Et voilà, dernier chapitre, dernières aventures de Dean et Sam dans le monde d'Angel Sanctuary !
In the End
Deux jours passèrent. Dean partageait son temps entre la clinique où Sam reposait, définitivement vivant, mais encore incapable de sortir du coma, et les casernes de Machonon, où il logeait. Mikaël venait le kidnapper de temps à autres et le forçait à participer aux entraînements au combat de ses troupes. Dean aurait largement préféré pouvoir pénétrer dans la bibliothèque afin de lire des chroniques des anciennes guerres angéliques, mais le Maître des Puissances l'en empêchait toujours :
« Mais pourquoi tu veux lire nos vieux rapports ? Ça tombe en poussière, c'est de la pré-his-toire ! » répétait-il.
« Mais peut-être que dans ces chroniques, je peux trouver des réponses à mes questions ! » s'acharnait Dean.
« J'ignorais que tes problèmes remontaient si loin ! » lui fit remarquer Mikaël d'un ton caustique, alors qu'il entrait dans la clinique. « Certes, il y avait quelques humains qui traînaient à l'époque, mais je crois pas que t'étais du lot... »
Dean l'ignora et salua Babiel, qui semblait toujours savoir à l'avance quand ils arrivaient. A croire qu'elle leur avait posé un mouchard ! Le chasseur claqua la langue : c'était bien possible en plus ! Allez savoir, avec toute la technologie angélique qu'il voyait chaque jour passer devant ses yeux...
« Tu' t' prends trop la tête, mec, » reprit Mikaël, qui ne sentait jamais quand il devait changer de sujet de conversation. « Ok, t'as peut-être eu des vies antérieures super tragiques, mais là, tu ferais mieux de te concentrer sur tes problèmes de maintenant. Ou plutôt sur ton absence de problème. Ton macchabée sera bientôt sur pieds alors DE QUOI TU' T' PLAINS ? »
« Sammy va aller mieux, je sais et je vous en suis vraiment reconnaissant... » admit Dean, qui était réellement rassuré à ce niveau-là. « Mais quand on va retourner sur terre, nos problèmes seront toujours les mêmes ! Les Enfers seront toujours sur notre dos pour on-ne-sait-quelle raison. Alors peut-être que tu te fiches de savoir ce que prépare ton frangin, mais je n'ai pas l'intention de le laisser toucher au mien ! »
Une brusque bouffée de chaleur rappela à l'aîné des Winchester qu'on ne parlait pas impunément de Lucifer en présence de Mikaël. Babiel recula.
« Si mon frangin a des plans, c'est à moi, et à moi uniquement de m'en occuper ! T'as compris, microbe ? » fit l'Archange du Feu, avec son regard fou. Il saisit Dean par le col de son imperméable, qui se mit à fumer sous les doigts brûlants du Maître des Puissances. Une odeur de cuir cramé envahit les narines du chasseur.
« MIKAËL! » cria Raphaël, en se précipitant dans la pièce. D'un bras, il protégea son assistante et de l'autre, il conjura un vent puissant qui propulsa l'adolescent irascible à travers la fenêtre et envoya Dean valser contre le mur opposé. L'Archange de l'Air jeta à ce dernier un regard à la fois ennuyé et méprisant, avant de sortir nonchalamment de la clinique. Bientôt, on entendit les hurlements furieux de Mikaël et les réponses calmes et mesurées du médecin.
Babiel vint au-devant de Dean et l'aida à se relever :
« Vous avez eu de la chance, Dean Winchester... » lui dit-elle doucement. « Il y a quelques années, Maître Mikaël vous aurez certainement brûlé vif pour avoir osé parler de son frère en sa présence... Il est plus calme à présent. »
Le chasseur la regarda d'un air ahuri. Elle appelait ça calme ?!
« Le Grand Démon est en grande partie l'artisan de la chute du Tout Puissant, » expliqua Babiel. « Nous n'aurions pu le tuer sans son aide... Certes, le Seigneur Lucifer est toujours le roi des Enfers et toujours l'ennemi mortel de son frère, mais Maître Mikaël a su pardonner sa trahison... Ils sont comme les deux faces d'une même pièce, opposés, mais toujours frères. »
Elle eut un petit sourire avant d'ajouter : « Je pense que vous, entre tous, êtes à même de comprendre le sel de leurs relations... »
Dean regarda l'adjointe et aide de camp de Raphaël d'un air appréciatif :
« Vous êtes une sacrée femme, Babiel ! Je comprends que Raphaël vous garde aussi jalousement. »
La belle ange rousse pouffa, puis salua militairement Dean :
« Une aide de camp zélée se doit de protéger son supérieur, ainsi que toutes les choses qui lui sont chères. »
« Si jamais vous vous lassez de lui, je me ferais une joie de vous offrir quelques plaisirs très terrestres ! » lui proposa Dean.
« N'oubliez pas que vous parlez à un membre de l'ordre des Vertus, mon cher monsieur Winchester ! »
Babiel avait une manière très personnelle de faire un reproche. Elle avait beau rester souriante, on sentait instinctivement lorsque l'on venait de gaffer. Dean fit un sourire crispé, mais sans réussir à réprimer un clin d'œil coquin à l'adresse de la rousse. Elle lui montra la porte.
Sam ouvrit les yeux et souleva le couvercle du caisson dans lequel son corps était conservé.
« Sammy ? » fit Dean d'une voix rauque, en lui agrippant l'épaule avec force.
« Dean ? Que s'est-il... Où sommes-nous ? »
« Tu ne te souviens de rien ? »
« Je crois que... » fit Sam d'un ton hésitant. « Je crois que Jake m'a blessé d'un coup de couteau. Tu as dû arriver juste à temps pour l'empêcher de me tuer ! »
« Et ensuite ? » insista son frère, surpris que l'épisode des Limbes ne revienne pas à la mémoire de Sam.
« Quoi, ensuite ? J'étais HS, j'imagine... »
Dean ne ressentit qu'une immense déception. Ainsi, Sammy avait tout oublié...
« Ou sommes-nous, Dean ? » insista son frère. « Dans quel hôpital ? Et que t'est-il arrivé ? Tu n'as pas l'air bien... »
L'aîné des Winchester se passa la main sur le visage, hésitant sur ces prochaines paroles :
« Longue histoire ! Et tu n'en croirais pas les premiers mots, si je te la racontais... » dit-il finalement.
« Comment vous sentez-vous ? » fit une voix féminine.
Sam leva les yeux vers l'infirmière rousse qui se penchait sur lui et sa gorge se dessécha brusquement. Elle était d'une beauté stupéfiante. Et bien qu'elle soit habillée très correctement – pas du tout du genre des pornos de Dean - Sam ne parvint pas à répondre. Il se contenta de hocher la tête pour signifier qu'il se sentait bien.
« Je vais en informer, Maître Raphaël, » dit-elle, en quittant la pièce sur un dernier sourire lumineux.
« Tu t'habitueras... » fit Dean, en rigolant. « Elles sont toutes comme ça... Et pas une seule n'est refaite ! »
« Je vois que tu t'es bien amusé pendant que je n'étais pas là... »
Dean lui lança un regard peu amène et Sam comprit qu'il y avait davantage à raconter que de belles infirmières.
« Ne bouge pas. Tu étais dans un sale état... » reprit le premier.
« Dans un sale état ? » interrogea son jeune frère, qui ne se sentait pourtant pas si mal en point. Un peu contusionné tout au plus.
"Plus ou moins mort..." pensa Dean, sans oser formuler sa réponse à haute voix.
Il y eut un silence avant que Sam ne lance d'un ton taquin :
« Où as-tu trouvé cet imperméable en cuir ? Avec ça, tu ressembles à Spike dans Buffy ! »
Dean foudroya son cadet du regard.
« Cet imperméable m'a sauvé la vie... à plusieurs reprises. … Je l'aime bien. »
« Ok, ok ! Fais ce que tu veux... »
« Alors ? » fit la voix juvénile de Mikaël depuis la pièce d'à côté. « Comment va le frangin ? »
Dean grimaça. Le moment des inévitables révélations arrivait. Ça n'allait pas être facile de tout expliquer à Sam.
L'Archange du feu entra d'un pas conquérant dans la pièce, tout de cuir noir vêtu, depuis la chemise sans manches jusqu'au pantalon, en passant par les platforms boots et le collier de chien. Derrière lui, venait Raphaël, auréolé de sa chevelure blonde et arborant son habituelle expression ennuyée. Sa blouse de médecin cachait à peine sa chemise déboutonnée jusqu'au milieu du torse.
Oui, il fallait juste trouver les bons mots pour expliquer à Sammy qui étaient tous ces hurluberlus...
« Euh... Dean ? Qui est-ce ? Tu les connais ? »
« Alors c'est ça ton frère ? Il a l'air encore plus abruti que toi ! » s'écria Mikaël avec son tact légendaire.
« Mikaël, Raphaël... » commença Dean. « Voici mon frère, Sam. Sammy, voici Mikaël qui a combattu de nombreux démons. Et Raphaël qui t'a soigné. »
« Enchanté de vous rencontrer, » fit Sam, toujours poli quelles que soient les circonstances.
« Pour vous, ce sera "Maître Raphaël", » corrigea l'Archange de l'air, visiblement de mauvais poil.
« Qui a combattu de nombreux démons ? » répéta l'adolescent aux cheveux rouges. « Non, mais vas-y, rabaisse-moi, mec ! Je combats pas les démons... J' les étripe et j' les crame ! »
« Tu es... un chasseur ?! » demanda Sam, perplexe devant la jeunesse apparente de son vis-à-vis. Son look extrême et son tatouage devaient le rendre circonspect également.
Sans prendre de gants, Mikaël déploya ses ailes immaculées :
« Nan ! Plutôt le Général en Chef des armées célestes ! »
« Mikanou, pas dans ma clinique ! » s'écria Raphaël, alors que le déchaînement de puissance astrale menaçait de faire s'écrouler les murs.
« M'appelle pas "Mikanou", espèce de médecin débauché! »
« Je t'appelle comme ça depuis des siècles... »
« Et puis ta clinique, on t' l'a toujours reconstruite, non ? » remarqua l'Archange du feu en haussant les épaules avec indifférence.
« Mais là n'est pas la question ! »
Sam regardait, les yeux écarquillés, les ailes qui sortaient du dos de Mikaël. Il mit un long moment à retrouver l'usage de sa langue.
« Ce sont des anges ? » demanda-t-il finalement à Dean, pendant que les deux autres continuaient à se disputer.
« Ouais. »
« Tous les deux ? »
« Ouais. »
« La femme aussi ? »
« Ouais. »
« De vrais anges ? »
« Ouais. »
« Mais... » commença Sam.
« Je sais, Sammy, » coupa Dean. « Ils ne sont pas exactement fidèles aux Saintes Écritures. Mais ce sont des vrais, je t'assure ! »
Sam avait du mal à en croire ses yeux, mais Dean avait l'air très sérieux. Il regarda Raphaël sortir une cigarette de sa blouse et Mikaël l'allumer d'une flamme au bout de ses doigts.
« Un ange qui fume ? » s'étonna Sammy.
« Ça vous pose un problème ? » grinça Raphaël.
« Non... Il y a peu de chances que vous développiez un cancer... »
Raphaël le regarda d'un drôle d'air comme s'il envisageait la situation, puis sourit.
« Effectivement... »
« Où sommes-nous ici ? » demanda Sam. « Un hôpital ? »
« MON hôpital, » répondit Raphaël, « et vous êtes entre MES mains. »
Il s'approcha de Sam et tendit la main vers lui. Un vent venu de nulle part agita les cheveux de l'Archange et fit tinter les stores de la fenêtres. Dean eut un mouvement de panique, mais Mikaël l'attrapa par le poignet pour l'empêcher de s'en mêler. La force de l'adolescent était toujours aussi incroyable. Dean ne put rien faire pour desserrer l'étau qui lui enserrait le poignet.
« Laisse Raphaël faire son boulot ! » recommanda-t-il avec impatience.
Bientôt le médecin s'éloigna de Sam, en faisant son diagnostic :
« La colonne vertébrale et le nerf sciatique sont complètement reconnectés... Mon travail est terminé. Franchement, me faire quitter mon repos pour un patient aussi inintéressant, c'est scandaleux... » marmonna Raphaël en baillant.
« Je ne comprends pas... » fit Sam. « Pourquoi m'avez-vous soigné ? Pourquoi un ange me sauverait, moi ? »
« Ne vous gonflez pas de votre propre importance... Je l'ai fait uniquement parce que Mikanou me l'a demandé et que je ne voulais pas qu'il trahisse sa parole, même envers un être humain. »
Mikaël regarda ailleurs.
« Mon Mikanou... » poursuivit l'Archange de l'Air, « J'ai tenu ta promesse inconsidérée, mais ne t'avise plus de recommencer... Même si tu t'ennuies. »
« Ok, ok ! » répondit son comparse d'un ton grognon, en fourrant ses mains dans ses poches. « C'est juste que, lui au moins, il me fait pas des sermons pour un oui ou pour un non. »
« Sermons que tu mérites toujours, Mikanou... »
« Tu vas pas recommencer ? »
Raziel arriva sur ses entrefaites et n'accorda qu'un regard rapide aux deux Archanges qui avaient repris leur dispute. Sammy déglutit difficilement en contemplant la beauté céleste du nouvel arrivant. Il n'arrivait pas encore à s'y faire.
« Vous voilà donc sur pieds, Sam Winchester ! Quel soulagement... J'ai pour nom Raziel. »
Il lui tendit amicalement la main que Sam serra d'un air timide et emprunté. L'Archange n'avait pas l'air d'avoir plus de seize ans, mais il était impossible de ne pas éprouver une sorte de crainte révérencieuse en sa présence. Rien à voir avec l'énergie agressive et enjouée de l'Ange aux cheveux rouges ou le charisme tantôt hautain, tantôt moqueur du médecin.
« Je suis chargée de vous raccompagner chez vous, » annonça le nouveau-venu.
« Mais je croyais qu' j'allais... » commença Mikaël.
« Tu en as fait bien assez, Mikaël... » répondit Raziel, toujours souriant, mais quelque chose dans son ton ne laissait place à aucune discussion. « Pourquoi ne retournes-tu pas à Machonon ? Raphaël pourrait même t'accompagner... »
Mikaël haussa les épaules et se tourna vers Dean :
« Quand tu mourras, je demanderai à Uriel de m'adjuger ton âme et j' te ferai intégrer l'Ordre des Puissances. L'Éternité à étriper des démons avec moi ! Le rêve, non ? »
Et sans attendre, il quitta la pièce, accompagné de Raphaël. Un battement d'ailes plus tard, ils étaient loin.
Raziel eut un petit rire amusé :
« Il vous aime bien, on dirait... » remarqua-t-il à l'attention de l'aîné des Winchester. « Qui veut une vie paisible n'attire pas l'attention des Puissants, dit-on... Mais vous êtes de ceux qui ont renoncé à avoir une vie paisible, n'est-ce pas ? »
Puis l'Archange se tourna vers Sam :
« En tant que représentant du Grand Conseil, je suis chargé de vous présenter nos plus profonds remerciements pour ce que vous avez fait pour les Goules, » annonça-t-il, en inclinant la tête.
« Malheureusement, Sam ne se souvient de rien ! » intervint vivement Dean.
« Oh... » L'Archange eut l'air sincèrement peiné de cette révélation.
« De quoi s'agit-i... » commença Sam.
« Quoi qu'il en soit, » reprit Raziel, « même si vous n'en avez pas souvenir, votre âme a sauvé de nombreux Anges pendant votre séjour dans les Limbes. Nous vous en sommes très reconnaissant. Mais... Cela doit s'arrêter-là, Sam Winchester. Quelle que soit l'étendue de vos pouvoirs, veillez à ne plus les utiliser. »
« Mais vous venez de dire que je... » ne put-il s'empêcher de dire.
« Vous avez sauvé des Anges, oui. Mais votre pouvoir sur les démons est nocif pour vous, pour l'intégrité de votre âme éternelle. Ne faites pas l'erreur d'y succomber ! Nous ne pourrions alors plus rien pour vous... »
Sam déglutit et hocha la tête, se promettant de demander des explications à Dean.
Raziel leur fit signe et les deux frères le suivirent hors de la clinique. Sam regardait partout autour de lui d'un air affamé. Ainsi c'était ça le Paradis. Les anges étaient graves et bienveillants pour certains, enjoués et gracieux pour d'autres, mais tous d'une beauté ineffable et majestueuse. Une beauté presque insoutenable.
Dean, lui, détourna le regard. Il lui semblait que seuls quelques anges meurtris par les épreuves, les combats ou le passage des siècles, comme Mikaël ou Raphaël, pouvaient avoir l'air humain. Les autres ne se donnaient pas cette peine. Malgré la mort du Tout-Puissant, ils demeuraient son œuvre la plus parfaite.
Semblant lire en Dean, Raziel fronça les sourcils :
« Jouer la comédie ne nous rendra pas plus humain, Dean Winchester. Mais parfois, vous fréquenter nous fait beaucoup de bien. Je devrais être aussi honnête qu'Uriel et le reconnaître. »
« Où est-il ? J'aurais aimé le remercier... » fit Dean, gêné par les paroles de Raziel.
« L'Archange de la Pénitence n'aime pas les adieux. Et quoi qu'il advienne, il vous reverra très bientôt... à l'échelle d'une vie d'Ange. »
Sam attira le regard de Dean sur la silhouette solitaire et menue d'une Ange en uniforme noir et violet qui les regardait avec insistance. Umabel.
« Qui est-ce ? » demanda Sam, curieux.
« Je ne sais pas, Sammy... Probablement une autre Ange... »
La femme-Ange ne fit pas un geste d'adieu, Dean n'en fit pas non plus. Puis, elle échangea un regard avec Raziel, qui sans prévenir, saisit un frère par chaque main et les entraîna au loin d'un coup d'aile. Dean garda son regard fixé sur la femme aussi longtemps qu'il le put.
« Qui était-ce, Dean ? » insista Sam, qui voyait bien que son frère était bouleversé.
« Personne... Personne que nous avons pu connaître... » fit Dean de sa voix rauque.
Avant de monter dans le Merkebah qui allait définitivement les ramener sur terre, Dean et Sam jetèrent un dernier regard sur le monde qui les avait accueillis et sauvés. Sur ce Paradis qu'aucun homme vivant n'avait jamais contemplé, mais auquel tous aspirait consciemment ou inconsciemment. C'était beau et blanc. C'était lumineux. C'était apaisé, mais c'était triste. Magnifiquement triste.
« Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir »
Baudelaire, Harmonie du Soir.
Et on termine magnifiquement sur Peter Hammill (pour le titre) et Charles Baudelaire (pour la citation) !
Merci de m'avoir suivi sur cette fic (un peu) barrée. Je l'ai commencée comme une crackfic pour amuser mes amies et finalement ça n'a pas été du tout ce que j'avais prévu... Mais j'espère que ça vous a plu !
Une petite review ou un petit favori sont toujours appréciés !
Ruth
