NOTE : Chapitre 9, tant attendu en LIGNE ! On reprend le rythme à partir de vendredi prochain. Donc le chapitre 10, vendredi, et le 11 lundi ! Comme vous le voyez, même en vacances, je n'ai pas chômé. Merci à tous mes nouveaux followers, viewers, reviewers encore une fois. Sans vous, je n'aurais pas autant avancé. Dites-moi quand vous finissez vos examens, vous aurez peut-être le droit à un petit bonus. Bonne lecture à vous. J'espère que je ne vous ai pas trop manqué.

Chapitre 9

Étrangement, pendant toute cette semaine, ce fut le calme total. Un peu trop surement. Même dans le département. Les journalistes s'inquiétaient pour Spider-Man, plus personne n'avait de ses nouvelles. Pas même Gwen. Elle n'avait pas revu Peter depuis ce coup du sort. Elle aurait aimé, car elle passe son dernier entretien samedi après-midi.

- Tu veux que je t'accompagne ?

- Si je n'ai pas de nouvelles, oui. Si ça ne te dérange pas.

- Pas du tout. Au contraire. Si je peux t'encourager dans cette dernière ligne droite, j'en serais ravie.

Plusieurs fois après notre discussion, Gwen a essayé de joindre Peter, sans succès. Même sa tatie Sally n'a pas réussi à le faire sortir. Je m'étais faite discrète aussi. J'avais eu de la chance ces derniers jours, on ne m'avait pas trop harcelé. Enfin, je pensais être tranquille et je reçois un SMS en plein travail me proposant de venir à tel endroit vendredi soir à 20 heures. Aucune signature. J'en infère que cela ne pouvait être qu'Harry puisque je lui devais une soirée à cause du gala de charité. Surtout que le lieu n'était qu'autre que sa maison. J'ai une bonne mémoire des rues que je traverse même en taxi. Il a probablement changé de numéro de téléphone ou en a je ne sais pas combien parce qu'il me semblait avoir enregistré l'autre numéro. Peut-être ne souhaitait-il pas être harcelé par les journalistes ou tous ces gens profitant de son statut social. Je pouvais le comprendre. Mon angoisse venait de réapparaitre de plus belle à la suite de ce message, me replongeant dans la réalité que j'avais essayé de masquer depuis les révélations de Peter.

Ces derniers jours demeurèrent sous le signe de la contrainte. J'étais en route pour rejoindre Harry chez lui. Je ne vous cache pas que j'étais effrayée une fois de plus par ce meeting. Serais-je capable de m'opposer à l'envie de me mettre à nu, toute cette affabulation ? Depuis le temps que je suis de retour, il n'y a pas une semaine, que je passe au calme. J'en viens à me demander si j'ai bien fait de provoquer nos retrouvailles. Je sors de la voiture, nerveuse et faisant tout en mon pouvoir pour garder confiance et courage. Ce qui n'est pas gagné. J'avais cette fois opté pour une tenue simple et sobre. Ma petite robe d'hôtesse passe-partout qui m'avait sauvé plusieurs fois la mise, car je pouvais la porter pour n'importe quelle occasion. Et ce soir, elle serait parfaite. Des escarpins noirs mats habillaient mes pieds. Mon maquillage : un trait noir sous les yeux, un fard à paupière marron, un rouge à lèvres dans les nuances pourpres, avec une petite touche de gloss pour le rendre un peu plus brillant. Mes cheveux étaient tout simplement détachés. C'est très difficile de devoir s'adapter à chaque rendez-vous.

Je suis sur le palier et sonne. Cette musique est toujours aussi impressionnante par rapport à une sonnerie d'appartement. Je ne vois aucun garde devant chez lui. Ni dans le jardin. J'avais du contourner la maison pour m'y rendre. Harry m'y rejoint peu de temps après, ne me trouvant pas à l'entrée principale.

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Je n'avais encore pas vu ton jardin.

- Comme tu le vois. Il est toujours pareil.

- Ça ne te dérange pas que je fasse un tour ? Pour le voir de plus près ?

- Si ça peut te faire plaisir.

C'est la première fois qu'il voit quelqu'un s'intéresser à son jardin. Mais c'était peut-être pour lui le bon moment de se rapprocher de moi.

Nous marchons tranquillement. Laissant un espace entre-nous. Je suis quelqu'un de curieux et j'aime voir des jardins entretenus. En plus, le temps est là.

Nous nous arrêtons plus loin devant une magnifique et grande fontaine que je n'avais pas encore dépassé cette limite. J'en profite pour m'assoir sur le bord et m'amuser avec cette eau légèrement fraiche. J'essayais également de me détendre. Je voulais aussi un peu retrouver ce petit côté qui me manquait entre lui et moi. Ce côté non sérieux que nous avions. Je sors la main de l'eau et commence à l'arroser doucement du bout des doigts vers son visage.

- Tu veux jouer à ça ?

Avant que je ne puisse recommencer, il m'attrape les mains et me montre sa force en faisant en sorte que je ne le remouille pas. Nous jouons alors à celui qui a le plus de force. Parfois, il me fait des petites frayeurs lorsqu'il me pousse le visage à quelques centimètres de l'eau. Il se radoucit, voyant que je le supplie de ne rien faire de plus. Il m'aide à me redresser sans pour autant libérer mes mains. Je décide de me mettre sur le bord de la fontaine en pierre. J'étais à sa hauteur. Il était bien plus grand que moi. Nous nous regardons. Je souris timidement. Ce n'est qu'en le dévisageant que je commence à comprendre pourquoi je me suis laissé aller la fois dernière avec une telle frénésie. Je suis en peu de temps en train de tout me remémorer. Ça fait comme un flashback dans ma tête. Je ne sais pas pourquoi ça aura mis autant de temps à réagir. Pensant qu'il était nécessaire de rentrer, il me passe soudainement une main sous mes jambes et l'autre, derrière ma nuque, puis sans m'alerter, il me bascule sur le côté. Je n'ai pas d'autres choix que de résister et de me cramponner à son cou. Je suis tout de même surprise par son changement. Il a envie d'être tendre avec moi ce soir. Du moins, je pouvais l'espérer. Il me porte alors jusqu'au salon tout en fermant la porte de l'entrée avec ses pieds. Il me repose lentement sur la terre ferme. Je peux voir de là que la cheminée est allumée. Que la table basse devant le canapé est décorée d'une petite vaisselle d'occasion ainsi que de deux chandelles.

- Je pouvais nous mettre sur la grande table, mais je trouvais ça plus sympathique de diner devant un feu de cheminée.

Ma bouche brûle d'envie de lui demander à quoi rimait tout ce cinéma. Cette petite soirée, sous le thème du romanticisme. Mais j'étais sûre que tôt ou tard je finirais par avoir ma réponse. Je voulais juste profiter de ce moment entre nous sans que nous nous prenions la tête.

De la main, il me propose de m'installer. C'est assez étrange de diner sur un canapé. C'est certain que cela me change du quotidien. Même si je suis plus détendue, j'ai toujours une pointe de crainte sur ce qu'il va se passer par la suite. Mais ce que je n'avais pas remarqué, monsieur avait mis le paquet, il avait embauché un traiteur pour la soirée, puisqu'il venait se joindre à nous pour savoir quand il pourrait démarrer sa cuisine. Je ne suis vraiment pas habituée à un tel accueil. Je n'ai jamais vécu dans la richesse ni même dans la pauvreté. Je me suis souvent débrouillée seule ou mes parents avaient ce qu'il fallait.

Nous prenons d'abord l'apéritif avant d'entamer le plat principal. Nous parlions de tout et de rien. Encore une fois. Radotant des passages de notre enfance, que nous n'avions pas encore bavardé ! J'étais assez émotif sur ce sujet-là, car je me doute bien que cela ne sera plus jamais comme avant, même si une part de moi est contente de savoir que Peter se souvient enfin de moi, de même pour Harry. Ma pensée fut bien plus profonde que cela. Elle en est allée jusqu'à se remémorer de mon entretien avec Peter dans sa cachette secrète. Mon absence de quelques secondes se fit vite remarquer par ce dernier qui m'interrogeait du regard.

- À quoi penses-tu ?

- À toutes ces choses. Nous ne serons plus aussi proches qu'avant, c'est indéniable.

- Toi et moi. Nous le pouvons en tout cas.

- Tu seras aussi occupé que moi par Oscorp. Et je ne vois pas comment nous pourrions être proches tous les deux.

Il fait une petite moue vexée, mais reprend vite le dessus pour me faire un dessin sur sa façon de penser à ce sujet-là. De sa main libre, il prend ma joue et avance mon visage vers le sien avant de pouvoir déposer ses lèvres contre les miennes. On aurait dit à ce moment-là deux adolescents qui se découvraient pour la première fois. Mais dans quoi est-ce que je m'engageais dans cette voie ? Pouvais-je vraiment lui faire confiance et essayer quelque chose de plus sérieux ? Et moi ? Qu'est-ce que je désire réellement ? Soit, tu profites. Soit, tu es perdue. Soit, tu arrêtes tout. Pourquoi est-ce si compliqué pour nous ? Pourtant je suis sûre que la réponse est sous mon nez. Comme d'habitude. Il reprend une gorgée d'un champagne français qu'il avait ramené de son dernier voyage. Très bon d'ailleurs. Même si je ne suis pas friande de ce genre de boissons.

- Qu'en dis-tu ?

- Ce champagne est très goutteux.

- Je ne te parlais pas du champagne !

- Ah... Mais que veux-tu dire par là ?

- Ça ne te tenterait pas de faire quelque chose avec moi ?

- De sérieux ou d'un jour sans lendemain, si tu vois ce que je veux dire ?

- Dans la longévité.

- C'est à réfléchir. Et ça pourrait se faire qu'une fois que notre deal sera terminé.

- C'est très bien que tu en viennes au sujet. As-tu des nouvelles ?

- Plus ou moins. Mais je m'en rapproche.

- Dis-moi tout !

- Tout ce que je sais, c'est que tu devrais te rapprocher de Peter. Il semblerait qu'il le connaisse. Après, je ne sais pas à quel niveau !

- C'est déjà un bon début. Merci.

- Est-ce que tu penses que nous pourrions arrêter notre deal ? Je n'en saurais sûrement pas plus.

- Oui, nous pouvons. Après c'est à moi de me charger du reste. Je sais désormais vers qui me tourner.

J'étais contente qu'il ne me pose pas plus de questions sur le fait que je l'avais découvert. Je me sens comme libre, maintenant que je n'ai plus de missionnariat à faire. Et que mon secret ainsi que celui de Peter ne soient pas divulgués.

- Nous allons pouvoir prendre du bon temps tous les deux.

- Je dois quand même encore réfléchir à ça. Laisse-moi quelques jours.

- Tiens, tant que j'y pense. Vous m'aviez l'air proche Spider-Man et toi... sur le départ à la soirée de charité.

- Que veux-tu dire par là ?

- Gwen et moi, on vous a vu papoter ensemble en bas des escaliers.

- Ho. Il me félicitait pour le coup de démence que j'avais eu.

- Rien que ça ?

- Oui. C'est tout.

- D'ailleurs...

Il pose son verre et déserte le salon puis rapplique peu de temps après avec une boite couverte d'un velours bleuté. Il hisse du sofa par la main et positionne dos à lui. Il finit par me mettre une rivière de diamants de plusieurs millions de dollars autour de mon cou. Je brillais de mille feux à la lumière du feu de cheminée.

- Tu devrais le ramener.

- Je me le ferais voler. Il sera plus en sécurité chez toi.

- Bien entendu, mais en attendant, chaque fois que nous sommes ensemble j'aimerais te voir avec. Il te va divinement bien.

- C'est incontestable. Mais je ne le porterais pas tout le temps.

- Je l'imagine...

Puis, je sens ses doigts visiter avec suavité ma nuque et mes épaules. Je me raidis sur le coup.

- Décontracte-toi !

C'est difficile de se relâcher, on a parfois du mal à omettre que celui qui nous fait du rentre-dedans à l'heure actuelle est notre patron. Pensez-vous que je puisse avoir une entière confiance en lui. Même s'il est mon meilleur ami. Comprenez mes incrédulités. Il réussit à glisser ses doigts jusque sur mes épaules et écarte le tissu qui protège ma peau et déplace des cheveux gênants avant d'entreprendre une série de massage. Il y allait avec fermeté et avec expérience. Tout ce dont nous pouvons rêver le temps d'un massage. Mon corps commence à suivre le rythme. Il se relaxe petit à petit.

Tout en continuant son massage, il dépose des baisers sur mon cou. Je frémis. Comment ne pas craquer après un tel moment ? Un peu plus, nous allions plus au diable. Le traiteur venait de nous interrompre en apportant les premiers plats. Intérieurement, je le remercie d'être là, ça me permettait de me laisser une certaine retenue. Mon corps venait de doubler sa température corporelle. Je devais potentiellement être à presque 40 °C. À mon avis, si nous n'étions que tous les deux, nous aurions sauté la case diner. Nous nous reconcentrons et nous asseyons sur le canapé. Je replace tout ce qu'Harry avait pris soin de dégager avec ses mains et me racle la gorge tout en récupérant ma coupe à mousseux et une gorgée du champagne. Harry, lui, ne se gêne plus, le temps que le traiteur nous serve et éclairci sur ce qu'il y a dans nos assiettes, et il pose un bras autour de ma hanche, et se rapproche de moi tout en reprenant sa coupe dans son autre main. Ce soir, c'était comme si je lui appartenais.

- Tu n'as rien à craindre avec moi, me souffle-t-il dans le creux de mon oreille.

Je me contente de faire pivoter ma tête, et de lui faire une petite bisette sur la joue, sans forcément répondre à cette réflexion. Note table parée, nous nous jetons sur nos assiettes, ressentant la faim arriver à l'aide de l'odeur. Harry n'a pas le choix de recouvrer son bras, je peux enfin me caler douillettement. Je congratule le traiteur avant qu'il ne reparte en cuisine.

- Au fait, nous n'avons pas eu de tes nouvelles cette semaine au travail.

- J'avais des rendez-vous importants.

- Je comprends.

Mes sujets étaient encore une fois limités, même si je suis une femme cultivée. Je ne sais pas ce qui peut l'intéresser à part ce Spider-Man. Les premiers plats s'achèvent à grande vitesse, le reste met peu de temps à arriver. Une question me vient en tête, sur sujet tantôt signalé.

- Pourquoi vouloir te mettre en relation avec moi après tout ce temps ?

- Je dois vraiment te répondre ?

- J'aimerais, oui.

- Même après avoir refait ma vie, je ne t'ai jamais vraiment enterré dans ma tête. Tu as toujours eu une part dominante. Cependant, je ne pouvais pas passer mon temps à te chercher, tu saisis.

- Cela va sans dire.

- Tu as fait pareil. Tu as seulement pu nous chercher qu'à partir du moment où tu es revenue ici.

- C'est tout à fait ça.

- Toutefois, de nous revoir tous les deux indique qu'aucun de nous n'est passé à autre chose.

- D'accord. Mais pourquoi désires-tu quelque chose avec moi alors que tu peux avoir toutes les femmes que tu rêverais d'avoir ?

- Parce que tu es quelqu'un de rarissime. Tu as toujours été unique en ton genre. Et j'ai l'intention de ne plus être séparé de toi. Dois-je continuer ?

- En aucune façon. C'est très adorable ce que tu me dis. Ça me touche. Seulement...

- C'est Peter le problème ? De le revoir te fait rappeler des sentiments que tu éprouvais pour lui ?

- Ce n'est pas ça.

- Alors ? Quoi ? Je suis ton chef d'entreprise ?

- Ça en fait partie, oui. Mais j'ai la sensation que tu ne me dis pas tout. Plusieurs fois depuis que nous nous voyons, tu refuses de me dire la vérité sur certains de tes soucis. J'ai besoin de quelqu'un d'honnête.

Il pousse un soupir et baisse la tête. Il est franc dans ce qu'il vient de me dire. Je devrais me contenter de ça, normalement. Je ne me rends pas compte qu'il est plusieurs fois à la limite de tout me dire. Je finirais par le savoir. Il est toujours dans cette optique : que je ne suis pas prête !

- Admettons que ça concerne ton entreprise, je peux comprendre que tu ne veuilles pas en parler. Si je dois être au courant. Je ne suis pas sûre d'être assez patiente pour attendre la réponse.

Je voyais bien que je venais de mettre de la tension dans l'ambiance qui était agréable. Il tourne sa tête vers moi, les yeux humidifiés. Son coeur est toujours à la limite d'exploser, plusieurs fois il est tenté de tout avouer, et ce, depuis le début. Sa conscience l'en empêche.

- Supposons que je te dis tout maintenant, ça va tout gâcher.

- Je ne suis plus à ça près.

Ce qui était le cas. Mais si cela le touchait autant et qu'il voulait m'en parler. C'est que ce devait être important. Il ouvre la bouche et dit :

- Je t'ai toujours aimé Lizzle. Même lorsque nous étions enfants. Et là. C'est pareil.

- Ça ne t'a pas dérangé d'avoir des relations.

- Il fallait bien que j'essaie d'oublier les sentiments que j'avais pour toi et ton déménagement.

Moitié-vérité, moitié-mensonge. Harry était persécuté de l'intérieur. Notre discussion le rendait malade. Il savait que je ne le prendrais pas aussi bien qu'il l'espérait. Il était tellement mal. Il avait perdu l'appétit. Moi aussi. Il décide de congédier le traiteur.

- Tu devrais rentrer, me suggère-t-il.

- Harry...

- Non, pars !

Il n'approuvait pas le manque de confiance que je lui portais ainsi que mon impatiente. Il avait envie que je profite du moment présent que je pouvais avoir avec lui. Je compliquais toujours la situation, et ne la rendait agréable que lorsque je le souhaitais. Ma gorge se presse et tente difficilement de m'excuser avant de rentrer chez moi, qu'il refuse sans tarder.