande Salle.
A leur arrivée, ils se trouvèrent devant un spectacle qui les fit se figer sur place tout de suite.
Snape était au milieu de la salle en train de hurler contre l'ange tandis que celui-ci se mit à chanter d'une grande voix de stentor.
Cet océan de passion
Qui déferle dans mes veines
Qui cause ma déraison
Ma déroute, ma déveine
Doucement j'y plongerai
Sans qu'une main me retienne
Lentement je m'y noierai
Sans qu'un remords ne me vienne
- Je te jure que si tu continues à chanter, c'est toi que je noierai, hurla Snape mais l'ange imperturbable continua à chanter un cran plus haut sous les rires moqueurs de la totalité de la Grande Salle, professeurs y compris. Tsss, aucune solidarité.
Tu vas me détruire
Tu vas me détruire
Et je vais te maudire
Jusqu'à la fin de ma vie
- Maudit sois-tu saleté d'angelot à la con, hurla encore Snape, AIEUUUUUUUUUUU !
L'ange, tout en continuant à chanter, venait d'envoyer une flèche dans le postérieur de Snape parce que ce dernier venait de dire un gros mot.
Tu vas me détruire
Tu vas me détruire
J'aurais pu le prédire
Dès le premier jour
Dès la première nuit
Tu vas me détruire
Tu vas me détruire
Tu vas me détruire
- OUI! Je vais te détruire jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un tas de cendres de toi !
Mais Saint-Affreudite lui fit un sourire éclatant et continua la chanson.
Mon péché, mon obsession
Désir fou qui me tourmente
Qui me tourne en dérision
Qui me déchire et me hante
Petite marchande d'illusion
Je ne vis que dans l'attente
De voir voler ton jupon
Et que tu danses et tu chantes
Tu vas me détruire
Tu vas me détruire
Et je vais te maudire
Jusqu'à la fin de ma vie
Tu vas me détruire
Tu vas me détruire
J'aurai pu le prédire
Dès le premier jour
Dès la première nuit
Tu vas me détruire
Tu vas me détruire
Tu vas me détruire
Tout à coup l'ange s'arrêta de chanter et s'adressa à Snape.
- Le passage qui va suivre vous est particulièrement destiné mon cher Passionné Snape, dit-il en papillonnant des yeux.
Et il continua à chanter sous les sifflements moqueurs des élèves et les gloussements des professeurs. On pouvait même voir Colin Crivey mitrailler la scène de son appareil photo. Et si on regardait encore plus attentivement, on pourrait jurer voir une mini-caméra sorcière dans les mains d'Albus Dumbledore.
Moi qui me croyais l'hiver
Me voici un arbre vert
Moi qui me croyais de fer
Contre le feu de la chair
Je m'enflamme et me consume
Pour les yeux d'une étrangère
Qui ont bien plus de mystère
Que la lumière de la lune
- Ooooooooh, huèrent les élèves dans la salle, des yeux mystérieuuuuuuux ? Snape amoureuuuuuuuuux ?
Snape ne savait plus où se mettre. Pour la première fois de sa vie, il était en train de rougir comme un adolescent devant sa première petite copine. Il se cacha le visage derrière ses mains.
« Pitié que le cauchemar s'arrête vite » supplia-t-il dans sa tête.
Tu vas me détruire
Tu vas me détruire
Et je vais te maudire
Jusqu'à la fin de ma vie
Tu vas me détruire
Tu vas me détruire
J'aurais pu le prédire
Dès le premier jour
Dès la première nuit
Tu vas me détruire
Tu vas me détruire
Tu vas me détruire
L'ange termina la chanson sous un tonnerre d'applaudissements tandis que Snape s'enfuyait de la salle, bientôt suivi par son bien-aimé cupidon.
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Severus Snape marchait d'un pas rageur dans les couloirs de Poudlard. Il allait tuer son fils dès que celui-ci lui tomberait sous la main. Il avait dû se coltiner cet ange de §#$%&*!?§£¡ depuis 6 heures déjà et pour lui il n'y avait aucun doute que le fameux expéditeur était son fils. Il était furieux, il en avait plus qu'assez du comportement gamin de son fils adoré et il était plus que temps qu'ils se parlent. Il tourna au coin du couloir quand soudain il se figea et tendit l'oreille.
« Ohohoh, des étudiants en train de faire des choses dans un couloir ? Eh bien c'est Noël avant l'heure dites donc », pensa Snape.
[Mais c'est Noël, espèce de vieux Scroutt], dit une petite voix.
Snape tomba en arrêt.
« Euh, t'es qui toi pour me parler comme ça ? Personne ne parle à Severus Snape sur ce ton et l'insulte encore moins », siffla Snape.
[Je suis la voix de ta conscience, pauvre plouk, donc comme je suis toi, je t'insulte comme je veux. Et tu sembles oublier, très cher, que le garçon appelé Jonnatan Snape et qui entre parenthèses est ton fils, s'est déjà permis un nombre incalculable de fois de te parler sur le ton le plus insolant possible et de te ridiculiser en classe devant tous tes élèves, alors ? J'ai cloué le bec à la terreur des cachots ?], demanda insolemment la petite voix.
« Grmpf », fut la seule réponse de Snape.
[Bon, t'avais pas des élèves à surprendre en pleine action ?]
« Ah oui c'est vrai ! Maintenant tu te tais, si jamais quelqu'un t'entend… », menaça Snape.
[Mais t'es con ou tu le fais exprès ? Je te signale que je suis ta petite voix donc qu'en conséquence je suis dans ta tête, et si c'est toujours pas clair pour toi ça veut dire qu'il n'y a que toi qui peut m'entendre !]
Snape se renfrogna encore un peu plus et sans plus faire attention à la petite voix continua d'avancer pour débusquer les élèves pris en faute.
« Je deviens schizo », pensa-t-il.
Juste à cet instant, il tourna au coin du couloir pour tomber sur son fils et son filleul. Intérieurement, il soupira de découragement.
« Eh ben ça promet ».
- Puis-je savoir ce que cela signifie ? dit-il d'une voix très menaçante et qui promettait les pires tortures du monde.
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Jonnatan marchait dans les couloirs de Poudlard à la recherche de Draco, quand il vit ce dernier se diriger vers lui. Il accéléra le pas et l'attrapa aussitôt dans ses bras pour l'embrasser. Ça faisait quand même deux longues heures qu'il n'avait plus pu embrasser ces lèvres roses, tendres et tièdes. Draco répondit tout de suite à son baiser et Jonnatan le plaqua contre le mur se fichant pas mal d'être dans un couloir puisque ce dernier n'était que très rarement fréquenté.
Il glissa ses mains sous la chemise de soie et caressa voluptueusement le torse pâle. Sournoisement, ses mains glissèrent vers les tétons et commencèrent à les taquiner jusqu'à ce qu'il entende Draco gémir contre sa bouche. Finalement à bout de souffle, leurs lèvres se séparèrent sans pour autant que Jonnatan ne se décolle de Draco. Ce dernier regarda son petit ami et demanda d'une voix légèrement tremblante,
- Pourquoi tant de fougue ? En quel honneur ?
Jonnatan haussa un sourcil.
- N'ai-je pas le droit d'embrasser mon petit ami quand je le vois ?
- Hum hum, d'habitude embrasser, c'est juste les lèvres, là tu m'as fait un pelotage en règle, non que ça m'ait déplu, loin de là, c'était même excessivement… jouissif, dois-je dire.
Le souffle de Jonnatan s'accéléra, mais cette fois-ci il se retint de dévorer le blond en entier.
- En fait pour te dire la vérité, je te cherchais, dit-il, je voulais t'offrir ton cadeau de Noël en tête à tête et pas devant les autres.
Cette fois, ce fut au tour de Draco de hausser un sourcil.
- Pourquoi tu ne veux pas le donner devant les autres ?
- Parce que je ne veux pas ressembler à un Poufsouffle dégoulinant de sentiments devant les autres.
Draco sourit et hocha la tête pendant que Jonnatan sortait de son sac un écrin rectangulaire et le lui tendait. Le blond le prit et l'ouvrit doucement… pour rester soufflé devant le contenu. C'était une simple chaîne en or blanc au bout de laquelle pendaient un J et un D entrelacés par un serpent. Jonnatan vit les yeux de Draco s'embrumer, puis il se jeta sur Jonnatan et l'embrassa avec fougue. Il fit retourner leurs positions et Jonnatan se retrouva accolé au mur.
- Tu veux bien me le mettre ? souffla Draco contre l'oreille de son petit ami.
Pour toute réponse, Jonnatan prit le collier, fit retourner Draco et tout en lui embrassant la nuque, il attacha le collier. Draco n'arrêtait pas de frissonner sous les baisers. Sa nuque faisait partie des endroits sensibles de son corps. Finalement il se retourna dans les bras de Jonnatan et lui ravit à nouveau les lèvres dans un baiser des plus sensuels. Lentement il défit la braguette de Jonnatan et prit dans sa main le membre déjà dur comme un roc.
Snape Jr haleta sous la caresse alors que Draco commençait un langoureux mouvement de va et vient qui s'accéléra petit à petit. Au moment où Jonnatan allait atteindre la jouissance, Draco arrêta tout d'un coup. Son petit ami grogna de frustration et ouvrit les yeux pour voir Draco à genoux devant lui en train de baisser son pantalon.
Draco haussa un sourcil et demanda,
- Tu ne portes pas de sous-vêtements ?
Jonnatan n'eut que le temps de lui faire un sourire carnassier, que deux secondes plus tard, il se mordait douloureusement la lèvre jusqu'au sang pour éviter de hurler de plaisir en se sentant comprimé dans la chaude cavité. Sa tête roulait à droite et à gauche contre le mur et son souffle devenait de plus en plus erratique. La bouche de Draco, la langue de Draco, ses mouvements parfois saccadés, tout ça était en train de petit à petit le rendre fou.
C'était vraiment un tableau érotique qu'ils présentaient: Jonnatan dos au mur, le pantalon sur ses chevilles, cambré à l'extrême, tandis que Draco à genoux devant lui faisait des rapides mouvements de va et vient avec sa bouche.
- D… Dra-co.
Jonnatan avala douloureusement sa salive. Il n'osait même pas regarder vers le bas, vers la tête blonde, car il savait qu'il jouirait immédiatement s'il le faisait. Déjà, il sentait la pression augmenter de plus en plus dans son bas-ventre. Il n'était plus loin.
- Dr-Dra… Dray… j-je… v-vais venir…
Pour toute réponse, Draco accéléra encore plus le rythme de ses allées et venues, et Jonnatan jouit violemment dans la bouche de son petit ami. Ce dernier avala tout avant de se relever et de poser un baiser chaste sur les lèvres d'un Jonnatan alangui contre le mur.
« Il est vraiment la réincarnation de la débauche à cet instant », pensa Draco.
Tout à coup, des pas se firent entendre et avant qu'ils aient pu faire un mouvement, un Snape Senior vert de rage se tenait devant eux.
- Puis-je savoir ce que cela signifie ? siffla-t-il.
Jonnatan releva tranquillement son pantalon et se reboutonna. Ce fut seulement une fois qu'il eut arrangé sa chemise et passé la main dans ses cheveux, qu'il dit,
- Là ? Je viens de prendre mon pied avec mon petit ami et c'était l'expérience la plus… wow de ma vie. Je ne trouve pas de mots pour l'exprimer, fit-il avec des étoiles plein les yeux.
Il vit son père trembler, mais ce dernier sembla se contenir à grande peine. Et pour en rajouter une couche, l'ange apparut soudainement à côté d'eux et dès qu'il vit Jonnatan et Draco en face de Severus, il se mit à chanter.
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Oui, mais pas tout de suite, pas trop vite
Sachez me convoiter, me désirer, me captiver
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Mais ne soyez pas comme tous les hommes, trop pressés.
Et d'abord, le regard
Tout le temps du prélude
Ne doit pas être rude, ni hagard
Dévorez-moi des yeux
Mais avec retenue
Pour que je m'habitue, peu à peu...
Snape était livide en entendant les paroles sensuelles et la musique langoureuse. Draco et Jonnatan quant à eux étaient partagés entre l'excitation et le fou rire devant la tronche du Maître de Potions. Vraiment, Jonnatan ne pouvait que se féliciter d'avoir eu l'idée d'envoyer l'ange vers son père. C'était vraiment l'idée du siècle.
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Oui, mais pas tout de suite, pas trop vite
Sachez m'hypnotiser, m'envelopper, me capturer
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Avec délicatesse, en souplesse, et doigté
Choisissez bien les mots
Dirigez bien vos gestes
Ni trop lents, ni trop lestes, sur ma peau
Voilà, ça y est, je suis
Frémissante et offerte
De votre main experte, allez-y…
- Jonnatan, l'ange a chanté que de ta main experte tu devrais me branler, dit Draco en retenant un fou rire.
- Oui, je crois bien que c'est ce que je vais faire, et immédiatement, répondit le brun avec un regard lubrique.
Il tendit la main vers Draco, mais…
- Je vous jure, Mr Snape, que si vous osez ne serait-ce qu'effleurer Mr Malfoy maintenant, je vous ferai regretter d'être né, menaça Snape Senior.
Mais l'ange sans laisser le temps à Jonnatan de répondre, continua à chanter.
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Maintenant tout de suite, allez vite
Sachez me posséder, me consommer, me consumer
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Conduisez-vous en homme
Soyez l'homme... Agissez!
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Et vous... déshabillez-vous !
- Oui professeur, déshabillez-vous, dit innocemment Draco en ayant vraiment l'air d'un ange tout droit descendu du paradis.
- Comment osez-vous…
Mais il s'interrompit un instant juste le temps de se maîtriser. Puis il se tourna vers les deux énergumènes.
- Bien déjà 2 points en moins à chacun pour obscénités en un lieu public…
Il allait continuer, lorsque son regard tomba sur l'expression de Jonnatan. Pour la première fois depuis le début de l'année, ce dernier tremblait de rage. D'ailleurs les conséquences ne tardèrent pas à arriver: toutes les vitres des fenêtres du couloir explosèrent et l'armure qui se trouvait près d'eux prit feu. Ses yeux émeraude étincelaient de mille feux, et avaient pris une teinte surnaturelle. A cet instant, le Maître de Potions ne put s'empêcher d'avoir comme un blanc, car ce regard le transporta de nombreuses années en arrière, face à une autre personne avec les mêmes yeux émeraude, sa Lily lorsqu'elle était dans une de ses colères. Mais, la voix de Jonnatan le ramena vite à l'instant présent.
- N'osez jamais dire que ce que je fais avec Draco c'est des obscénités, compris ? Jamais, n'essayez jamais de dégrader ce qu'il y a entre Draco et moi. Je ne vous permettrai jamais de dégrader l'amour qui nous unit, car oui, J'AIME Draco…
Soudain Jonnatan s'arrêta se rendant compte de ce qu'il venait de dire. Lentement il se tourna vers Draco et remarqua que ce dernier semblait choqué également, mais affichait à présent un sourire qui faisait trois fois le tour de son visage.
Ils avaient oublié la présence de Snape et la colère de Jonnatan avait fondu comme neige au soleil.
- C… c'est vrai ? Tu m'aimes ? Je veux dire tu m'aimes vraiment ?
Jonnatan sourit face au ton incertain et fragile de son blond.
- Bien sûr andouille ! Mais par pitié, je te le dirai autant de fois que tu voudras seulement si tu enlèves cet air niais de ton visage. Ça fait trop Poufsouffle et ça ne te va pas du tout.
Draco leva immédiatement son nez en l'air d'un air snob.
- Je te ferais savoir qu'un Malfoy n'a jamais l'air niais, c'est toi qui dis des bêtises. Vous êtes un vilain garçon et je vais devoir vous punir, Mr Snape.
- Oh oui, punis-moi, j'ai été méchant, punis-moi trèèèèès sévèrement.
- Hum hum, je ne vous dérange pas ? demanda Snape d'un air écœuré ne voulant pas savoir ce que faisaient son fils et son filleul dans l'intimité.
Les deux adolescents sursautèrent légèrement car ils semblaient avoir oublié la présence de leur professeur pendant leur échange. Jonnatan fut le premier à reprendre sa maîtrise de soi.
- En fait, pour dire la vérité, oui, vous nous dérangez, père, dit sarcastiquement Jonnatan sans détourner les yeux du visage de Draco.
- Ça suffit Mr Snape, je crois qu'une petite explication s'impose. Suivez-moi tout de suite dans mon bureau et sans discuter, ordonna Snape Senior et sans attendre de réponse, se tourna et commença à s'en aller.
Jonnatan jeta un regard d'excuse à Draco puis après un dernier baiser, suivit son cher père adoré.
TBC
Les chansons:
- Tu vas me détruire, Comédie musicale Notre-Dame de Paris.
- Déshabillez-moi, Mylène Farmer.
Bon ben voilà, voilà !
Enfin est arrivé le chapitre où on a pu voir l'ange, la fameuse expérience avec les jumeaux Weasley. Comment avez-vous trouvé Saint-Affreudite ? A-t-il été à la hauteur de vos espérances ? Surtout comment toute cette histoire va-t-elle se terminer ? Et Jonn' qui vient d'avouer son amour pour Draco devant son père… hum, plein de choses qui arrivent. La suite au prochain chapitre !
Que vous ayez aimé ou que vous ayez détesté, n'hésitez pas à m'envoyer un petit mot pour m'aider à m'améliorer.
Bisous, bisous et à bientôt,
NdM
