Note : Tout d'abord, merci pour vos views et reviews. Pour vous dire, si tout se passe bien, il y aura deux suites par semaine. Une le lundi, et une le vendredi. À moins qu'il y est un souci, mais logiquement, vous aurez quand même le droit à deux suites. Nouvelle organisation des reviews également pour que ça fasse plus professionnel ? Propre ?
Bonne lecture ;)
Chapitre 3
Gwen avait passé le reste de la soirée avec Peter. Elle n'avait pas prévu de partir tout de suite, mais c'était quand même la première à se lever. Elle devait aller travailler. Il est 7 heures, quand elle quitte la maison des Parker. May était déjà partie elle aussi pour l'hôpital. Peter était le dernier à rester coucher. Depuis le départ de Gwen, il ressassait chaque fois la soirée qu'il avait passée en ma compagnie, et le rendez-vous que je pouvais avoir. Pourquoi souhaitais-je à ce point le revoir ? Tout le temps qu'il lui reste avant, il le passe à penser. Jusqu'à ce que je décide de sortir de chez moi pour y aller. Lui aussi finit par se lever et se diriger vers son débarras. Il l'ouvre et la vue d'une pochette marron l'intrigue, mais un vêtement rouge et bleu attire beaucoup plus son attention. Il prend le tissu qui ressemble étrangement à une tête et la fixe un instant. Deux gros yeux noirs le dévisageaient à son tour.
— Toi et moi, sortons aujourd'hui. Quoi ? Comme à chaque fois ? Non, pas cette fois, c'est un jour particulier. Nous allons découvrir pourquoi Lizzle s'intéresse tant que ça à nous. Ça va nous changer des délinquants habituels que nous combattons.
Il s'en foutait de parler tout seul, il était sûr de se convaincre lui-même de faire ça. C'est la seule façon pour lui d'en découvrir un peu plus. Trouvant le courage en lui pour cette nouvelle mission, il place ce masque sur sa tête. Faisant disparaitre ainsi son vrai visage. Il prend le reste de tissu qu'il y a dans le placard et l'enfile avant de sortir me rejoindre.
12 heures 30, je suis comme prévu au rendez-vous que l'on m'a proposé la veille. Je n'aime pas spécialement les imprévus comme ça, surtout lorsque je ne connais pas la personne. Je suis toujours un peu inquiète à l'idée de ce qu'il peut m'arriver dans ce genre de cas. Je peux me trouver face à un pervers, un psychopathe, un violeur, à n'importe qui en somme. J'étais cette fois-ci habillée plus détendue, moins tape-à-l'œil. Je me mets face à la vue qui s'offre à moi. Mais je n'avais pas encore mis d'option sur l'idée que je puisse être surveillée par deux personnes. Peter était bien là, comme prévu, discret, et posé telle une araignée qui observait sa proie. L'autre était la personne anonyme qui m'avait envoyé ce message la veille. Il était derrière moi, sans que je le remarque. Il sort son téléphone et m'envoie un dernier SMS, m'ordonnant de manière courtoise de me retourner. Ce que je fais aussitôt. Il aurait pu tomber sur la mauvaise personne, son texto confirmait ma présence.
J'étais là, en train de l'examiner en détail. Qui aurait cru que l'inconnu pouvait Harry Osborn. Un costume l'habillant, parfaitement repassé, la cravate noire nouée dans les règles de l'art. Ces cheveux bien coiffés. Il était plus grand que dans mes souvenirs. Il avait totalement changé. Les caméras déformaient vraiment le charme qui s'émanait de lui. Je pose une main sur la barrière qui me sépare du bord du pont. Ce n'était plus l'enfant que j'avais connu. Il était donc tout à fait normal que je puisse être sous le choc.
— Lizzle, chuchote-t-il de façon audible pour mes pauvres petites oreilles.
Il était le seul à se souvenir de moi. Je ne pensais pas être la personne qu'il appellerait dès son retour à New York. Mais vous ne savez pas à quel point je suis en train de sautiller comme une gamine dans ma tête. Difficile de le comprendre, quand on sait que ce n'est pas pareil pour tout le monde. Je le vois s'approcher de moi. Mon corps désire reculer, seulement je reste bloquée.
— M'aurais-tu oublié ? Pendant toutes ses années ?
Non, pardi, pourquoi me dit-il ça ? J'aimerais hurler à la terre entière que je ne les ai pas oubliés. Il sort un objet de sa veste et me la montre. J'avais moi aussi le même, autour du cou. Je l'ai toujours gardé, et j'ai dû quand même changer de chaine pour pouvoir continuer de le porter, usée par le temps. Ça ne représentait pas grand-chose. Un pendentif en forme de cavalier. Comme celui qu'il y a dans un jeu d'échecs. Il en avait un vert. Le mien était doré. J'aurais peut-être dû en parler à Peter, lui aussi en avait un. Un rouge. Ça l'aurait sûrement aidé. C'était juste un signe pour notre amitié avant que tout le monde ne prenne un autre chemin. Je sors le mien et le tends dans ma main. Nos lèvres se sourient. Mon corps hésite encore à se jeter sur lui pour le saluer. Tous ont changé. Je ne sais plus comment réagir. Je lui réponds par un signe de tête négatif.
— Est-ce moi qui t'effraie autant ?
Pas moyen. Je suis figée. J'attends que l'envie vienne de lui. Et il me donne enfin le feu vert en écartant ses bras.
— Qu'attends-tu Lizzle ?
Je reprends mes esprits et me jette dans ses bras qui me réclament. Il resserre son étreinte. J'entends son cœur battre aussi fort que le mien. Je suis rassurée. Peter qui observait la scène depuis le début tentait de lire sur nos lèvres, mais c'était impossible. Actuellement, il envie son confrère Superman qui a le pouvoir d'entendre les conversations au-delà des murs. La présence du jeune Osborn confirme que je le connais très bien et que je ne suis pas en danger. Pensant en avoir vu assez, il préfère nous laisser seuls pour profiter pleinement de nos retrouvailles.
— J'avais peur que tu m'aies oublié.
— Ce n'est pas le cas. Comment as-tu eu mon téléphone ?
— Ce matin, j'ai vu la liste des employés d'Oscorp, et je t'ai trouvé dedans. Je me suis dit que je pourrais t'envoyer un SMS et organiser une petite rencontre. Et tu es là... Doutais-tu de moi ?
— Beaucoup ! Parce que Peter ne se souvient plus de moi. Mais par compte, il ne t'a pas oublié.
— Comment a-t-il pu t'oublier ? Pendant que moi je n'y suis pas arrivé ?
— Nous avons vu ton retour spectaculaire à Oscorp. Je suis vraiment désolée pour ton père, fis-je remarque à Harry en me rappelant du flash info de la veille.
- C'est la vie. Ce sont des choses qui arrivent.
Je ne m'attendais pas à être autant surveillé, même s'il était normal de vérifier que tous les employés sont bien en règle quand tu as un nouveau patron qui prend ? Même si c'était bien plus complexe que ça en avait l'air. En réalité, il avait beaucoup de choses à me dire qu'il n'osait pas le faire. Nous venons tout juste de nous retrouver, ça n'était pas le moment de détruire ce moment inoubliable.
— Mais parlons de toi.
— Pourquoi faire ?
— N'as-tu pas des choses à me raconter ?
— Je recommence une nouvelle vie, j'aimerais pouvoir ne plus parler du passé.
— Pourtant, tu ne nous as jamais oubliés.
— Parce que nous avions vécu une forte amitié.
— Comment oublier que tu as toujours eu un penchant pour Peter ?
— Nous n'avions que 11 ans, notre relation ne pouvait pas durer.
— Mais tu voulais toujours plus. Tu n'arrêtais pas de m'en parler à chaque fois. Ça me rendait fou.
— Alors n'en parlons plus. Il ne se souvient même pas de moi. Et il a une autre petite amie, maintenant, qui travaille aussi pour toi.
— Qui est-ce ?
— Gwen. Mais je ne connais pas son nom.
Il reste muet face à cette conversation, tant mieux pour moi. Ça voulait sûrement dire qu'il n'avait plus rien à dire.
— Que dirais-tu d'aller déjeuner ?
— Je n'ai pas spécialement faim. Pourrions-nous simplement boire un verre ? Sauf si tu as faim.
— Pas vraiment on verra sur place.
— Qu'est-ce que tu proposes comme restaurant ?
— Suis-moi, je me souviens de quelques bons restaurants par ici !
Il me prend la main sans mon accord et m'emmène jusqu'à un restaurant chic. Peut-être aurait-il dû me préciser dans le SMS que je devais m'habiller de la même manière qu'hier. C'est la deuxième fois que je me fais avoir. Désormais, je ne me ferais plus avoir.
Arrivé devant le restaurant, il me lâche et un hôte vient nous accueillir et nous placer dans un coin reculé à l'abri des regards indiscrets. Enfin c'était ce qu'avait demandé Harry. Nous nous installons et tel un gentleman il tire ma chaise. Je le remercie et il se place en face de moi une fois que je suis prête. J'avais l'impression de faire face à un de mes rencards. Généralement, ça se passait comme ça, mais il n'y avait pas de suite. Cette fois, un serveur vient nous apporter la carte. Évidemment, c'est plutôt hors de prix. J'aurais dû m'en douter et proposer quelque chose qui rentre dans mon salaire. Je ne pouvais pas me permettre de le laisser tout payer, même s'il est riche, je ne suis pas éduquée comme ça, je paie toujours mes dettes. Nous commandons.
— Et les amours ? Qu'en est-il ?
— Tu as l'habitude de poser des questions de ce genre aux femmes ?
— Désolé, j'essaie de trouver un sujet de conversation. Je suis un peu gêné à l'idée de me retrouver en face de toi après tant d'années. Je ne voulais pas t'offenser.
— À vrai dire, je n'ai personne. J'ai eu quelques relations, mais sans forcément être sérieuses. Et vu que je devais retourner ici, je ne pouvais pas en commencer une nouvelle. Et toi ?
— Je suis sorti avec un top model français. Mais rien d'extraordinaire.
— Tu es riche, alors tu attires les gens qui ont de l'argent.
— Qu'est-ce que cette phrase veut dire ?
Je pense que je suis allée trop loin dans ma spontanéité. Je devrai la prochaine fois me contenir et réfléchir avant de parler.
— Disons... que toi et moi ne sommes pas du même niveau social. Nous avons attiré des gens différents tout au long de ces dernières années.
— Est-ce que tu penses que le fait que je sois devenu riche par le biais de mon père est changé quoique ce soit dans notre amitié ?
— Peut-être, je ne sais pas.
— Je peux t'assurer que rien n'a changé entre nous, sinon tu ne serais pas en face de moi à l'heure actuelle.
— Ça ne veut rien dire.
— Bien sûr que si. Si tu savais tout ce que j'aimerais te dire...
Je lève les yeux vers lui. Attendant qu'il continue sa phrase, mais le serveur revient pour nous apporter notre commande. J'avais pris un repas simple et pas cher. Et ne buvant pas d'alcool, Harry était le seul à proposer une bouteille de vin. Sur le coup, ça l'avait fait rire. Mais nous nous rions plus. J'attendais toujours la fin de sa phrase.
— Avant de quoi... ? Répétais-je.
— Je ne suis pas sur que ça soit le bon moment pour en parler. Je préfère que nous attendions encore un peu.
— Pourquoi avec vous, les hommes, devons-nous toujours attendre ?
— Je viens tout juste de l'apprendre, j'aimerais que tu me laisses du temps pour assimiler la nouvelle.
— Qu'est-ce que tu me caches, Harry ? Pourquoi en parler alors si tu ne veux pas le faire tout de suite ?
— Je ne veux pas te gâcher la soirée.
— Tu repars, c'est ça ?
— Non, c'est autre chose.
Je baisse la tête et commence à attaquer mon assiette, déçue qu'il ne parle pas plus de son problème. Ou peut-être qu'il n'a plus autant confiance en moi qu'avant et qu'il a besoin de temps pour le faire.
— Tu vois, je suis déjà en train de foutre en l'air l'ambiance.
— Parce que tu en as dit trop ou pas assez !
— Si je te le dis maintenant, ton opinion sur moi changera.
— Mais non. Enfin laisse tomber, je comprendrais que tu ne veuilles pas m'en dire plus pour le moment.
Ce genre de discussion m'exaspère très rapidement. Il aurait mieux fait de se taire lui aussi. Quelle est cette annonce qu'il a du mal à digérer ? Est-ce en lien avec la mort de son père ? Qu'est-ce que je n'aime pas ces cachoteries. Nous n'avons plus l'âge d'en faire. Le calme revient et une aura de mystère pointe également son nez. Pour une fois, je suis bien contente de revoir le serveur qui récupère nos assiettes. Il nous suggère la carte des desserts, seulement, je n'ai plus très faim. J'ai juste envie de prendre l'air. Je paie ma part avant qu'Harry ne prenne la décision de le faire pour nous deux et me lève avant de sortir rapidement du restaurant. L'air me faisait du bien et ne me donnait plus l'impression d'étouffer.
Me suivant difficilement, il arrive à se rattraper son retard. Je m'étais avancée. Je restais plantée devant le passage piéton. Je sens des mains se poser sur mes épaules.
— Pourquoi te vexes-tu toujours aussi rapidement ? Je sais que ça te contrarie que je ne te dise pas tout. Mais crois-moi, ça te ferait encore plus de mal.
— Pourquoi ? Parce que tu n'as pas confiance en moi ? Parce que tu as fait des choses qui ne sont pas à dire ?
— Non... Comment peux-tu dire que je n'ai pas confiance en toi ? Alors que je suis là, devant toi. Liz', ce qui a été noué, ne peut plus être dénouée. Et ce rendez-vous ce soir le prouve.
J'inhale profondément puis exhale, et lui fais face. L'avenir d'Harry était nuageux, mais ce soir, la lune étincelait. Tout allait pratiquement bien. J'étais là. Comme au bon vieux temps.
— Souhaiterais-tu venir passer le reste de la soirée chez moi ?
— Pourquoi ? Demandais-je, intriguée et regardant l'heure sur mon téléphone. Il était 16 heures.
— Aucune idée. Mais j'aimerais bien que nous passions un peu plus de temps ensemble.
— Pas ce soir. Mais peut-être un jour dans la semaine ?
— D'accord. De toute façon, tu as mon numéro maintenant.
— Je peux le garder ?
— Oui !
Il était temps pour moi de rentrer. Je verrais peut-être dimanche, si je n'ai rien de prévu pour passer un autre petit moment avec lui. En attendant, j'avais un peu de travail à faire chez moi, finir de ranger mon appartement, et écrire des articles.
— Je dois te laisser.
— Veux-tu que je te raccompagne ?
— Vu que c'est si gentiment demandé. Je ne dis pas non.
Il appelle une voiture, qui s'arrête devant nous peu de temps après. C'était une limousine noire. Je crois bien que c'était la première fois que je montais un si beau carrosse. Il me laisse entrer la première, et une fois qu'il annonce mon adresse au chauffeur, il nous y conduit sans rouspéter.
Sur le chemin, je passais mon temps à admirer les rues que nous empruntions. Le nez pratiquement collé à la vitre, laissait paraitre une petite buée sortant de mes narines. C'est tout de suite plus agréable de les traverser avec une limousine plutôt que de prendre les métros ou certaines vues vous donnent la nausée. Il nous dépose enfin devant mon appartement. Je ne sais pas ce que je vais faire le reste de mon temps. Probablement quelques articles d'avance sur le retour d'Harry, et la technologie d'Oscorp. J'avais la chance de pouvoir tenir dans mes mains la quasi-totalité des réseaux sociaux en plus du journal. Toutes les nouveautés passaient principalement par moi et mon chef. Je n'étais pas la plus à plaindre à Oscorp.
— Bien, me voilà chez moi. Je te remercie d'avoir pris le temps de me raccompagner.
— Tout le plaisir est pour moi.
Il place sa main sur la mienne et le premier réflexe que nous avons, c'est forcément de croiser nos regards, comme deux ados qui découvraient de nouvelles sensations. Sa main était peut-être plus froide que la mienne, mais elle n'était pas si inconfortable que cela, seulement c'était pour moi le moment de le quitter.
— Je n'ai pas le souvenir que tu ai été aussi tactile que ça à l'époque.
— Nous avons grandi tous les deux.
Et c'est tout ce que j'obtiendrais comme réponse. Une réponse toujours aussi vague. Je ne le savais pas aussi doué dans ce domaine. Je suis plus réservée que lui, je lui laisse un dernier sourire et un merci avant de sortir définitivement de la limousine. Quelques pas de plus et je suis enfin dans mon confort. Je me jette tout de suite sur mon pc tant que des idées me viennent pour écrire. Pourtant, la plupart de mes écrits se font en pleine nuit, c'est là que je trouve toujours le plus d'inspiration.
REVIEWS
Alex : Je ne sais pas si tu es une fille, je suppose que oui ? Ou alors sinon, c'est un miracle ^^ ! Alors oui, j'en suis à mon deuxième visionnage. Si tu veux, je peux t'envoyer ma critique par message privé. Tu verras, elle n'est ni contre, ni pour, même si j'ai adoré cette version plus humaine, plus dark de Spider-Man. Et Harry est aussi mon préféré =) Je l'avais bien aimé dans Chronicle, le petit Dane, et par chance, j'ai même une petite selfie de groupe avec lui et Andrew étant donné que j'ai été à l'avant-première au Grand Rex.
Marine : Bienvenue à toi, vraiment contente que ma fiction te plaise. Il y en a très peu, je suis même en train de finir celle que j'ai sur Iron Man 3. Généralement, j'essaie de faire en sorte que mon perso ne soit pas tout le temps principal, même s'il l'est, et de garder au maximum la personnalité de chaque personnage. Je suis contente aussi de voir que mon écriture globale te plaise.
