NOTE : Hello les amis, il est possible qu'il n'y ait qu'un chapitre cette semaine. Je vais voir. Si je peux, j'en mettrais deux. Pareil pour la semaine prochaine, une convention OUAT approchant, je dois, me concentrer dessus. En attendant, le chapitre 11. Bisous à vous !
Chapitre 11
Je suis curieuse de voir ce qu'elle contient. Depuis que je suis rentrée, je me suis assise sur mon lit, examinant les moindres recoins. J'adore voir tous les phénomènes qui se suivent depuis que je suis revenue ici. On dirait que Dieu veut me dire quelque chose, mais qu'il ne sait pas comment me l'annoncer, alors il m'envoie ce genre d'indice. Peut-être, qu'il va m'arriver un grand malheur et que je ne suis pas assez doué pour le relever ?
Devant ses folles pensées, je déchire à coup de ciseau ce gros papier marron qui enveloppe son essentiel. Lorsque j'y mets un terme, je découvre plusieurs clefs USB. Trois pour être plus précise. Et une lettre de mon père. Je ne peux m'empêcher d'éprouver une certaine crainte. Pourquoi envoyer quelqu'un et ne pas tout simplement m'appeler ? Pourquoi est-ce si important que cela ? Je me précipite sur mon ordinateur, et en attendant que celui-ci s'éclaire, je consulte la lettre que je m'active à la dire à haute voix.
« Ma chère fille,
Si tu lis cette lettre, c'est que Luc a réussi à te la faire parvenir. Je suis désolé, je ne pouvais pas t'appeler ni essayer de venir te voir jusqu'à New York, c'est trop dangereux pour nous, car nous sommes de nouveau espionnés par Ravencroft (pour ne pas te dire leur réel nom afin que tu ne puisses pas être plus curieuse). Cette entreprise veut du mal à notre famille, parce que nous avons refusé de continuer leur projet, jugé trop dangereux pour l'humanité. Je n'ai pas voulu savoir ton adresse et ton numéro de téléphone pour écarter toute menace. Je t'ai transféré les données que nous avons pu protéger, pour que tu saches à quoi t'en tenir. J'espère sincèrement que tu ne te mettras pas en péril. Je ne veux pas risquer de te perdre, comme nous avons failli le faire il y a plusieurs années de ça, d'où le déménagement. Nous ne savons pas quand nous te reverrons, mais sache que ta mère et moi t'aimons. Que tu passes aussi un très bon moment à New York.
Nous n'avons pas eu de nouvelles de toi, au sujet de notre mission, mais nous ne t'en voulons pas. Nous savons que tu dois être très occupée avec ta nouvelle vie là-bas. Une fois que tu auras lu cette lettre, je te demande de ne pas venir nous voir et de brûler ces informations que tu auras vues de manière à ce qu'elles ne tombent pas entre de mauvaises mains.
Nous t'aimons.
Ton père, et ta maman. »
À la fin de cette lettre, je ne peux m'empêcher de verser une petite larme, que j'essuie. Je ne savais pas à quel point leur vie était en danger. Je ne pensais évidemment pas rester les bras croiser, après avoir vu tout ce que contiennent ces clefs USB. Je dois défendre ma famille, quoiqu'il arrive. Le PC allumé, j'enclenche la clef dans son port et ouvre les dossiers. Il n'y a aucun nom sur les dossiers. Juste des « nouveaux dossiers ». Question de logique, je clique sur le premier. Et ce sont des vidéos et des images. Je la charge et la regarde.
Cette vidéo est une intro, montrant ce que je dois faire. Chaque vidéo aura une image à regarder qui me permettront de comprendre. Je lance la seconde, à la demande de mon père, qui se trouve devant la caméra. J'enchaine la première clef, et la fini. Je trouve que ces vidéos concordent avec celles du père de Peter. Il y a beaucoup de détails que nous ne savions pas. Ils préméditaient de créer une armure destructive à l'aide d'un humain à l'intérieur, sa force serait décuplée et il pourrait faire un énorme massacre si quelqu'un l'utilisait avec l'injection de notre sang combiné, de celui de Peter, et du mien. Je ne pouvais pas accepter que des humains soient capables de faire ceci. Ils ont la capacité parfois d'être cruels. C'est bien la chose, que je peux leur reprocher le plus. Encore une fois, mon père confirmait lui aussi que si quelqu'un osait s'injecter cette substance, il en serait complètement changé.
Je passe à la seconde USB, et celle-ci raconte les premières expériences passées là-bas. J'ai à peine le temps de m'en remettre, que j'en reçois encore plein les yeux. Les humains qui ont testé ce programme volontairement en sont tous presque morts. Cependant, il en resterait d'après mon père, encore des humains en traitement chez Ravencroft. J'ai du mal à avaler que mon père a été impliqué dans une telle affaire. Il avait l'air tellement serein chaque fois que je le voyais. Il a dû avoir une force incontestable pour surmonter ce problème. Il était très doué en tout cas. Je suppose qu'il a tout de même tout dévoilé à ma maman. Sinon elle ne serait jamais partie de New York, elle tenait à faire sa retraite ici.
Mon père ajoute dans le 3e chapitre que lorsqu'il a su que Peter s'était fait piquer par cette araignée, il était convaincu que ce dernier ne se souviendrait pas de moi. Cela faisait partie des effets secondaires, qu'ils avaient découverts sur les patients. L'enjeu est juste à glacer le sang. Je ne suis pas sûre de pouvoir tout endurer, toutefois je devais voir mes parents, au moins pour m'assurer que tout se passait bien. Un dernier document parle de Peter, Harry et moi. Il désirait que je garde les dernières photos qu'il avait mises de côté dans la seule intention de me les offrir, étant donné qu'il savait à quel point je m'étais liée à eux. Je venais de terminer mon visionnage. J'en profite, sous le feu de l'action de prendre des billets d'avion pour retourner chez moi. Évidemment, je n'étais pas autorisé à y aller maintenant, néanmoins après l'entretien d'embauche de Gwen, je ne pouvais pas la laisser tomber au dernier moment alors qu'elle avait besoin de soutien. J'espérais que Peter me conforme dans cette démarche et qu'il ne fuit pas au dernier moment sous le coup de la peur. Billets prêts à l'emploi, je m'apprête à faire ma valise pour quelques jours. Nous étions en week-end, je serais revenue pour lundi, sauf si j'ai un retard ou une grève de train ce qui serait problématique. Je n'ai pas spécialement envie de supprimer toutes ces informations, je les passerai probablement à Peter, cela lui complètera son dossier. Je passe la soirée effectuer les cent pas, pour souffler. Il est presque 1 heure du matin lorsque j'arrive à trouver le sommeil.
.::…::...::.
Cette fois, je suis auprès de Gwen. Je peux vous dire que cela me change d'Harry. Une présence féminine fait un bien fou. Le seul problème, c'est que je dois rester muette sur tout ce que j'ai découvert dernièrement. Je pourrais lui dire au moins pour Peter, mais c'est impossible, elle risque peut-être de le prendre défavorablement et m'en réclamerait plus sur le sujet. Je n'ai pas forcément envie de m'éterniser dessus, c'est déjà assez délicat de tout assimiler. Petit à petit, j'y arrive à m'en détacher, heureusement, que j'aie cette aisance que la vie m'apprend au fur et à mesure. Ce trait de personnalité m'a beaucoup aidé dans ma vie.
- Dis-moi Gwen, est-ce que tu pourrais dire à notre chef de département lundi que je ne serais pas là jusqu'à jeudi ?
- Je lui passerais le message. As-tu un mot ?
- Non, je lui rapporterai quand je reprendrai vendredi.
- D'accord. Rien de grave ?
- Non, je te rassure. J'ai juste des petites affaires à régler.
Elle ne continue pas et change de conversation. Nous passons les dernières heures à faire du lèche-vitrine pendant que je reçois un SMS de Peter indiquant qu'il était en chemin pour l'ambassade. Cette petite nouvelle me plait, au moins une bonne chose. Gwen sera heureuse. J'en suis persuadée, surtout qu'il ne lui a toujours pas donné de nouvelles. Elle pensait qu'il était en train de la fuir complètement. C'était un peu ça, seulement il avait mal vécu sa première défaite contre l'homme électrique.
- Au fait, as-tu eu des nouvelles de cette affaire à propos de Max ?
- Je ne me suis pas encore penchée dessus, mais à partir de la semaine prochaine, je songe sérieusement à m'y mettre.
- Toi aussi, tu penses que toute cette histoire est louche ?
- Oui. Un homme ne disparait pas comme ça et ne finit pas par devenir ce monstre. On nous cache forcément quelque chose.
- Je me serai bien plongée dans ce dossier, mais étant donné que je ne reviens que vendredi, et étant journaliste d'Oscorp, ce serait mal vu si je me fais attraper par l'administration.
- Ne t'en fais pas, je vais m'en charger et si j'ai des nouvelles, je te tiendrais au courant dès ton retour.
Il est presque moment pour la jeune femme aux cheveux blonds. Elle venait de le garantir en braquant les yeux sur sa montre. La nervosité venait de s'élever, et je pouvais la flairer. Nous nous orientons vers l'ambassade.
- Tout va bien se passer, j'en suis certaine.
- Je l'espère, vraiment. Crois-tu que Peter m'en voudrait si je réussis cet entretien ?
- C'est un homme intelligent, je suis sûr qu'il partagera ton enthousiasme.
- Comment arrives-tu à être aussi optimiste ?
- Le vécu. Ça aide beaucoup pour passer certaines étapes sans forcément être dans le déni.
- Tu en as de la chance, j'aimerais parfois avoir assez de force pour prendre le recul nécessaire sur certaines étapes de ma vie.
- Ce n'est pas facile, j'en subis tous les jours. Même si ça ne se voit pas.
- Je suis vraiment contente que tu sois venue, tu me remontes le moral, je ne sais pas si j'aurais pu tenir le coup toute seul.
- À mon avis, tu en aurais été capable. Tu n'es pas du genre à abandonner non plus. Quand tu sais ce que tu veux, tu finis toujours par l'avoir. On l'a tous !
Le visage de Gwen s'égaye, puis nous arrivons. Nous entrons et Gwen se présente. Nous devons patienter et nous attendons assises sur un banc à l'intérieur. J'essaie de contrôler le stresse, Gwen, parlant de divers sujets qui sont amusants.
La porte d'entrée s'ouvre et Peter jaillit. Elle est bluffée. Elle ne bouge pas de la banquette, alors que je bondis sur mes pieds pour aller à sa rencontre. Nous nous saluons.
- Merci d'être venu, elle a vraiment besoin de ton soutien, lui glissais-je dans le creux de l'oreille.
- De rien…
Nous retournons vers Gwen, qui n'est pas près de bouger. Il se penche vers elle pour lui faire la bise, elle ne refuse pas, même si elle en avait envie. Intérieurement, elle était transportée de joie.
- Je pensais que tu ne la reconnaissais plus ? Lance de but en blanc Gwen, n'ayant rien oublié.
- C'est une histoire très complexe, atteste Peter. Ce n'est pas le moment d'en parler.
- Pourquoi me cachez-vous des choses tous les deux ? Un jour, vous ne vous connaissez pas, un jour oui.
- Je te développerai ça plus tard Gwen. Aujourd'hui, je suis là pour toi aujourd'hui.
- Et les autres jours ? Pas de nouvelles ! J'étais folle d'inquiétude pour toi.
- Je sais…
Je notais que Gwen était sur le point de prendre la mouche. Je pensais qu'elle serait ravie de cette visite. Peut-être que je me faisais des illusions.
- Ce n'est pas le moment Gwen, tente-t-il de l'arrêter. Je te promets que nous règlerons ça après ton entretien.
- Non, je veux savoir maintenant !
Les yeux de Peter me fixent, j'approuve d'un signe de tête. Il sort dehors avec Gwen et la laisse déverser sa fureur. Il en a pour cinq bonnes minutes avant de pouvoir en placer une. Il dépose ses mains sur les épaules de la blonde et l'embrasse ardemment avant qu'elle ne le rejette. Ce geste la stoppe dans son restant d'indignation.
- Je suis désolé pour tout ce que tu as subi cette semaine. Je veux que tu saches que je t'aime Gwen.
Ses joues s'empourprent à ces mots. Elle est ébranlée.
- Et j'ai cogité toute la semaine. Si tu passes, ce dernier teste, je pars avec toi.
- Mais… mais… mais… et pour tu sais quoi ?
- Ils devront bien s'en priver. C'est nous avant tout. Et je ne veux pas risquer de te perdre définitivement.
Elle le voit les larmes aux yeux pour la première fois qu'ils se connaissent. Elle est touchée par ses mots. Ça lui ravive la flamme qui leur manquait dans son cœur et la motive à continuer son projet de vivre en Angleterre. Elle est soulagée de voir que quoiqu'il se passe, il la suit. C'est l'une des plus belles choses qu'on lui a dit. Elle l'enlace et l'embrasse pour lui en être reconnaissant. Je sors et appelle Gwen. Ils viennent tout juste de l'appeler. Elle ne veut plus quitter Peter, elle s'y oblige, il en va pour son futur. Et elle ne veut pas rester indéfiniment chez Oscorp industrie. La dame à l'accueil lui communique qu'elle est autorisée à y aller et la guide jusqu'à son recruteur après que nous l'encourageons.
Pendant ce temps, Peter et moi attendons dehors. Il s'installe dos au mur, tandis que je me tenais par la rampe.
- J'en conclus que tu as pris ta décision ?
- Très bonne déduction Watson. Toutefois, ça ne veut pas dire que j'échappe à tous mes problèmes, hein.
- Que vas-tu imaginer ?
- Gwen et moi devons vivre notre aventure tant que nous le pouvons.
- Et je partage entièrement cet avis.
- C'est grâce à toi que j'ai enfin pu mettre un terme à cette réflexion.
- J'ai fait ce que j'ai pu.
- Penses-tu réussir à survivre avec tout ce que tu sais ?
- Je ne sais pas. L'avenir nous le dira !
- En tout cas, si tu as besoin d'aide, tu pourras toujours m'appeler. Je ne te laisse pas tomber pour autant.
- J'en suis consciente, ne t'en fais pas pour moi !
Au fond de moi, ça me touche un peu qu'il parte avec elle. Je viens à peine de le retrouver, qu'il s'éloignait déjà. Peut-être que la vie en avait décidé ainsi.
- Tu as déjà préparé tes arguments pour ta tante ?
- Oui. Elle sera plus difficile à convaincre, je sais qu'elle n'est pas encore prête de me laisser. Je suis même sûr qu'à 50 ans je serais chez elle, si je l'écoutais.
- À ce point-là ?
Son rire répond à ma question. Mes parents n'accepteraient probablement pas cette idée. Être un futur Tanguy, la honte. J'ai besoin d'une totale liberté sur ma vie.
Nous plaisantons sur cette conversation. L'heure passe vite, Gwen est de retour. Son visage exprimait de la tristesse. Peter fronce les sourcils.
- Je ne comprends pas. C'est impossible que tu le rates. Je vais aller les voir ! Se plaint-il, sur le point d'aller à leur rencontre.
- Peter, ça ne sert à rien, le retient Gwen.
- Pourquoi ? Bien sûr que cela va servir ! Continue-t-il de protester.
- Parce que je suis prise, Peter ! S'empresse-t-elle de rectifier, avant qu'il ne fasse une bêtise.
Il lui fallut un moment avant de se rendre compte de ce qu'elle venait de lui dire. On venait de moquer de lui. Il capte la situation et se précipite dans les bras de sa dulcinée. Heureux pour elle. Racontant à qui veut l'entendre, qu'elle le mérite, que c'est sa petite amie et qu'il est fier d'elle. Ils vont pouvoir maintenant avancer dans leur relation et ne plus fuir l'un et l'autre. La décision de Peter les avait aidés, sinon, elle serait partie sans lui.
Lorsqu'il lâche pour quelques secondes la jeune femme, je pose une main amicale sur son épaule et la félicite. Un petit moment de nostalgie m'envahit, repensant à notre dernière discussion. Je n'avais pas mon mot à dire, je ne pouvais que m'adapter à cette circonstance.
- Maintenant, il faut que nous préparions notre voyage, s'écrie de satisfaction Gwen. C'est notre seconde étape.
- Le plus dur est fait, assurais-je.
- Et si nous fêtions ça ?
- Je serais bien restée, mais j'ai des choses à faire, dis-je.
- Nous ferons quelque chose dès que tu seras disponible, répondit Gwen.
Un petit salue, et je rentre chez moi. Je devais continuer de préparer mes affaires pour Berlin, mon avion était dans quelques heures, et je ne pouvais pas le rater.
Il est 18 heures, je suis à l'aéroport, dans l'avion, assis, patientant que nous décollons. Je ne pensais pas rentrer à Berlin tout de suite. Je voulais comprendre et m'assurer que mes parents allaient bien. Jusqu'au décollage, je reste nerveuse. Mon voisin avait imaginé que je paniquais à cause du décollage. Ce n'était pas le cas.
- Tout va bien se passer mademoiselle.
- Je n'ai pas peur de l'avion !
- Alors pourquoi êtes-vous si anxieuse ?
- Parce que suis inquiète pour ma famille, tout simplement.
Il se tait et s'occupe de ses oignons, réalisant que cela ne le regardait pas. Nous finissons par décoller. C'était parti pour une nuit dans cet avion.
