NOTE : Et voilà le tout dernier chapitre officiel. Je ne pensais pas le terminer en un jour alors du coup je vous le poste maintenant. J'aime cette fic, merci à vous de m'avoir lu jusqu'au bout. Je suis en train de faire en même la réécriture pour essayer de corriger le maximum de fautes. Si des reviews arrivent alors que j'ai posté l'épilogue, j'y répondrais dans ce chapitre en éditant ou par mp ;) ! Qu'avez-vous pensé de petit bonus ? Est-ce que vous vous y attendiez ? Dites-moi ce que vous avez aimé, ou pas, si j'ai assez bien expliqué en ce qui concerne l'histoire de Liz. Encore merci Je vous aime


ÉPILOGUE

Depuis que nous avons passé cette étrange nuit tous les deux, nous sommes devenus distants. Nous prétextons que nous étions perdus. Pour nous c'était la raison la plus valable. May ne préférait pas s'en mêler jugeant que nous étions assez grands pour régler nos problèmes entre nous.

Malgré notre indifférence, Peter est venu à l'enterrement de mes parents. Contrairement à celui de Gwen, le mien était très intimiste. Personne de ma famille n'était au courant. En sortant du cimetière, je m'accroupis sentant mon coeur relâcher la pression que je retenais également. May s'occupe de moi pendant que Peter me contemple dans mon malheur. J'avais des nausées qui remontaient. Je vous rassure, je ne suis pas enceinte. C'est juste une grosse boule d'émotion qui part du ventre qui fait mal.

Ensuite, nous prenons le temps de rentrer. En montant les escaliers je vais pour chercher mon paquet de mouchoirs et tombe sur une lettre que j'avais reçue il y a quelques jours. Je me souviens qu'elle m'avait intéressée. Surement à cause de l'emblème au l'ouvre et la lit. Par la suite, je sors mon téléphone comme si j'avais oublié le jour que nous étions alors que cette journée était certainement la plus importante de ma vie. J'avais de nouvelles ambitions. Cette nuit m'avait fait réfléchir.

La mauvaise passe d'hier s'était calmée. J'étais plus légère dans mon corps. Même si Peter et moi continuions de dormir dans la même chambre, nous faisions en sorte d'attendre que l'un de nous aille se coucher pour que l'autre puisse en faire autant afin de ne pas trop nous croiser. Pour le diner de la veille, nous avions fait l'effort de nous mettre à la même table. May était agacée par notre comportement.

Je sors de la chambre habillée classe : jupe, blazer, chemise blanche, talons aiguilles, chignons serrés et maquillage sobre. May était partie travaillée pour rattraper sa journée qu'elle avait posée pour moi. Je ne pouvais pas la retenir éternellement et c'était très gentil de sa part de l'avoir fait. Je ne lui avais rien demandé. Elle l'a fait de son propre chef.

Je rentre dans le salon, où Peter était en train de regarder la télévision. Je passe devant lui pour me diriger vers l'entrée et récupère mon sac à main dans lequel j'y mets mes clefs.

— Où vas-tu ? me questionne aussitôt le jeune homme.

— Cela ne te regarde pas.

— Habillé de cette manière ? Je pense que si.

— Nous ne sommes pas en couple, je n'ai pas à être surveillée. Et j'ai le droit de faire ce que je veux.

Il reste sans voix et me laisse partir. Après que la porte ait claqué, il éteint la télévision et court dans sa chambre enfiler le costume de Spider-Man. Il ne l'avait pas mis depuis longtemps. De cette façon il passerait crème aux yeux du monde.

Il fait de son mieux pour la suivre. Il réussit à la rattraper avant qu'elle ne prenne le bus. Elle s'arrête et continue de marcher dans quelques rues avant de se retrouver en face de celle d'un grand bâtiment grillagé par des barbelés et un policier qui surveillait l'entrée. Ce lieu, Peter le connaissait bien. Il en avait envoyé plus d'un là-bas. Il sait aussi qui se trouve dans cet établissement. La lettre que j'avais reçue était une autorisation pour rendre visite à Harry Osborn un dimanche par mois. Il descend la rejoindre rapidement et la mène de force dans une ruelle où personne ne pouvait les voir. J'étais sur le point de hurler, mais je venais de m'apercevoir que Peter était là. Il me prend par les bras et me secoue.

— N'y va pas !

— Qu'est-ce que ça peut te faire bon sang ?

— Il a tué Gwen. Il a failli te tuer. Je ne comprends pas pourquoi tu désires le revoir après tout ce qu'il a fait.

— Parce que j'ai réalisé que je l'aimais. Qu'il me manquait !

— Comment peux-tu aimer ce genre de personnes ?

— Je ne sais pas, c'est inexplicable.

— Donc ce que nous avons fait jeudi t'est égal ?

— Nous étions d'accord pour dire que nous étions perdus. À quoi pensais-tu, sincèrement ?

— Ça ne voulait rien dire ?

— Exactement !

Blessé, Peter enlève son masque et le met dans sa poche arrière du jean et me plaque contre le mur.

— Si tu ne me laisses pas partir je hurle.

— Mais n'y va pas, s'il te plait !

— Je suis désolée, Peter. Tu ne peux pas comprendre.

— Je comprends que c'est un criminel.

— Ce qui est noué ne peut pas être dénoué, me rappelais-je soudainement à haute voix.

— Quoi ?

— Lui et moi sommes liés.

— Et nous deux ? C'est quoi ? De la merde ?

— Nous sommes amis, tout simplement.

Notre conversation fut stoppée par des sirènes de police. Les voitures passaient près d'eux et rapidement ne s'arrêtant pas pour aller dans le parking de la prison. Il tourne de nouveau la tête vers moi, il pressentait un danger dans la ville. Ce sentiment était étrange chaque fois qu'il l'avait. Il devait les suivre, il était triste de me laisser y aller.

— Ne t'en fais pas pour moi ! Vas-y. Ils ont besoin de toi.

— Si je m'en fais pour toi. Je n'ai pas envie de te perdre.

— Va les sauver Peter…

La dernière sirène se fait entendre. Il tape du pied et me rend ma liberté avant de suivre cette troupe musicale. Je regarde l'heure sur mon téléphone, je suis à l'heure, il ne m'a pas retenu longtemps. Je rajuste mes vêtements et me présente au vigile qui me laisse passer.

Je n'apprécie pas de marcher dans ses couloirs lugubres dont l'odeur vous retourne l'estomac. La prison et les hôpitaux sont des lieux dans lesquels je n'y passerai pas ma vie entière à l'intérieur. Avant d'arriver à destination, je dois attendre avec un groupe de femmes, elles ont aussi leur convocation dans les mains et ont laissé leurs affaires à l'entrée. Lorsqu'un pénitencier apparait et il nous guide. Avant de retrouver chaque personne que nous attendions, nous passons deux portes encore avec des détecteurs de métaux. D'autres gardes prennent les autres femmes et un se presse de venir à ma rencontre. Je lui montre ma carte d'identité et ma convocation.

— Vous n'avez le droit qu'à une heure, annonce l'homme au képi bleu marine. Des gardes vont devoir rester près de vous par mesure de sécurité.

— Pourquoi ne suis pas avec les autres ?

— Parce que Mr Osborn est enfermé dans une partie spéciale. Et seuls son médecin et vous êtes autorisés pour les visites. Je ne sais pas si vous devez vous estimer heureuse d'avoir été choisie.

— Comment est-il ?

— Changeant.

— C'est-à-dire ?

— Il reprend petit à petit sa vraie personnalité. Je suppose que vous le connaissez assez pour savoir dans quel état il a été amené ici.

— Plus ou moins !

— Bien, voilà les quelques mises en garde. Si vous avez le moindre souci, n'hésitez pas à nous solliciter.

Je n'oublie pas cette proposition. Ni qu'il avait tenté de me tuer. J'ai eu énormément de chance ce soir-là. Je me place devant la porte et il l'ouvre. Je vois Harry assis en face d'une table, une chaise m'attendait. Un costume orange foncé l'habillait. Ça devait lui changer, lui qui avait l'habitude de porter des costars et cravates. Je respire un bon coup et m'avance vers lui. Quand il entend mes talons claquer sur le sol il tourne la tête vers moi et le coin de ses lèvres s'élargit. Ses yeux pétillent. Je m'installe en face de lui. Inévitablement, nous passons plusieurs minutes ensemble sans nous parler, à essayer de croiser nos regards qui fuyaient. Harry me prend les mains pour arrêter ce petit jeu du chat et de la souris. Je le fixe. Il est difficile pour moi de trouver mes mots. Tout se bouscule dans ma tête.

— Si tu souhaites repartir, je ne t'en empêcherai pas !

— Je n'en ai pas envie, bafouillais-je.

— Comment vas-tu ?

— Ça peut aller. Et toi ?

— Je m'y fais. Il le faut bien. Maintenant, qu'allons-nous faire ?

— Que veux-tu dire par là ?

— Pour nous deux.

— Nous deux ?

— Tu sais de quoi je parle.

— Tu as quand même voulu me…

— Et j'en suis désolé pour cette mauvaise action, coupa-t-il immédiatement. Je ne savais plus du tout qui j'étais. Ni ce que je faisais. Crois-moi je l'ai amèrement regretté.

— Tu vas me dire la même chose pour Gwen ?

— Tu as tout compris.

— Je ne peux pas te pardonner aussi facilement. Mais je veux bien te laisser une seconde chance.

— C'est vrai ? Pourquoi ?

— Parce que je t'aime. C'est difficile à expliquer. Je vais surement me mettre à dos des personnes que j'apprécie.

— Tu as fait le bon choix. Mais ne te retiens pas de vivre pour moi. La vie c'est un show où chacun y prend sa part et fait sa propre histoire.

— Sans toi ça sera plus compliqué. Je ne sais pas comment je vais faire pour tenir aussi longtemps.

— Je vivrais à travers toi. Je te l'ai toujours dit : toi et moi, c'est écrit, même si nous traversons tous ses obstacles.

Le blanc de mes yeux devient transparent. Je n'ai pas envie de le quitter. Il retire ses mains pour en poser une sur une de mes joues et la caresse.

— Tu es si jolie, murmure-t-il. Je sais à quel point j'ai la chance de t'avoir.

L'heure passe vite. Je fus coupé dans mon élan pour dire quelque chose. Le pénitencier me fait revenir à la réalité et m'ordonne de quitter les lieux. Avant que je ne passe le pas de la porte, Harry me parle une dernière fois.

— Je suis le plus honnête Lizzle, et n'oublie pas : la chose la plus difficile dans ce monde, c'est d'y vivre. Tu sais ce que signifie cette phrase. Je t'aime Liz' !

En effet, je connaissais la signification de cette dernière phrase. C'était également la première fois qu'il me déclarait ce « je t'aime » qui m'avait fait chaud au cœur, mais l'avait aussi brisé. Non, il ne m'avait pas retourné le cerveau, j'avais pris ma décision depuis que Peter et moi avions perdu la face suite aux évènements encourus. J'allais maintenant devoir attendre de le voir, le mois prochain. On est bien tous, main dans la main, mais nos peurs nous rendent solitaires. Aujourd'hui, je le comprenais encore plus.

Je quitte prison et passe chez Peter pour récupérer mes affaires et rentrer chez moi. Je devais me trouver un nouveau boulot pour patienter, le temps qu'Harry purge sa peine – s'il en sort un jour – et m'occuper. J'avais une nouvelle motivation. Il fallait que je la tienne. Je sais que Peter n'aimera pas ma décision. D'ailleurs, il était en train de régler un problème. Un homme robotisé avec des armes en guise de bras et son armure ressemblant à un rhinocéros mettait la pagaille dans Time Square. Il venait de sauver un petit garçon qui espérait le revoir et qui voulait sauver la population de ce nouveau méchant. Quelque pars, voyant toute cette agitation pour lui et autour de lui, il était heureux de reprendre son rôle. C'était lui, Spider-Man, personne d'autre.

FIN