NOTE : Hello, je vais essayer de vous poster le chapitre 8 demain, parce que je n'aurais pas accès à mon pc pendant une semaine. J'espère sinon que vos examens se passent bien si vous en avez actuellement. Un bon gros merde à vous !

Chapitre 7

Ce matin, nous avons su que Max avait eu un accident et que désormais, nous ne le reverrions peut-être plus. Mais nous n'en savons pas plus. Les nouvelles vont si vite ici. Gwen et moi étions tristes pour lui, les autres reprenaient leur routine au travail. Nos amis prévoient le plan de ce soir. Ils viennent nous chercher dans nos appartements. Nous finirons par Gwen, ils avaient prévu également une limousine pour l'occasion. Ils ne voulaient pas y aller sans tout faire comme une vraie célébrité. L'un d'eux disait, qu'il comptait se faire remarquer grâce à la voiture, ainsi qu'avec notre compagnie. Il était clair et net également que si nous y allions tous ensembles, il n'y aurait rien plus que de l'amitié, comme à notre habitude. Il me semblait pourtant que les choses devaient être ainsi dès le début, pour moi, il n'y avait aucune raison de le clarifier. Mon accompagnateur me confirme également l'heure de sa venue chez moi et je lui donne les informations nécessaires.

Il est l'heure pour nous rentrer nous préparer. J'espère que ma tenue sera assez chic pour ce genre de soirée. La tenue que j'avais mise chez Peter n'aurait pas suffit. Elle était beaucoup trop simpliste. Je passe une heure, voir un peu plus à me préparer. Il est l'heure pour moi de retrouver mon compagnon de route. Il vient d'ailleurs tout juste de sonner en bas de mon appartement. Je me dépêche de le rejoindre. Il me sourit et commence à me complimenter.

- N'en rajoute pas trop, merci !

Il se met à rire. Il me temps le bras et m'amène jusque dans la limousine de couleur noire. Il m'ouvre la porte et me fait monter la première à l'arrière. Elle ressemble plus ou moins à celle d'Harry, à peu de chose près. Il monte à son tour. J'ai pu constater quelques regards curieux de certains passants et voisins qui devaient se poser beaucoup de questions, je passais du jour au lendemain d'une personne lambda à une femme riche, alors que je restais toujours moi-même. Je gardais un maximum la tête froide, pensant simplement que se n'était que pour le travail et pas autre chose. Et je ne m'en porte pas plus mal. Je ne vois pas pourquoi je changerai complètement. La limousine nous conduit ensuite chez Gwen. Elle n'était pas seule. Ça nous avantageais, comme ça, nous ne faisons pas quatre chemins d'affilé. Nos deux amis étaient vêtus d'un smoking. S'était très amusant de les voir habillés ainsi, eux qui habituellement prônaient des t-shirt metalleux ou étaient souvent en jean. Cette fois, au complet, nous pouvons rouler dans les rues de New-York jusqu'au lieu de l'évènement.

Nous passons le trajet à rires, à blaguer. Je ne les avais jamais vus autant plaisanter tous les trois, mais je suppose que ce n'est qu'un masque, qu'au fond, ils sont tous aussi stressés que moi. Tous inaugurent ce soir leur première soirée VIP avec des célébrités et associations. Nous sommes vraiment avantageux de pouvoir représenter Oscorp.

Le conducteur nous arrête devant un grand immeuble – j'avais oublié qu'il n'y avait que ça à New-York, plus les jours passais, plus j'avais la sensation de tout redécouvrir. Je me disais même que Berlin faisait petit face à New-York-. Le conducteur nous certifie que nous nous trouvons devant le The New York Palace. Je n'en croyais pas mes yeux. J'aurais presque cru voir un château. On pouvait déjà remarquer une longue file entrain de mitrailler avec leurs énormes de journaliste ainsi que objectifs ainsi qu'une file avec des invités. Nous étions tout justes devant. Nous sortons de la voiture, le chauffeur a quelques heures devant lui avant de nous récupérer pour le retour. Nous ne savons pas si nous pouvons entrer directement ou faire la queue. Nous montrons nos invitations. Ils donnent leurs noms. J'étais débarrassée d'une très longue file d'attente. Je n'aurais pas aimé rester une heure dans le froid. Même si s'était supportable ce soir, nous sommes en plein mois de Mai, mais le temps reste encore incertain ici à New-York. Quelques photographes nous demandent de poser. Certains sont officiels. D'autres non. Je pense tout de même qu'ils savent que nous ne sommes pas des célébrités. Même si nous avons reçu notre badge spécial pour représenter Oscorp. Nous posons en couple, duo, quadruple, on se prend vite au jeu. Nous nous éclatons même, mais tentons de garder un minimum de sérieux. Nous nous mettons ensuite à monter les marches pour rentre dans le hall. Un bouquant étourdissant y raisonnait. When Silence Falls / Mads Langer

Musique et voix s'y mélangeaient. Je ne sais plus ou regarder, ni quoi écouter. Je suis un peu étourdie. Ce que nous venions de faire à l'extérieur, n'était absolument rien comparé à ça.

Voyant ma gêne, mon accompagnateur me prend le bras et je me laisse emporter, sans trop savoir comment faire.

Nous entrons dans une immense salle de conférence aménagée pour avoir l'espace nécessaire pour des centaines de personnes. Je n'ose même pas demander combien nous sommes pour ce soir, ça me donnerait surement le tournis. Je ne connaissais aucune tête, heureusement que j'étais avec ma petite bande d'amis, je serais restée sinon sur le banc de touche à analyser tout ce que je vois, surtout que je ne bois pas. Nous nous mettons vers le milieu de la salle pour être bien placée. Je me tourne vers Gwen.

- Nous allons assister à quoi ce soir comme gala précisément ?

- De ce qu'on sait, une vente de bijoux. L'argent reviendra à plusieurs associations qui aident les handicapés, les personnes atteintes de maladies graves et incurables.

- C'est cool ça comme initiative.

Alors qu'elle commence à me montrer les célébrités qu'elle reconnait et dont je n'en ai aucun souvenir, une jeune femme brune tient fièrement le bras de quelqu'un que nous connaissions tous les 3. Cette personne est égale à elle-même lorsqu'il s'agit de bien se pointer dans une telle cérémonie. Elle n'hésite pas à venir vers nous, je m'attendais à ce qu'elle reste dans son coin ou vers des personnes de son rang.

- Monsieur Osborn, se réjouit le blond. Quel plaisir de vous voir ici !

- Je suis heureux de voir que vous représentez l'entreprise, assure-t-il nous dévisageant un par un.

Nous nous taisons et ne sachons pas que dire à notre patron. Je me sens mal à l'aise vis-à-vis de ce qu'il s'est passé dernièrement entre nous. Je fais de mon mieux pour ne rien laisser paraitre. Je n'ai pas envie quelqu'un découvre qu'il y a quelque chose. Il nous présente son assistante, Felicia Jones. Nous sommes enchantés de la connaitre. Il reste avec nous, il essai d'apprendre à nous connaitre. Nous parlons de Max, Harry semble tout aussi peiné par la nouvelle, il n'en sait pas plus non plus, il n'est pas en charge de toute l'entreprise. Enfin il ne s'occupe pas des démissions et des licenciements. Il fait quelques éloges également sur mon boulot, montrant à Felicia que je suis celle qui se charge de la bonne communication médiatique d'Oscorp. Mais félicite aussi le reste du groupe pour tout le travail qu'ils apportent, que sans eux, il ne serait rien à l'heure d'aujourd'hui. Au fur et à mesure, nous nous détendons devant notre patron. Quand il veut, il n'est pas si effrayant. Il a l'air de bien s'amuser. Felicia s'en va pour discuter avec un ami qu'elle a reconnu entre temps et qui venait d'arriver. Il avait beau avoir notre âge, il restait tout de même notre chef, nous ne pouvions pas nous permettre de dire tout et n'importe quoi devant lui. - Tyler Ward / Falling / Une nouvelle chanson arrive jusqu'à mes oreilles. Je vois Gwen se faire entrainer pour aller danser, alors que d'autres le font déjà. Mon accompagnateur me laisse toute seule. Il a trouvé quelqu'un avec qui parler lui aussi, s'excusant de devoir nous abandonner. Je suis seule avec Harry, j'ai la poisse. Je ne comptais pas m'éterniser longtemps en sa compagnie. J'allais partir lorsqu'il me lance un « qu'est-ce que tu fais ? ». Je me retourne vers lui et hausse les épaules.

- J'allais partir. Pourquoi ?

- Partir ou fuir ?

- Ais-je vraiment besoin de répondre à ce genre de question ?

- Non. L'as-tu reçu ?

- Oui ! Mais ça ne se fera pas en un jour.

- Je sais.

Il avance sa main vers moi et l'ouvre en montrant sa paume. Je la regarde.

- Ca rime à quoi ?

- Ne soit pas autant dans la défensive. Je t'invite à danser.

- C'est juste… surprenant !

- Si tu ne veux pas, je comprendrais.

- Je pensais surtout que tu inviterais ton assistante.

- Je n'en ai pas envie.

Il laisse sa main sous mes yeux, une fois que ma réponse est claire dans ma tête, je me lance et pose la mienne sur la sienne. Il s'en empare et me tire jusqu'à la piste de danse qui s'était formée. Il place une main autour de ma taille, je sens légèrement sa peau se mettre en contact avec la mienne. Il avait choisit le bon endroit, il l'avait mit là où mon corps était visible et touchable. Je ne sais pas très bien danser, je préfère me laisser guider par Harry pour éviter le ridicule.

- Au fait, tu es très jolie, comme ça, me complimente-t-il avec sincérité.

Je me tais et me contente de faire un petit sourire. À chaque fois que nous tournions autour de nous, j'observais autour de moi également. Gwen s'éclatait. Je l'entendais même rire. J'avais perdu mon compagnon de route de vue. Je ne le voyais plus. Je pouvais en revanche voir Felicia qui nous examinait de loin.

- Je crois que ton assistance n'aime pas trop me voir danser avec toi.

- Pourquoi dis-tu ça ?

- Elle nous regarde.

- Oh… ça m'est égal. Elle peut faire ce qu'elle veut. Si on a des yeux c'est pour voir.

- Ca ne te gêne pas que des employés de ton entreprise peuvent nous voir comme ça ?

- En quoi est-ce mal de danser avec une employée ?

- On ne sait jamais.

- Tu ne devrais pas pourtant.

- A vrai dire, je ne m'attendais pas du tout à te voir ce soir de toute façon.

- A ce point-là ? Sachant que je suis l'un des hommes les plus riches du monde ?

- Je suppose, dans ma façon de voir les choses, qu'argent ou pas, tu n'assistais pas à tous les galas de charités.

- Je ne sais pas ce que mon père faisait, mais je compte me montrer partout le plus souvent possible afin d'aider ses pauvres malheureux.

- Pourquoi prendrais-tu autant de temps pour eux ?

- Parce que je ressens qu'ils ont. Vivent actuellement.

- Comment arrives-tu à ressentir tout ça ? Tu as un sixième sens ?

- Pas vraiment, c'est assez compliqué et délicat à expliquer. Si je te le disais, tu agirais différemment.

Je peux être intelligente quand je veux, mais parfois mon cerveau a vraiment du mal à comprendre certaines choses que l'on me raconte, qui pourtant, mérite toute mon attention. Il venait de tendre une belle perche que je n'ai pas su saisir. Il avait essayé de me sous-entendre son problème de santé du moment. Il est persuadé qu'un jour, il arrivera à me le dire. Mais il ne me sentait pas prête encore une fois. Par chance, je n'avais pas compris. Je réfléchissais au fait pouvoir passer une soirée à peu près tranquille, seulement ça sera impossible. Je dansais avec mon patron. Ne pouvait-il pas choisir une autre femme ou son assistante ? Je n'étais pas la seule femme dans cette salle. Me voyant songeuse, il dit :

- A quoi penses-tu ?

J'hausse les épaules. La chanson est presque finie. AMEN ! J'allais pouvoir m'en aller. J'avais opté pour le bar comme lieu de fuite même si je ne bois pas.

- Je te gêne à ce point ?

- Comment veux-tu que je réagisse ? Que je reste de marbre ?

- Je comprends que tu sois effrayée. Mais ne le soit pas.

Je lui lance un petit rire nerveux. Comment veut-il que je reste calme après nos dernières entrevues ? J'arrivais difficilement à rester neutre. J'espérais qu'au moins cela ne me trahirait pas. Du moins, pour le moment, Gwen et son compagnon pensaient simplement que nous étions amis de longue date. C'est ce qu'ils venaient de se dire en nous observant parfois quand ils le pouvaient.

- En tout cas, ils ont l'air de bien s'entendre, tu ne trouves pas Luc ?

- C'est ce qu'ils semblent laisser paraitre. Après je pense que nous ne devrions pas nous mêler de leur vie privée. Surtout que nous parlons de notre boss.

- Je serais quand même curieuse d'en apprendre plus sur leur relation amicale. Tout ce que je sais, enfin de ce qu'elle en dit, c'est qu'ils se connaissent depuis leur enfance.

- C'est ce que tu m'as dis avant. Pourquoi t'intéresser autant à eux ?

- Peut-être parce que je trouve ça bizarre.

Elle croirait entendre Peter quand sortie cette phrase de sa bouche. C'est vrai, que de voir son patron proche comme ça de Lizzle, c'est assez inconcevable. Il est jeune, riche, mais pourquoi apparait-elle comme ça, du jour au lendemain ? Il a peut-être raison de vouloir en savoir plus sur elle. Peut-être que Gwen pourrait l'aider dans cette démarche. La chanson prend fin et j'en profite pour m'éclipser le plus rapidement possible avant qu'il ne décide de me garder plus longtemps. Il repart au près de son assistante. Son interlocuteur les quitta à ce moment-là.

- Je vois que vous vous amusez ce soir, ça fait plaisir.

- Il faut en profiter un maximum. Et vous ?

- J'améliore mes relations.

- Vous avez raison, cette soirée est idéale pour le faire !

- Qui est la jeune femme avec qui vous avez dansé ? Je ne la connais pas.

Il se doutait qu'elle finirait par aborder le sujet.

- Vous voulez que je sois honnête ?

- J'aimerais assez, oui !

- C'est une amie d'enfance, qui revient vivre sur New-York. Je vous ai déjà dis ce qu'elle faisait dans notre entreprise ?

- Oui, lorsque vous me l'aviez présenté. Mais pourquoi lui reparler ? Je ne sais pas depuis combien d'années vous avez été séparés, mais pourquoi lui refaire confiance ?

- Pourquoi ? Vous n'avez pas confiance en elle ? Votre sixième sens féminin est réveillé ?

- Peut-être. Mais qui vous dis qu'elle est de confiance ?

- J'en sais beaucoup plus sur elle qu'elle ne le pense.

- Que voulez-vous dire par là ?

- J'ai des informations importantes sur elle, sur ce dont je vous ai parlé. Vous êtes la seule au courant de ce projet et ma situation.

Felicia se sentait flatter de l'entendre. Elle pensait que je serais au courant moi aussi. Mais non.

- Il me manque tout de même des informations. Pourquoi est-elle si importante pour vous ?

- Vous en savez déjà beaucoup trop pour que je puisse vous en dire plus. Comprenez-moi, je ne veux pas vous mettre dans une situation encore plus délicate qu'elle ne l'est.

- Je comprends. J'aimerais juste que vous me fassiez un peu plus confiance que vous ne le faites déjà.

- J'ai entièrement confiance en vous. Mais n'essayez pas d'intervenir entre Lizzle et moi pour n'importe quelle raison que se soit.

- Je n'y compte pas. Je veux juste que vous fassiez attention à vous. J'espère vraiment qu'elle soit aussi impotente que vous ne le dites et qu'elle vous aidera. Parce que si elle refuse de vous aider, que ferez-vous ?

- J'ai déjà un plan là-dessus, mais il faut que je le peaufine un peu plus, que je trouve des arguments valables pour qu'elle ne puisse pas refuser.

- Tant que vous ne changez pas, je n'y vois aucun inconvénient.

- Y a des choses qui vont malheureusement changer. C'est inévitable même ! Ca vous dit un petit verre ?

- Vous savez, si vous avez envie de la retrouver, allez-y, pas la peine de trouver une excuse pour aller la rejoindre.

- Ce n'était pas une excuse mais bien une proposition !

- Alors, je suis d'accord pour un verre.

Son choix de mettre officiellement Felicia en tant qu'assistante personnelle venait de se confirmer. Il aimait sa franchise. Elle osait dire les choses quand ça ne lui convenait pas, elle ne s'en trouvait pas non plus ridicule lorsqu'elle pensait que quelqu'un n'était pas digne de confiance, et même, si elle pouvait se tromper. C'était bien pour ça qu'il avait osé lui dire pour la malédiction de sa famille. Il ne sait pas pourquoi ça avait été plus simple pour Felicia que pour Peter ou Lizzle.

Je me tenais devant le buffet, un verre dans la main et picorant dans des assiettes. Je commençais à avoir un petit creux. Je remarque Harry en train de servir deux verres de ponch. Les verres remplis, il fait quelques pas sur le côté et se place près de moi et me murmure :

- Sache que ce que nous avons fais dernièrement n'est pas un jeu !

A peine ais-je eu le temps de me retourner qu'il était déjà partie rejoindre Felicia. Je le regardais encore un temps avant de poser mes yeux sur l'ensemble de la salle et de ses invités.

Des hurlements de joies et des applaudissements arrivèrent jusqu'à nous. Certains curieux dont Gwen et Luc étaient sorties pour voir ce qu'il se passait. Je fais partie de ceux qui sont encore là. C'est alors qu'un homme vêtu d'un costume bleu et rouge fit son apparition en se baladant de mur en mur avec des fils qui sortaient de ses mains. Gwen et Luc me rejoignirent.

- Qui est-ce ? M'exclamais-je.

- Tu ne sais pas qui est cette personne ?

- Non !

- C'est Spider-Man, dit avec joie Gwen.

J'avais vaguement entendue parler de ce personnage, mais je ne l'avais encore jamais vu de mes propres yeux. Que faisait-il ici ? Nous allions surement le savoir d'ici peu. Ca présence ne devait pas être anodine. Il avait une raison. Peut-être voulait-il aider les associations lui aussi ? Mais tout le monde semblait surpris de sa venue. A moins qu'il n'est pas besoin d'invitation et qu'il peut se permettre de rentrer tout comme Harry dans toutes les soirées de ce genre ?

Il atterrit enfin sur le sol et tout le monde s'écarte pour faire un rond afin que tous puisse l'admirer.

- Merci, merci, merci, merci pour cet accueil. Je serais votre hôte ce soir.

Il salue dignement chaque personne autour de lui qui l'observait tel un animal en cage. Sa tête se tourne vers nous puis ensuite il fait comme si rien n'était.

- Vous pouvez continuer vos occupations, faites comme si je n'étais pas là.

Tous obéirent à sa demande. Les présidents des associations sont les premiers à se présenter. Leurs sourires étaient radieux et leurs yeux s'illuminaient. Harry fut le prochain à le saluer d'une main ferme.

- J'aurais du me douter que vous seriez-là.

Spider-Man fait un signe de tête et s'en va à la rencontre d'autres personnes et se prend aussi au jeu des photos comme nous l'avions fais sur le tapis rouge. On voit que Gwen n'a d'yeux que pour cet homme en rouge et noir. Qu'a-t-il de si spécial ? Son humour ? Son héroïsme ?

La soirée bat son record d'audience ce soir, beaucoup de stars sont là. J'ai réussi à éviter Harry pendant un petit moment, ou peut-être a-t-il comprit que je ne voulais pas l'avoir dans les jambes. La musique s'arrête et laisse la parole à l'organisateur de cette soirée. Il se racle la gorge.

- Bonsoir à tous. Vous ne savez pas à quel point je suis heureux de voir autant de monde ce soir. D'après le shérif, nous ne sommes pas moins de 650 invités. Je suis fière de vous. Je vous annonce également que nous allons pouvoir commencer la vente aux enchères. Veuillez donc accueillir notre premier mannequin, Fry Glau qui vient de suède exprès pour nous ce soir. Elle porte un magnifique bijou crée par Yun Li. Il est en diamant bleu saphir. 100% d'origine. Nous mettons une mise à prix à 20 000 dollars.

Après son discours, un calme olympien apparu. Peut-être réfléchissaient-ils à la somme qu'ils allaient mettre pour ce bijou. Je le trouve joli, mais je n'ai pas la somme.
Ça mettait beaucoup trop de temps pour ma part à démarrer. Sont-ils trop timides ? De quoi ont-ils peur ? Ici, tous ont plus ou moins 500 000 dollars sur leurs comptes en banque. Une idée totalement farfelue me vient. Je me permets d'intervenir. Ça sera quitte ou double pour ma réputation. Je quitte mon groupe et me fraye un chemin parmi la foule pour me rendre jusque sur la scène. Je me permets de monter et de dire un mot à l'organisateur à l'oreille. Il accepte ma proposition, il espère que cela puisse marcher et m'y encourage.

- Bien, que diriez-vous, si nous augmentions un peu les prix de ce bijou ?

Je fais un signe de tête, affirmant que j'étais prête. Tous les regards étaient posés sur nous.

- À 50 000 dollars, non seulement, vous avez le bijou, mais une aussi soirée privilège avec...
- Lizzle Hubble, représentante d'Oscorp, venant de Berlin.

Puis il répète la phrase, sans difficulté. Je n'aime pas me vendre de cette manière, mais c'est pour la bonne cause, surtout que je suis du genre à être réservé, mais lorsqu'il le faut, je sais me montrer challengeuse.

- J'offre 70 000, hurle un homme au fond de la salle, levant la main.

Un second enchéri derrière à 85 000. J'arrivais à les apercevoir de la scène, ils n'avaient pas l'air d'être mariés. Si je pouvais toucher les hommes célibataires et riches, peut-être que cela fonctionnerait. L'organisateur demanda à Yun si je pouvais mettre le collier. Il ne refuse pas et met le met le plus délicatement possible. Le mannequin Fry n'offrait aucune aide, malgré sa beauté légendaire. Fry se mit sur le côté, un peu vexée, car elle était payée pour faire ce travail ce soir.

- Regardez, comme il lui va à ravir. On pourrait penser qu'il a été fabriqué pour elle.

Un troisième homme augmente l'enchère à 100 000 dollars. Les invités applaudissent le courage de cet homme.

- Les employées d'Oscorp ne sont-elles pas magnifiques ? Mr Osborn doit être fier de les avoir.

C'est alors qu'une voix que je reconnaitrais n'importe où s'élève dans la salle. Il venait de proposer 200 000 dollars. Des acclamations de surprises retentirent.

- Qui est notre courageux ou élu de ce soir ?

Il se montre sans broncher. Courageux ou fou. Même s'il peut se le permettre, car il est certainement l'un des plus riches dans cette pièce. Je suis contente qu'il décide enfin de participer, quelque part, je comptais un peu sur lui. Enfin, dans un endroit bien reculé de ma tête, bien sûr. J'aurais surtout préféré que ça soit un autre homme qui m'achète. Mais cela me convenait.

- Mr Osborn. Notre parrain de ce soir. Nous sommes bienheureux de vous avoir parmi nous.

Un cinquième homme augmente l'enchère à 400 000 dollars. Tous sons surpris. Il se présente, c'est un invité américain, lui aussi, dit-il en se plaçant à côté d'Harry.

- Alors, Mr Osborn. Pensez-vous pouvoir enchérir mon offre pour votre employée ?
- Bien sûr, que je peux le faire.
- Allons-y.
- J'annonce 500 000, déclare Harry.
- 650 000 !
- 700 000.
- 800 000 !
- 950 000. Je ne sais pas qui vous êtes, mais vous n'avez pas plus d'un million de dollars dans votre compte, murmure-t-il à l'acheteur potentiel. On n'achète pas mes employés.
- Vous pourriez laisser une chance à quelqu'un qui peut se le permettre aussi. 1 000 000 !
- Elle n'est pas à vendre.
- Mais vous pouvez la partager le temps d'une soirée. Vos employés sont des humains, et cette humaine ne vous appartient pas.
- Elle m'appartient ! 2 000 000 ! hurle Harry, ne se laissant pas faire.

Ils se lancèrent un dernier duel. L'organisateur demanda 2 fois, attendant surement que l'autre homme augmente à son tour, mais il se résigna, c'était beaucoup trop d'argent. Il ne pouvait pas mettre plus. Même s'il le voulait.

- Je gagne toujours, se vente Harry. À qui ais-je l'honneur ?
- Joey Shefield.
- Ravi d'avoir fait affaire avec vous. Mais personne ne touche à mes employés.
- Vous avez bien de la chance d'en avoir des comme eux, qui prennent un énorme risque en ayant une telle idée comme Lizzle.

À la 3ème confirmation, tous applaudissent l'audace d'Harry. Il se fait attendre sur scène. Spider-Man prend les devant et part le chercher. Ils vont tous les deux sur la scène. Une embrassade se fait puis Harry signe son chèque et le donne à l'organisateur. Un journaliste nous propose de nous prendre en photo, Harry, Spider-Man et moi. Je remets le collier dans la boite et Yun le donne à Harry, le remerciant plusieurs fois de sa générosité. À peine a-t-il le temps de descendre, qu'Harry se fait harceler par les journalistes. J'en profite pour prendre le large et retrouver mes amis. Je suis soulagée de voir qu'ils ne me détestent pas après ce que je viens de faire.

Tout le reste de la soirée se passe dans une ambiance agréable. Les ventes décollent à chaque fois. La soirée se terminant, j'anticipe et part chercher mes affaires au vestiaire. Alors que je suis en train d'enfiler ma veste et de vérifier que je n'ai rien oublié, Spider-Man vient à ma rencontre et me prend à l'écart. Nous voilà près des escaliers en train de discuter.

- Tu as été très courageuse ce soir.
- Je mets ça au niveau de la folie plus tôt.
- Ça a marché en tout cas. Tout s'est vendu à plus de 500 000 dollars.
- Merci. Ton entrée a été très spectaculaire aussi tout à l'heure.
- Au fait, avant que je n'oublie, j'ai croisé Peter Parker ce matin, étant donné que je le connais un peu, il m'a dit de te faire passer un message.
- Lequel ? Et pourquoi passe-t-il par toi ?
- Il est timide. Il aimerait que tu le rejoignes demain soir au Hudson River Park à 19 heures.
- D'accord.

Il pose sa main sur mon bras, je ne me doute pas un seul instant que quatre paires d'yeux s'étaient posé sur nous du haut des escaliers. Nous n'étions pas passés inaperçus auprès de Gwen et Harry qui descendaient les marches et formaient le petit groupe d'Osborn - Luc, Felicia, Gwen et Harry – un seul manquait à l'appel. Ils arrivent à notre hauteur.

- J'étais en train de féliciter votre employée pour son courage.
- Merci, je suis conscient d'avoir des employés en or !
- Encore bravo pour votre enchère. Bon, je dois vous laisser, le travail m'appelle.

Il lance un regard discret vers Gwen et part.

- Bon, je dois vous laisser. J'ai passé une très bonne soirée avec vous tous, dit Gwen.
- Je vais y aller aussi, continuais-je.

Nous nous disons au revoir, Harry est le dernier. Il me murmure à l'oreille :

- Tu me dois encore une soirée.
- Ne t'en fais pas, je n'ai pas oublié.

Il me laisse partir, nous rentrons tous chacun de notre côté. Je n'en revient pas de la bravoure que j'ai su montrer ce soir. Il faut que je m'attende à ce qu'ils m'en parlent au travail. Je suis plutôt fière de moi ce soir, mais un peu nerveuse quand même.