Disclamer: Personnages propriété exclusive de sieur Kishimoto.

Rating: K+ pour l'instant

Pairing: Définitivement Saso/Dei

Genre: Romance, Humour (quoique…), un peu Angst

Résumé: Les quatre premiers chapitres sont à votre disposition !

Note: Chose promise, chose due, nous sommes dimanche soir et voici un nouveau chapitre de Sakura's Dad (je suis très inspirée ces derniers temps). Seulement, vous, bandes d'infidèles, êtes peu nombreux devant vos ordinateurs ! La fanfiction aurait-elle terminée ses beaux jours ? Il faut croire…

Playlist:

- Bad Romance – Lady Gaga

- Broken ft. Amy Lee – Seether

- Kuroi Namida – Anna Tsuchiya


L'air était lourd, le ciel gris, cependant, aucune pluie n'allait tomber sur Konoha, ni sur la région avoisinante. Une heure à présent que Deidara et Itachi, tout de noir vêtus, enracinaient dans la voiture du brun, bloqués sur l'autoroute. L'Uchiha battait sur le volant un rythme lent manifeste de son impatience tandis que Deidara avait gardé la même position depuis qu'il était entré dans la voiture. Il regardait toujours dans le vide, les bras croisés autour de la taille, avec une respiration lente et régulière, rigide et stable.
Au beau milieu de l'autoroute, les voitures, coincées dans un embouteillage sans précédent, vrombissaient de fureur et vibraient d'impatience.

« Il doit y avoir eu un accident. » Soupira Itachi en posant son coude contre le rebord du carreau ouvert.

Les yeux de Deidara tiquèrent et brillèrent de nouveau, comme s'il allait se remettre à pleurer. Heureusement pour le brun, il n'en fut rien. Ce dernier se mordit l'intérieur de la joue, gêné. Il devait vraiment faire attention à l'hypersensibilité de son meilleur ami, s'il ne voulait pas qu'une fois que tout cela soit terminé, le blond ne décide de s'aérer le cerveau avec un flingue.


Le cadenas doré et brillant se balança devant les yeux grand ouverts de Deidara alors que Sasori, derrière le seuil de la porte, affichait un sourire sardonique sur les lèvres. Le bien qu'il tenait dans sa main brilla momentanément sous les lampes du couloir de l'immeuble, avant d'enfin se stabiliser.

« C'est ça que tu viens récupérer ? » Demanda l'auburn, sarcastique.

Le blond, craignant de rosir puérilement, déglutis silencieuse et tendis une main tremblante vers le cadenas. Mais au moment où il allait refermer sa main sur son bien, l'auburn, vraisemblablement d'humeur joueuse, se détourna et s'en alla avec la relique qui frôla les doigts de Deidara.

« Allez, entre. » L'invita Sasori, qui s'éloignait, une main dans la poche.

En voyant le géniteur de son ancienne petite amie s'en aller nonchalamment dans le salon, le blond hésita un quart de seconde, son sang ne faisant qu'un tour dans ses veines, avant de poser son pied dans l'entrée, rapidement suivi du deuxième. Les mains moites, tremblantes, et le dos secoué de frissons brulants qui lui glaçaient le sang dans les veines, il fermait la porte d'entrée quand Sasori, qui venait de poser une canette de Fanta sur la table basse tout en ouvrant la sienne, lui demandait, le faisant sursauter :

« C'est le cadenas de Sid, hein ? »

Deidara, en entrant dans le salon, relativement intimidé, hocha la tête. Difficile de ne pas reconnaître ce tout petit cadenas doré sur lequel était gravé un R majuscule qui avait appartenu à une des légendes du rock punk, Sid Vicious, qui avait entretenu une relation plus que tumultueuse avec Nancy Spungen. Sasori sourit doucement, avant de se concentrer sur sa canette, laissant à Deidara le temps de souffler. Quand l'auburn le fixait, il avait l'impression d'être sur ressort, comme une catapulte. Si jamais une corde lâchait, il pouvait involontairement casser quelque chose avec une rapidité foudroyante. D'ordinaire, les gens appelaient cela un réflexe. Il lui préférait le nom de nervosité.

« Jeune, j'étais très fan de ce groupe. Lui révéla le père de Sakura après une gorgée de boisson, un brin nostalgique. Quand j'étais en troisième, ma petite sœur est née. J'ai insisté pour que mes parents l'appellent Nancy. »

Se disant, il portait son regard sur le cadenas dont la chaîne doré était toujours entremêlé à ses doigts.

« Comment ton grand-père se l'est procuré ? Demanda l'Akasuna en jouant quelque peu avec l'objet métallique. Il était plutôt âgé pour un fan des Sex Pistols. »

Son raisonnement tenait debout. Ses parents, par exemple, avaient horreur de ce groupe dont la musique se caractérisait par la simplicité, l'anarchie mais aussi par la brutalité et la provocation. Une journée entière à écouter les Sex Pistols pouvait transformer un saint en assassin.

« Je crois qu'il a acheté ce cadenas dans la rue...Balbutia Deidara, les mains dans les poches, éternel reflexe nerveux. Il nous avait dit qu'il appréciait sa forme mais n'en connaissais pas vraiment l'origine. »

Tout en faisant tapoter son talon sur le sol pour écraser sa gêne, le dos légèrement courbé, le blond tacha rapidement de combler le silence.

« Vous avez une sœur ? Demanda-t-il après une inspiration.

- J'avais. » Se contenta de le corriger Sasori avant de reprendre une gorgée de soda.

Le blond androgyne se mordit l'intérieur de la joue, honteux et confus, et baissa la tête. Il venait de perdre son grand-père, et parler mort ne l'enchantait pas trop. Sasori le constata d'un œil presque étonné, avant de doucement tanner le cuir du canapé de la peau de sa main.

« Allez vient t'asseoir, ricana l'auburn, je ne suis pas cannibale. »

Le souffle de Deidara se coupa dans sa gorge et il dut déployer tous ses muscles thoraciques pour ne pas se mettre à tousser. Il secoua la tête, histoire de se remettre les idées en place, et expira longuement. Après moult hésitations, le blond se résolu à s'assoir au bord du canapé, avant de prendre la canette qui lui était vraisemblablement destinée d'un bras tremblant et qui découvrait sa chair de poule, et de l'ouvrir tout en continuant de grelotter comme s'il était transi, alors qu'il brulait intérieurement.

« Tu m'as l'air de bien te remettre de ta rupture. Constata ensuite le géniteur de Sakura ironiquement, en voyant que son invité était aussi rouge que les pivoines de sa balconnière.

- Bah...Répondit Deidara dont la voix vacillait étrangement, sans quitter du regard l'aluminium de sa canette. C'est la vie, non ?

- Va dire ça à mon ex-femme. » Argua le roux en posant sa canette sur la table basse.

Deidara hocha la tête. Cette phrase lui rappela soudain à qui il avait affaire. C'était avant tout le père de Sakura, il avait donc eu une femme. L'androgyne ne put s'empêcher de penser à quoi avait pu ressembler leur vie conjugale, avec la naissance de la petite Haruno, et une question le frappa alors.

« Pourquoi vous l'avez quitté ? » Demanda-t-il en osant enfin regarder son hôte dans les yeux.

Sasori, qui avait les yeux fermés, haussa un sourcil étonné avant de regarder son invité d'un air curieux. Un air relativement sérieux était peint sur les traits du visage de son hôte, si l'on omettait les tics nerveux de ses sourcils et ses joues roses.
L'auburn ferma de nouveau les yeux et posa sa tête contre le canapé. Il y eu un silence de courte durée, et Deidara se demanda malgré tout s'il n'avait pas posé une mauvaise question. Cependant la réponse du roux fut la dernière à laquelle il s'attendait.

« Parce que je me suis rendu compte que je n'étais pas attiré par les femmes. Seulement Sakura était née, alors je me suis décidé à la prendre en charge. »

Si Deidara avait regardé plus attentivement, il aurait peut-être pu voir le voile de tristesse qui se déposait sur le visage de l'auburn. Cela ne dura qu'une poignée de seconde, mais le fait était là. Seulement, à l'époque, il idéalisait bien trop Sasori pour croire que ce dernier ressentait de la tristesse ou une quelconque émotion négative. Il ne savait pas qu'il le blessait. Il ne le savait pas encore.

« Révulsé ? » Ironisa Sasori en regardant droit dans les yeux son invité d'un air méphistophélique.

Electrocuté par leur échange de regard, Deidara baissa la tête, redevenu aussi rouge que les cheveux de son hôte, et plongea son regard dans le trou de canette dans laquelle il pouvait voir luire la boisson dont il n'avait pas eu le courage de boire la moindre gorgée, sa gorge étant beaucoup trop nouée pour lui permettre ne serait-ce que de déglutir.

« Heu, non...Enfin...Je crois que c'est peut-être mon cas... Bégaya le jeune blond androgyne.

- Arrête de rire, petit. » Railla l'occupant des lieux.

Étonné, Deidara releva subitement la tête avant de diriger son regard vers son interlocuteur. Il failli bondir de surprise en voyant que ce dernier s'était rapproché de lui peut-être au-delà des frontières personnelles, dirigeant sa canette à moitié vide vers son nez, le regard sérieux.

« J'avais 30 ans quand je l'ai quitté, tempéra-t-il, toi tu n'en a que 19, tu ne connais rien à l'amour, alors prend ton temps. »

Sur ce, il retrouva sa posture initiale comme si rien ne s'était passé il y avait à peine trois secondes, et prit de nouveau une gorgée de boisson avant de dire en soupirant d'aise, les traits du visage presque apaisés :

« Ce n'est pas parce qu'une fille t'as quitté que tu dois perdre le moral. »

Deidara baissa de nouveau la tête vers sa canette. Il ne savait plus vraiment où se mettre. Son cœur battait à cent à l'heure et des sueurs froides transperçaient sa nuque. Il posa sa main sur son front, avant de passer ses doigts dans ses cheveux blonds qu'il fit repasser derrière son oreille, et posa sa canette, remplie et ouverte, sur la table basse.

« Je crois que je vais rentrer. » Dit-il d'un air conciliant.

Envisageant de prendre la fuite aussi vite qu'il était possible de le faire sans pour autant se mettre à courir, il se dirigea à grand pas vers la porte d'entrée. Seulement alors qu'il tendait sa main vers sa poignée, la voix de Sasori lui paralysa le poignet.

« Hé, gamin, tu oublies encore ton cadenas. »

Deidara secoua la tête et posa avec fermeté sa main sur la poignée. Les yeux fermés et un sourire enfantin sur les lèvres, sa voix, presque sûre d'elle, s'éleva en même temps qu'il abaissait la poignée pour ouvrir la porte :

« Je viendrais le récupérer une autre fois, si ça ne vous dérange... »

La main ferme de Sasori se posa sur la porte d'entrée et la referma sans impunité, coupant en pleine phrase Deidara qui bascula en avant et manqua de peu de se cogner contre la porte. Il leva les yeux vers Sasori, qui, le regard dur et sévère, lui tendais le « bijou ».

« Je crois que tu ne comprends pas. Cracha-t-il sans la moindre once de subtilité. Je t'ai laissé entrer pour que tu le récupère. »

Deidara posa ses mains moites dont le bout des doigts était gelé sur celle, brulante, de Sasori, et la repoussa légèrement vers le torse de ton hôte, en lui quémandant, à voix basse, les yeux mi-clos et le regard vague, un sourire triste sur les lèvres :

« Alors gardez-le, pour que je vienne le récupérer encore. »

Le cœur de Sasori fit un bond dans sa poitrine. Il ouvrit de grands yeux, et le temps que l'information atteigne son cerveau, Deidara sortit. La main de l'auburn se rua alors sur la poignée, et il failli l'ouvrir de nouveau, mais après une grande inspiration, il ne put se résoudre à céder à la pulsion. Il expira en un hoquet, comme s'il était au bord des sanglots, et, la douleur peinte sur le visage, s'adossa à la porte, avant de se laisser glisser sur le sol, à moitié inconscient.
Il se roula en boule comme un enfant de dix ans apeuré au fond de sa chambre dans laquelle il est seul à voir monstre et fantôme, et posa sa tête sur ses genoux, les bras croisés autour de ses jambes, le métal froid du cadenas lui transperçant la peau.
Sa respiration devenait laborieuse, et il craint un instant de faire une crise d'hyperventilation, alors qu'une voix résonnait dans sa tête.
Sasori…Dieu a un plan.
Les yeux rouges, l'Akasuna leva la tête. Sur son bureau, à côté de son ordinateur, une photographie de sa grand-mère en noir et blanc le regardait d'un air doux, bien qu'un éclat de sévérité brille dans ses yeux plissés. Sur le cadre d'ébène de la photo trônait sa croix argentée.

« Ne me regarde pas comme ça...Ricana Sasori en essuyant ses yeux, comme au bord de la folie. Où il était Dieu, dans ma vie ? Quand mes parents m'ont déposé chez toi pour Noël et qu'ils sont morts avec ma petite sœur dans un accident de voiture parce qu'ils cherchaient un cadeau pour moi, il était où, Dieu ? Quand je me suis rendu compte que j'étais attiré par les hommes, il était où ? Quand j'ai appris que j'étais stérile et que par conséquent Sakura n'était pas ma fille, il était où, Dieu ? Et quand sa mère m'a quitté parce qu'elle ne pouvait plus vivre avec un homme qui ne lui donnerais jamais d'enfant, il était où, Dieu, encore ? »

Sasori avait perdu depuis longtemps la Foi. Il continuait de faire ses prières et lisaient la Bible, mais depuis longtemps, il n'était plus guidé par le courage de Judith qui décapitait Holopherne, il n'avait plus la force des martyrs qui enduraient les tortures des Romains, la bravoure de David allant livrer combat contre Goliath, tout ça n'était plus en lui depuis bien des années. Et pourtant, à force de feindre d'y croire, à force d'exercices pour conserver sa crédibilité auprès de sa grand-mère, seule tutrice qu'il ait eue, il avait fini par s'accrocher malgré tout à ce mince fil d'araignée qui l'empêcher de sombrer dans le gouffre du désespoir.
Mais à présent, il se sentait de nouveau glisser vers le fond, attiré dans le vide éthéré par un démon tout fait d'or et de lumière, seul coin de paradis dans l'enfer qui l'attendait plus bas. Un démon nommé Deidara.

Qu'est-ce que je suis en train de faire...

Jamais Deidara n'avait couru aussi vite jusqu'à un arrêt de bus, même lorsqu'il était en retard pour les cours. Jamais il n'avait bravé la pluie avec autant d'impunité, même lorsque que Sakura l'attendait. Il cogna avec l'énergie du désespoir sur le carreau de la porte, avant que le chauffeur ne lui cède l'entrée. Une fois qu'il fut accepté dans la gorge du monstre de transport quasiment vide en ce milieu de journée pluvieuse, il se laissa tomber sur la première chaise venue, avant de se recroqueviller sur lui-même, la tête sur les genoux, trempé jusqu'aux os, frigorifié, tremblant comme une feuille, le cœur au bord des lèvres et des larmes brulantes au fond des yeux.

Qu'est-ce que je suis en train de faire...


Et voilà, c'est tout pour l'instant ! Je vous l'accorde, c'est très court, mais l'histoire vient de faire un bond en avant ! Et oui, le chapitre d'avant n'était qu'un prologue à celui-ci ! Quoiqu'il en soit, même si je n'ai aucune exigence à faire, je vous rappelle que vous, lecteurs, êtes les seuls capables de faire avancer une fanfiction ! Alors laisser des commentaires (construits un minimum se serait bien), des critiques (construit un minimum c'est primordial!), et surtout des suggestions (, c'est vous qui l'écrivez ! laissez courir votre imagination !) pour que nous, les auteurs, puissions-nous améliorer et surtout continuer le plus rapidement possible ! Plus vite on a de reviews, plus vite on écrit, promis !