Alors, je fais encore une annonce pour vous prévenir qu'il y aura un LEMON dans ce chapitre aussi. Donc, prenez garde, hahaha !
Chapitre 15
Bouleversements
Jonnatan ouvrit et ferma les yeux plusieurs fois. Il déposa le menu et se frotta les yeux, puis il reprit le menu et le regarda à nouveau. Rien n'avait changé. Il leva la tête vers Draco qui le regardait d'un air narquois.
- Draco c'est moi qui rêve ou le menu n'a rien d'ordinaire ?
- Tu ne rêves pas, dit tranquillement le blond.
- Mais Draco dans quel genre de restaurant tu m'as amené ? Tu te rends bien compte que le menu c'est… c'est…
- C'est le Kama Sutra en amélioré, oui je le sais, dit Draco en lui présentant un sourire angélique.
-Donc si je commende une position, ils vont m'apporter quoi ?
- Ils ne vont rien t'apporter.
- Ben alors à quoi ça sert ?
- Non juste la table va se transformer et prendre toutes les dispositions nécessaires pour que tu puisses essayer la position dans le confort le plus absolu. Avec en prime une intimité totale et tous les instruments que tu veux à ta disposition.
- Hum, je ne t'aurais jamais imaginé si pervers, Draco, mais j'avoue que ça me plaît beaucoup et en plus ça m'excite comme pas possible. C'est la meilleure Saint-Valentin que je vais passer quoique au niveau romantisme on peut en discuter, dit Jonnatan avec de l'amusement dans la voix.
- Tu rigoles, j'espère ! Le romantisme c'est pour les Poufsouffle, la débauche pour les Serpentards, dit Draco d'un air presqu'indigné.
Jonnatan éclata de rire et se pencha pour embrasser Draco.
Une fois le baiser fini, Draco se redressa et lui dit,
- Alors comme cadeau de Saint-Valentin, tu as le droit de choisir trois positions que je me ferai un plaisir de tester avec toi… oh et Jonnatan choisis quelque chose de plus innovant, je ne veux pas refaire ici ce qu'on a déjà fait dans notre chambre.
Le brun prit à nouveau le menu et regarda pendant un long moment. Il semblait hésiter entre plusieurs positions. Finalement, il releva la tête.
- J'ai choisi la chaise magique, le grand écart et la culbute.
Draco haussa un sourcil.
-Décidément tu dois être en forme pour choisir parmi les positions les plus sportives. Heureusement pour toi que je suis vraiment souple. Bon, tu veux commencer par laquelle, demanda-t-il.
- Hum, allez on entame par le grand écart, ensuite on fait la chaise magique pour terminer avec la culbute.
- Je ne sais pas pourquoi, mais je savais que tu allais choisir cet ordre, dit Draco alors que le décor autour d'eux commençait déjà à changer.
Ils se retrouvèrent dans une pièce circulaire avec des rideaux rouges et miroirs partout sur les murs. Leurs vêtements disparurent comme par enchantement pour les laisser nus face à face. S'il n'avait pas eu peur que Draco l'étripe, Jonnatan aurait presque rigolé de la soudaineté avec laquelle tout se plaça autour d'eux. Il se serait presque attendu qu'une serveuse entre à cet instant pour leur proposer en plus un rafraîchissement avant de commencer les festivités.
Le brun faillit vraiment éclater de rire à cette pensée, mais il se retint et au lieu de ça, il s'avança et embrassa Draco à pleine bouche, comme si rien qu'en l'embrassant il voulait le dévorer en entier. Le blond avait dit qu'il ne voulait pas de romantisme ? Eh bien, le brun allait le faire grimper aux rideaux dans la débauche la plus pure. Draco gémit sous l'assaut et se colla le plus fermement qu'il put à Jonnatan qui en profita pour faire glisser ses mains le long de son corps d'albâtre.
Quand ils se détachèrent, Jonnatan s'approcha des deux chaises qui étaient mises l'une à côté de l'autre séparées par quelques dizaines de centimètres. Elles semblaient avoir été clouées au sol de manière à ne pas bouger pendant l'acte.
- Place chaque jambe sur une chaise, dit Jonnatan dans un souffle.
A sa grande surprise, il vit les joues de Draco se colorer, mais ce dernier obtempéra ce qui fit qu'il se retrouva avec les jambes largement écartées et Jonnatan eut même droit à une vue imprenable sur sa croupe et l'arrière de ses testicules.
N'y tenant plus, Jonnatan s'avança et s'agenouilla derrière Draco. Ce dernier essayait de tourner la tête pour voir ce que le brun allait faire, mais rien ne l'avait préparé à la sensation de la langue de ce dernier sur son petit trou. Il lui sembla que toutes ses terminaisons nerveuses se dirigeaient d'un seul coup vers ce seul point qui se faisait lécher par une langue indécente. Inconsciemment, trop pris dans le tourbillon du plaisir, Draco commença à tanguer des hanches, présentant de plus en plus sa croupe à cette bouche qui le dévorait.
Les gémissements de Draco allaient croissant, et il ne put que hurler en sentant une main venir en même temps taquiner sa verge tendue. Les larmes coulaient de ses yeux sans qu'il ne s'en rende compte.
Finalement, au bout de longues et tortueuses minutes, tout sembla s'arrêter complètement, et le brun se retira. La respiration saccadée, Draco essayait de reprendre son souffle, et Jonnatan pouvait voir les bords de son anus se contracter comme à la recherche d'un contact qu'il venait de perdre. Il se pencha vers son blond et lui embrassa voluptueusement l'oreille.
- Respire un grand coup, lui souffla le brun.
Et sans autre lubrification que la salive de sa langue, il le pénétra. Draco hurla à nouveau, la douleur et le plaisir se mélangeant dans son corps, embrumant son esprit, et le laissant marionnette aux mains de Jonnatan. Enfin presque… Le brun essayait de rester immobile le temps que Draco s'habitue, mais le blond n'était pas de cet avis et le lui fit savoir… à sa manière.
- Jonnatan je te jure que si tu t'arrêtes encore une fois je te ferai regretter d'être né, gémit-il quelque peu pitoyablement.
Snape Junior eut un sourire moqueur.
- A vos ordres, Votre Altesse, dit-il et se mit à bouger lentement, voluptueusement de façon à ce que chaque frottement soit exacerbé.
Ils étaient tous les deux depuis longtemps en sueur et Draco s'accrochait aux dossiers des deux chaises comme si ça vie en dépendait tandis que les mouvements de Jonnatan devenaient de plus en plus forts et de plus en plus violents tout en gardant leurs intensité, ce qui faisait hurler Draco comme pas permis.
Ce dernier ne savait plus où se mettre, ses jambes tremblaient, mais il continuait à les maintenir parce que si jamais il se laissait tomber, il savait que Jonnatan se retirerait, et c'était la dernière chose qu'il voulait. Sa position le laissait totalement ouvert pour le brun qui allait de plus en plus profond. En même temps, il lui caressait la verge et sa bouche lui mordillait le lobe de l'oreille.
- Jo-Jon-na-atan j-je v-vai-ais v-ven-ni-ir, haleta Draco en sentant déjà les contractions dans son ventre.
En entendant cela, le brun accéléra encore son rythme et ses coups redoublèrent de vigueur. Quelques secondes plus tard, ils venaient tous les deux dans un long hurlement animal en criant le nom de l'autre.
Ses jambes le lâchant, car l'air de rien il était en position de grand écart en équilibre sur deux chaises écartées, Draco partit vers l'arrière et s'écroula sur Jonnatan qui à son tour tomba par terre. Ils restèrent allongés ainsi durant de longues minutes à essayer de reprendre leurs respirations erratiques.
- Wow ! finit par dire le brun.
Draco eut un sourire suffisant.
- Tu crois quoi ? C'était merveilleux parce que c'était avec moi !
Le blond sentit le ventre de l'autre tressauter tandis que le brun riait.
- Et puis-je savoir pourquoi est-ce que tu te moques de moi, Môssieur Mon-Petit-Ami-Qui-Vient-De-Prendre-Un-Pied-Royal ?
Le rire de Jonnatan redoubla et il réussit à articuler,
- Ta modestie m'étonnera toujours, mon amour.
- Grrrrrrrrrrr, combien de fois je t'ai dit de ne pas me donner des surnoms aussi ridicules et remplis de niaiseries sentimentales.
- Une fois de plus à chaque fois, bébé.
Outré Draco se détacha de Jonnatan et le regarda de haut, enfin essaya ce qui était difficile de par sa position couchée, tandis que ce dernier restait couché dos contre le sol.
- Arrête de te moquer de moi, dit le blond d'un air menaçant.
- Moi ? Me moquer de toi ? J'oserais pas ! s'exclama Jonnatan en ayant l'air d'un parfait petit ange.
- Combien de fois devrais-je te dire que ton air de petit ange innocent ne marche pas avec moi et encore moins après que tu viennes de te débaucher ainsi ?
Jonnatan eut une moue boudeuse qui se transforma vite en sourire carnassier.
- Alors tu es prêt pour la chaise magique ?
Draco n'eut même pas le temps de répondre que Jonnatan se jetait déjà sur lui.
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- Severus mon garçon, je pense que dorénavant tu devrais faire encore plus attention que d'habitude. Comme tu le sais, j'ai un autre espion parmi les Mangemorts et cette personne m'a dit que depuis quelques temps, Voldemort soupçonnait des fuites. Et toi et moi savons qu'il n'est pas tendre envers les traîtres, dit Dumbledore pour une fois un peu sérieux.
- Vous pensez qu'il me soupçonne, Albus ? demanda le Maître de Potions.
- Je ne sais pas mais fais attention quand même. A ta place je prendrais des précautions. N'oublie pas que maintenant, tu as un fils qui t'attend ici. Et je peux t'assurer que ça le dévasterait, si par malheur il t'arrivait quelque chose. Voldemort peut se montrer très sournois. Même si tu es un espion aguerri, aies toujours un plan B, voire un plan C, pour t'échapper si les choses tournent mal.
- Vous pensez réellement qu'il m'attaquera ?
- Comme je te l'ai dit, je n'ai aucune certitude. Je te demande juste de rester vigilent, un homme averti en vaut deux. Je connais Tom, il est très rusé, même s'il sait que tu le trahis, il est capable de t'utiliser jusqu'au bout avant de te tuer comme si tu n'étais rien d'autre qu'un pion à usage unique sur son échiquier.
Severus eut un reniflement méprisant, l'ai de dire « pour qui est-ce que vous me prenez, moi, me faire utiliser, pffff, c'est n'importe quoi ». Le directeur eut un sourire amusé en voyant la fierté un tantinet mal placée de cet homme qu'il considérait comme un fils. Il décida de jouer un peu avec lui, pour relâcher la tension dans l'atmosphère.
- Tu sais Severus, il n'y a pas que Jonnatan qui serait dévasté si jamais il t'arrivait malheur. Je t'aime vraiment beaucoup…
Le Severus en question leva un sourcil avec l'air de se demander ce qui s'est passait encore dans la boite crânienne du barbu. Mais le barbu en question, faisant semblant de ne rien avoir remarqué, continua avec tout le sérieux qu'il put.
- Si jamais j'avais eu un fils, j'aurais sincèrement aimé qu'il soit comme toi.
Ne s'y attendant absolument pas, Severus laissa échapper un couinement pas très masculin avant de s'effondrer dans le fauteuil le plus proche de lui en regardant Dumbeldore avec les yeux lui sortant des orbites.
- P-pardon ?
Sur ce coup Albus était très fier, il devait être la première personne à avoir pu déstabiliser l'imperturbable Maître de Potions.
- Bon je sais Severus que tu n'es pas du genre sentimental, mais je voulais simplement te le faire savoir.
- Et pourquoi l'avez-vous décidé justement à CE moment-là et pas à un autre ? dit le concerné sarcastiquement à nouveau maître de lui.
- Voyons, Severus, comme le dit un dicton Moldu : mieux vaut tard que jamais, non ?
- Ah parce que vous vouliez me le dire plus tôt ? Non en fait en vous posant la question, je me demandais pourquoi n'aviez-vous pas attendu hum… disons quelques siècles voire millénaires en plus avant de vous décider à me faire cette déclaration.
- Ho ho ho, que tu es un plaisantin Severus, gloussa Dumby.
Puis après un silence il proposa,
- Veux-tu venir avec moi aux cuisines, Severus ?
Ce dernier lui jeta un regard suspicieux en demandant d'une voix neutre,
- Pour quelle raison ?
- Il se trouve que récemment Dobby a inventé un gâteau qu'il a nommé Lemondor, et cela a la forme d'un citron géant en pâte avec à l'intérieur fourré de crème au citron. Je t'assure que tu mangerais tes doigts avec, tellement c'est délicieux !
Mais tout à fait à l'opposé, Snape prit une moue écœurée alors que son visage devenait verdâtre.
- Non merci, Albus, je crois que je suis trop jeune pour devenir diabétique et vous devriez faire attention aussi.
- Oooooh, serait-ce de l'inquiétude que j'entends dans ta voix, cher Severus ?
Snape soupira et se dirigea vers la porte. Juste avant de sortir, il dit,
- Seulement dans vos rêves, Albus et comme la majorité du temps vos rêves deviennent réalité…
Et il sortit en laissant sa phrase en suspens alors que le directeur le plus farfelu de toute l'histoire de l'école de Sorcellerie Poudlard faisait la danse des indiens dans sa tête en lançant le poing en l'air, l'air de dire : YES ! J'ai réussi !
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Plusieurs heures plus tard dans les cachots.
Snape Senior venait de terminer de corriger sa dernière pile de copies en soupirant et se demandant si un jour il arriverait à faire entrer quelque chose dans la caboche de ces cornichons qui lui servaient d'élèves. Bref, il se préparait à aller prendre un bain pour détendre ses muscles endoloris quand sa marque le brûla.
Il grimaça et soupira encore une fois en se disant que ce ne serait pas encore aujourd'hui qu'il pourrait passer une nuit tranquille. « Et pas de bain bien chaud, non plus », ajouta-t-il en pensée.
Il prit la peine d'écrire un message à Albus pour le prévenir qu'il s'en allait, puis saisissant sa cape, il sortit de ses quartiers en se dirigeant vers le portail de Poudlard.
Quand il transplana au quartier général de Voldemort, il n'y avait personne en vue ce qui était très étrange. Fronçant les sourcils, le Maître de Potions s'avança précautionneusement tout en mettant sa main dans la poche où se trouvait sa baguette.
C'était calme, trop calme. Le genre de calme avant la tempête. Le genre de calme qui vous indique que votre dernière heure est arrivée. Le genre de calme qui vous refile des frissons dans le dos. Le genre de calme qui vous glace le sang. Le genre de calme qui… bon, on a compris.
Quand il arriva au manoir après avoir traversé tout le terrain de transplanage, Severus poussa la porte qui s'ouvrit dans un grincement sinistre. Il commençait à devenir un peu inquiet. Tout ce silence et ce calme n'étaient pas communs. D'habitude invariablement à peine après avoir transplané, il croisait un ou deux Mangemorts qui étaient de garde.
Arrivé devant les portes de la salle du trône, il entra pour se retrouver encerclé par tous les Mangemorts au complet. Il se sentit soulevé et jeté sans ménagement aux pieds de Voldy.
- Bien bien bien, cher Severus. On n'attendait que toi pour commencer les festivités, siffla le Lord Noir de pacotille qui était quand même pour l'instant assez terrifiant.
Snape leva lentement les yeux sur Voldemort pour voir que ce dernier le regardait d'un air glacial et jubilant de sadisme en tenant sa baguette prête à jeter un sort.
- Je peux dès à présent t'affirmer que j'ai déjà envoyé, par pure bonté d'âme, mon vautour porter une lettre à ce cher Albus pour le prévenir que dorénavant… il devrait se trouver un nouveau Maître de Potions. Il nous est clair à tous ici présents que tu vas mourir ce soir dans d'atroces souffrances. Il se trouve que… notre cher Macnair a découvert une information intéressante selon laquelle tu serais un espion à la solde de ce vieux fou, et il s'est précipité pour m'annoncer la nouvelle en bon toutou qu'il est.
- Maître, je peux vous assurer que quelle que ce soit l'information qu'il ait trouvée, elle ne peut qu'être erronée. Je suis votre fidèle et dévoué serviteur, dit Severus en se mettant à genoux.
- Aaaah, mon cher Severus, si seulement tu avais utilisé cette langue si douée pour notre cause… Mais non, il a fallu que tu ailles lécher les bottes de l'autre vieux sac d'os, qui a déjà pratiquement un pied dans la tombe.
- Maître…
- Ça suffit ! le coupa Voldemort. Ce que m'a rapporté Macnair n'a fait que confirmer ce que je soupçonnais déjà depuis un certain moment.
Comprenant qu'il était grillé, Snape le fixa d'un air haineux, mais le Seigneur des Ténèbres se contenta de lancer un ricanement cruel accompagné d'un Endoloris. Severus hurla de douleur, c'était comme si chaque muscle, chaque centimètre carré de son corps était soumis à une torture insoutenable. Il entendait tous les Mangemorts rire et leurs yeux brillaient d'une lueur sadique derrière leurs cagoules.
- Ça fait mal, n'est ce pas Severus ? chantonna le Lord Noir. Imagine alors la douleur que m'a causée ta déception… Tu m'as déçu, Severus… Tellement déçu… Il est maintenant temps d'en payer le prix.
« C'est bon, calme-toi, Severus, résiste jusqu'à ce qu'ils te jettent dans les cachots, après tu pourras t'enfuir », pensa le Maître de Potions.
« Oui, mais il faudrait d'abord qu'ils te jettent dans les cachots sans t'avada kedavriser les fesses », intervint amèrement sa petite voix intérieure.
« Tiens, t'v'là toi. Je croyais que tu étais partie en vacances… »
« Et rater un tel spectacle ? Tu rigoles, j'espère ! »
« Ravi que ma douleur te procure un tel divertissement », fit Severus d'un air sarcastique.
« Oui oui, c'est ça. Alors, comment va-tu faire pour sortir d'ici sans voire la lumière d'une couleur verte ? »
« Je vais le supplier de me tuer d'un air de grand espoir, et lui il va faire tout le contraire, tu verras » répondit-il en pensée à sa petite voix.
« Tiens, tu ne te plains plus de tendances schizophréniques ? » dit moqueusement sa petite voix pour alléger un peu la tension présente dans le corps du Maître de Potions.
- Chers Mangemorts !
La voix de Voldemort résonna dans toute la salle et le silence se fit immédiatement.
- Maintenant, vous allez assister à la leçon que reçoit un traître.
« Sérieux, est-ce qu'il s'entend parler des fois, cet âne mal luné ? », ne put s'empêcher de penser Severus.
« A moi avis, il doit juste aimer entendre le son de sa propre voix », lui répondit immédiatement sa petit voix.
Voldemort se tourna à nouveau vers le potionniste.
- Alors, Severus, que ressens-tu en sachant que tu vas mourir ?
Le concerné leva la tête avec impertinence et plantant ses yeux noirs comme les Ténèbres dans ceux rouges sang de Voldemort, il répondit avec tout le mépris qu'il put. Le professeur de potions tant haï par des générations d'élèves était de retour.
- C'est la meilleure nouvelle que j'ai entendue de toute ma vie. Ça me transporte de joie de savoir que moi je vais mourir et être en paix pour l'éternité tandis que vous, misérable assoiffé de pouvoir, tenterez de vous accrocher à votre existence abjecte et abominable pour une soi-disant vie éternelle. Et quant aux Mangemorts, aucun ne se rend compte que vous les manipulez comme de simples marionnettes dont vous vous fichez éperdument du sort une fois utilisées. Pour quelqu'un qui prêche pour une soi-disant pureté de sang, Tom, vous êtes bien hypocrite alors que vous savez vous-même que votre père était un Moldu ! termina-t-il d'un ton hargneux.
Cette fois-ci, on aurait pu entendre une mouche voler dans la salle alors que Voldemort de rage lança un puissant sort d'écartèlement à Severus dont la voix se cassa tellement il hurla fort.
- Sache, misérable vermine, que jamais personne ne m'a défié et encore moins insulté. Puisque tu tiens tellement à mourir, je me verrai dans l'obligation de ne pas accéder à ton vœu. Par contre c'est avec une pure joie que je te torturerai jusqu'à ce que tu en oublies même comment tu t'appelles, jusqu'à ce qu'ils t'ajoutent un lit à côté de celui des Londubat.
A cette mention, Bellatrix caqueta dans son coin.
- Je croyais que c'était dans la jouissance qu'on oubliait comment on s'appelait ?
Severus étant égal à lui-même, ne laissa transparaître aucune émotion à part un mépris sans nom chose qui rendit le Lord encore plus furieux. Mais Snape décida d'en rajouter d'une couche en disant
- Eloigne-toi de moi, Jedusor, tu pues de la bouche et ton haleine tuerait un troll à un kilomètre de toi.
« Décidément, je crois que Jonnatan a trop déteint sur moi », pensa-t-il.
Il y eut quelques gloussements discrets parmi les Mangemorts qui admiraient secrètement le courage de Snape alors qu'il savait qu'il allait se faire torturer de la pire des manières.
- Tu ne serais pas suicidaire, par le plus grand des hasards, Snape ? demanda Voldychou.
- Tom, va te faire soigner, je crois que tu deviens amnésique, dit Snape.
- Ah oui et qu'est-ce qui te fait dire ça ? demanda le Lord noir d'une voix doucereuse.
- Ben parce que… CA FAIT UNE BONNE DIZAINE DE MINUTES QUE JE T'AI DEMANDE DE ME TUER ET TOI TU ME DEMANDES COMME UN CON SI JE SUIS SUICIDAIRE… voilà ce qui me fait dire ça, termina Snape avec un grand sourire sadique allant d'une oreille à l'autre, malgré la douleur qui le traversait dans tout le corps.
- Tant d'impertinence, siffla Voldychou.
- Vous me trouvez impertinent ? Alors je vous plains le jour où vous vous trouverez face à mon fils !
- Ça suffit, le bavardages, dit Voldemort ne trouvant rien d'autre à dire, maintenant on va passer aux choses sérieuses.
- Je croyais qu'on y était déjà passés, répliqua immédiatement Severus et lui tira la langue comme un gamin capricieux ce qui fit éclater de rire tous les Mangemorts.
- LA FERME ! ENDOLORIS ! ENDOLORIS ! ENDOLORIS !
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Albus Dumbeldore était assis à son bureau quand il entendit un toc toc à sa vitre. En ouvrant la fenêtre, il faillit se faire éborgner par le vautour qui s'engouffra dans la pièce. L'oiseau de malheur alla se percher sur le dossier d'une chaise et tendit avec une certaine mauvaise foi et un dédain visible sa patte au directeur pour que ce dernier puisse prendre la lettre qui y était attachée.
Laissant l'oiseau s'envoler à nouveau par la fenêtre, le directeur de la très célèbre Ecole de Sorcellerie Poudlard ouvrit le parchemin. Dedans il n'y avait qu'une phrase mais elle lui glaça le sang. Tout ce qu'il trouva à dire c'est,
- Pauvre Jonnatan, il ne méritait pas ça.
La feuille de parchemin tomba de sa main et on pouvait y voir écrit en lettres de sang,
Ce que j'aime chez le Survivant, c'est que je lui prends tous ceux qu'il aime.
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Severus Snape se sentit être jeté sans douceur sur un sol dur et crasseux. Il sentit avec une grimace des ossements gisant sur le sol craquer sous son poids, ou peut-être que c'étaient ses propres os.
Quand il entendit la porte claquer, le maître de potions qui était salement amoché, se redressa péniblement et resta assis pendant plusieurs minutes à essayer de retrouver son souffle son coté droit le lançant sérieusement. Il devait avoir un poumon perforé vu la difficulté qu'il avait à respirer. Et ses deux jambes étaient en miettes, il se demandait même s'il arriverait un jour à remarcher. De plus, il sentait sa peau se détacher à plusieurs endroits. Il avait tellement mal qu'à chaque instant il se sentait tomber dans l'inconscience à cause de la douleur. Mais, il serra les dents. Il lui fallait absolument sortir de là, après il pourrait roupiller autant qu'il voulait. Finalement, il plongea sa main dans ses robes et toucha l'un des boutons qui fermait sa rober en chuchotant,
- Jonnatan.
Le prénom de son fils activa le Portoloin que se trouvait être le bouton et Severus Snape disparut de ce morbide cachot pour réapparaître dans la Cabane Hurlante. Il eut juste le temps d'avoir un soupir de soulagement avant que l'obscurité ne l'enveloppe.
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- Merde Draco, si jamais on se fait attraper on est dans la mouise jusqu'au cou, chuchota Jonnatan alors qu'ils avançaient le long des rues silencieuses de Pré-au-Lard.
En effet, emportés par leurs parties de jambes en l'air dans ce restaurant vraiment spécial, ils avaient complètement oublié l'heure, ce qui faisait qu'ils se retrouvaient à minuit en train de marcher comme deux paumés dans le village.
- Heureusement qu'il y a le passage secret allant de la Cabane Hurlante jusqu'au parc de Poudlard, sinon on aurait vraiment été mal barrés, continua Jonnatan alors que Draco grimaçait pour la énième fois.
- C'est bon Jonnatan, tu as fini de te plaindre, oui ? On dirait une fille qui a ses règles, s'exclama-t-il exaspéré.
- Hé, je ne te permets pas, ok ? Et je ne me plains pas, je constate juste les faits, nuance.
- Et tu ne peux pas constater ces faits dans ta tête, par le plus grand des hasards ?
Snape Jr secoua la tête.
- Non parce que parler à voix haute ou plutôt chuchoter me permet de ne pas écouter le silence inquiétant qui nous entoure et de ne pas paniquer.
Draco eut un sourire moqueur en disant sarcastiquement,
- Pfff, femmelette va !
- Je t'en ficherais des femmelettes moi, c'est la deuxième fois dans l'espace de moins de 5 minutes que tu me traites de fille. Si tu le redis encore une fois je te promets que je te ressors mon histoire de grève de sexe et je t'assure que tu rigoleras moins une fois que je l'aurais mis à exécution.
En entendant les mots « grève de sexe », Draco avait tout de suite pâli et son sourire en coin envolé en fumée alors qu'il lançait un regard désespéré à Jonnatan qui ricana.
- Arrête de te marrer comme un idiot et je te signale que si tu fais grève de sexe, toi aussi tu vas devoir mettre une ceinture de chasteté vu que tu seras privé de mon corps sublime, dit le blond avec un air suffisant.
- Moui si tu le dis, dit le brun et il continua son chemin laissant le blond figé en plein milieu de la rue.
« Cinq, quatre, trois, deux, un… TOP », pensa Jonnatan dans sa tête.
- JONNATAN SEVERUS SNAPE REVIENS TOUT DE SUITE ICI ET EXPLIQUE-MOI CE QUE TU VOULAIS DIRE… MAINTENANT !
« Qu'est-ce que je disais ? Si prévisible. »
Extérieurement, imperturbable, Jonnatan continua son chemin come s'il n'avait rien entendu. Tout d'un coup il sentit quelqu'un se jeter sur lui. Ne s'y attendant pas, il perdit l'équilibre et ils tombèrent par terre.
- OUCH, fut le son qui sortit de la bouche du Survivant à son contact avec le sol.
- Bien fait ! Ça t'apprendra à me parler comme ça, dit Draco d'une voix faussement méprisante assis à califourchon sur lui.
Voyant cette position, Jonnatan décida de le taquiner.
- Alors, beau blond, t'en as pas eu assez ? Tu en veux encore ? Je croyais que ton derrière était douloureux…
Les joues de Draco rosirent légèrement alors qu'il sifflait,
- Tu me le payeras Snape, je te le jure… surtout que je sais que je viens de rougir et que ça ne me va pas du tout.
Snape Junior fut pris d'un fou rire. Draco croisa ses bras et fit semblant de bouder. Jonnatan le trouva tellement mignon à ce moment-là qu'il ne put empêcher ses yeux de briller de tendresse, chose que Draco ne manqua pas de remarquer. Lui jetant un regard suspicieux, le blond lui demanda,
- Ne me dis pas que tu es encore en train de penser que je suis mignon ?
Son petit ami hocha la tête avec enthousiasme.
- Combien de fois faudrait-il que je te répète que les Malfoy ne sont PAS mignons ? Beaux, canons, à tomber par terre, séducteurs et tout ce que tu veux mais JAMAIS mignons, siffla Draco en se penchant vers le visage de Jonnatan comme pour bien le lui faire entrer dans la tête.
Mais le concerné haussa les épaules et se contenta de dire d'un air nonchalant,
- Bon tu te lèves Draco de sur moi ? Parce que tu sais l'air de rien tu pèses quand même…
Draco allait coller son poing dans la tronche de Jonnatan lorsqu'il eut ZEU illumination : Jonnatan se fichait de lui et s'amusait à le provoquer. Et après ça, on s'étonnait encore qu'on faisait des blagues sur les blonds.
- Alors comme ça je suis tellement amusant ? dit le fils Malfoy d'une voix dangereuse.
Jonnatan comprenant l'imminence du danger se releva rapidement envoyant au passage Draco, qui était assis sur lui, bouler quelques centimètres plus loin. Il se mit à courir très vite poursuivi par un blondinet furieux qui après s'être relevé lui courait derrière en l'insultant de tous les noms.
Tout en courant, Jonnatan se retourna et dit d'un air moqueur,
- Je croyais que les Malfoys n'étaient jamais vulgaires…
Et il se mit à rire alors que de rage Draco accélérait le rythme. Bon, en même temps il ne pouvait pas non plus courir très vite avec son derrière douloureux. A vrai dire pour comprendre comment courait Draco, il suffirait d'imaginer un canard essayant de courir en se dandinant… ouais, pas très glorieux pour le blond. Et Jonnatan n'était pas méchant au point de se moquer de ça, surtout que c'était à cause de lui que Draco était comme ça.
Le brun finit par arriver devant la porte de la Cabane Hurlante et Draco le rejoignit quelques secondes plus tard.
- Tiens tu ne veux plus me tuer ? demanda Snape Junior sarcastiquement.
- Trop… es… essoufflé p-pour ça, fit le blond haletant.
- Tut tut tut, mon pauvre Draco tu n'est pas très sportif tu sais ça ? Alohomora, fit-il en se tournant vers la porte de la Cabane pour ouvrir le verrou.
- Ah pourtant ce n'était pas ce que tu disais quelques heures plus tôt avec les positions que tu avais choisies…
- Hum hum, fit tout ce que dit Jonnatan.
- Hoho, aurais-je réussi à fermer le clapet du Survivant? demanda moqueusement Draco.
Pour toute réponse, Jonnatan entra et lui claqua la porte au nez. En riant, Draco allait entrer à son tour lorsqu'il entendit le cri horrifié de Jonnatan. Il ouvrit la porte et se précipita à l'intérieur pour trouver son petit ami accroupi à côté de son père qui paraissait dans un sale état.
- PAPA ! cria Jonnatan en secouant le corps inerte couché par terre.
Puis se tournant vers Draco, il dit avec une voix où l'angoisse se percevait nettement,
- Draco, s'il te plaît prends le passage secret derrière ce mur et va à Poudlard avertir Dumbledore.
Sans rien dire, le blond hocha la tête et se précipita hors de la pièce. Il n'arrêta pas de courir tout le long du passage, ayant oublié sa douleur sous l'effet de l'adrénaline. Au bout de 10 interminables minutes, il arriva au bout du passage. Le blond s'empressa d'immobiliser le Saule Cogneur et sans un regard pour tout ce qui l'entourait il courut vers la gargouille et… c'est là qu'il se rendit compte qu'il ne connaissait pas le mot de passe.
Enervé Draco lança un juron qui aurait fait rougir un voyou lui-même et…
- Monsieur Malfoy, dit froidement la voix de McGonagall, votre langage s'il vous plaît !
- PROFESSEUR MCGONAGALL ! S'il vous plaît quel est le mot de passe, c'est important ! Je dois tout de suite voir le professeur Dumbledore !
Draco vit la professeure de Métamorphose froncer les sourcils, mais elle s'avança tout de même vers la gargouille.
- Lemon au citron, prononça-t-elle.
Draco leva un sourcil en l'entendant et se demanda si le dirlo n'était pas en train de perdre la boule, même ses mots de passe ne voulaient plus rien dire. Enfin il ne s'appesantit pas là-dessus et à peine la gargouille ouverte il se précipita dans l'escalier et entra dans le bureau sans toquer.
- Professeur Dumbledore !
Soudain il stoppa net devant la vision qui s'offrait devant lui et faillit même en gerber. En effet le noble directeur de l'Ecole de Sorcellerie Poudlard était en train de se couper les poils du nez. En voyant Draco et McGo sur ses talons, il rangea tout en un clin d'œil et demanda d'un air dégagé,
- Que puis-je faire pour toi Draco ?
- HEIN ?... Oh… Ah oui, Jonnatan et moi avons trouvé le professeur Snape très mal en point dans la Cabane Hurlante.
McGonagall poussa un cri horrifié alors que Bubus pâlit brusquement. Deux secondes plus tard, il se trouvait devant Draco et lui tendait la main.
- Touche ma main Draco, nous allons transplaner.
- Mais je croyais qu'il était impossible de transplaner dans l'enceinte de Poudlard !
- En être le directeur a ses privilèges, dit Dumbledore puis se tournant vers le professeur de métamorphose il ajouta, Minerva, allez réveiller Pompom, je pense que ses services seront grandement requis.
Quand ils apparurent dans la cabane, ils trouvèrent Jonnatan agenouillé près du corps inerte de son père. Dumbledore lui posa plusieurs questions, et malgré les larmes qui coulaient sur ses joues, Jonnatan y répondit du mieux qu'il put.
- Oui je l'ai plongé dans un sommeil artificiel et soigné les blessures que je pouvais. Il ne reste plus à Mme Pomfresh qu'à lui arranger la côte cassée qui lui a perforé le poumon, lui recoller la peau et surtout lui faire repousser de nouveaux os dans les jambes. Ses os étaient en miettes et impossible de les réparer, c'est pour ça que je m'en suis débarrassé. Sinon j'ai peur qu'il ne se réveille plus, il a reçu un sort de Magie Noire très puissant.
- Tu sais me dire lequel c'est ? demanda le directeur.
- Le feu intérieur. Je suppose que vous connaissez les effets de ce sort, le feu va le brûler petit à petit de l'intérieur jusqu'à atteindre les organes importants et le tuer.
Dumbeldore hocha la tête, le visage plus accablé que jamais.
- Je vois que Voldemort a pris toutes ses précautions, il voulait être sûr que Severus mourrait même s'il s'échappait, mais ce qu'il ne sait pas c'est que j'ai commencé à étudier ce sortilège, il y a plus de 20 ans déjà. Je me souviens que pendant la Première guerre, lui et ses partisans étaient très férus de ce sortilège des plus cruels. Mais, je pense avoir trouvé une formule qui pourrait annihiler ses effets… du moins, je l'espère.
En entendant ça une petite étincelle d'espoir apparut dans les yeux de Jonnatan. Cependant Dumby continua,
- Le problème est que je ne sais pas si ça va marcher ou non parce que je ne l'ai jamais testé.
- Oui, mais étant donné que c'est la seule solution que nous ayons pour l'instant, c'est la meilleure. Bien comment allons-nous le transporter jusqu'à Poudlard ? dit Jonnatan.
A cet instant, le professeur McGonagall fit irruption dans la pièce.
- Oh mon dieu, Severus ! ne put-elle s'empêcher de crier.
Les trois autres l'ignorèrent, chacun réfléchissant à la manière la plus sure de ramener le Maître de Potions dans le château. Finalement Draco intervint timidement.
- Heu je crois que j'ai peut-être une idée.
Trois regards perçant (Dumbeldore), curieux (MacGonagall) et rempli d'amour et d'espoir (Jonnatan) se tournèrent vers lui. Mais Draco en parfait Malfoy ne perdit pas contenance et continua comme si de rien n'était.
- On pourrait utiliser la Cape d'Invisibilité de Jonnatan pour recouvrir le professeur Snape et par un sort de Levicorpus l'emmener à Poudlard par Pré-au-Lard. Quant au reste d'entre nous, on devrait utiliser le passage secret pour éviter d'être vus plus que de nécessaire. Et surtout, je pense qu'on devrait se dépêcher, Merlin sait depuis combien de temps il est ici dans cet état.
Tout de suite Jonnatan sauta sur ses pieds et lança,
- Accio Cape d'Invisibilité !
Tout le monde le regarda stupéfait.
- Je n'ai pas le temps d'aller la chercher dans mon dortoir. Tout ce que j'espère c'est que le sort marchera comme en quatrième année.
Trente secondes plus tard, il se reçut une boule de tissu en plein dans le visage. La Cape était arrivée à une telle vitesse que quand elle entra en collision avec Jonnatan ce dernier perdit l'équilibre et tomba à la renverse sous les regards moqueurs des autres. Il se leva en maugréant quelque chose du genre,
- Saleté… sort… jamais… plus…
Draco eut un sourire amusé, mais Jonnatan mettait déjà sa cape sur son père pour bien le recouvrir. Ensuite, il prit sa baguette et lança,
- Levicorpus
avant que quelqu'un d'autre ait le réflexe de le faire avant lui. Les deux Snape sortirent discrètement de la Cabane et marchèrent le plus vite qu'ils purent le long des rues silencieuses de Pré-au-Lard, tandis que les trois autres s'empressèrent d'emprunter le passage secret.
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Severus se réveilla lentement en entendant le bourdonnement d'une conversation. Faisant un effort surhumain, il essaya de distinguer ce qu'on disait pour évaluer s'il se trouvait en camp ami ou ennemi.
- Jonnatan s'il te plaît, va dormir, ça fait déjà deux jours que tu as arrêté de prendre soin de toi. Je suis sûr que ton père désapprouverait ta conduite, disait Draco d'une voix mi-suppliante, mi-exaspérée.
- Non, non et non. Combien de fois il faudra que je te répète que tant que mon père ne se réveillera pas et que je n'aurais pas la confirmation qu'il va bien, je ne bougerai pas d'ici.
En comprenant de quoi il en allait, Snape Senior aurait pu avoir un sourire amusé et moqueur s'il n'avait pas eu l'impression qu'au moindre mouvement, toute sa personne se briserait tellement il avait mal. Par un effort surhumain, il souleva ses paupières qui pour l'occasion pesaient dix tonnes. La première chose qu'il vit fut une lumière aveuglante qui faillit le rendre aveugle et qui le poussa à fermer vite fait les yeux, alors qu'il poussait un léger gémissement. Il entendit un cri et le bruit de pas qui se précipitaient vers lui.
- Papa ? Papa ? Tu es réveillé ?
En entendant l'angoisse dans la voix de son fils, il se força à rouvrir les yeux pour tomber dans ceux brillants de larmes contenues de son fils. Il vit tout de suite le soulagement y passer et essaya de lui sourire d'un air rassurant, mais ne réussit qu'à sortir une grimace douloureuse.
Jonnatan se tournant vers Draco qui ne voulait pas s'approcher pour leur laisser leur intimité, lui dit,
- Draco, s'il te plaît, tu veux bien aller prévenir madame Pomfresh qu'il s'est enfin réveillé ?
Le blond, soulagé d'avoir quelque chose à faire, hocha la tête et se précipita vers le bureau de l'infirmière.
Dès que son petit ami disparut, Jonnatan se tourna à nouveau vers son père et lui demanda,
- Comment tu te sens ?
Severus lui lança un coup d'œil ironique en levant un sourcil avec l'air de dire « je me suis fait joyeusement tabasser comment veux-tu que je me sente ? »
Jonnatan baissa un peu la tête.
- Tu as raison c'était une question idiote.
Severus essaya de parler, mais aucun son ne sortit. Il avait l'impression que sa gorge avait été remplacée par un morceau de parchemin sec. Son fils comprenant ce qu'il se passait, prit le verre d'eau posé sur la table de chevet et avec moult précautions lui fit boire.
- Merci. J'ai l'impression qu'un troupeau de trolls m'est passé dessus, dit le Maître de Potions d'une voix rauque.
- Tu m'étonnes, on peut dire que sur ce coup-là, il ne t'a pas loupé, le Voldy.
Son père grimaça. Cependant, Jonnatan continuait sur un ton nettement plus autoritaire.
- Enfin tout ce qui compte c'est que maintenant j'ai le droit de t'interdire d'y retourner.
Severus leva un sourcil avec un air interrogateur dans les yeux auquel Jonnatan répondit en haussant les épaules.
- Bah oui, tu te souviens dans le bureau de Dumbeldore, tu m'as dit que le jour où tu reviendrais de chez Voldemort ensanglanté, alors ce jour-là j'aurais le droit de t'interdire de continuer ton rôle d'espion. Par conséquent, je me vois dans l'obligation de t'annoncer que ce jour-là est arrivé, même si je suppose que quand tu me l'as dit, tu n'imaginais pas que ça pourrait réellement arriver, finit-il d'un air fier.
- Humpf, fut tout ce que dit le Maître de Potions n'y trouvant rien à redire.
Tout à coup trois rires amusés retentirent derrière eux, et les deux Snape se tournèrent pour voir Draco, Mme Pomfresh et Dumbledore, tous trois hilares se tenant derrière eux. Les Snape père et fils leurs jetèrent le regard le plus digne qu'ils purent ce qui n'eut pour effet que de faire augmenter leur hilarité. Au bout de 5 minutes, exaspéré Snape Senior lança à son fils,
- Jonnatan rappelle-moi de leur lancer un mauvais sort dès que je serai rétabli !
- Mais bien sûr très cher père, dit Jonnatan avec un petit sourire en coin très sadique, je t'aiderai même avec plaisir.
Ce petit dialogue eut quand même l'avantage de refroidir l'hilarité des trois zigotos qui avaient presque oublié combien les Snape pouvaient être effrayants quand ils lançaient des menaces comme s'ils parlaient de la pluie et du beau temps.
Reprenant ses esprits, Mme Pomfresh se jeta sur le convalescent comme un charognard sur un cadavre pour lui faire passer toute une série de tests.
Un moment plus tard…
- Allez Severus, arrêtez de faire votre tête de cochon et enlevez ce T-shirt pour que je vous ausculte, dit l'infirmière d'une voix sévère alors que le professeur refusait de se déshabiller devant les autres.
- Allez papa, arrête de faire ton pudique, tout le monde ici a au moins une fois dans sa vie vu un torse nu quand même… enfin j'espère, ajouta Jonnatan en coulant un regard discret à Dumbledore.
Le voyant Draco s'écroula carrément dans les bras de Jonnatan tellement il riait alors que Dumbledore virait à une jolie teinte rouge qui allait à merveille avec sa robe d'un beau bordeaux avec des étoiles filantes dessus.
Au bout d'une demi-heure de tergiversations, Snape Senior finit par accepter de se débarrasser de son haut. Quand il releva la tête, il vit que quatre paires d'yeux qui le regardaient d'un air stupéfait.
- Quoi ? Une problème peut-être ? dit-il d'une voix sarcastique pour cacher sa gêne.
Son fils fut le premier à reprendre ses esprits.
- WOW ! P'pa, tu caches bien ton jeu, dis donc. Qui aurait cru que derrière tes immondes robes noires, tu avais un corps à tomber, si je n'étais pas aussi beau je serais presque jaloux !
- Toujours aussi modeste à ce que je vois, mais pour te dire la vérité si tu es aussi sexy comme tu le dis, ne t'es-tu jamais demandé de qui par hasard tu le tenais ?
- Ah, je vois surtout d'où je tiens la modestie, dit Jonnatan d'un air moqueur.
Une légère rougeur apparut sur les pommettes de son père et Jonnatan fut étonné. Ne voulant pas prolonger la gêne de ce dernier, il ajouta quand même avec un ton moqueur,
- Enfin pour l'instant tu as un corps magnifique, mais je parie que ta peau va devenir toute flasque d'ici quelques années et t'auras plein de vergetures. Tu vois, ça me désespère un peu de te le dire mais heu… tu ne rajeunis pas, si tu vois ce que je veux dire…
Snape lui lança un regard reconnaissant mais rentra dans son jeu.
- Eh bien mon fils, moi au moins j'aurai mes vergetures quand je serai vieux, ce qui ne semble pas être ton cas avec les rides. Tu sembles un peu précoce de ce point de vue là…
Jonnatan pâlit brusquement et s'écria,
- QUOI ? NE ME DIS PAS QUE J'AI DES RIDES !
Sous les rires des autres, il se précipita vers le miroir posé sur la table de chevet. Il ne se calma que quand il fut sûr qu'aucune ride ne se trouvait sur sa peau parfaite. Lançant un regard digne à son père il dit,
- Au fait, père, ne serait-ce pas une ride que je remarque sur votre joue ?
A son tour Snape Senior se jeta sur le miroir en poussant un cri horrifié alors que son fils se roulait par terre en riant comme un bossu. Le Maître de Potions lui lança un regard noir et allait répliquer quand Dumbeldore intervint.
- Bien je m'en veux de casser ce moment de… tendresse entre père et fils…
Regard noir de la part des deux Snape.
- … mais je voudrais leur parler en privé.
Regard curieux de la part de tout le monde.
- … Draco, Pompom, voulez-vous bien sortir pour quelques minutes ? Je vous assure que ce ne sera pas long.
Les deux concernés hochèrent la tête et sortirent de l'infirmerie. Restés seuls, tout amusement disparut de la face du directeur et il tourna un visage grave vers les Snape.
- Jonnatan, Severus, je pense qu'il est temps pour moi de vous révéler un secret que je vous ai caché pendant très longtemps, et j'espère sincèrement que vous me pardonnerez un jour pour ce choix. Ce secret, vous n'avez pas idée du nombre de fois où j'ai failli vous le dire, mais à chaque fois, je me suis restreint car vous n'étiez pas prêts. J'avais de toute façon décidé de vous le dire cette année, mais à ce moment-là Jonnatan a appris qu'il était ton fils, Severus, et j'ai encore retardé le moment. Je sais que vous m'en voudrez peut-être à vie parce que je vous l'ai caché, mais vous devriez comprendre que vous n'étiez pas prêts à entendre ça et que c'était dangereux aussi.
Père et fils se regardèrent, assez troublés et se demandant de quoi parlait Dumbledore.
- Dangereux ? Si ça l'a été pendant des années, pourquoi est-ce que ça ne le serait plus maintenant ? demanda le plus âgé des Snape.
- Parce que tout bon Occlumens que tu es, tu n'aurais pu cacher ça à Voldemort, il aurait tout de suite tout découvert. Maintenant que tu n'es plus espion et que vous êtes tous les deux ici, il est devenu plus que primordial de vous le révéler. Vous devez savoir la vérité.
- Mais de quoi s'agit-il enfin, professeur ? demanda Jonnatan se demandant ce qui se passait dans la tête de son directeur.
Dumby soupira et baissa la tête, l'air soudain très fatigué. Severus et Jonnatan furent stupéfaits en voyant à quel point l'homme paraissait vieux à ce moment-là.
Au bout de plusieurs minutes, Dumbeldore leva les yeux vers eux et dit d'une voix claire,
- Lily n'est pas morte.
TBC
