Disclaimer: Les personnages de ce chapitre ne m'appartiennent pas
Nous nous retrouvons pour le deuxième chapitre ^^ J'espère que le précédent vous a plût et que celui-ci vous plaira tout autant. Nous retrouvons Sarky qui enquête sans savoir ce qu'il se passe chez Ryo. Rock et Thomas entrent en scène et Yann... Bonne question :P Bonne lecture ^^
Chapitre 2 : Ennemis inconnus
-Voilà donc où habite Yann. Eh bien je comprends d'où lui vient sa passion pour tout ce qui touche à l'océan.
Sarky venait d'arriver près du petit village portuaire près duquel le samouraï de l'Eau habitait. Son ami brun n'avait pas donné signe de vie depuis plusieurs jours, tandis que ses mauvaises impressions avaient eu tendance à se renforcer. Il craignait qu'il ne soit arrivé quelque chose à Yann et avait décidé de se rendre chez lui. Il avait d'abord appelé Thomas afin qu'il passe le message aux autres. Il ne faudrait pas qu'ils s'inquiètent en ne le voyant pas arriver.
-La famille Mouri, oui je les connais. Une charmante famille ces trois là.
-Savez vous où ils habitent ?
La femme qu'il était en train d'interroger lui donna un itinéraire à suivre pour se rendre facilement chez son ami.
Le village avait l'air paisible, aucun drame ne semblait l'avoir troublé. Mais ça ne voulait rien dire. Les forces des Ténèbres n'avaient pas besoin d'anéantir des villes et des villages afin d'exercer leur domination sur un endroit. Même s'il est vrai que la destruction était leur moyen de reconnaissance le plus connu.
-Je ne sens rien. Aucune présence maléfique ne semble animer cet endroit.
Tout était calme et paisible. Assurément, il voyait de moins en moins l'intérêt de rester dans les parages. Il stoppa devant la maison de Yann et resta immobile quelques instants. Scrutant les environs pour découvrir le moindre détail anormal. Mais il n'y avait rien ! Rien du tout. Il alla frapper à la porte mais personne ne lui répondit. Il allait partir quand soudain, la porte s'ouvrit lentement. Comme si elle avait décidé d'elle-même de le laisser passer.
-Yann ? Il y a quelqu'un ? Demanda-t-il en passant son visage dans l'embrasure de la porte.
Personne ne lui répondit. La maison était comme vide. Vide de tout habitant. Il patienta encore un peu, puis entra prudemment dans la maison. Il savait bien qu'il n'avait pas le droit de faire ça, mais quelque chose lui soufflait de le faire quand même. Il s'était passé quelque chose dans cette maison. Quelque chose de terrible. Il ne savait pas quoi exactement, mais c'était dans l'air. Il n'y avait pas d'autres mots pour expliquer ce qu'il ressentait. Un mal avait frappé, et avait laissé son emprunte.
-Il y a quelqu'un ? Demanda-t-il entrant.
Rien, il n'y avait rien. Pas âme qui vive. Les volets étaient fermés et seule de minces rayons de lumière parvenaient à pénétrer dans la maison. Sarky frissonna une nouvelle fois, n'aimant pas ça du tout. Il parvint à trouver la lumière et resta sans voix devant le spectacle qui s'offrit à lui. Destruction, c'était le seul mot qui pouvait convenir. Cette maison avait été détruite, ravagée, liquidée. Les meubles gisaient ça et là, entourés de débris en tous genres. La maison de son ami avait été attaquée, et il arrivait sans doute trop tard. Il inspecta la maison de fond en comble voir s'il restait quelque chose à sauver. Mais tout avait été sauvagement anéanti. Il ne restait rien.
« Qui a pût faire une telle chose ? »
Les forces d'Arkatakor avaient été détruites, il n'y avait normalement plus rien à craindre. Alors pourquoi autant de destruction ? Qui avait pût faire une telle chose ? Des hommes ? Mais aussi cruel qu'ils pouvaient l'être, les humains n'avaient jamais été capable de répandre une telle impression de malfaisance dans l'air. Non, les agresseurs n'étaient pas humains. Ils étaient… Autre chose.
« Il n'y a probablement plus rien à sauver ici. Ceux qui sont venus ici n'ont rien laissé debout. Mais qu'est-ce qui pouvait bien les intéresser à ce point chez cette famille ? D'après Yann, ils n'étaient qu'une pauvre famille vendeuse de poterie. Si ça avait été seulement pour détruire, les ennemis auraient anéantis le village avec la maison. »
Il bien avoir une raison alors. Il ouvrit alors la porte de la dernière pièce qu'il n'avait pas visitée. La porte s'effondra sur le sol, découvrant une pièce ressemblant à une chambre. Il y avait dans cette chambre une unique couchette de paille sur laquelle était allongée une femme qui semblait souffrante. Se pourrait-il qu'il s'agisse de la mère de Yann ? Son visage était si maigre qu'on aurait pût la croire morte. Ce fut pourtant un regard bien vivant qui se braqua sur lui. On pouvait y lire l'épuisement dû à sa maladie.
-N'ayez pas peur madame, fit Sarky en la voyant ouvrir la bouche, je m'appelle Sarky Date. Je suis un ami de votre fils, Yann.
La mention de son fils sembla rassurer la malade. Comment se fait-il que cette femme si faible soit laissée toute seule dans une maison ravagée ? Où était Yann et sa sœur, Sayoko ? Il s'approcha lentement de la mère de son ami, espérant qu'elle ne prenne pas peur. Mais elle ne fit aucun geste pouvant traduire une éventuelle crainte. Confiance ou juste faiblesse trop forte pour pouvoir bouger ?
-Yann, vous savez où il est ?
La question avait été posée d'une voix si faible que le Kôrin faillit bien ne pas l'entendre. Non, il n'avait pas vu Yann. Cette question confirma ses mauvaises impressions. Le Suiko devait avoir disparu pour que sa mère lui demande où il se trouve. Lorsqu'il lui répondit par la négative, elle soupira.
-Quelqu'un est venu il y a une journée…Lui aussi il cherchait mon fils…
-Quelqu'un ?
-Oui, un homme. Je ne me souviens plus de son visage. Mais il…
Elle se mit à tousser violemment et crachat un peu de sang. Sarky aurait voulu l'aider, mais ce n'était pas possible. Son pouvoir ne pourrait rien pour elle.
-Lorsque je lui avais dit que je ne savais pas où il était, il a commencé à devenir agressif…
-Es-ce qu'il vous a dit pourquoi il voulait voir votre fils ?
-Tout ce que je me souviens, c'est qu'il a emmené Sayoko lorsqu'elle a voulu le faire partir…
Sayoko avait été enlevée ? Sans doute pour servir d'appât afin d'attirer Yann dans un piège. Mais pourquoi avoir laissé cette dame en vie ? Bon, d'accord, c'était une bonne nouvelle, mais est-ce que ça ne cachait pas un autre piège ? Pour l'instant il ne pouvait rien dire, il y avait trop peu d'éléments. Le saccage de la maison avait dû se produire au moment où l'inconnu avait commencé à devenir agressif.
-Je ne vous importunerais plus longtemps, mais il faut que j'avertisse mes amis. Est-ce que vous savez où je pourrais trouver un téléphone ? Demanda-t-il poliment.
-Allez dans la maison d'à côté, et dites leur que vous venez de ma part.
Hum, elle était visiblement trop faible pour pouvoir se débrouiller toute seule, sinon elle ne serait pas allongée là, toute seule. A attendre il ne savait quoi. Il allait sortir avec la ferme intention d'aller demander aux voisins en question d'aller la secourir lorsqu'elle le rappela, elle avait une dernière faveur à lui demander. Sarky fit demi-tour et alla s'agenouiller aux côté de la mère de son ami.
-Attendez, j'ai une dernière faveur à vous demander. Vous êtes bien l'un de ceux avec qui a combattu mon fils ?
-Euh oui, comment… Il ne s'attendait pas à ce qu'elle lui sorte ça.
-Depuis qu'elle lui a été confiée, ma famille a toujours protégée l'armure de Suiko. Je ne suis qu'une pauvre femme malade se contentant de vendre des poteries, mais je savais qu'un jour mon fils devrait partir au combat, accompagnés d'autres samouraïs. Si vous êtes bien de ces samouraïs alors… Elle s'arrêta pour reprendre son souffle.
-Oui, vous avez deviné. Je suis le porteur de Kôrin, l'armure de la Lumière.
-Samouraï de la Lumière, s'il vous plait… J'aimerais que vous et vos amis vous sauviez mes deux enfants… Je ne peux rien pour les aider, mais…
-… Je ne peux pas parler au nom de tous, vous savez ?
Promettre quelque chose au nom du groupe des samouraïs de l'Éternel lui paraissait un peu risquer. Même s'il connaissait ses trois amis, et savait qu'ils n'abandonneraient jamais Yann si ce dernier était vraiment en danger. Quant à Sayoko, les samouraïs n'avaient pas pour habitude d'abandonner ceux ne pouvant pas se défendre à leur sort.
-Les samouraïs feront ce qu'ils pourront pour les sauver, tous les deux. Je vous le promets. Fini-il par lâcher.
La mère de Yann lui lança un regard empli de reconnaissance, avant que ses paupières ne s'abaissent lentement. Sarky attendit quelques instants avant de constater qu'elle s'était juste endormie. Au moins pourrait-elle dormir l'esprit à peu près tranquille, en sachant que les samouraïs allaient essayer de sauver ses enfants. Il sorti lentement de la maison et alla frapper à la porte de la maison voisine. Le couple parût méfiant au premier abord, mais lorsqu'il parla de la famille Mouri, ils finirent par le laisser entrer. Pendant que le mari partait chercher la mère de Yann et de Sayoko, la femme resta aux côtés du blond pendant que celui téléphonait. Il commença par appeler sa famille et leur expliqua qu'ils devaient faire attention à eux. Sa mère lui promit qu'elle ferait de son mieux pour protéger tout le monde. Un peu rassuré de ce côté, le samouraï de la Lumière décida d'appeler chez Ryo. Normalement la fête devrait déjà avoir commencée, ils devaient tous être chez Ryo. Alors pourquoi est-ce qu'il n'entendait rien d'autre que la sonnerie du téléphone ?
-Ryo, tu es là ? Ryo ? Sandy ? Thomas ? Il y a quelqu'un ?!
-…
-Répondez, c'est important !
Rien, rien du tout. Et si ses amis s'étaient déjà fait attaquer ? Un vent de panique le parcourut et il ne réfréna difficilement. Et s'il était déjà trop tard pour les autres samouraïs ?
-Je dois m'en aller, merci de m'avoir laissé utiliser votre téléphone.
-Nous allons nous occuper d'elle en attendant le retour de l'un de ses enfants.
Le voisin de la famille Mouri déposa la malade dans la chambre d'ami. Apparemment, ils allaient veiller sur elle. Tant mieux. Sarky sorti de la maison et retourna chez Yann pour chercher des indices. Quelqu'un en voulait aux samouraïs et n'hésitait pas à s'en prendre à leur entourage. Pourquoi ? Pourquoi ces attaques ? Qu'est-ce qui pouvait les justifier ? Il ne le savait pas, et ça l'inquiétait beaucoup.
Chez Ryo, Sandy était toujours aux prises avec l'illusion de son grand-père. L'arme que le vieil homme tenait dans sa main rata de peu la jeune fille qui avait réussi à faire un écart au dernier moment. Elle essaya de fuir, mais fut attrapée par une poigne bien trop puissante pour être celle d'un vieil homme.
-Qui êtes-vous ? Lâchez-moi vous me faites mal !
-Tu n'aurais jamais dû te rebeller, jeune fille. Maintenant, tu vas souffrir.
L'arme qu'il tenait à la main s'enfonça dans le bras de Sandy qui hurla de douleur. C'est à ce moment là que Thomas débarqua dans la pièce, arc bandé et près à tirer. Il stoppa son geste lorsqu'il vit l'être inconnu se servir de son amie comme bouclier en se collant contre elle. Le bras de Sandy saignait, et la jeune fille essaya en vain de se libérer, tout en gardant sa main valide contre la blessure. Le faux grand-père mit en garde le Tenku contre son arc qui risquait fort de blesser la jeune fille si jamais il visait mal. Thomas répliqua que ses flèches ne toucheraient jamais une personne innocente.
-Ah oui ? Alors pourquoi tu n'as pas encore tiré ?
-Je… Tu…
-Pourquoi ta voix et tes mains tremblent-elles comme cela ? Aurais-tu peur ?
Non, il n'avait pas peur ! Pas peur du tout ! Il maniait l'arc depuis plusieurs années et ses flèches avaient toujours atteints ses cibles. Alors pourquoi…
-Ne t'inquiète pas pour moi Thomas, tire ! Tire ! Hurla Sandy.
-Flèche de l'Éternel, fait disparaître le…
-Trop tard ! Répliqua l'illusion d'une voix moqueuse.
Elle disparu soudainement, avec sa prise, de la maison. Thomas lâcha sa flèche une seconde trop tard, et le projectile alla se planter dans la pelouse derrière la maison, ayant brisé la vitre au passage. Sonné par l'enlèvement, le guerrier du Ciel mit quelques instants à se réveiller. Quand il y parvint un vent de panique s'empara de son être. Oh non ! Qu'avait-il fait ?! Pourquoi n'avait-il pas tiré à temps !
-Sandy, non ! Non !
Ça ne servait à rien de crier, Sandy avait disparue. Il n'avait aucune idée de l'endroit où elle avait pût être emmenée. Serrant les poings, Thomas décida de venir en aide à ses amis samouraïs. Avec un peu de chance, il n'arriverait pas trop tard pour les sauver. Il sorti très vite du manoir, à la recherche des samouraïs de la Pierre et du Feu. Il ne s'était pas rendu compte qu'un esprit du mal le suivi discrètement. La perte de son amie le démoralisait trop pour qu'il prenne garde à une présence à peine perceptible.
-RYYYYYYOOOO ! TIM ! Mais où êtes vous bon sang, répondez ! Hurlait Rock à travers la forêt.
Voilà plusieurs minutes que le samouraï de la Pierre cherchait ses deux amis. En arrivant avec Thomas, ils avaient tout de suite deviné que quelque chose n'allait pas. Le Tenku s'était dirigé vers la maison, tandis que le Kongo avait pris la direction des bois. Mais pour l'instant, rien à signaler. Le calme plat.
-C'est trop calme cet endroit. Je n'aime pas trop ça….
Soudain il entendit un cri à mi-chemin entre la rage et le désespoir. Il ne savait pas ce qui pouvait bien crier comme ça, mais se précipita vers sa provenance. Il découvrit une personne dont le corps était entièrement recouvert de ténèbres, rendant son identification impossible. Allons bon, que se passait-il encore ? Il s'approcha, mais les ténèbres disparurent soudainement, emportant la personne inconnue avec elles.
-Qu'est-ce… Oh non ! Ryo ! Tim ! Kraor !
Tim cligna plusieurs fois les yeux, il avait mal à la tête. Qu'est-ce qu'il faisait là déjà ? Pourquoi est-ce qu'il était couché contre, il tourna la tête, contre le flanc de Kraor ? Soudain, tout lui revint en mémoire. Il s'était fait attaqué par… Il se leva si rapidement qu'il tituba, encore sonné par l'attaque qu'il venait de subir.
-Tim !
-R… Rock ?
Le samouraï de la Pierre se précipita pour rattraper le petit garçon, qui était en train de tomber, et le fit se rasseoir sur le sol.
-Est-ce que ça va ? Demanda le samouraï.
-Je crois. Qu'est-ce qui c'est passé ? Où…
Il regarda autours de lui mais ne trouva aucune trace de son attaquant. Non, il était seul avec Rock et Kraor toujours dans les pommes. Voyant que l'enfant allait bien, et qu'il était juste un peu sonné, le Kongo alla vérifier l'état de santé de Ryo qui gisait sur le sol. Il soupira de soulagement en constatant qu'il vivait encore. Il avait quelques blessures, mais rien de bien grave à première vue. Il remarqua que le corps et les vêtements de son ami était mouillé. Tient, c'est étrange. Son attaquant maitrisait-il l'eau ?
-Rock, Tim était parvenu à se lever et marchait vers le Chinois, est-ce que Ryo va bien ?
-Il respire encore et ses blessures n'ont pas l'air trop grave. Il devrait se réveiller d'ici quelques heures. Le rassura le samouraï à l'armure orange.
-C'est quoi ça ?
-Quoi ? Ah ça ? Tient…
Ça, ils comme le disait si bien, c'étaient trois trous dans le sol qui semblaient avoir été crée par une arme à trois branches. Une arme à trois branches, un peu comme… Non, impossible. Ce n'était pas parce que Yann maitrisait l'eau et qu'il se battait avec un trident qu'il était forcément l'auteur de cette attaque. Cette idée était stupide, pour quelle raison il aurait attaqué son ami ? Franchement ?
-Tim, tu te souviens de qui t'a attaqué ?
- Non, je ne me souviens de rien… Juste que… Qu'il a fait tout noir d'un coup.
-Tout noir d'un coup ?
Tim lui raconta le déroulement de l'attaque dont lui et Kraor avaient été victimes. Rock pensa immédiatement à la manière de faire d'Obscuror. Les Ténèbres, c'étaient son rayon. Mais voilà, le démon des Ténèbres était reparti avec Cyanor, Merlor et Cayoura dans le passé. Il ne pouvait quand même pas être revenu dans le présent, hein ? Et puis, pourquoi aurait-il attaqué Tim et Kraor ? Arkatakor était mort, non ?
-Rock ? Tim ?
-Thomas !
Le Tenku avait l'air de bien aller, même s'il paraissait un peu triste. C'est à ce moment là que Kraor se réveilla. Il poussa un grognement plaintif, essaya de se relever mais retomba sur le sol quelques secondes après. Il semblait avoir besoin de repos à cause de la blessure qu'il avait reçut. Le plus jeune des samouraïs s'approcha lui aussi du corps de Ryo et remarqua les trois trous dans le sol. Une trace laissée par l'assaillant de Ryo ?
-Ramenons Ryo et Kraor à l'intérieur. Ça ne sert à rien de rester ici.
Rock prit le samouraï du Feu dans ses bras, tandis que Thomas et Tim aidaient Kraor à avancer. L'animal se laissait faire docilement, tant que les humains ne lui faisaient pas mal. Ils le firent entrer dans le salon où il s'installa sur le tapis, tandis que Rock déposait son ami sur le canapé. Le tigre s'endormit tandis que Tim soignait sa blessure et y mettait un pansement. Pendant ce temps, Rock et Thomas réfléchissaient.
-A ton avis, qu'est-ce que ça veut dire toute cette histoire ? Qui pourrait nous en vouloir maintenant qu'Arkatakor est mort ?
-Je n'en sais rien Rock.
-Tu crois qu'il a encore des alliés qui cherchent à le venger ?
Thomas ne répondit pas. A vrai dire, il était autant préoccupé par ce nouvel arrivage d'ennemis que par la récente capture de Sandy dont il était en parti responsable. Quel imbécile il avait fait ! Mais pourquoi n'avait-il pas réagi à temps ! Pourquoi n'avait-il pas tiré cette stupide flèche au bon moment ! Il serra les poings et sorti du salon, à la grande surprise de Rock qui attendait toujours la réponse à sa question.
-Eh ! Mais où est-ce que tu vas !
Thomas n'avait pas l'air bien du tout. Il fit signe à Tim de rester où il était et se lança à la poursuite de l'archer. Il le trouva dans la cuisine, là où s'était déroulé l'enlèvement de la jeune fille, il fixait la fenêtre qui était percée d'un trou. Le Kongo ne comprenait pas ce qu'il se passait. Se fut une question de Tim, toujours dans le salon, qui lui mit la puce à l'oreille. L'enfant réclamait Sandy qu'il n'avait toujours pas vue.
-C'est vrai ça, où est-ce qu'elle est ? Thomas, tu sais où…
-Je ne sais pas. Répondit abruptement le Tenku.
-Quoi ? Tu ne l'a pas vu quand tu étais dans la maison ?
Il se prit un vent magistral qui le laissa plus que perplexe. La lumière se fit alors petit à petit dans son esprit. Est-ce que Sandy avait été attaquée alors qu'elle se trouvait à l'intérieur ? Est-ce qu'elle… Il n'eut même pas le temps de finir sa phrase qu'il entendit l'archer grogner et le vit serrer les poings. Alors, il avait vu juste. Leur amie s'était faite enlevée… Mais comment ? Et par qui ?
-Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
-Quand je suis arrivé, elle était aux prises avec quelqu'un ayant pris l'apparence de son grand-père… J'ai voulu l'aider mais…
Mais il en avait été incapable. Sandy avait eu besoin de lui et il n'avait même pas été fichu de l'aider ! Il avait juste pût assister à son enlèvement, aussi impuissant qu'un enfant. Il se sentait mal. Si seulement il pouvait revenir en arrière pour empêcher cet enlèvement. Mais hélas, c'était impossible. Il avait échoué, et il ne pouvait plus rien faire maintenant. A part espérer que Sandy n'ai rien, là où elle était. Il ne réagit pas lorsque Rock posa une main sur l'une de ses épaules.
-On va la retrouver. Dit le Chinois, comme s'il était au courant des états d'âme de son ami.
-Nous n'avons aucune idée de ce que sont nos ennemis Rock.
-Ouais, mais nous sommes les samouraïs de l'Éternel. Ça devrait suffire, Non ?
-Je suppose, oui. Thomas sourit, légèrement soulagé par l'optimisme débordant de son ami.
Un cri de Tim suivit d'un rugissement de Kraor les firent sursauter tous deux, et ils se précipitèrent vers le salon pour découvrir un Ryo visiblement en proie à un affreux rêve.
Eh bien ça ne s'arrange pas. Sandy c'est fait enlevée sous le nez de Thomas, Yann est toujours porté disparu et Sayoko a aussi été kidnappée. Un ou plusieurs ennemis en veulent aux samouraïs et n'hésitent pas à s'en prendre à leurs proches. Comment les choses évolueront-elles?
