Disclaimer: Les Samouraïs ne m'appartiennent pas, seuls Baskhar, Élias, Tanit et Masamune sont de moi

Bonjour ^^ Me revoilà avec le quatrième chapitre de cette fic sur les Samouraïs de l'Éternel. Dedans vous allez pouvoir admirer les dons de Ryo pour la conduite (ou le secouage d'amis comme vous voulez xd). Avec un peu de chance, ils récupéreront Sarky dans ce chapitre et ça se passera mieux xd. Et vous rencontrerez également l'ensemble du groupe des méchants de cette fiction. Attention, la fin de ce chapitre est un peu plus violente que le reste, rien de bien détaillé rassurez-vous, mais je préfère prévenir ^^' Bonne lecture

Chapitre 4 : Réunions

Voilà plusieurs heures que Ryo, Rock, Tim et Thomas faisaient route vers le village de Yann. Au fur et à mesure du trajet, le samouraï du Feu avait réussi à s'habituer avec le maniement de la voiture de leur amie. Bien sûr ce n'était pas tiptop, et Sandy lui tirerait surement les oreilles si elle le voyait conduire, mais c'était mieux que rien. Ryo estimait bien s'en sortir à présent, après tout il n'avait jamais conduit de sa vie !

-Ryo, attention ! Le prévint Thomas

-Quoi en… WAAAAAAAAAHHHH !

On était sur une route peu fréquentée, le leader des samouraïs avait donc commis l'erreur de quitter la route des yeux. Pendant que de toute façon personne ne viendrait les gêner. C'est ainsi qu'ils avaient bien tranquillement commencés à foncer droit sur une voiture à l'arrêt, et se seraient sans doute encastrés dans le capot si le Tenku n'avait pas réagit à temps. Rekka dévia brutalement sur la partie gauche de la chaussée et eu tout juste le temps de se rabattre une nouvelle fois sur le bon côté pour éviter un véhicule arrivant en sens inverse. Les trois malheureux passagers furent donc ballotés dans tous les sens.

-1104… 1105… 1106…

-Oh ça va Thomas ! On n'est rentrés dans aucune voiture à ce que je sache ! Arrête de compter les étoiles à chaque fois qu'on est trop secoués, tu commence à me taper sur les nefs ! S'énerva Ryo.

-J'aime beaucoup les étoiles, si, si, mais ce n'est pas pour autant que j'ai envie de les rejoindre maintenant. 1110… 1111…

-Arrête !

-Chut, faites moins de bruit, les temporisa Rock qui avait le cadet du quatuor dans les bras, Tim s'est endormi.

-Le petit bienheureux ! Ironisa l'archer.

-THOMAS !

-Ryo freine, mais freine !

Sous le coup de la colère, Ryo avait violemment appuyé sur la pédale d'accélérateur. Le cri de Rock alerta Ryo qui s'aperçut qu'ils fonçaient droit vers un car. Il écrasa littéralement la pédale de frein, et le petit équipage réussi à s'arrêter à quelques mètres du transport en commun. Tim avait hurlé en se réveillant, croyant qu'il s'était passé quelque chose de grave, mais les trois adolescents eurent tôt fait de le rassurer.

-Ryo, à la prochaine gaffe, je te garanti que je prends le volant !

-Parce que Môssieur Grosse Tête prétend mieux y arriver que moi ?!

-Tu te crois malin, toi, sur la route ? Si Rock et moi n'avions pas été là tu serais déjà mort à l'heure qu'il est !

-Je n'ai pas besoin des conseils de quelqu'un qui compte les étoiles dès qu'il subit un choc ! Si ma conduite te déplait, tu peux descendre !

-Ouais, ben si je descends ça sera pour te virer du siège du conducteur !

-Eh bien va-y prend le volant !

-Dites les gars… Fit timidement Rock.

-Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda Ryo en contenant difficilement sa rage à l'égard du samouraï du Ciel.

-On risque de gêner un peu la circulation là. Ça ne vous dirait pas d'aller vous chamailler ailleurs ? Dans le village de Yann par exemple. Qu'est-ce que vous en dites ?

Ryo et Thomas avaient tous les deux tournés leurs visages vers Rock et le fixèrent longuement, avant de se rendre compte qu'en effet le bus était parti, et des voitures commençaient à se rapprocher d'eux. Ryo redémarra correctement la voiture et le quatuor reparti donc vers de nouvelles fraye… Aventures sur la route. Rock avait soupiré, priant pour que le voyage se termine vite. Ryo et Thomas allaient finir par s'étriper à l'intérieur de la voiture s'ils continuaient à se chamailler dès qu'il y avait un problème. Tim, lui, ne comprenait pas bien ce qu'il se passait.

-C'est bizarre, lorsqu'ils se disputent, ils ressemblent à mes parents lorsqu'on est perdu sur la route. Ma mère dit toujours à mon père qu'elle va lui prendre le volant des mains si lui il continue à faire des bêtises.

-Ah bon ? Eh bien ils vont sans doute faire comme tes parents et se réconcilier dès qu'ils sortiront de la voiture. En espérant qu'ils ne finissent pas par s'étriper avant. Rock retenait difficilement son fou rire dû à la remarque de l'enfant.

-Parfois ils ne se réconcilient pas dès qu'ils sortent de la voiture…

-Ah ?

A voir la mine tristounette du cadet du quatuor on pouvait deviner qu'il n'appréciait pas ce genre de situation. Quel enfant apprécierait d'assister à une dispute entre ses parents de toute façon. Tim finit par se remettre à sourire, affirmant que de toute façon ce n'était pas grave, puis que ses parents s'étaient toujours réconciliés. Thomas ne fit aucun commentaire mais ne pût s'empêcher de sourire tristement. Lui savait que les réconciliations après les disputes n'écartaient jamais définitivement le danger du divorce. Mais ce n'était pas la peine d'effrayer Tim avec ça. Ils finirent par arriver aux abords du village de Yann et Ryo fit la remarque que finalement ça ne s'était pas si mal passé que ça.

-Oh oui, nous avons juste évité une bonne cinquantaine d'accident et plusieurs sorties de route. Ironisa Thomas.

-Tu n'auras qu'à prendre le volant au retour, on verra si tu te débrouille mieux que moi, Môssieur Grosse Tête.

-C'est pas vrai, ils remettent ça. Gémit le Kongo en les voyant se disputer de nouveau.

-Parlez plus fort les gars, ne vous gênez surtout pas, je crois que les esprits du Mal ayant attaqués le village ne vous ont pas assez bien entendu. Lâcha une voix derrière eux.

A la remarque du Kôrin, Rock failli bien repartir dans un fou rire, mais la mention des esprits du Mal le calma instantanément. Les samouraïs du Feu et du Ciel cessèrent leurs chamailleries et écoutèrent Sarky leur raconter le résultat de ses investigations au village et le massacre auquel il avait eu droit lors de l'attaque des forces maléfiques. Les esprits étaient trop nombreux, il n'avait rien pût faire contre eux. Kraor, qui avait rejoint Sarky quelques minutes avant le quatuor, reniflait l'air. Comme s'il voulait déceler une présence. Ne remarquant rien de suspect, il parti se coucher aux côtés de Tim

-Alors quelqu'un est venu ici pour chercher Yann, et comme il ne l'a pas trouvé il a enlevé Sayoko à sa place… Résuma Ryo

-Je ne pense pas que cet homme soit venu pour Yann. J'ai interrogé d'autres villageois et ils m'ont affirmés ne pas avoir vu Yann depuis quatre mois. Hors d'après la mère de Yann, l'homme avait l'air de savoir que Yann habitait ici. A mon avis c'était juste un prétexte servant à couvrir un autre but.

-Quatre mois ! Tu veux dire que ça va faire quatre mois que notre ami a disparu !

-J'en ai bien peur…

-Dit-moi, tu as bien parlé d'esprits du Mal tout à l'heure ? Nota l'archer.

-Ils ont attaqués le village il y a plusieurs heures maintenant.

-Pourquoi avoir fait cela? C'est quand même bizarre cette attaque soudaine dans ce village peu de temps après l'arrivée d'un homme à la recherche de Yann. Je me demande si c'est lié… Thomas croisa les bras et pris une moue pensive.

-Peut-être qu'ils visaient Sarky. Ils nous ont aussi attaqués, enfin ils ont plutôt attaqués Ryo Sandy et Tim. Fit Rock.

-Je ne pense pas avoir été leur cible. J'étais à découvert lorsque les esprits ont attaqués, ils auraient très bien pût s'en prendre à moi à ce moment là. Hors ils ont commencés à détruire le village à et à tuer des habitants… En fait, je ne sais même pas s'ils étaient conscients de ma présence. Tout c'est passé comme si je n'avais pas été là…

Au ton de Sarky, ses amis devinèrent que la situation était compliquée pour lui. Il avait été présent lors de la destruction du village d'un de ses amis et il n'avait rien pût faire pour empêcher cela. Le Mal avait frappé sans que le Bien ne puisse faire quoique se soit. Ryo posa une main compatissante sur l'épaule du blond, tandis que Tim avait le visage enfouit dans le pelage du tigre blanc. Après un moment de silence respectueux à l'égard des morts, Sarky reprit la parole.

-Avant de mourir, la mère de Yann m'a rappelé la promesse que je lui avais faite un peu plus tôt… Celle que les samouraïs feraient tout pour sauver ses enfants.

-On le fera Sarky, si Yann et Sayoko sont encore vivants nous les retrouverons, où qu'ils soient. Lui assura Ryo.

-Ouais, même si pour les retrouver on doit s'enfoncer au cœur du monde de l'Apocalypse ! Affirma Rock.

-Je suis avec vous. Conclut Thomas.

-Merci, ça fait du bien de vous revoir. Mais au fait, je ne vois pas Sandy avec vous. Est-ce qu'elle va bien ?

Un silence gêné s'abattit jusqu'à ce que Thomas prenne ses responsabilités et explique à son ami ce qu'il s'était passé dans la maison de Ryo. Sarky fronça légèrement les sourcils, mais ne fit aucun commentaire dessus. Sentant que de toute façon, son ami devait déjà se sentir assez coupable et qu'il n'avait pas besoin qu'on en rajoute. Il fallait donc trouver une piste sur leurs nouveaux ennemis. Il ne faisait nul doute pour eux que les attaques chez Ryo et chez Yann étaient liées. Sarky décrit alors à ses amis la personne qu'il avait brièvement vue dans la maison où la mère de Yann se reposait.

-Un trident, tu en es sûr ? S'écria Rock.

-Les flammes m'empêchaient de bien voir les choses mais, je suis sûr que cette personne tenait à trident.

-Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que vous avez ? Demanda Ryo en voyant la tête de Rock, Thomas et Tim.

-Quand je t'ai trouvé, il y avait une marque d'arme sur le sol…

-… Une marque pouvant être causée par une arme à trois branches… Continua le Tenku.

-Comme un trident !

-Quoi vous en êtes sûr ? Mais alors, ça voudrait dire que la personne ayant attaqué Ryo et tué la mère de Yann serait la même !

-Il semblerait Sarky. Quant à la personne qui a attaqué Sandy… Reprit le Rekka.

-… Ses pouvoirs semblent basés sur l'illusion, comme pour Merlor.

La comparaison du Tenku plongea tout le monde dans la perplexité. Les anciens démons étaient repartis avec Cayoura dans leur temps. Quant à Zébuth, l'ancien démon de l'Ogre n'ayant pas refait surface ils supposaient qu'il était bel et bien mort pour libérer Cayoura. N'ayant aucune piste, ils se décidèrent d'aller dans la ville la plus proche. Il devait bien y avoir une bibliothèque où ils pourraient trouver des informations qui pourraient les guider.

-Pourquoi aviez-vous l'air soulagé quand Sarky a prit le volant.

-Allons Ryo, arrête de bouder. Tu es devant, tu vas pouvoir regarder comment Sarky fait.

-… Ryo, un peu vexé, ignora royalement la remarque de Rock.


La nuit suivante, Yann reprit peu à peu conscience, émergeant enfin de sa léthargie. Son corps était tout engourdit et trempé de sueur. Le poison avait une nouvelle fois fait des ravages dans son esprit, et il se sentait vraiment faible. Pour une fois, il n'y avait personne autour près de lui. Il parvint difficilement à se caler contre l'un des murs de sa prison et poussa un soupir de soulagement lorsqu'il y parvint. Sa tête lui faisait mal, il avait l'impression de sombrer à chaque mouvement de trop.

« Qu'est-ce qu'ils me feront encore… Pourquoi s'acharner autant ? »

Il se souvenait encore du jour où avait basculé. C'était il y a environ quatre mois. Il avait voulu s'éloigner du village pour se promener sur la plage et s'était remémorer les quelques temps qu'il avait passé en compagnie des samouraïs, Sandy et Tim. Quelques fois ses amis lui manquaient tellement qu'il regrettait ces temps, même s'il restait toutefois soulagé que la guerre, contre l'empire de l'Apocalypse, soit terminée.

Yann était assis, seul, sur la plage. La mer était calme et la brise légère. Un moment paisible passé en solitaire qui ne présageait rien de ce qui allait suivre. Si le Suiko avait sût à ce moment là qu'un ennemi était dans les parages, nul doute qu'il aurait été sur ses gardes. Mais voilà, il n'avait rien sût. Les minutes avaient passées où seul le remous des vagues s'écrasant sur la plage avait rompu le silence présent. Puis, les nuages avaient commencés à s'amonceler dans le ciel, et les vagues s'étaient faites de plus en plus puissantes. Pensant qu'il allait pleuvoir, le samouraï s'était levé pour rentrer chez lui. Mais une voix semblant surgir de nulle part avait résonné.

-Il est trop tard samouraï, bien trop tard.

-Qui est là ?

-Ton destin est scellé, jeune samouraï. Prépare-toi. Fut l'unique réponse qu'il reçu.

-Qu'est-ce que tu racontes ! Montre-toi ! Cria le Suiko en refrénant la peur qui commençait à monter en lui.

Le vent s'était fait plus violent et les vagues beaucoup plus fortes. Le jeune samouraï avait à peine eut le temps de revêtir sa petite armure qu'il fut brutalement envoyé en arrière par un coup venu d'un adversaire invisible. Il réussit à se réceptionner, mais ne parvint pas à voir où se trouvait son attaquant. Une fumée épaisse s'était alors abattue sur la plage, masquant la visibilité à plus de dix mètres. Arkatakor avait beau être vaincu, il semblerait que les forces du Mal n'aient pas dit leur dernier mot.

-Je n'ai plus le choix alors. A MOI, ARMURE DE L'EAU !

Yann fut recouvert de son armure bleutée, et se mit en garde. Ses amis étaient trop loin et ne pourraient pas lui venir en aide. Il devait donc compter sur ses seules capacités pour s'en sortir. Mais avec cette purée de pois, impossible de savoir où se trouvait son assaillant. Il resta donc immobile, attendant un signe qui trahirait la position de l'ennemi. Des bruits de pas se firent entendre, et il se retourna, son trident tendu devant lui.

-N'approchez pas !

-C'est gentil à toi de m'avoir montré ton armure.

La brume s'épaissit encore et le samouraï eut soudainement l'impression d'étouffer. Du poison, du poison était en train de se répandre dans l'air ! Yann essaya de se diriger vers la mer avec l'espoir de pouvoir s'y réfugier, mais ses jambes refusèrent de bouger ! Trop tard, le poison avait déjà commencé son œuvre. Les pas se rapprochèrent de plus en plus et une silhouette apparût à travers la brume.

-Pauvre, pauvre petit samouraï. Pris au piège tel un malheureux poisson prisonnier de pêcheurs affamés. Quelle ironie n'est-ce pas pour un guerrier de l'Eau d'être comparé à un vulgaire poisson ! La silhouette s'arrêta à quelques mètres de Yann, ce dernier sentait ses forces l'abandonner peu à peu.

-Qui…

-Mon nom ne t'apprendra rien. Tout ce que tu dois savoir, c'est qu'il te faut désormais dire adieu à la vie que tu as connue jusqu'ici.

-Non !

Yann se prit un violent coup dans le creux de l'estomac qui lui coupa le souffle. Tout son corps retomba dans les bras de son assaillant aux cheveux verts. La dernière chose dont se souvenait le samouraï, c'était le bruit des vagues qui avaient insensiblement continuées à s'écraser sur la plage. Et le rire de son ennemi qui devait le hanter pour un bon moment.

Bashkar, c'était lui qui avait attaqué Yann ce jour là. Et depuis il retenait le jeune samouraï prisonnier. La porte s'ouvrit alors, laissant entrer l'Indien. Celui-ci eut un sourire cruel lorsqu'il vit que son prisonnier s'était réveillé. Yann essaya de se lever, mais son corps était encore trop faible et il retomba sur le sol. Il maudit sa faiblesse actuelle.

-Je vois que mon poison te fait toujours autant d'effets. Pourtant, il n'est rien comparé à ce qui t'attend cette fois. Ta désobéissance de la dernière fois était la goutte de trop.

-Jamais plus je ne vous laisserais vous servir de moi pour faire du mal à mes proches ! Vous avez déjà réussi une fois, mais cette fois…

-Tu admets donc avoir tué ta mère. Malheureusement pour toi, nous ne te demandons pas ton avis. Tu obéirais un point c'est tout.

-Non. Yann serra la mâchoire.

-Combien de fois devrais-je te dire que tu n'as pas le choix ! Seul tu ne peux rien contre moi, alors contre quatre personnes de la même puissance…

Bashkar s'approcha du jeune samouraï et l'attrapa par le col. Yann essaya de se débattre mais ne parvint pas à se libérer. Le guerrier maitrisant le poison se moqua de lui, affirmant que c'était précisément à cause de cette faiblesse que tout allait de travers. Il plaignait vraiment sa sœur et sa mère de l'avoir connu. Il n'avait même pas été capable de les protéger quand elles avaient le plus eu besoin de lui. Le Suiko dû subir toutes ces remarques sans rien pouvoir pour répliquer ne serait-ce qu'une seule fois. Il fût trainasser comme un vulgaire sac jusqu'à une grande salle circulaire où se tenait deux personnes. Parmi elles, il reconnu Élias qu'il voyait souvent en compagnie de son geôlier.

-Alors, voilà enfin à quoi ressemble ta proie, Bashkar. Je m'étonne qu'un si petit humain ai pût te résister aussi longtemps. Il parait si misérable. Tu t'es ramollit, dit-moi ?

La femme qui venait de parler s'appelait Tanit, elle avait de longs cheveux bruns et une peau mordorée trahissant ses origines égyptiennes. Ses yeux se placèrent sur Yann qui se demandait bien pourquoi Bashkar l'avait amené ici. Quoiqu'il pensait déjà avoir la réponse… Et ça ne lui plaisait pas du tout. Il lutterait, mais doutait sincèrement de pouvoir y arriver. Pas tout seul… Pas sans les autres samouraïs…

« Les amis, où êtes-vous… J'ai besoin de votre aide… » Gémit-il intérieurement en sentant pour la première fois l'espoir le quitter.

Les quatre autres personnes le regardaient d'un air supérieur, comme s'ils étaient conscients des sentiments qui l'animaient en ce moment. Il garda les yeux baissés pour ne pas leur donner la satisfaction de voir sa détresse dans son regard. Bashkar répondit à Tanit en affirmant que ce petit humain n'allait pas tarder à flancher. Et que si elle pensait qu'il leur avait demandé de venir pour ça, elle se trompait.

-Alors, pour quelle raison nous as-tu fait venir ?

-Je n'aime pas que tu emplois ce ton supérieur avec moi Tanit.

-Pourquoi ? Cela te déplait d'entendre une femme ne pas te traiter comme un supérieur ?

Yann vit très bien Bashkar serrer les poings pour contenir sa rage. La tension entre lui et Tanit était presque palpable. Élias intervint pour les calmer, et l'Indien expliqua son plan. Il voulait utiliser la puissance des esprits du Mal qu'eux trois contrôlaient, afin que ces esprits asservissent celui de Yann. Le samouraï de l'Eau, faible comme il était, ne pourrait pas supporter la pression de tout ces esprits et cèderait pour de bon.

-Tu comptes l'utiliser pour l'envoyer à sa recherche ? Questionna Élias.

-Oui. Mais cette fois, nous ne pouvons pas prendre le risque qu'il se rebelle une nouvelle fois.

-Il est vrai qu'elle possède un objet qui nous serait précieux. Quel dommage que nous l'ayons laissé fuir lorsqu'elle était en notre pouvoir.

-Tanit, tu commences à me porter sur les nerfs.

Le Suiko n'en croyait pas ses oreilles. Ils comptaient le réutiliser une nouvelle fois et cette fois ils avaient décidés d'utiliser la manière forte pour s'assurer qu'il ne pourrait rien faire pour arrêter leurs plans. Son estomac se tordit et il refusa d'imaginer ce qu'ils pouvaient bien avoir prévus pour lui. S'ils pensaient qu'il se laisserait faire bien sagement, ils se trompaient lourdement. Non, il était hors de question qu'il les laisse user de lui comme s'il n'était qu'une vulgaire poupée. Les fois précédentes lui avaient largement suffit, il ne pourrait pas supporter le poids d'autres souffrances sur ses épaules. Il se débattit lorsque Bashkar l'attrapa une nouvelle fois par le col.

-Oh, le petit poisson se débat on dirait. Railla la seule femme du trio.

-Qu'il frétille donc, se sera la dernière fois qu'il en aura l'occasion. Fit Élias.

D'un mouvement brusque, le samouraï parvint à se défaire de la poigne du Maitre des Poisons. C'était de la folie, il le savait. Tout seul il n'avait aucune chance de fuir, à moins d'un miracle. Mais il n'avait pas non plus envie de se laisser manipuler une nouvelle fois. Soudain une lanière sortie de nulle part, s'enroula autours de ses jambes et le fit tomber sur le sol. Une voix résonna alors, glacial.

-Je ne sais pas pourquoi vous avez essayez de me tenir à l'écart de vos manigances, mais sachez que je ne suis pas content du tout.

-Nous pensions que tu aurais autre chose à faire que nous surveiller, Grand Chef. Je peux très bien les gérer moi-même. Bashkar ne prit pas garde à la mine courroucée que prit Tanit, ni au soupira d'Élias.

-Ce n'est pas parce que je t'ai autorisé à prendre le contrôle du groupe que tu dois te croire tout permit. Je suis et resterait votre chef. Est-ce que je suis bien clair ou faut-il que j'emploie d'autres arguments ? Fit Masamune d'un air mauvais

-Tout est clair chef. Répliqua l'Indien d'un ton mielleux.

Le nouvel arrivant, recouvert d'une cape noire le dissimulant entièrement, jeta un regard peu amène au Maitre du Poison qu'il exécrait. Mais il ne dit rien et, d'un geste sec, il déroula son fouet des jambes du samouraï de l'Eau. Avant que celui-ci ne puisse faire quoique se soit, Élias et Tanit le saisirent par les bras et le tirèrent sans ménagement jusqu'au centre de la pièce. Ils le laissèrent tomber au centre. La dernière personne arrivée regarda ses comparses se placer tout autour du jeune garçon, et compris ce qu'ils souhaitaient faire. Cette découverte lui tira un sourire réjouit. Il se dirigea vers ses trois subordonnés et, à la grande colère de Bashkar, prit la direction des opérations.

-Dit une parole de travers, le menaça son supérieur, et je te la ferais payer.

Cela ravala l'orgueil de Bashkar et fit rire Tanit, heureuse de voir celui qui la rabrouait à chaque instant se faire clouer le bec. Les quatre formèrent un carré autour de Yann qui se prépara mentalement à leur faire face. Un tourbillon d'énergie noire se créa alors au niveau du plafond, et des cris en sortaient. Les quatre se mirent à invoquer des esprits du Mal qui commencèrent à se regrouper au niveau du tourbillon.

-Esprits du Mal, asservissez l'âme de ce samouraï…

-…Que son âme autrefois pure soit souillée…

-… Et que désormais son unique but soit de nous servir…

-… Que le Mal prennent possession de son corps !

Au moment où le dernier terminait sa phrase, un rayon sombre faillit du tourbillon et toucha Yann au niveau de la poitrine. Celui-ci eut l'impression qu'un liquide brulant envahissait son être et brulait tout sur son passage. Le cri qu'il poussa résonna pendant plusieurs minutes et n'émut pas le moins du monde ceux assistant à ses souffrances. Le cri se fit ensuite de plus en plus faible, tandis que le samouraï se recroquevillait en gémissant. Des larmes brulantes commencèrent à couler sur ses joues.

-A l'aide ! Les amis ! Aidez-moi… S'il vous plait… Ryo… Rock… Thomas… Sarky…

Sa voix s'était faite de plus en plus faible jusqu'à n'être plus qu'un souffle. Il perdit peu à peu conscience et sentit que cette fois, il était vaincu. La force envahissant son corps était trop puissante. Il ne pourrait pas reprendre le dessus. Ses yeux se fermèrent.


Les choses se corsent vraiment pour notre pauvre Suiko, non? Il a peu de chance de s'en tirer tout seul à présent, et risque bien de devenir la marionnette de ses ravisseurs... Vous découvrirez le résultat dans le chapitre 5, chapitre qui débutera lui aussi par une scène plutôt violente. Mais non ne fuyez pas, elle sera aussi peu détaillée que celle que vous avez lue! Je remercie les personnes qui continuent à me suivre, je leur souhaite une bonne journée et à la prochaine pour le cinquième chapitre :)