Everyone Changes

Chapitre X

Ça allait faire une semaine que j'avais échangé mon premier baisé avec Jongin. Depuis, je me sentais complètement déconnecté de la réalité. J'en avais même oublié encore une fois mon rendez-vous au club de Ji Eun. Heureusement, elle m'a pardonnée et j'ai pu finalement l'intégrer après une évaluation de mon niveau. J'ai eu le droit à énormément de compliments. Pour la première fois je me suis sentie bien, mais il y avait toujours ces sensations quand je voyais Kai qui me dérangeaient, et auquel je ne comprenais strictement rien. C'est pour ça qu'en ce moment, je me dirigeais hâtivement vers ma salle de classe.

-Baek ! Il faut que je te parle tout de suite ! C'est hyper urgent !

-Hyaaaaaa, pas besoin de me crier dans les oreilles 'Soo, je ne suis pas sourd pour le moment !

Je ne faisais plus attention à ce qu'il me racontait, trop obnubilé par ce qui c'était passé plus tôt. Je ne comprends vraiment pas ce qu'il m'arrive depuis quelques temps. Dès que cet idiot m'approche, je perds tous mes moyens. C'est comme s'il me retournait de l'intérieur, en plus, mon cœur manque à chaque fois d'arracher ma cage thoracique tellement il bat fort et vite. Et toutes ces choses réunies m'énervent, parce que je ne sais pas comment les interpréter et surtout comment les contrôler. Une main passe devant ma figure, me faisait revenir à moi-même.

-'Sooooo, tu voulais me parler de quoiii ?

-Comment on sait qu'on n'est amoureux ?

Je le vois écarquiller les yeux, sûrement surpris par ma question. C'est vrai que ce n'est pas tous les jours que je demande ça. Mais j'ai besoin de savoir.

-E-euh… E-et bien, je suppose que quand tu vois « la » personne, tu as soudainement chaud, ton cœur bat anormalement vite, tu rougis pour n'importe lequel de ses gestes, même le plus insignifiant. Tu as l'impression qu'une tornade te ravage de l'intérieur et tu perds tous tes moyens quand il te parle ou est à proximité de toi.

-D'a-d'accord, et si cette personne nous embrassait où nous prenait dans ces bras ?

-En fait, ça dépend des gens je crois. M-mais, on parle souvent de papillons dans le ventre ou encore de feux d'artifices dans tout le corps. P-pourquoi ?

Je déglutis difficilement. Amoureux…. J'ai enfin compris, je suis amoureux de Jongin. Il n'y a plus de doute la dessus. Mais lui… m'aimait-il, ou alors jouait-il juste avec moi comme il le faisait si bien avant ? Je ne me sens pas vraiment bien. J'ai besoin de réfléchir au calme, vraiment énormément besoin.

-J-je… l-laisse tomber d'accord !

Je me précipite hors de la classe, ignorant complètement ses appels. Pourquoi faut-il toujours que je m'embarque dans des trucs comme ça ? Surtout pour Jongin, ce gars qui se moquait de moi, tout le temps, sans s'arrêter et qui d'un seul coup commence à me faire presque du rentre dedans. C'est vrai que derrière cette image de crétin ce cachait quelqu'un de doux, gentil, attentionné et quelque peu taquin. Mais, je ne peux vraiment pas l'accepter pour le moment, j'ai besoin de prendre une décision, accepter ou rejeter mes sentiments. Je vois soudainement Kai au fond du couloir accompagné de Kris et… Suho hyung ?! Qui est d'ailleurs pendu au bras de Yi Fan un sourire nias coller aux lèvres. Au moins deux qui sont heureux. Suho vient d'ailleurs de me remarquer et me fait en grand sourire. Je me mords la lèvre et l'ignore complètement, passant à côté d'eux en coup de vent.

J'étais étendu sur mon lit, les yeux perdu dans le vide. Ça fait bientôt deux jours que je ne suis pas allé au lycée. Hier soir, je suis sorti pour aller voir mon cousin. Chen et Lay se trouvaient chez lui et ils avaient une bonne nouvelle à nous annoncer. Verdict, ils se mariaient bientôt aux U.S.A et avaient fait une demande d'adoption. J'étais vraiment content pour eux. Depuis le temps qu'ils voulaient ça, ils pouvaient enfin se l'accorder. J'espérais de tout cœur que ça fonctionne pour eux et qu'ils restent heureux ensembles. De mon côté, j'avais parlé longuement avec Onew de mes sentiments et de la façon dont lui avait fait pour accepter les siens envers l'autre brute. Il m'avait dit qu'il avait été un peu réticent au début, mais quand il a commencé à fréquenter Gaara et a mieux le connaître, il a été complètement charmé. Finalement, cette conversation ma servie à quelque chose. Elle ma permit d'accepter mes sentiments, il restait juste une question à élucider. M'aimait-il ? Je ne sais pas vraiment, mais vu comment il m'a harcelé de message avec mes amis pour savoir ce que j'avais. Il pourrait y avoir une possibilité, enfin, je l'espère. En attendant, je m'ennuie comme un rat mort, j'ai déjà fait trois le ménage, cuisiné, regardé la télé, skouaté mon ordinateur. Autant dire que les occupations étaient réduites maintenant. Je me retournais sur mon lit irrité avant de soupirer, jusqu'à ce que la sonnette retentisse dans l'appartement. Je me levais d'un bond avant de me précipiter à l'entrée et d'ouvrir la porte. Un peu de compagnie ne serait pas de refus je dois dire. Seulement, une fois que je vis la personne en face de moi, une grosse envie de lui claquer la porte au nez me prit.

-J-Jongin, qu'est-ce que tu fais là ?!

Il me poussa pour entrer et alla s'écrouler sur mon canapé comme s'il était chez lui. J'écarquillais les yeux, outré de sa façon de faire. Et après ça ne m'étonne même pas que je me demande vraiment, comment j'ai fait pour tomber amoureux de ce gros bourrin. Enervé, je claquais la porte et me postais devant lui, les mains sur les hanches.

-Nan mais va s'y, fais comme chez toi surtout ! Et tu pourrais au-moins me répondre quand je te pose une question !

-Et toi tu pourrais me répondre au téléphone ! Deux putains de jours qu'on s'inquiète avec les autres, un petit signe de vie aurait été la bienvenue !

Je baisse la tête et me mords la lèvre. Il n'avait peut-être pas tort sur ce point-là. En plus, il avait vraiment l'air énervé.

-J-je… excuse-moi…

Je l'entendis soupirer avant qu'une main n'attrape un de mes poignets. Je me retrouvais soudainement assis sur ses genoux, son visage plongé dans mon cou avec son souffle chaud se répercutant sur ma nuque, m'envoyant des frissons dans le corps.

-Je n'arrive vraiment pas à résister aux choses mignonnes…

Je rougis violemment devant le compliment et me love un peu plus contre lui, soupirant d'aise. J'étais vraiment bien là, entre ses bras.

-Jongin…Est-ce que tu as déjà été amoureux ?

Il relève violemment la tête, surpris par ma question, ses joues saupoudrées de rose. Il se frotte la nuque gêné.

-Euuuh… j-je suppose, enfin, je ne suis pas sur… pourquoi ? Tu n'es quand même pas amoureux ?!

-E-en fait… il se pourrait que si… m-mais je ne suis pas sûr que cette personne m'aime…

Il parut déçu et baissa légèrement la tête avant de se racler la gorge.

-Et, je peux savoir qui est cette personne ?

-E-euh… et bien, elle paraît vraiment brute et sans cervelle de loin, mais quand on la connaît mieux, elle se trouve être quelqu'un de vraiment gentille, douce et câline. Même si, on avait beaucoup de différent, elle a réussi à se faire pardonner et accepter. Bon, sa façon de faire était vraiment bourru et mal élevé au début, j'avais plus l'impression qu'elle me faisait du rentre dedans qu'autre chose. Mais c'est aussi un aspect de sa personnalité que j'apprécie. Et puis, elle m'a aidé à plusieurs reprises et a même pris soin de moi, comme ces deux jours après l'incident de la piscine, quand elle a aussi failli brûler ma pauvre cuisine.

Je rigolais à ce souvenir vraiment hilarant, même si sur le coup, ce n'était pas du tout drôle. J'aurais pu lui arracher la tête. Bon, je m'égard quand même là, parce que pour l'instant, se silence ne me rassure pas du tout…

-A-attends… j-je suis la seule personne à m'être occupé de toi… et la seule à avoir failli brûler ta cuisine…

-Tu es extrêmement long à la détente en fait… Jongin, c'est toi que j'aime, malgré ton sale caractère, ton humour à la limite de la pornographie par moment et ces deux années où tu t'es moqué de moi. Alors, dis-moi juste si tout ça n'était qu'un jeu pour toi ou si tu m'aimes vraiment…

Il me serre à nouveau fort contre lui, avant de poser chastement ses lèvres sur les miennes.

-Et si je te dis que c'est réciproque… ?

-Et bien, sortons ensemble alors.

-Ce me va…

Il rigole doucement avant de m'embrasser à nouveau plus langoureusement. Finalement, ce n'était pas si dur de se déclarer et je pouvais enfin dire que j'étais heureux maintenant que j'avais tous ce qu'il me fallait.