Et hop ! Voilà qui termine cette première fanfic :) C'est tout court et c'est un POV Dean, cette fois. J'espère que ma petite histoire vous aura plu, ça fait longtemps que je n'avais pas écrit *-* Je me rends compte que je n'ai pas précisé, mais le titre est la traduction irlandaise de "je t'aime", oui, je sais, c'est très guimauv- euh, "mignon". J'avais envie d'ajouter un peu de douceur à ce monde de brutes, voilà tout.
viatorette : merci pour ta gentille review ! :D Pour ce qui est de mon rythme de publication... hm, ça risque d'être relativement variable, mais je suis plutôt inspirée en ce moment ! J'ai quelques Os qui traînent et une fic en cours (mais j'attends d'avoir de l'avance), sauf que ça dépendra aussi de la charge de travail au lycée...
milkovich : héhé merci ! En espérant que cette seconde partie te plaise :3
Bonne lecture !
Partie 2 : « Mon petit-ami est un Sorcier » ou « Pour des raisons évidentes de sécurité, je ne me sépare jamais de mon parapluie »
Mon nom est Dean Thomas. J'ai dix-neuf ans, je fais des études d'art et je suis un Moldu. Comment ai-je pris connaissance de ce terme ? Oh, une sombre histoire d'ordinateur qui a explosé le jour où j'ai embrassé mon copain pour la première fois. En fait, mon amoureux est un Sorcier – il répond au nom de Seamus, mais il se sentira également concerné si je dis mil, ce qui est l'équivalent de honey en Irlandais.
Être un Sorcier n'est pas chose ordinaire. Mais être un Sorcier qui manifeste son don pour la magie à l'âge de quinze ans, ÇA, c'est peu commun et c'est même PROBLÉMATIQUE. Je dis cela en connaissance de cause : les jeunes Sorciers, voyez-vous, suivent des cours dans une école de magie où ils apprennent à maîtriser leurs pouvoirs. Or, mil n'a pas appris comme les autres. Cela fait trois ans seulement qu'il se met sérieusement à s'exercer dans la mesure où, avant que j'entre (à nouveau) dans sa vie, mon Seamus vivait très mal sa sorcellerie. De ce fait, il arrive encore que sa magie échappe à son contrôle, en particulier quand il ressent une émotion très forte. Mil a un talent non négligeable pour faire exploser toutes sortes d'objets ; j'ai tout naturellement banni de la chambre à coucher les appareils susceptibles d'être assujettis à une explosion fortuite. [*]
Un sourire étire mes lèvres à cette pensée. Voilà une semaine que je ne l'ai pas vu, mon petit Sorcier. Nous nous voyons un peu moins souvent qu'avant à cause de mes études et de son travail, car Seamus a décroché il y a quelques mois un poste chez Zonko, une boutique qui se trouve à Pré-au-Lard, en Écosse. C'est un magasin de farces et attrapes où ses dons en pyrotechnie peuvent s'exprimer librement.
Je suis venu à Pré-au-Lard à plusieurs reprises, avec lui, Ella et Devon. J'aime beaucoup cet endroit, mais je préfère largement le Chemin de Traverse, sans doute pour ce qu'il représente...
Seamus et moi avions alors seize ans. J'avais découvert ses pouvoirs trois mois plus tôt et j'avais peur de lui parler en face : en trois mois, je lui ai envoyé une dizaine de lettres qui sont restées sans réponse. Alors je me suis résolu à me rendre chez lui et, de fil en aiguille, je me suis retrouvé au Chemin de Traverse.
Ce fut de loin la journée la plus étrange, la plus démente et la plus cool de toute ma vie.
J'étais avec Seamus, dans cette rue commerçante très bizarre, entouré d'éléments invraisemblables : des boutiques loufoques et leurs articles merveilleux, des créatures imaginaires (du moins, le croyais-je avant d'avoir une conversation très enrichissante avec un Gobelin dans une banque)... et j'ai passé un moment fabuleux.
Nous sommes repartis après avoir acheté, entre autre, une baguette magique pour Seamus, un balai volant et une chouette. Autant dire que j'étais plutôt sceptique quant à la fiabilité d'un balai fabriqué pour effectuer une autre tâche que le ménage. J'ai même cru que mon meilleur ami testait ma crédulité en m'assurant que cette chouette allait m'apporter ses lettres, mais je n'avais aucun doute pour ce qui était de la baguette magique - à peine Seamus l'avait-il effleurée qu'elle provoquait une délicate détonation. Par la suite, la chouette baptisée Mary Shelley m'apporta de nombreuses lettres de la part de mil et je dois dire que Mrs. Finnigan avait raison ; c'était plus pratique que la poste moldue. Quant au Comète 260, disons simplement que je n'aurais jamais pensé qu'une balade nocturne impliquant l'idée d'enfourcher un balai puisse être aussi romantique.
Bien sûr, après, Seamus a appris à transplaner, ce qui est très pratique si nous sommes loin l'un de l'autre et que nous avons envie de manger ensemble ou de discuter pour quelques minutes. [**] Mais comme nous manquons cruellement de temps en ce moment et que nos horaires ne correspondent pas, je ne l'ai pas vu depuis près d'une semaine. C'est long. Heureusement, il y a toujours Mary Shelley qui nous apporte quotidiennement nos lettres (la petite fait l'aller-retour entre Londres et Pré-au-Lard au moins une fois par jour [***]).
Je me souviens des lettres que j'envoyais désespérément à Seamus, avant d'apprendre que le facteur avait le plus grand mal à faire entrer la moindre enveloppe dans la boîte aux lettres des Finnigan puisque Ella ne s'est jamais habituée à checker le courrier, en plus de vingt ans de vie passée auprès des Moldus.
Lorsque nous sommes rentrés du Chemin de Traverse, Seamus est allé chercher les douze lettres que je lui avais écrites. C'était horriblement gênant de le voir lire mes plus plates excuses, mes déclarations d'amour et mes promesses ridicules. Plusieurs fois, j'ai essayé de lui arracher des mains lesdites lettres et même de le poursuivre dans la chambre. Mil s'est abondamment moqué de ma niaiserie après avoir terminé cette lecture embarrassante – il était rougissant, bégayant, les yeux brillants d'émotion, mais il trouvait encore le moyen de se foutre de ma gueule entre deux baisers empressés.
Presque à chaque fois que Seamus et moi nous embrassons, un truc explose. Et après les gens ne comprennent pas pourquoi je me balade vingt-quatre heures sur vingt-quatre avec un parapluie renforcé en acier.
J'attrape d'ailleurs mon parapluie tandis que je quitte l'appartement. Nous sommes samedi soir, il est vingt heures et la nuit tombe à peine. Cela fait partie des nombreuses raisons qui font que j'aime le printemps. La ville a une ambiance très particulière ce soir, ou alors c'est simplement parce que je suis heureux. Veste sur l'épaule, je me dirige tranquillement vers notre point de rencontre. Mil viendra me chercher en transplanant et nous irons chez lui à Pré-au-Lard. Il m'a déjà invité à venir vivre avec lui, mais je lui ai dit qu'il y avait quelque chose que je devais faire avant cela, sans autre précision.
Oui, j'aime beaucoup le faire mariner.
Adossé à un réverbère, je ferme les yeux et repense à ces trois dernières années passées avec mil. Nos sorties à Pré-au-Lard ; mes interventions à Poudlard en tant qu'assistant au cours d'étude des Moldus (mon amant m'a assuré que l'école était un splendide château, même si je ne voyais que des ruines) ; les matchs de Quidditch auxquels j'ai assistés (Devon Murray, mon « ami » l'Oubliator, a demandé la main d'Ella après une victoire écrasante de l'Irlande sur la Suède) ; le fameux mariage de Devon et Ella Murray, salué par une pluie de feux d'artifice signée Seamus.
Seamus. Il est à la fois mon ami d'enfance, mon complice, mon amour, mon Sorcier, mon petit Irlandais, mon mil... oh comme j'ai aimé tous ces moments qu'on a partagés.
C'est son baiser à peine appuyé qui me sort de ma rêverie éveillée.
- Tu souriais tout seul, me dit-il d'un air amusé pendant qu'il caresse ma joue.
Je capture ses lèvres sans daigner répondre, puis lui mets mon parapluie entre les mains avant de me reculer d'un pas. Il fronce les sourcils.
- Ouvre-le et tiens-le bien au-dessus de nous, je lui demande d'un air sérieux.
Seamus s'exécute gentiment, bien qu'il ne comprend pas ce que je fiche. Je me contente de sourire et de poser un genou sur le sol vu ; sa tête, il vient de saisir et il aime toujours autant mon côté vieux jeu.
- Seamus Finnigan... mil... fais de moi le plus heureux des Moldus en acceptant d-
La tête du réverbère explose au-dessus de nous, mais les débris rebondissent sur le parapluie que Seamus tient toujours. Je prends ça pour un « oui ». Alors que mil s'agenouille devant moi pour m'embrasser fougueusement, tous les réverbères de la rue explosent à leur tour, puis toutes les enseignes lumineuses font de même. Je vois d'ici la tête de Devon, qui me tient – à juste titre – comme principal fautif des explosions que Seamus cause.
Mais en l'occurrence, je suis trop occupé à nager dans le bonheur pour m'en soucier.
[*] Est-ce utile de préciser qu'en dépit des efforts louables de Dean, Londres a subitement été privé de lumière le jour où lui et Seamus ont fait l'amour pour la première fois ?
[**] Bon, ils ne faisaient généralement pas QUE tailler une BAVETTE, mais ça c'est leurs affaires.
[***] Amis des animaux, n'ayez crainte, Mary Shelley était toujours récompensée avec du Miamhibou.
