Coucou les amis !
Comment allez-vous ? Moi, ça va, très occupée – d'où la raison pour laquelle, je n'ai pas posté pendant deux semaines – mais sinon, ça va. Alors ce petit commentaire en début de chapitre juste pour dire un GRAND MERCI à tous ceux et celles qui m'ont envoyé des reviews. Comme depuis quelques chapitres leur nombre un peu diminué, je tenais d'autant plus à dire merci à ceux d'entre vous qui ont pris quelques secondes pour m'envoyer leurs commentaires.
Et pour ceux qui préfèrent s'abstenir, j'espère juste que ce que vous lisez vous plaît et que vous appréciez ma fic ! En tout cas, pour ma survie mentale, je préfère croire ça, que de me dire c'est nul ce que j'écris et vous n'aimez pas, hahahahaha.
Sur ce, bonne lecture à tous ! On se revoit à la fin du chapitre !
Chapitre 11
Ripostes de ripostes
Quand Jonnatan descendit quelques minutes plus tard, il trouva son père en train de hurler sur un élève qui venait de marcher sans faire exprès sur sa robe. Snape Junior eut un sourire en coin.
- PAPA! Arrête d'être aussi méchant avec tes élèves, ils n'ont rien fait d'autre que de te pourrir la vie, cria-t-il malicieusement.
Toute la salle retint son souffle dans l'attente d'une explosion de la part de Snape sur Jonnatan qui avait osé lui parler de cette manière. Mais contre toute attente arriva quelque chose qui allait traumatiser les chers élèves à vie, quelque chose qui leur donnerait des cauchemars, quelque chose qui les ferait croire qu'ils étaient en train de rêver et que ça ne pouvait pas être la réalité, quelque chose de horrible (du point de vue des élèves qui n'avaient jamais vu ça)… quelque chose comme… Snape éclata de rire.
Jonnatan aussi sembla très surpris, c'était la première fois qu'il entendait son père rire et les traits de son visage étaient comme transformés. D'ailleurs il paraissait beaucoup plus jeune en riant. Pour la première fois depuis des années, à nouveau une étincelle de bonheur s'alluma dans les yeux du professeur de potions.
- Mon garçon je vais devoir te punir pour ton insolence ! s'exclama Snape toujours en riant.
Jonnatan grimaça faussement.
- Ah oui ? Tu vas me faire quoi ? Me donner une retenue ? Ou non encore mieux, tu vas me donner la fessée ?
Contre toute attente, Snape eut un sourire sadique… et Jonnatan en eut froid dans le dos.
- Non non, j'ai quelque chose de mieux… ou de pire, tout dépend du point de vue bien sûr. En tant que ton père, je me vois dans l'obligation de corriger ton éducation et j'ai trouvé la punition idéale pour cela.
Jonnatan grimaça un peu à mesure que son père parlait, ne sachant à quoi s'attendre.
- J'ai entendu dire que pendant toute la semaine, les elfes allaient mettre toutes sortes de desserts au chocolat, le déclinant en différentes variations. Alors, je pense qu'il est totalement pertinent de t'annoncer que tu seras privé de dessert parce que tu as été un vilain garçon.
Le Maître de Potions eut le plaisir de voir le visage de son rejeton se décomposer et prendre un air des plus horrifiés.
- QUOIIIIIIIIIII ? NAN MAIS PAPA T'AS PAS LE DROIT, JE VAIS MOURIR SI JE NE MANGE PAS DE CHOCOLAT NE SERAIT-CE QU'UN JOUR, ALORS TOUTE LA SEMAINE ?
Puis se calmant un peu, alors que toute la salle commune était morte de rire, il continua,
- Tu sais papa que je vais devoir trucider Voldoudou et pour ça il me faut de l'énergie. Sans énergie, je serais incapable de me battre contre lui, et pour avoir de l'énergie quoi de mieux que le chocolat, tu vois ? J'ai un raisonnement incassable.
Snape eut un sourire presque ému, j'ai bien dit presque, car c'est quand même de Snape qu'on parle là.
- Oui ton raisonnement est inébranlable, mais je ne crois pas que le Seigneur des Ténèbres va se mettre à attaquer Poudlard aujourd'hui, ni aucun autre jour de cette semaine. Bon je voulais te parler à propos de ça justement, suis-moi dans mon bureau.
En le suivant, Jonnatan continuait à grommeler dans sa barbe inexistante.
- Mon père, grmpf, un dictateur ouais. Interdit de chocolat… vais mourir.
Les élèves à côté de qui il passait entendirent ce qu'il disait et ne purent s'empêcher de pouffer de rire aux dépens du pauvre brun. Sérieusement, jamais la salle commune des Serpentards n'avait été aussi animée que depuis que Jonnatan Snape y avait mis les pieds. Il était toujours plein de surprises.
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Une fois installés, Snape derrière le bureau et Jonnatan sur une chaise en face, Papa Snape commença.
- Jonnatan, tu sais, depuis que j'ai su que tu étais mon fils, je n'ai pas arrêté de réfléchir au fait que tu allais devoir te battre contre le Seigneur des Ténèbres. Oui je connais la prophétie, Dumbledore me l'a révélée… Je vais être franc avec toi, quand tu étais Harry Potter, je me fichais pas mal de ton sort, pour moi tu n'étais que le fils de celui qui m'avait volé la femme que j'aimais. Mais maintenant disons que la donne du problème ont changé, tu es mon fils et je ne veux pas que tu te battes, mais je sais que tu es obligé de le faire parce que tu es le seul capable de nous débarrasser de cette vile créature qu'est le Seigneur des Ténèbres.
Jonnatan resta silencieux pendant un moment puis il leva les yeux vers son père.
- Papa, je sais que même si tu ne m'aimes pas vraiment, tu viens de me prouver que tu t'inquiètes pour moi. Je te remercie, car cela compte beaucoup pour moi. J'ai également conscience que je suis loin d'avoir le niveau pour être capable de battre Voldemort. Et depuis quelques jours, je n'arrêtais pas d'y réfléchir, désirant t'en parler. Je voudrais qu'on reprenne les cours d'Occlumencie et qu'en plus tu me donnes des cours de Magie Sans Baguette et de Magie Ancienne.
Snape hocha la tête mais demanda,
- J'aurai pensé que tu aurais également voulu des cours de Magie Noire.
Jonnatan secoua la tête.
- Non, Dumbledore m'a expliqué que je possède un pouvoir que Voldemort n'a pas, l'amour, et que c'est grâce à l'amour que je pourrais le battre. Eeeeet entre nous, je doute que l'amour fasse partie de la Magie Noire, fit-il pince-sans-rire.
- J'avoue Jonnatan que tu viens de m'impressionner. J'étais loin d'imaginer qu'il y avait un cerveau là-dedans, alors de là à être capable d'y donner tant de réflexion ? Je suis soufflé ! s'exclama faussement Snape Senior.
Jonnatan lui tira la langue.
- Wow je ne savais pas que mon papa chéri était capable de plaisanter réellement plutôt que de sortir mille sarcasmes à la minute, lui répliqua-t-il.
- Ha. Ha. Ha. Très marrant. Allez file d'ici avant que je ne te punisse encore un peu pl… ah !
- Qu'est-ce qu'il y a, papa ? demanda Jonnatan qui se leva et contourna le bureau rapidement pour s'approcher de Snape.
- C'est le Seigneur des Ténèbres, il m'appelle. Je dois y aller, désolé.
Papa Snape se leva rapidement et sortit de la salle, laissant un Jonnatan complètement abasourdi derrière lui.
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- Severus, ne t'avais-je pas dit de ne plus rien me cacher ? siffla la voix colérique de Lord Machinchose Que Personne N'ose Appeler Par Son Nom.
- Maître je l'ignorais moi-même, mon fils ne me parle pas et nous ne partageons pas des confidences. Pour moi c'est comme s'il n'existait pas, dit Snape d'un air obséquieux.
« Et encore un autre mensonge, bien sûr qu'il existe pour moi, c'est mon FILS, sale enfoiré », pensa-t-il en son for intérieur.
- Donc, tu veux dire que tu ne le savais pas alors qu'il s'affiche devant toute l'école avec le jeune Malfoy, d'après l'article. Tu ne vas pas me dire que tu ne les a pas croisés comme ça par hasard dans un couloir ? dit le Seigneur un peu trop calmement peut-être.
- Mon Maître, je suis toujours enfermé dans les cachots essayant de trouver des nouvelles potions de torture pour vous ! Je vous assure que m'occuper de la vie de ce vermisseau est le dernier de mes soucis.
- Hum c'est bien, tu es un bon Mangemort de ce côté-là, Severus. Mais je ne sais pas si je peux avoir confiance en toi, cela fait quand même déjà la deuxième fois que j'apprends quelque chose que tu m'as caché…
Un silence glaçant s'installa suite à cette déclaration.
« Mais il est bouché ma parole, pensa Snape, combien de fois dois-je lui répéter que je ne le savais pas, enfin en vérité je le savais, mais ça, ce Lord Noir de pacotille n'a pas besoin de l'apprendre ».
- … J'ai décidé, Severus, et je pense que tu ne pourrais qu'être d'accord avec moi, que tu mérites une punition, termina le méchant Tom-Tom.
« Tiens tu m'étonnes, depuis que je suis entré ici, je me demandais quand allais-tu te décider de passer à l'action. Bon alors commence à me torturer qu'on en finisse vite ».
- Endoloris.
Severus hurla sous l'effet de la douleur. Depuis le temps qu'il se ramassait des sortilèges de douleur, il aurait dû y être habitué, eh ben non, à chaque fois il crevait de douleur à cause de ce sortilège de §#%£$&.
Tout à coup la porte se trouvant derrière le trône de Voldemort s'ouvrit. La porte en question menait à la chambre à coucher du Maître, et donc ce fut avec une grande surprise que Severus vit Lucius en sortir, et vêtu en tout en pour tout d'un drap qui ne lui couvrait que les hanches. On pouvait voir parsemées sur tout son torse différentes marques en tout genre.
- Pourquoi est-ce que tout le monde crie, mon connard maléfique ? demanda Lulu en se frottant les yeux comme s'il venait de se réveiller.
- Ne t'inquiète pas, mon esclave pourri-gâté, je suis juste en train de torturer un Mangemort.
- Oh ce n'est que ça, dit Lulu d'un air déçu comme s'il s'attendait à ce que ce soit plutôt la mise à mort du Ministre de la Magie.
- Oui, ce n'est pas quelque chose d'important, retourne te coucher, mon salaud baisé, je te rejoindrai dès que j'en aurai terminé.
- Fais vite alors, je sens que je vais exploser si tu ne me rejoins pas dans bientôt, je crève d'envie de toi, mon putain de baiseur préféré.
« Je rêve ou je suis dans la quatrième dimension ? Lucius ? La pute personnelle de Voldemort ? Et quelle grossièreté dans leur manière de parler ! Je ne pensais pas que Lucius serait capable de tomber aussi bas », songea Severus.
Après cet échange, Malfoy Senior retourna dans la chambre. Severus quant à lui, avait suivi l'échange avec des yeux ronds comme des soucoupes et avec une mine écœurée qu'il prit soin de cacher sous un visage impassible dès que Voldychou se tourna à nouveau vers lui.
- Bien, ce petit intermède terminé, continuons notre petite séance de torture, mon cher Severus.
Pour toute réponse, Snape inclina respectueusement la tête, mais il n'en pensait pas moins.
« Salopard ! Ordure ! … Mouhahahahahahahaha mon connard maléfique, mon baiseur préféré… Hahahahaha quand je le dirai à Jonnatan, il va être mort de rire. Oh tiens je vais le dire aussi à Bubus juste pour le choquer pour la forme. Mouahahahahaha mon connard maléfique, hahahahaha excellent ! … »
- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH, hurla extérieurement Snape alors que Voldemort venait de lui appliquer le sort d'arrachage de peau.
Quand finalement le sortilège cessa, Severus retomba par terre en sueur et la respiration accélérée. Il était tout ensanglanté et sa robe noire était trempée par le sang. Il sentait à certains endroits sa peau se décoller et pendre, alors que la friction contre sa robe rendait les blessures encore plus douloureuses.
- Bien je pense que je t'ai assez torturé pour aujourd'hui, dit le Seigneur des Marches Funèbres, tu peux t'en aller. Mais je te préviens Severus, la prochaine fois que j'apprends que tu m'as caché quelque chose, ce ne sera plus à la torture que tu auras droit, mais à un Avada Kedavra.
- Bien Maître, dit Severus en s'inclinant.
Et il sortit aussi vite qu'il put de la salle de trône de Voldingue.
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Jonnatan était en train de marcher en compagnie de Draco et Blaise dans le Hall Principal en direction de la Grande Salle. Même s'il était en train de parler joyeusement avec ses amis et son petit ami, intérieurement il était quand même soucieux sur le sort de son père. Il espérait juste que Voldy ne l'amocherait pas trop.
En entrant dans la Grande Salle, Jonnatan regarda tout de suite vers la table des professeurs et fut soulagé d'y voir son père.
Une fois assis à la table des Serpentards, Ron et Hermione les rejoignirent et ils commencèrent à manger joyeusement en parlant de tout et de rien. Arrivé au tour des desserts, Jonnatan lança un coup d'œil discret à son père et voyant que ce dernier était en train de parler avec Dumbledore, il tendit la main et se saisit d'une coupe de profiteroles. Alors qu'il allait porter la première cuillérée à sa bouche, il sentit une odeur nauséabonde venir du dessert. Il laissa tomber la cuillère dans un
- BEURK !
retentissant qui fit se tourner toute la Grande Salle vers lui.
Jonnatan se leva furieux et s'approcha de son père qui le regardait d'un air extrêmement amusé alors que Dumby riait comme un bossu à côté de lui.
- C'est pas juste ! T'as pas le droit de me priver de dessert ! C'est de la torture à l'état pur. C'est pire qu'un Endoloris, enlève cette odeur dégueue de mon dessert, PAPA !
Le sourire en coin de Snape Senior d'accentua et il répliqua,
- Non, mon fils, je ne lèverai pas ta punition, tu es privé de dessert pendant toute la semaine et rien n'y changera. Tu peux crier, tempêter, pleurer, je resterai inébranlable.
Jonnatan tapa du pied comme un gamin capricieux.
- C'est pô justeuuu ! cria-t-il.
Il tira la langue à son père alors que tous les élèves et professeurs hurlaient carrément de rire.
- Wow, je n'aurais jamais espéré voir une scène pareille de mon vivant, dit Draco dans un grand éclat de rire.
Les autres hochèrent, les larmes aux yeux.
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Le lendemain, assis à la table des Serpentards, Jonnatan Snape était en train de déjeuner tranquillement. Il paya le hibou qui lui apporta la Gazette, déplia le journal et…
- QUOIIIIIIIIIIII ? PAPAAAAAAAAAAAAA, T'ES MORT ! FOI DE SNAPE, JE NE DONNERAI PAS CHER DE MA PEAU SI J'ETAIS TOI, hurla notre cher Jonnatan de sa voix si particulièrement mélodieuse.
Pour changer, à nouveau, en première page du journal des sorciers, il était écrit en grand et en fluo… bon peut-être pas en fluo, mais vous avez compris l'intention…
LE SURVIVANT PRIVE DE DESSERT
Apparemment notre cher Survivant en en voit de toutes les couleurs avec son père nouvellement retrouvé. En effet, Severus Snape a repris ses droits parentaux et a puni son fils en le privant de dessert pour toute la semaine parce que ce dernier avait été irrespectueux envers lui. Severus Snape, Maître de Potions a Poudlard, nous a déclaré hier au cours d'une courte interview : « Mon fils a passé trop de temps dans le monde Moldu et avec des gens incapables de lui donner une éducation idéale. En tant que son père, j'ai l'intention de remédier à cela et rapidement. »
A mesure qu'il lisait, les yeux de Jonnatan sortaient petit à petit de leurs orbites.
Par conséquent, nous tenons à exprimer notre soutien inconditionnel à notre cher Professeur Snape dans sa tâche de rendre à son fils, pour nous le Survivant, ses manières.
Suite aux pages 2 et 3.
La deuxième réaction de Jonnatan (la première ayant été son hurlement) après avoir lu l'article fut de se calmer. Il est vrai qu'il était vraiment très tenté d'aller à nouveau hurler sur son père devant toute la Grande Salle, mais ça ne lui apporterait pas grand chose à part une voix cassée.
Petit à petit, à mesure qu'il respirait, Snape Jr sentit la zen attitude s'infiltrer dans ses veines. Il se leva calmement, sous les chuchotements des autres élèves, et sortit de la Grande Salle. Tout en marchant, il réfléchissait au moyen de rendre la monnaie de sa pièce à son père. Il allait agir comme un vrai Serpentard et son père allait en baver. Mais qu'est-ce qu'il pourrait faire pour, pardon l'expression, emmerder son père sans pour autant le blesser, cette fois-ci ?
Tout à coup il leva la tête en se frappant les mains l'une contre l'autre.
- Eûreka !
Il fit quelques pas alors qu'un plan se formait petit à petit dans sa tête. A la fin, il eut un sourire qui aurait fait pâlir Voldemort lui-même d'envie.
- Héhéhé papa, prépare-toi, car tu vas soufffffriiiiiir, gnark gnark gnark, I'm zeu best. Qui c'est qui est le meilleur ? C'est moi, dit Jonnatan.
- Oui mais en attendant petit génie tu parles tout seul, dit la voix de Draco derrière lui.
Jonnatan se tourna vers lui et lui tira la langue.
- C'est ça, moque-toi de moi, mais tu vas voir que je peux être pire que Voldychéri quand je suis énervé.
- Oooooooh maman, j'ai peur, c'est que tu peux être terrifiant, fit le blond d'un air faussement apeuré.
- Draco, dit Jonnatan d'une voix menaçante.
- Ouiiiiii ? demanda Draco en remuant ses cils et avec une adorable bouille.
- Si tu continues de te moquer de moi et garder cette mine sur ton visage je vais te prendre contre ce mur et tant pis si on nous voit ou que ta peau se griffe contre ce mur rugueux.
- C'est ça, mais pour me prendre tu vas devoir d'abord m'attraper et ça je doute que tu y arrives même si tu es le meilleur Attrapeur du siècle.
Et sur ces bonnes paroles, Draco se volatilisa derrière un passage secret.
Mais Jonnatan eut un ricanement en parlant au couloir vide.
- Toi très cher Draco tu ne perds rien pour attendre. Mais ce que tu ne sais pas c'est que j'ai une certaine carte qui va m'être très utile dans les minutes qui vont suivre.
« Mais c'est de la triche ça », hurla une voix dans la tête de Jonnatan.
« Ben non c'est pas de la triche, je me donne juste un petit coup de pouce pour calmer ma libido un peu beaucoup excitée, c'est tout », répondit Jonnatan.
« Mais tu es censé être loyal et chevaleresque ! », s'exclama à nouveau la voix.
« Gné ? C'est pas le refrain des piti Gryffis ? »
« Bah oui, tu crois quoi ? Que t'es à Poufsouffle ? »
« Hum, scuse-moi mais au cas où tu ne le saurais pas, t'es un peu démodée là, parce qu'aux dernières nouvelles, je suis à Serpentard. Au fait t'es qui, toi, pour me parler comme ça ? »
« Je suis la voix de la sagesse, celle qui te guide dans la vie, celle qui est la meilleure, celle qui t'apprend la vertu, celle… »
« Ouais ouais c'est bon arrête ton blabla. Tu sais à mon avis tu devrais revoir ta façon de donner cours parce que je ne suis pas sage, je n'ai pas envie d'être guidé dans la vie, tu n'es pas meilleure que moi chose impossible vu que I'm zeu best, et en ce qui concerne la vertu, je peux dire que là, tu as plus que failli à ta mission », termina Jonnatan avec un sourire en coin en se souvenant des nuits de débauche entre Draco et lui.
Cette pensée lui rappela naturellement qu'actuellement un certain blondinet, véritable appel à la luxure était en train de courir dans le château, attendant d'être attrapé par lui. Il allait s'élancer vers le dortoir à la recherche de la Carte des Maraudeurs, quand la petite voix se mit à nouveau à parler.
« Allez arrête, tu es un ancien Gryffondor et avant tu n'aurais jamais fait un truc pareil, tu aurais joué à la loyale. »
« Ben justement, maintenant je suis un nouveau Serpentard et les Serpents sont vils, manipulateurs et rusés, et sans devenir modeste je remplis les trois conditions. »
« Bah tiens, le jour où toi, tu seras modeste, les Scroutts à Pétard danseront la rumba avec les elfes de maison. »
Jonnatan pouffa et demanda,
« Où est-ce que tu es allée chercher cette expression, tu en as de bonnes toi, tu veux bien partager quelques unes avec moi ? »
« Mais t'es con ou tu le fais exprès, je suis ta petite voix donc par conséquent, je suis à l'intérieur de toi, ce qui veut dire que toutes mes idées sont tes idées, pigé pigeon ? »
« Wow le jeu de mots à la noise, pfff, bon maintenant arrête de me parler avant que je commence à me poser de sérieuses questions sur des tendances schizophréniques de ma part. »
« C'est ça, eh ben les tendances schizo, il paraît que c'est de famille. »
« Comment ça, que veux-tu dire par là ? », demanda Jonnatan alarmé.
« Oh, juste que l'autre jour j'ai revu une ancienne connaissance, la petite voix de ton père, et on a un peu papoté ensemble et elle m'a avoué que ton père aussi avait tendance à lui parler. »
« Oh non, c'est pas vrai. J'ai plus qu'à aller me planquer au fin fond de la forêt Transylvanienne en priant qu'avec un peu de chance, je me ferai vider de tout mon sang par un vampire qui aurait croisé ma route. Enfin, tout plutôt que d'affronter les autres si jamais, ils apprennent que je me parle à moi-même et que c'est de famille. Gloups, je suis mal ! »
« C'est ça, en plus t'as aucun courage, juste comme les Serpys. »
« C'est pas vrai, en tant qu'ancien Gryffi, je suis courageux. », dit un Jonnatan d'une trèèèès mauvaise foi.
« AHA ! Tu t'es fais avoir, je croyais que tu n'étais plus un ancien Gryffondor, mais un nouveau Serpentard ? », dit la petite voix d'une manière triomphante.
« Merde, je me suis fait avoir comme un Poufsouffle de première année. Bon la petite voix tu te la boucles maintenant, et je ne veux plus t'entendre avant des siècles, non que dis-je, des millénaires, compris ? »
« C'est ça, t'es qu'un mauvais perdant. Bon ben moi je me fais la malle, je vais prendre au moins deux mois de vacances aux Bahamas, et comme ça Môssieur-L'Emmerdeur-De-Service Snape n'aura plus à s'inquiéter de ma présence ! »
Et sur ces bonnes paroles, la petite voix se volatilisa laissant un Jonnatan tétanisé quant à sa santé mentale.
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Finalement, pas traumatisé pour un sou, Jonnatan alla chercher sa Carte des Maraudeurs. Il dénicha vite Draco qui s'était caché sous le bureau de Snape s'imaginant que Jonnatan ne penserait jamais à cet endroit-là.
Mais Snape Junior ne tarda pas à rappliquer et Draco se trouva très vite nu, couché sur le bureau du professeur de Potions.
Ainsi Jonnatan faisait d'une pierre deux coups : il faisait l'amour à Draco et avec un peu de chance son père les surprendrait et comme ça Jonnatan se vengerait de sa semaine de dessert privé. C'était encore mieux que le plan qu'il s'était imaginé avant de parler à Draco.
En attendant, il avait un Draco gémissant et débauché, affalé sur le bureau attendant que Jonnatan le pénètre. Chose qu'il ne tarda pas à faire.
- Wow Draco, à chaque fois que je te pénètre c'est comme si je le faisais pour la première fois, j'adore être en toi… c'est trop bon… hummmmm…
Draco avait fermé les yeux et haletait sans aucune retenue sous les assauts de plus en plus forts du sexe de Jonnatan en lui. De plus la peur d'être surpris, pour Draco et aussi un peu pour Jonnatan (quand même on ne sait pas les représailles de Snape Senior) marchait comme un aphrodisiaque sur eux.
Ils ne tardèrent pas à atteindre la jouissance : Draco les yeux révulsés et la bouche grande ouverte dans un cri silencieux et Jonnatan debout entre les cuisses de Draco tendu comme une arbalète et la tête rejetée en arrière.
Malheureusement, c'est à ce moment-là que la porte s'ouvrit.
Severus Snape, faillit en faire une syncope et sous l'effet de ce qu'il avait sous les yeux, il laissa tomber toutes les fioles qu'il portait. Heureusement que Jonnatan avait encore ses vêtements et qu'il cachait plus ou moins le corps nu de Draco, fut la première pensée de Snape Senior.
Il se rendit compte que ni Draco, ni Jonnatan n'avaient remarqué sa présence. Snape eut un sourire sadique et décida de jouer un peu.
-Hum hum, fit-il d'une petite voix aigue et horriblement agaçante à la manière d'Ombrage.
En l'entendant, Jonnatan faillit bondir au plafond croyant que c'était la véritable Ombrage. Il se retira de Draco et se retourna en remontant à la hâte son pantalon.
- PAPA ! Comment oses-tu faire cette toux, c'est horrible, t'es le pire sadique que la terre ait jamais porté. OMBRAGE ! OMBRAGE ! Tu te rends compte au moins de ce que tu as fait en toussant comme ça, HORRIBLE !
- Dis donc jeune homme et qui t'a donné le droit de me crier dessus surtout après la position dans laquelle je viens de te trouver, dit Snape d'une voix glaciale made in Océan Polaire Arctique.
- Ben quoi, on a d'abord vérifié s'il n'y avait personne et puis on est passé à l'acte, n'est-ce pas Draco ?
Le Draco en question s'était vite rhabillé pendant que Jonnatan parlait et maintenant, rougissant comme une torche enflammée, hocha la tête.
- Tu vois papa, on s'attendait à ce que tu ne rentres pas avant huit heures du soir vu que tu avais une réunion professorale. En fait pourquoi es-tu en avance ? Il n'est que six heures, non ?
- Pour ta gouverne, cher enfant, la réunion n'a pas encore commencé et je suis revenu parce que j'avais oublié un parchemin sur mon bureau. Mais au vu de ce que je viens de voir, je pense que ce bureau la dernière chose qu'il va voir dans sa pauvre vie, ce sont les flammes, avant d'être réduit en cendres. Sans oublier tout ce qui est dessus, bien sûr. Oh et aussi un mois de retenue, chacun, avec moi, je voudrais m'assurer que votre punition sera à la hauteur de votre délit.
- Maismaismaismaismaismaismais…, bégaya Draco.
- Oui, Mr Malfoy ? Vous souhaitez peut-être ajouter quelque chose ?
Le blond baissa la tête. Jonnatan quant à lui se contenta juste de hausser les épaules en disant d'un air blasé,
- Et je suppose que la punition idéale qui est censée être à la hauteur de notre délit, c'est bien sûr récurer des chaudrons qui n'ont pas été lavés depuis au moins deux décennies, avec une brosse à dents, n'est-ce pas ?
- Ah, mon cher fils, tu me connais trop bien, dit Severus d'un air faussement dramatique en levant les yeux au ciel… heu au plafond.
- Que veux-tu, cher papounet adoré, depuis le temps que je fais des retenues avec toi… Tu sais quoi ? Passe-moi tout de suite les papiers pour que je m'inscrive comme abonné ici aussi, comme ça, tu seras sûr qu'au moins une fois par mois je serais là pour une gentille petite retenue, papa.
Un rictus s'afficha sur les lèvres du Maître de Potions.
- Je suis content que tu acceptes un tel arrangement, fils. Et puis vois la logique de la chose : comme ça tu auras tes soirées bien remplies. Si on compte, tu auras entraînement 6 fois par semaine pour ce que tu m'as demandé, je t'ai déjà concocté un planning à ce propos, et plus un soir par semaine retenue avec moi. Tu vois n'est-ce pas merveilleux, on aura l'occasion de se voir pendant toute la semaine.
- Ah d'accord, et qu'en fais-tu de ma vie privée ? Je n'ai pas le droit de passer au moins un soir avec Draco ? Non, il faut absolument que tu me colles une retenue le seul soir de la semaine où je serai libre.
- Mais non, tu auras l'occasion de voir Draco vu que tu feras ta retenue avec lui. Tu vois tout es bien qui finit bien ! s'exclama Snape d'une voix faussement joyeuse.
Jonnatan et Draco grommelèrent puis Draco eut une idée de génie. Il se tourna vers Jonnatan et lui faisant un clin d'œil discret, il dit,
- Dis Jonnatan, en voyant l'attitude de beau-papa, il y a tout de même une question qui me vient à l'esprit. Je me demande comment il se comportera avec ses petits-enfants quand nous aurons des gosses…
Ils entendirent Snape Senior glapir. D'ailleurs sa réaction ne tarda pas.
- Quoiiiiiiii ?! fit-il d'une voix étranglée.
Jonnatan, comprenant le jeu de son cher et tendre, ne tint pas compte de la réaction de son père, et fit mine de réfléchir.
- En fait, mon amour, je pense que quand nous aurons des enfants, nous irons habiter en plein milieu d'un désert australien comme ça on sera sûrs que nos enfants seront à l'abri de sa … heu… sévérité.
Draco fit une moue déplorée et secoua douloureusement la tête.
- Oui, je crains que jamais nos enfants ne connaîtront leur grand-père du côté paternel. Cependant ils auront toujours ma mère, non ? Oh je ne parle même pas de mon père, avec un peu de chance il croupira en prison à ce moment-là…
- Oui c'est vraiment dommage, nos enfants ne connaîtront aucun de leurs grands-pères… eh mais ça me fait penser, tu crois qu'on pourra demander à Dumby de devenir leur arrière-grand-père ?
- Dites ho, intervint Severus alors que Draco allait répliquer, je vous jure que vous avez intérêt à ce que je connaisse mes petits-enfants quand ils naîtront, sinon gare à vos fesses, mouahahahahahaha !
Jonnatan et Draco levèrent un sourcil, puis Snape Junior demanda,
- Heu papa ? Quand tu viens de rire comme ça, on était censés avoir peur ? Parce que tu sais tu n'étais pas très terrifiant là, c'est à peine si tu aurais fait peur à un moustique avec une troche pareille…
- Non mais vous allez arrêter oui ? Je vous préviens, vous avez intérêt à ce que mes futurs petits-enfants me connaissent.
- Là tu te répètes, p'pa.
Un silence passa. Puis…
- Oh et puis zut, vous avez gagné, je lève votre retenue, mais si je vous y reprends encore une fois à faire des cochonneries dans des lieux insolites, c'est toute de suite chez le directeur, que je vous envoie. C'est bien compris ?
- Dis Draco, tu crois que ça ferait quoi, si on faisait l'amour sur le bureau du dirlo devant tous les portraits des anciens, honorables et vertueux directeurs de Poudlard ?
Draco sembla réfléchir.
- Ouuuuuuu, ça m'excite déjà rien que d'y penser.
- Maismaismaismais… vous n'allez tout de même pas le faire ? bégaya le pauvre Maître de Potions.
Il était clair qu'il ne contrôlait plus rien face à ces deux démons manipulateurs.
- On va se gêner tiens, merci pour l'idée p'pa. A demain pour mon entraînement.
Et les deux zigotos sortirent de la classe en courant, laissant un Snape anéanti derrière eux.
- Par Merlin, je vais finir par devenir fou, avec ces deux-là. Comme si Jonnatan seul ne suffisait pas, maintenant Draco aussi s'y est mis.
« Tiens tu recommences à parler seul ? », lui demanda sa petite voix.
« OH NON HEIN, TOI LA PETITE VOIX TU TE BARRES VITE FAIT DE MA TÊTE, J'EN AI MARRE. J'AI ASSEZ DE PROBLEMES COMME ÇA SANS ME CASSER LA TÊTE EN ME DEMANDANT SI JE SUIS SCHIZO OU PAS. »
Sur le seuil de la porte laissée entrouverte, le professeur McGonagall regardait Snape d'un air étrange. Elle s'approcha doucement du Maître de Potions.
- Venez Severus, je vous emmène à l'infirmerie. Si vous, vous vous mettez à parler tout seul, ça veut dire que vous devez être dans un état de fatigue extrême, lui dit-elle d'une voix compatissante. Allez venez, je suis sûre que Pompom a quelque chose pour remédier à votre cas.
- La seule chose qui pourrait remédier à mon cas ce serait un changement de fils, mais malheureusement c'est impossible. Et le pire c'est que j'en suis arrivé à l'aimer ce gosse. Vous vous rendez compte, il me fait les pires bêtises avec les neuf dixièmes du temps moi comme cible et pourtant c'est mon gosse et je… l'aime. Je ne sais même pas comment ça m'est tombé dessus, moi qui croyais être incapable d'aimer depuis la mort de Lily.
- Oui je vous comprends Severus, c'est normal, c'est votre chair, c'est votre sang qui coule dans ses veines. Imaginez c'est un bout de vous qui est en Jonnatan et malheureusement il a aussi le sale caractère de son père, dit McGo.
- Eh je ne vous permets pas, j'ai très bon caractère, mouaaa, dit Snape en lui tirant la langue.
En voyant le geste très mature de Snape, McGo accéléra le pas en se disant que Snape n'était vraiment pas dans son état normal s'il se mettait à agir comme un gamin. Qui sait, peut-être que son fils déteignait sur lui ?
TBC
Et voilàààààà, encore un chapitre de posté. Alors, alors, ça vous a plu ? Qu'avez-vous pensé de la punition de Severus ? Et du comportement de deux tourtereaux ? Est-ce que vous avez aimé la petite voix ? Mais surtout, avez-vous été traumatisés par la scène entre Lucius et Voldemort ? Mouahahahahahah, je sais, je suis sadique, mais vous m'aimez quand même, hein ? Et puis surtout, vous devez me laisser en vie pour connaître la suite… *grand sourire colgate*
Bisous bisous et à bientôt,
NdM
