Disclaimer: Aucun personnage de cette fic ne m'appartient, hormis Baskhar et Élias
Bonjour, je suis de retour ^^ (Pour vous jouer des mauvais tours :p). A mes lecteurs peut-être trop timides pour me laisser une review ou qui n'ont tout simplement pas envie d'en mettre une, je vous remercie de suivre cette fic, et j'espère qu'elle vous plait.
Dans ce chapitre-ci, on va commencer à aborder les choses sérieuses, puisque deux ennemis vous seront révélés et qu'il commencera à se produire des choses inquiétantes (inquiétantes, surtout pour nos jeunes amis en armures oui) Je vous souhaites une bonne lecture :)
Chapitre 3 : Aucune piste
Inconscient de ce qu'il se passait chez Ryo, Sarky avait continué ses investigations chez Yann. Mais il n'avait rien trouvé. Rien, qui aurait pût le renseigner sur leurs nouveaux adversaires ou sur l'endroit où se trouvait le samouraï de l'Eau. C'était à se demander si ceux qui avaient enlevés Sayoko avaient laissés des traces !
-C'est impossible. Comment auraient-ils fait ?
Il ne comprenait pas. Comment pouvait-on passer dans un endroit sans laisser la moindre trace ? Surtout quand on attaquait une maison se trouvant dans un village. Il s'étonnait même que la mère de Yann soit restée si longtemps sans secours. Simple manque de solidarité humaine, ou bien les ennemis avaient-ils été rapides comme l'éclair et discrets comme une ombre ? Il fini par laisser tomber, concluant qu'il n'y avait rien à trouver ici. Il était temps pour lui de rejoindre ses amis samouraïs, Sandy et Tim.
-Que…
Tout son corps s'était raidit en un instant. Les Ténèbres… Il ne savait pas comment l'expliquer, mais il les sentait ! Les Ténèbres étaient ici ! Il regarda autour de lui mais ne remarqua rien d'inquiétant. Étrange, pourquoi un calme pareil alors que tout son corps pressentait une catastrophe à venir ? Soudain des cris lugubres fendirent l'air. Il leva les yeux au ciel, espérant y déceler quelque chose.
-Oh non, les esprits du Mal !
Oui, c'étaient eux ! Les esprits qu'utilisaient Arkatakor ! Ils déferlèrent sur le village comme une armée de criquets s'abattant sur des récoltes. Sarky n'eut pas le temps de faire quoique se soit que les habitants du village se mirent à courir dans tous les sens en poussant des hurlements de terreur. Des esprits pourchassaient les fuyards, tandis que d'autres traversaient les maisons, détruisant tout sur leur passage.
-A moi ! Armure de la Lumière !
Le porteur de Kôrin se retrouva bientôt dans son armure, sabre au poing, il se retrouva subitement ciblé par une bonne dizaine d'esprits qui lui foncèrent dessus en même temps. Le sabre du samouraï se mit à briller, créant un champ protecteur autours de Sarky. Les esprits du Mal s'arrêtèrent nets et se mirent à hurler, comme si la lumière du sabre les blessaient affreusement. Ils finirent par s'éloigner. Autours du jeune samouraï, le village était détruit peut à peu. L'héritier de la famille Date essaya tant bien que de mal de les chasser, il ne pût rien faire. C'est à ce moment qu'il ressenti une forte présence maléfique dans la maison où il avait laissé la mère de Yann.
« Oh non, c'est pas vrai ! »
Il se précipita vers la maison en question, c'est à ce moment là que le village commença lentement à prendre feu. Génial, il ne manquait plus que ça ! Le feu se propagea à grande vitesse, ne laissant que peu de temps à Sarky pour se rendre vers la maison où il ressentait la puissance maléfique. Lorsqu'il y parvint, les deux voisins gisaient sur le sol. Le ventre percé. Il entendit alors un cri dans la pièce d'à côté et s'y précipita. A travers les flammes il pût distinguer une silhouette tenant une arme.
-Qui est là ! Qui es-tu ?
Il remarqua alors que l'arme que l'inconnu tenait était plantée dans le corps de quelqu'un. Le corps de la mère de Yann vraisemblablement. L'inconnu fit un geste sec pour débarrasser l'arme du corps, et tendit ladite arme vers Sarky. Celui-ci tendit son sabre, près à se défendre s'il le fallait. La fumée lui picotait les yeux et son armure commençait à peser son poids sur son corps. Il devait sortir de là au plus vite ! La silhouette voulu attaquer, mais abaissa son arme. Quelques secondes plus tard, elle avait disparue. Il resta coi pendant quelques secondes, n'arrivant pas à croire ce qu'il venait de voir.
- Mais comment est-ce possible ?
Comment pouvait-on disparaître comme cela ? Il n'eut pas le temps de réfléchir plus longtemps que le toit commençait à s'effondrer au-dessus de lui. Les flammes avaient attaqué les fondations, et la maison n'allait pas tarder à s'écrouler ! Il se précipita vers la mère de Yann, mais comme il le pressentait il ne pouvait plus rien pour elle. Elle respirait encore, mais n'allait pas tarder à rendre son dernier souffle. Elle parvint à lever les yeux vers lui.
-N'oubliez pas votre promesse… Samouraï…
Ses yeux s'affaissèrent tandis que son dernier soupir s'échappait de sa bouche. Le Kôrin baissa les yeux par respect pour la défunte.
-Je n'oublierais pas ma promesse. Affirma-t-il.
Il eu tout juste le temps de sortir que la maison s'effondrait. Ensevelissant ainsi les trois corps. Autour de lui tout n'était que peur et désolation. Les esprits du Mal étaient partis, tandis que les flammes léchaient les dernières habitations encore debout. Et déjà les villageois encore valides essayaient de soigner les blessés dont certains ne survivraient peut-être pas à leurs blessures. Sarky ne faisait rien, préoccupé par cette ombre qu'il avait vu.
-Ryo, eh Ryo ! Mais réveille-toi enfin !
-Mais qu'est-ce qu'il a ? Hein, dit, Rock qu'est-ce qu'il a ? Gémissait Tim.
-J'en sais rien, eh, je ne suis pas un ennemi Ryo ! Arrête de me frapper !
Ryo avait commencé à donner des coups de poings dans le vide dont le samouraï de la Pierre était la victime. Rock fut forcé à reculer s'il ne voulait pas se prendre un mauvais coup. Pendant ce temps, Kraor rugissait et Tim continuait à appeler Ryo. Il ne comprenait pas ce qu'il se passait et il avait peur ! Thomas réussi à plaquer les deux bras du samouraï du Feu contre le canapé, ce qui eu pour effet de le calmer. Quelques minutes plus tard, Ryo ouvrait les yeux. Son corps était tout poisseux de sueur.
-Que s'est-il passé ?
Il vit alors les deux samouraïs qui le regardaient d'un air inquiet. C'est alors que le petit visage de Tim rentra dans son champ de vision. L'enfant avait un grand sourire aux lèvres, content de voir que son ami allait mieux. Les trois garçons se mirent à questionner le quatrième sur ce qu'il lui était arrivé. Mais Ryo ne se souvenait de rien. Quant à savoir ce qu'il lui était arrivé il y a quelques minutes.
-Oh, j'ai dû faire un mauvais rêve.
C'était un mensonge éhonté. Ce n'était pas un rêve, mais une vision. Mais c'était tellement horrible qu'il préférait en taire la teneur à ses amis. Surtout devant Tim qui risquait d'être traumatisé si jamais il entendait ça. Kongo et Tenku froncèrent les sourcils, mais ne dirent rien. Avaient-ils crût Ryo ou comprenaient-ils qu'il ne souhaitait pas en parler devant l'enfant ? Ryo finit par remarquer l'absence de Sandy et demanda où elle se trouvait. Thomas fit la grimace et hésita quelques instants. Il croisa le regard interrogateur de Tim. Bon, ça ne servait à rien d'essayer de le cacher. Presque à mi-voix, il raconta ce qu'il s'était passé. Hormis Rock, ils le regardèrent tous avec de grands yeux.
-Oui, je sais. J'ai été nul sur ce coup là.
-Mais comment tu as pût la laisser se faire enlever sans rien faire ! S'écria le plus jeune du groupe, partagé entre la colère et la tristesse.
-J'aimerais comprendre…
Le ton de sa voix convainquit Tim de ne pas trop insister. Thomas était triste, cela se voyait. Il regrettait de ne pas avoir pût sauver Sandy. L'enfant baissa les yeux, un peu honteux. Un silence s'installa pendant plusieurs minutes, avant que Rock fasse remarquer qu'ils ne savaient pas par où commencer leurs recherches.
-Thomas, tu as une idée ?
-Nous devrions peut-être attendre que Sarky nous contacte pour nous donner des nouvelles de Yann. Il devait se rendrez chez lui aujourd'hui.
Attendre que Sarky leur donne de ses nouvelles ? Et si le samouraï de la Lumière s'était lui aussi fait attaquer par ces nouveaux ennemis ? Ryo essaya d'appeler chez le samouraï de l'Eau, mais encore une fois personne ne répondit. Il n'y avait personne. Cela faisait plusieurs jours qu'ils se heurtaient au même résultat, mais se n'était qu'aujourd'hui qu'ils s'inquiétaient vraiment de cette situation.
-Et si nous nous rendions nous aussi chez Yann ? Proposa Rock.
-Et si Sarky finit par nous appeler ? Il n'a aucun autre moyen pour nous joindre. Fit remarquer l'archer à cheveux bleus.
-Et s'il s'était lui aussi fait attaquer ? Tu y as pensé ?! Répliqua Ryo.
Thomas fronça légèrement les sourcils et se referma sur lui-même. Mais il n'empêche que la situation paraissait sans issue. Attendre un hypothétique appel du samouraï de la Lumière ou se rendre immédiatement chez le samouraï de l'Eau ? Ne supportant pas cette inactivité, Ryo finit par se lever brusquement et sorti de la maison, suivit de son tigre de compagnie. Les trois autres le suivirent.
-Mais Ryo, qu'est-ce que tu fais ! S'exclama Rock.
-Je vais chez Yann. Restez ici si vous voulez.
-Mais Ryo, et si tu te faisais attaquer par nos ennemis ? C'est trop dangereux de se séparer maintenant ! Protesta l'enfant.
-Je vais chez Yann, puis je me mettrais à la recherche de Sandy. Fin de la discussion.
Sur-ce il ouvrit la portière de la voiture de Sandy et s'y engouffra. Les deux samouraïs eurent tout juste le temps d'arriver à la portière avant que le jeune garçon enclenche le moteur pour démarrer. A voix basse ils lui demandèrent si c'était à cause de son « mauvais rêve » qu'il voulait partir tout de suite. La non-réponse de leur ami les renforça dans leur idée.
-Allons-y alors. Déclara Rock en faisant signe à Tim de le suivre.
-Dit-moi Ryo, tu as déjà conduit une voiture ? S'inquiéta Thomas.
-Non, pourquoi ? Écoute, après ce que nous avons vécu une voiture ça ne doit pas être si difficile à guider, quand même.
-Je n'en suis pas si sûr. Il y a une certification à avoir à partir d'un certain âge, tu sais ?
-Sarky y arrive bien et il a le même âge que nous.
Bon, ce n'était pas la peine d'essayer de discuter plus longtemps avec le ressortissant de la famille Sanada. Thomas choisit de s'installer sur le siège passager, juste à côté du conducteur, tandis que les deux autres grimpaient à l'arrière. Après un début assez chaotique où Ryo refusait catégoriquement de se faire guider, le samouraï du Feu dû se rendre à l'évidence. Conduire une voiture n'était peut-être pas aussi simple qu'il l'avait imaginé. Suivant les conseils des deux autres samouraïs il réussit tant bien que de mal à conduire la voiture de Sandy. Bon ils eurent bien deux ou trois frayeurs, comme la fois où Ryo avait confondu la pédale de frein avec l'accélérateur. En plein virage. Autant dire que la suite avait été assez folklorique, jusqu'à ce que Ryo réussisse à revenir à vitesse normale.
-Les enfants, ne faites jamais ça chez vous. Ça peut-être dangereux. Avait conclut Rock pendant que Thomas, complètement sonné, comptait les étoiles qui tournoyaient devant lui.
-Tu n'as que ce tu mérites !
-Je n'ai pas demandé ça ! Pourquoi faites-vous ça !
Bashkar, Un homme vêtu d'une tunique verte gifla violemment la personne se trouvant agenouillée sur le sol. Celle-ci se retrouva propulsée quelques mètres plus loin sous la violence du choc. Ce n'était qu'un coup de plus parmi tous ceux qu'ils recevaient depuis quelques mois. Depuis le moment où ces types lui avaient mis la main dessus. Depuis ce moment, il était à leur merci. Toutes ses tentatives pour leur échapper avaient échouées. Il se prit un coup au ventre et étouffa un cri de douleur. Cela ferait trop plaisir à son tortionnaire.
-Je t'avais prévenu pourtant. Ne fais pas ce qu'on te demande, et d'autres seront châtiés en même temps que toi.
-…
-Depuis le temps tu devrais avoir compris qu'il ne sert à rien de résister. Nous sommes bien trop forts pour toi ! Sans tes amis, tu n'es rien.
Le garçon prisonnier ne répondit pas. Ça ne servait à rien de toute façon, ses adversaires avaient toujours le dessus sur lui. Pourquoi n'avait-il pas encore cédé ? Parce-qu'il espérait toujours que ses amis viennent le sauver. Cet espoir était désormais la seule chose qui le faisait tenir face à la cruauté de ceux qui l'avaient fait captif. Mais il sentait que si ça continuait comme ça, il ne pourrait plus tenir très longtemps. Bientôt, son esprit cèderait sous la pression de ces tortures à répétition.
-J'espère que notre petite démonstration t'auras convaincu à de meilleurs sentiments. Tu sais ce que nous n'hésiterons pas à te faire faire.
-Pourquoi faites-vous ça ? Qu'est-ce qui vous motive ?
Qu'est-ce qui motivaient leurs actions ? Cela ne regardait pas du tout ce jeune avorton. Leurs motivations ne regardaient que lui et ses alliés et personne d'autre. Il se dispensa néanmoins de lui répondre, préférant le laisser dans l'ignorance. Il ordonna à l'un de ses subordonnés, dissimulé dans l'ombre de la pièce, de lui emmener l'une des prisonnières. L'homme revint bientôt avec la fille ainée de la famille Mouri. La jeune fille évanouie avait l'air d'avoir souffert. Le prisonnier serra les poings, retenant à grande peine la vague de colère qui menaçait de le submerger. Se serait faire ce qu'il voulait.
-Elle aussi a souffert de ton insubordination.
-Qu'est-ce que vous lui avez fait ?!
-Hum… Es-tu sûr de vraiment vouloir savoir tout ce qu'elle a subit par ta faute ? Questionna l'Indien aux yeux verts, sarcastique.
-Peut-être n'aime-t-il pas autant sa pauvre sœur comme il voudrait le faire croire. Répondit l'homme qui retenait Sayoko par le col.
Yann ne répondit pas, frustré une nouvelle fois d'être aussi faible. Ses mois de captivités l'avaient affaibli physiquement et mentalement. Ceux qui le retenaient en étaient conscients, et c'est pourquoi ils étaient de plus en plus cruels avec lui. Leur seul but semblait être de le faire flancher afin de se servir de lui pour des actes maléfiques.
-Dit-moi Yann, qu'as-tu ressenti lorsque tu as vu ton village dévasté ?
-…
-Qu'as-tu pensé lorsque tu as vu tous les gens que tu connaissais mourir ou regardant leur vie se faire anéantir sous leurs yeux ?
-Je n'ai pas à vous répondre. Je n'ai strictement rien à vous dire. Il essayait de garder un ton calme, ne pas s'énerver.
-Ah oui ? Dans ce cas, tu seras peut-être plus intéressé par la réaction de ta sœur lorsque je lui ai dit que tu avais tué votre mère. De tes propres mains.
-Mensonge !
-Vraiment ? Pourtant ton ami Sarky pourra sans doute confirmer que l'assassin avait un trident. N'est-ce pas ton arme de prédilection ? Fit l'homme en vert en soulevant légèrement le menton du samouraï de l'Eau.
-Taisez-vous…
-Sinon quoi, tu vas me frapper ? Eh bien va-y frappe, ne te gênes pas. Ça me donnera une bonne raison de répliquer. Et puis, si elle se réveille, je doute que ta sœur ne s'émeuve sur toi qui as tué ta mère.
-La ferme !
Là s'en était trop, le Suiko ne pouvait en supporter plus. Son poing décolla pour aller se loger dans la joue de son geôlier. Au sourire que celui-ci lui lança, Yann compris qu'il venait de faire une grosse erreur. Mais il n'eut pas le temps de la regretter que déjà une intense douleur lui vrilla le ventre. L'homme avait resserré sa prise autours de son menton et, par ce geste, avait commencé à introduire du poison dans le corps de Yann.
-Je t'avais pourtant prévenu. Petit idiot.
Laissez Sayoko tranquille…
-Je ne crois pas que tu sois en état de me donner des ordres. Bashkar laissa tomber le samouraï sur le sol comme une poupée de chiffon.
Yann ne fit rien pour répliquer. Il n'en avait plus la force de toute façon. Le poison était en train de s'infiltrer dans l'ensemble de son corps et l'engourdissait peu à peu. Oh, ça ne le tuerait pas, ça serait trop simple. Ce poison avait juste pour fonction de le plonger dans une transe comateuse et entrainerait à moyen terme une série de visions cauchemardesques. Lorsque le samouraï se réveillerait, il aurait l'impression de sortir d'un très long cauchemar qui le laissera plus fatigué qu'auparavant.
« Aidez-moi les amis… S'il vous plait… Aide… »
Ses yeux se fermèrent petit à petit tandis que ses sens disparaissaient lentement. Ses pensées s'évaporèrent à leur tour, pendant que des larmes s'échappèrent de ses pupilles pour dégringoler jusqu'au sol. Bashkar contempla quelques instants le corps inanimé avant d'émettre un sifflement méprisant.
-Quand je pense que c'est « ça » qui a vaincu Arkatakor. Les quatre autres ne doivent pas mieux valoir que lui.
-Maitre, que faisons-nous de la fille ?
-Ramenez-là dans sa cellule. Je n'en ai plus besoin pour le moment.
-Bien, maitre.
-Ah, et veillez à ce qu'elle ne succombe pas à ses blessures. Ce serait dommage de la perdre.
Le subordonné s'inclina et ramena Sayoko dans sa cellule. Bashkar resta seul à ricaner, les yeux braqués sur le corps de Yann. Oui, ça serait bien dommage de perdre Sayoko maintenant qu'elle était devenue l'unique famille du Suiko. Ce dernier voudrait s'en doute la protéger avec davantage de force, et cela le précipitera dans leurs filets. Pris au piège tel un petit poisson, ironique pour le samouraï de l'Eau, non ?
-N'ai pas peur, bientôt tes amis te rejoindrons. Vous serez tous asservis, un par un.
-Bashkar, où en es-tu avec le prisonnier ?
-Ah, c'est toi Élias. Comme tu vois, il est encore en vie.
Si Bashkar provenait de l'Inde proche du Japon, Élias lui provenait de l'une des anciennes colonies espagnoles. Ce qui expliquait le léger accent espagnol qu'il pouvait avoir parfois. Élias jeta un bref regard sur le corps du samouraï. Il avait été plutôt coriace jusqu'à là, mais ne tarderait sans doute pas à sombrer. Ses blessures psychologiques étaient bien trop importantes. Il pouvait le sentir. L'âme du samouraï était trop meurtrie pour lui permettre de continuer cette lutte qui avait été perdue d'avance.
-Tout aurait été tellement plus simple s'il avait cédé tout de suite. Ses souffrances ne sont dues qu'à sa bêtise.
-Les humains ont toujours tendance à faire des choses stupides. Répliqua l'Indien.
-Oui, d'ailleurs l'un des samouraïs ne tardera pas à souffrir de l'une de ses erreurs.
-Ah oui ?
-Oui, Élias passa une langue gourmande sur ses lèvres, j'ai ramené de mon passage sur Terre un petit bagage qui, je n'en doute pas, me servira bientôt.
-Puis-je en savoir plus ?
-Tu verras par toi-même. Je te ferais une place aux rangs des spectateurs.
-Tu me sembles bien sûr de toi.
Élias était passé maitre dans l'art de torturer les gens à l'aide de leurs fautes passées, aussi minces soient-elles. Celui sur lequel il avait jeté son dévolu n'avait que très peu de chances de s'en sortir indemne. Il ne savait pas encore quels samouraïs seraient les proies de ses autres compagnons, mais au moins deux d'entre eux ne tarderaient pas à rejoindre leurs rangs à présent. L'homme à cheveux noirs demanda à Bashkar ce qu'il comptait faire maintenant.
-J'aurais bien une autre mission pour notre jeune ami, une fois qu'il sera asservit.
-Et combien de temps cela prendra-t-il encore ?
-Plus pour très longtemps. Ne t'inquiète pas.
Élias ne répondit pas, il ne comprenait pas pourquoi Bashkar voulait absolument se charger de briser Yann. Ou plutôt si, il avait bien une petite idée mais n'était pas du genre à se mêler des affaires des autres. Sauf quand ça pouvait l'aider dans ses projets bien sûr. Il aurait aimé pouvoir achever de briser le samouraï, mais se contenterait de sa deuxième cible. Il n'aurait qu'à attendre qu'elle se sépare de ses amis pour intervenir.
Sandy se sentait mal. Elle battit lentement des paupières et tourna la tête pour essayer de voir où elle se trouvait. C'était une pièce plutôt sombre avec une unique paillasse où elle se trouvait actuellement. Ses pieds et ses mains n'étaient pas entravés, sans doute son ravisseur ne la trouvait-il pas dangereuse pour lui. Ses jambes tremblaient d'être restées immobiles pendant un moment, mais elle parvint à se lever.
« Pourquoi m'avoir enlevée ? Que me veux-t-on» Se questionna-t-elle en faisant quelques pas dans la pièce.
La réponse était évidente pourtant, elle servait probablement d'appât pour les samouraïs qui voudraient venir la sauver. Mais qui était ce nouvel ennemi ? Les portes de l'empire de l'Apocalypse étaient pourtant sensées être refermées depuis la mort du terrible Arkatakor. Et les démons et Cayoura étaient repartis dans leur temps. Quelqu'un voudrait-il prendre la place d'Arkatakor ? Possible.
-C'est horrible, les samouraïs sont de nouveau en danger. Souffla-t-elle.
« Faites attention samouraïs, je vous en prie… »
Alors, qu'en pensez-vous? Nous connaissons enfin les visages et les noms de deux ennemis, ceux qui retiennent Yann, Sandy et Sayoko, et que ces ennemis n'hésitent pas à les torturer. Quant aux samouraïs encore libres, ils ne devraient plus tarder à se rejoindre. Pourront-ils retrouver la trace de nos trois prisonniers et les délivrer?
