Note : Voilà le 8ème chapitre. Je suis en train d'en écrire une histoire sur Esprit Criminels avec un Reid/OC si ça vous intéresse ^^ ! Sinon, pour ce chapitre, j'ai fait de mon mieux, je n'ai pas eu le choix de mélanger quelques scènes du film pour arriver au résultat voulu et faire avancer l'histoire. Du coup, ce passage est très important pour la suite. J'ai aussi réussi à vous poster le chapitre. N'ayant pas d'ordi à partir de demain jusqu'à samedi prochain. Bonne lecture.

Chapitre 8

Après le travail, comme prévu, je m'étais rendue au point de rendez-vous que Spider-Man m'avait fixé, enfin... que Peter désirait surtout, pas une seule nouvelle. J'étais toute seule, et pas en retard, pourtant. En réalité, il était occupé par un méchant. Il fallait qu'il termine sa mission.
Je suis restée une heure, sans rien faire, regardant partout, le voir espérer. D'accord, il était timide, mais ça ne lui donne aucun droit de me laisser en plan. Alors que j'allais m'en aller, prenant une direction et faisant un pas en avant, pour rentrer chez moi, un bras m'entoure la taille et me soulève dans les airs. J'étais à quelques mètres du sol, que dis-je, à plusieurs mètres. Au moins à la hauteur d'un appartement.
Je zieute la personne, et c'est Spider-Man. Dommage que je ne puisse pas voir ses yeux. Mais il pouvait constater mon étonnement du moment. Je m'accroche encore plus à lui sans pour autant regarder vers le bas. Je n'avais pas envie de m'imaginer que je peux m'écraser aussi facilement. Il nous dépose enfin au dernier étage de la statue de la Liberté où nous avions une vue époustouflante de New York. Je n'avais encore jamais été à cet endroit-là. Je trouvais ça incroyable. Je fis le tour avant de me caler contre les barrières à admirer la vue comme une enfant qui découvre tout. Spider-Man se met à côté de moi, j'en ai presque oublié Peter.

- Peter devait me rejoindre, il n'est pas venu.
- Je sais. Mais il faut que je te dise quelque chose.
- Ha bon ?
- Beaucoup de choses ont changé chez Peter.
- Je l'avais remarqué ! Et ?
- Je dois tout t'expliquer. Il faut juste que je m'assure que tu sois digne de confiance.
- Je le suis. Je ne suis pas de ceux qui répètent un secret.
- Je n'en doute pas un seul instant, seulement lorsque tu le sauras, ta vie changera. J'ai longtemps hésité à t'en parler, parce que je suis déjà en train de perdre une amie. J'ai peur de la mettre en danger, à chaque fois.
- Est-ce que vous avez fini d'en dire trop ou pas assez à chaque fois sur vos secrets ? Je comprends que toi aussi, tu préfèrerais attendre, mais j'aimerais pour une fois que l'on me fasse confiance.

Il me fait face et m'attrape gentiment par les bras.

- Dis-moi ce qu'il se passe avec Peter. Il ne veut pas me voir en vrai ? C'est ça ? Parce que beaucoup de choses ont changé durant toutes ces années ? Pourquoi ne le dit-il pas lui-même au lieu de t'envoyer ? Tu ne peux pas régler les problèmes des autres à chaque fois, tu as assez de travail comme ça.

Je ne lui laissais même pas le temps de se justifier.

- C'est bien plus compliqué que ça, Gwen me prendrait pour un fou, mais je veux que les choses soient claires entre nous, j'ai découvert beaucoup de choses ces derniers jours. Peut-être un peu trop tôt à mon goût. Mais je me souviens maintenant pourquoi je t'avais oublié.

Cette dernière phrase me fit réagir. Comment ça, il comprenait pourquoi il m'avait oubliée ? Nous nous sommes connus que depuis hier.

- Promets-moi, que si je te dis ce que Peter a comme problème, que rien ne changera entre nous. Que tu garderas ça pour toi.
- Arrête un peu avec ton discours, et parle, bon sang, ça commence à m'énerver.
- Je ne vais pas t'en parler.
- Quoi ? Tu me sors une tirade pendant plusieurs minutes pour au final ne rien dire ?
- Tout simplement parce que je vais te montrer !

Je venais de hausser légèrement le ton. C'était peut-être bien mieux comme ça, en effet, qu'il me le montre. J'en ai assez de bavarder pour ne rien avoir. Il retire alors son masque et c'est le visage de Peter Parker que je découvre en face de moi. Le mythe de Spider-Man venait de se casser la gueule. Je saisissais enfin l'importance de ce secret. Je ne savais juste plus quoi répondre.

- Je peux comprendre qu'il te faille un moment pour t'en remettre, mais s'il te plait. J'ai besoin de ta confiance.
- Je veux bien. Mais comment as-tu fait pour te rappeler de qui j'étais ?
- Je suis tombé hier sur un secret que mon père me cachait depuis qu'il m'a abandonné à ma tante. J'ai pu retrouver le pendentif, ainsi que des explications sur le fait que je risquais de t'oublier. Ma mutation en est en partie la cause principale. Mais tu es quelqu'un de bien plus important que ça, mon père a dit. Il faut pour ça que je t'amène dans ce lieu.
- Je... Attends...
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Ça va trop vite pour moi. Je serais importante d'après ton père ? Pour qui ?
- Pour moi, pour l'avenir de cette ville. Je suis obligé de te mettre dans la confidence. C'est le seul moyen que j'ai trouvé pour te protéger.
- De quoi ?
- De qui, aussi. Mais il faut que tu viennes avec moi pour que tu puisses comprendre. Je ne peux pas t'expliquer ici.

Je doute un peu de ce que je dois faire, mais ma curiosité me pousse à vouloir en savoir plus. Finalement, je n'aurais pas mis aussi longtemps à découvrir ce que cachait Peter ni Spider-Man. Je repensais soudainement à la proposition d'Harry.

- Un souci ?
- Non !
- Alors ?
- D'accord, je viens avec toi.

Il remet son masque sur la tête. J'avais maintenant du mal à voir Spider-Man, je repensais au visage de Peter en dessous. C'est très difficile de réaliser. Il m'emmène cette fois dans sa cachette.
- Quand tu disais qu'une amie aussi le savait. Tu parlais de Gwen, n'est-ce pas ?
- Oui. Mais tu es tout aussi concernée que moi dans cette histoire. Gwen est juste au courant pour Spider-Man rien d'autre.

D'un côté, je me sentais privilégiée, de l'autre, j'avais peur. Après avoir passé plusieurs immeubles, nous arrivons devant un tunnel désaffecté. Il me demande de faire attention et de le suivre. Je marche derrière lui. Quand nous entrons dans le tunnel, il allume une lampe torche. Restant à l'écart, quand il devait se baisser, ramper comme une petite bête qui veut se faufiler dans un petit trou, je l'imitais. Je me sentais étouffer au fur et à mesure que nous avancions. Sur le dernier passage, je le trouvais bien trop étroit.

- Je vais rester coincée.
- Non, si je passe, tu peux y arriver. Regarde tout ce que tu as fait déjà.
- Je faisais de mon mieux pour ne pas paniquer, mais je déteste être confinée dans ce genre d'endroit.

Il revient vers moi et me prend les mains pour m'encourager à continuer. Je mets un petit moment avant de pouvoir me détendre. Il garde une main et ne la lâche pas, même lorsque nous arrivons à passer dans ce petit trou. Il me félicitait à chaque pas que je réussissais. Mes efforts sont récompensés, nous sommes en face d'un quai abandonné. Il s'éloigne et tape contre un mur, qui fait apparaitre un wagon de train. Je recule, surprise. Il m'entraine à l'intérieur de celui-ci. Il est intact. Il est même trop propre, je trouve pour un wagon abandonné. Ça ne sent même pas la moisissure.
Peter enlève son masque et allume le pc. Il s'assoit devant et me montre une photo de lui, Harry et moi ainsi que le pendentif que je lui avais donné. Je l'examine en détail. J'avais à peine dix ans sur cette photo, eux aussi. Nous étions heureux, cela se lisait sur nos visages. Nos sourires étaient immenses et détendus.

- Est-ce que tu te souviens d'avoir fait plusieurs dons de sang ?
- Vaguement. Pourquoi ?
- Tu vas mieux comprendre pourquoi. Mon père a tenu pendant longtemps, un journal vidéo qu'il a réussi à maintenir. Ton père aussi en avait un. Mais il n'a pas pu les transférer pour les sauvegarder.

Il me cède sa place et met en route la vidéo. Je revois tout ce que Peter avait vu avant moi. Son père parle aussi du mien ainsi que de moi. Il racontait que nous avions été les premiers à partir, parce que mon père trouvait que cette histoire allait beaucoup trop loin. C'est à partir de ce moment-là, que nous avions déménagé. La vidéo s'arrête, Peter en met une autre. Celle-ci est très importante. Mr Parker annonce qu'il y a un complot au sein de Ravencroft contre Oscorp. Que c'est Ravencroft qui est à la tête scientifique et technologique. Il révèle aussi qu'il a implanté dans une araignée - qui a piqué Peter – son sang, ainsi que le mien. Que mes dons avaient servi dans ce but. Mais que si quelqu'un y touche, l'avenir de ce monde pourrait être mis en danger, car il reste des échantillons encore dans le laboratoire de Ravencroft. Je n'imaginais pas l'étendue du problème. Je reste bouche bée.

- Tu comprends mieux maintenant ! Moi aussi, j'ai découvert tout ça avant-hier.
- C'est pour ça que tu voulais me voir ? Tu m'as sorti l'excuse de la timidité alors que tu avais tout prévu depuis le début ?
- Oui, je n'avais pas trouvé d'autres moyens. J'ai longuement hésité hier, puis je suis finalement venu au gala. C'était l'occasion idéale. Tiens, regarde ce que j'ai retrouvé, aussi.

Une autre vidéo nous montre, tous les trois, aussi proche qu'avant. Je ne pus m'empêcher de verser des larmes. Tant de souvenirs remontaient dans ma tête, après toutes ces révélations. Comme le disent Harry et Peter, énormément de choses ont changé. Je ne le pensais pas autant. Je regarde ensuite la photo et le pendentif. Il sent que je suis totalement confuse. Il prend une autre chaise plus loin et s'assoit en face de moi. Il m'enlève ces souvenirs de mes mains et les prend.

- Je suis tellement désolé de ne pas avoir pu me souvenir de toi. Tu as essayé de m'avertir. Ceci est bien la preuve que nous avons été amis jadis, mais même si je ne me souviens pas de tout, nous pouvons tout recommencer.
- Recommencer ?
- N'est-ce pas ce que tu voulais ?
- Oui...
- Mais...
- Ça sera différent maintenant. Pourquoi disais-tu que tu étais en train de perdre Gwen ?
- Parce qu'elle a choisi de faire sa vie à Oxford, que je ne sache plus si je dois la laisser partir ou pas. Parce que j'ai peur qu'il lui arrive quelque chose, en sachant mon secret.
- Tu peux encore rattraper le coup, encore faut-il que tu saches réellement ce que tu le désires.
- À mon avis, il est trop tard.
- Je ne pense pas. En tout cas, tu n'as rien à craindre pour moi.
- Justement. Je sais que je n'aurais forcément pas dû te le dire, mais ce secret est trop lourd pour les épaules, je porte déjà New York

Il me caresse le dos de la main et m'essuie une larme avec l'autre.

- Je veux que tu fasses attention à toi maintenant. À qui tu parles, ce dont tu leur parles. Je ne veux pas que quelqu'un se doute de cette histoire. Et si Ravencroft décide de s'en prendre à toi, je serai là pour te sauver.
- Je ne peux pas vivre éternellement dans la paranoïa.
- Bien sûr que non, il faut juste que tu sois plus vigilante !
- D'accord. Si c'est nécessaire alors.

Il me lance un petit sourire avant de me faire une bise amicale sur la joue, s'excusant encore une fois de m'avoir oubliée. Il replace la photo et le pendentif près de l'ordinateur, puis son visage devient soudainement inquiet. Il renifle quelque chose. Nous sortons rapidement de ce tunnel. Il faisait nuit.

- Quelqu'un nous a repérés ?
- Non, quelqu'un est sur le point d'attaquer la ville. Je peux ressentir une grande énergie dans l'air. Viens !

Peter replonge dans le costume de Spider-Man et cette fois, nous volons en direction du centre-ville. Nous nous arrêtons du haut d'un immeuble pour observer ce qu'il se passe. Un homme à capuche était en train de se prendre une sacrée décharge électrique via les bouches de métro. J'entends Peter marmonner quelque chose de négatif. Il me dépose dans un coin de rue ou personne ne peut nous voir, puis il part faire son travail. Je me précipite à mon tour dans la foule qui était près des barrières pour observer la scène. Je vois au loin Gwen et la rejoins. Nous nous saluons.

- Tu arrives au bon moment, Spider-Man va sauver la ville encore une fois.

Elle ne se doutait pas un seul instant que je sois au courant, moi aussi. Peter essayait de calmer l'homme au visage bleu électrifié et caché par sa capuche, ça marchait, du moins, jusqu'à ce qu'un homme tire sur lui et le loupe. Il s'énerve et déclare la guerre à Spider-Man. Gwen et moi avions reconnu Max, lorsque Spider-Man venait de citer son prénom. En regardant en détail, son visage nous confirmait son identité. Impossible de savoir comment il avait fait pour devenir cette créature, alors qu'il était mort, d'après ce que disaient les employés d'Oscorp. Nous restions quand même pour voir jusqu'au bout le combat final, mais reculions chaque fois que le combat se rapprochait de nous. Les personnes présentes étaient toutes pratiquement pour Spider-Man. Il a même pu sauver des humains qui allaient se faire électrifier sur les marches d'un escalier.
Le combat durera plus ou moins 20 minutes, Spider-Man avait réussi à le canaliser, mais quelque chose ne lui convient pas. Tout à coup, la créature humaine lui lance une énorme décharge qui envoya l'homme-araignée contre un immeuble. À partir de là, plus personne ne vit le héros pendant une semaine.