Everyone Changes

Chapitre VIII

Enfin fini la torture ! J'ai cru que cette petite furie allait m'arracher la tête. Déjà que d'habitude quand j'essaye d'être à peu près sympa avec lui il me remballe et essaye de me frapper, mais là… Comment un corps aussi féminin que le sien peut contenir autant de violence. Ça restera un mystère. N'empêche, il devrait être plutôt comme ça au lycée, plus personne n'essayerait de l'humilier après. Enfin, je suppose, parce que mine de rien, j'aime bien voir son visage énervé, c'est mignon. Bon, j'avoue, quand KyungSoo est en colère, ce n'est pas crédible pour un sous, au contraire, tu as encore plus envie de le prendre dans tes bras et de le câliner. Enfin, c'est mon envie à moi et personnellement, j'espère que personne d'autre n'en a envie. Mais le dire à voix haute m'écorcherait la langue à coup sûr. Mon portable vibre soudainement dans ma poche, me faisant sursauter. Putain, faut toujours qu'on m'appel au mauvais moment !

-Ouais ?

-….

-Aaaah, salut Kris.

-….

-T'inquiète, il a retrouvé toutes ses forces. La preuve, il a essayé de me planter avec un couteau.

-….

-Hyaaaaaa, j'ai rien fait !

-….

-Bon, okay, j'avoue que j'ai peut-être failli brûler sa cuisine… Mais c'était parti sur de bonnes attentions au début !

-….

-Mais oui, mais oui. On en reparlera quand tu auras enfin réussi à échanger au moins un mot avec… ton Suho.

-…..

-Bien sûr, je t'aime aussi. A plus poulette !

Je raccroche le sourire aux lèvres. Il va me tuer demain, j'en suis sûr. Il me maudit sûrement déjà et cherche différent moyen de me faire manger la poussière. Le pauvre quand même, je le martyrise trop. Je suis vraiment un mauvais ami en fait !... naaaaaaan, je suis le meilleur. Après tout je suis Kim Jongin, beau gosse, drôle et populaire. D'accord, je suis aussi narcissique, mais… ça fait mon charme aussi non ? J'arrive enfin à mon appartement, mine de rien, il habite loin mon petit Kyungie. Je monte les escaliers et entre enfin. Seul le silence m'accueilli, comme d'habitude. Je me laisse tomber sur mon canapé, blasé. J'aurais peut-être dû le garder encore avec moi, il mettait de l'animation dans cet endroit froid et je me sentais moins seul. J'avais enfin l'impression de me sentir une fois dans ma vie bien ici. Et puis, ses cris de protestations et ses sauts d'humeurs monumental me manquent aussi. Je deviens vraiment niasse sur le coup. La mort dans l'âme, je me dirige vers ma salle de bain où je prends une rapide douche avant d'aller me coucher sans rien manger. Il me manque… un peu, beaucoup, passionnément, à la folie… pas… ah, mais y a pas de pas du tout en fait… Je me retourne pour la centième fois dans mon lit, plongeant la tête dans mes oreillers. Même eux me le rappel. Ils portent son odeur, une fragrance douce et sucré. J'ai l'impression d'être un drogué, c'est inquiétant. Mais bon, depuis la première fois où je l'ai vu je l'ai trouvé mignon et attirant. D'accord, il avait d'après les autres beaucoup de pois en trop, mais moi, je trouvais ça chou et puis, au-moins tu pouvais t'accrocher à quelque chose. Pas comme toutes ces filles qui mettent du taille trente-deux en jean et qui sont à la limite de l'anorexie, juste pour plaire. Je préfère largement les formes et même maintenant, ses fesses sont très intéressantes à regarder d'ailleurs. En fait, il est agréable à regarder en général, on ne va pas se voiler la face plus longtemps. Il me plaît affreusement, horriblement et ça depuis deux ans. Maintenant c'est dit, donc, j'aimerais pouvoir dormir si possible maintenant. Après encore une à deux heures d'insomnie je m'endors enfin.

Je suis épuisé et pour cause, j'ai trop cogité cette nuit sur mes sentiments pour mon petit lapin. Petit lapin… il lui va quand même bien ce surnom, avec ses grands yeux ça colle assez. Et puis, les lapins, c'est tout touffu, c'est mignon et c'est câlin… Bon, le miens est spécial, il est imberbe, il n'est pas câlin, ou pas tout le temps plutôt et il n'a pas de jolie pompon collé à ses jolie petites fesses. Dommage, au pire, je lui achète tout ça, je suis sûr qu'il serait super sexy dedans d'ailleurs ! Je fus sorti de mes pensées par une silhouette qui descend d'un bus. C'est mon KyungSoo !

-Kyungiiiie !

Il ne se retourne même pas et rentre directement dans le lycée. Je dois tirer une tête pas possible parce que les gens me regardent assez bizarrement. Allons voir pourquoi il m'ignore toujours alors que je l'ai aidé avant-hier. Je le rattrape rapidement et marche à sa vitesse.

-T'aurais au-moins pu t'arrêter.

-….

-Pourquoi tu ne réponds pas ? Tu m'en veux encore pour ta cuisine ou quoi ?

-….

-Kyuuuuuuuuuuu, réponds !

-Fiche moi la paix Kim Jongin, c'est assez clair pour toi, ou il faut que je te l'écrive encore ?!

Je m'arrête et le regarde s'éloigné. Je ne suis plus rien là, non seulement il m'a ignoré, mais en plus il se passe les nerfs sur moi ! Et après il se plaint que c'est moi qui suis mauvais et cassant avec lui. Evidemment, ça va de nouveau me retomber sur la figure. Maintenant je suis vraiment d'une humeur massacrante, merci KyungSoo ! J'entre dans le bâtiment en pestant contre ce con, mais alors que j'allais me diriger vers mon casier, j'entends des éclats de rires. Il y a une petite troupe vers la fin du couloir. Curieux, je m'approche pour observer ce qui se passe et ça ne me plait pas du tout. Il est devant son casier ouvert, les cheveux, le visage et le buste couvert de… peinture à première vue et l'intérieur de son casier n'est pas mieux, tous ces cours sont fichus. Il ne bouge pas, le seul mouvement que je perçois est un tremblement. Je remarque qu'une fille est plus en avant que les autres. C'est celle qui se moque le plus et elle s'apprête visiblement à parler.

-Alors le suceur, ma petit surprise ta plût ?

La rage monte en moi, j'amorce un mouvement pour me mettre entre elle et mon lapin, mais, je vois soudainement un livre passer et s'écraser sur la figure de celle-ci. Je tourne mon regard et tombe sur un KyungSoo rose à la mâchoire crispée et aux poings serrés. Le silence se fait soudainement, plus personne ne parle pendant l'idiote se tenait le nez en pleurant.

-Ca répond à ta question ? Tu as besoin de t'attaquer à quelqu'un pour exister ou quoi ? Tu es tellement pathétique, autant que tous ce qui regardent et qui se moquent à chaque fois. Vous avez tous la mentalité de petits de maternelle. Alors maintenant je l'avoue, oui, je suis gay et j'assume entièrement préférer les garçons aux filles, oui avant j'étais obèse, mais vous ne savez même pas pourquoi je l'étais. Alors arrêtez de critiquer des personnes que vous ne connaissez même pas et murissez un peu dans vos têtes de pauvres attardés mental.

Il claque brusquement son casier et pousse tout le monde pour partir. Il me fera courir jusqu'au bout. Je sais très bien qu'il se dirige vers les vestiaires. C'est le seul endroit où on peut se laver tranquillement. Je décide de passer rapidement à mon casier pour prendre mon sac de sport avec le nécessaire pour se laver et des habits de rechange. Ça sera peut-être un peu grand, mais je pense que ça lui suffira. Un sourire aux lèvres, je me dirige vers le gymnase. N'empêche, il a été incroyable, dire enfin ce qu'il pense et s'accepter, je suis vraiment soufflé. Et puis, il était vraiment craquant avec son visage pas content, je fonds littéralement et dans tous les sens du terme ! Je trouve enfin le vestiaire ou il est et entre discrètement. Il me présente son dos nu, je peux voir sa cicatrice, plusieurs autres beaucoup moins voyantes et sa magnifique chute de rein.

-Je t'ai ramené de quoi te laver !

Il sursaute et laisse échapper un cri avant de se retourner précipitamment, la main sur le cœur et les yeux grands ouverts, enfin, si c'est possible pour lui. Il est…. J'en perds mes mots….

-T-tu pouvais pas manifester ta présence autrement ! E-en plus je suis presque nu !

-C'est pas un problème petit lapin, je t'ai déjà complètement à poil !

-Quoi ?! Quand ?! Où ?!

-Bah, fallait bien te changer et te sécher à la piscine Einstein !

Il me regarde méchamment et s'approche lentement une mine menaçante. Je pourrais presque le croquer sur place !

-Tu as osé poser tes yeux de gros dégelasse sur mon corps ?!

-Heeey, je ne te permets pas ! Et pour enfin, ça fait trois ans que mes yeux de gros dégelasse son posé sur toi alors chut !

-Q-q…T-tu… Aaaaaaaah, tu m'énerves !

Je ricane moqueusement alors qu'il me retire brusquement mes habits et le nécessaire de douche des mains. Aaaaaw, il est tout gêné maintenant, trop de mignonnie en ce petit bonhomme, même s'il a vraiment des tendances bipolaires ! Je m'approche de lui et me colle à son dos entourant ses hanches de mes bras. Il se raidit dans un premier temps avant de se détendre.

-Kyuuuu, pourquoi tu m'as ignoré ce matin ?

-Parce que…

-Parce que quoiiii ?

-J'ai juste mal dormi, c'est tout !

-Pourquoi t'as mal dormi ?

-Je réfléchissais trop…

-Tu réfléchissais à quoiiii ?

-Arrête avec tes questions, on dirait un bébé en plus ! Me cria-t-il vexé.

Je le retourne rapidement et me recolle contre lui, posant mes mains sur ses fesses. Aaaaaaah, elles sont toutes potelées. J'adore, c'est vachement excitant !

-Te faire poursuivre avec un couteau ne t'as pas suffi hier ? Enlève tout de suite tes sales pattes de mon derrière.

-Mais… elles sont bien là…

-Tu n'aimerais quand même pas que je te prive de ton organe génital nee ?

Je retire à la vitesse de l'éclair mes mains et m'éloigne de lui. D'accord, j'avoue que hier je n'ai pas que fait de brûler sa cuisine. J'ai peut-être accidentellement tripoté son derrière. Mais pour ma défense, il le trémoussait devant moi, alors mes paluches ont été attirées ! Par contre, la, j'ai plus trop envie de le toucher finalement, je tiens beaucoup à mon entrejambe mine de rien. De toute façon, ce n'est plus qu'une affaire de jours avant qu'il me tombe dans les bras ! Et après à moi son corps, son attention et sa compagnie !