Coucou ! Le départ s'ammorce pour nos amis, un dernier tour chez l'ancien chef des Gardiens et ils seront fins prêts ! Mais est-ce une bonne idée d'aller voir Dean ensemble ? Après tout, ils sont ennemis et ne sont pas censés se voir...

Est-ce que ça ne va pas paraître suspect ?

Delph: Merci beaucoup pour la review ! En effet, le rythme de parution est rapide,j'espère que c'est pas grave ! Mais bon, vu le nombre de chapitre, il vaut mieux ! Une réponse rapide car je n'ai pas trop le temps; Si tu aimes les scénarios catastrophe, tu vas être servie :) Comment as-tu deviné que David allait apparaître ? Je suis impressionnée xD Et donc... Pour la romance, ça viendra petit à petit... Mais ça viendra ! Comme j'écri sur deux timeline en même temps, je dois faire attention à bien coordoner les évenements et surtout, à faire en sorte que ce soit compatible ! Ilfaut dire qu'ils vont avoir une relation compliquée, ces deux-là... Il n'y aura probablement que des sous-entendus jusqu'au chapitre 7... Au 11, les choses vont devenir plus ambigues... Au 13, Ahahahahahahah ! Et puis à partir de là con sidère qu'il y aura de la romance TOUT LE TEMPS. Voilà ! Bisooous et merci encore !

Merci pour les reviews, c'est très encourageant ! Je continuerai à faire de mon mieux et vous, ne changez pas, vous êtes parfaits !

Je vous laisse lire, bisous :)


THE LAST OF US : BELIEVE IN

Chapitre III : Le vieux Dean

Le soleil de midi brillait haut dans le ciel. Caleb avançait dans les hautes herbes, mal à l'aise. Le vieux Dean, il le savait, était maintenant un informateur neutre, mais ça le mettait toujours mal à l'aise de se dire qu'il était l'ancien chef des Gardiens.

«Tu as peur ?» demanda Jude d'un air amusé.

«Pas du tout. C'est juste que je suis pas habitué à aller le voir... Chez les Titans, c'est Harcher qui s'occupe des infos.»

«Ne t'en fait pas trop.» tenta de le rassurer le châtain. «Il est à la retraite maintenant.»

«On est jamais vraiment à la retraite.»

Jude garda le silence. C'est vrai, le vieux Dean avait beau se dire neutre, les infos qu'il donnait aux Gardiens étaient sans doute plus intéressantes que celles qu'il donnait aux Titans. Sans compter qu'étant un ancien des Gardiens, il avait une excellente idée de ce qui pouvait éveiller leur intérêt. Et l'intérêt de Jude tout particulièrement. La preuve en était, ce qu'il avait dit à David sur la disparition de Caleb avait très vite secoué l'inquiétude du chef des Gardiens.

Il soupira. Son ami n'avait pas tort. On ne prenait jamais vraiment sa retraite d'un camp, tout comme on ne devenait pas neutre du jour au lendemain.

Les deux jeunes hommes ralentirent. Ils arrivaient dans le quartier nord de la ZQ, il valait mieux se la jouer discret. Les chasseurs avaient tendance à l'oublier, mais il n'y avait pas qu'eux et l'armée. La zone était habitée par beaucoup de personnes, des familles, des enfants, qui se contentaient d'essayer de vivre. Ces enfants pour la plupart, selon l'utilité de leurs parents pour le gouvernement, allaient au pensionnat militaire, puisque c'était la seule école de la zone. Certains de ces gamins avaient la chance de faire partie de ceux qui arrivaient aux lycées spécialisés dans la rechercher scientifique ou la médecine, et leurs familles se faisaient muter dans une plus grande ZQ, avec une meilleure condition -puisque leur enfant travaillait pour l'Etat. Ceux qui n'avaient pas cette chance ne choisissaient pas tous de devenir soldats. Certains rentraient chez eux avec toutes les connaissances militaires de survie et migraient clandestinement vers une ZQ mieux ravitaillée.

«Tu devrais mettre ta capuche.»

La suggestion de Caleb sortit Jude de ses pensées. Avec leurs réputations de chefs de clan, ils étaient recherchés par l'armée. Et peut-être même par des civils qui faisaient du zèle ou espéraient une récompense. Le châtain obéit donc et essaya de se concentrer. Il fallait être discret.

Un cri de douleur attira leur attention. C'était un groupe de personnes, entre 35 et 40 ans sans doute. Des soldats les poursuivaient et avaient réussi à en attraper une. Elle avait tenté de se relever et un militaire s'était empressé de lui mettre un coup de crosse de mitraillette dans la tête pour la calmer.

Encore des clandestins, ces gens qui cherchaient à quitter la zone où à s'y introduire... Caleb s'arrêta pour regarder discrètement. Un de ces chiens de l'Etat agrippa la femme par les cheveux. Elle fut forcée à se redresser. Elle semblait paniquée, essayait plus ou moins de se débattre, mais on se doutait à sa tempe ensanglantée qu'elle était un peu sonnée. Jude s'apprêtait à dire à son ami que rien ne l'obligeait à regarder le sinistre et malheureusement habituel spectacle mais il vit à son regard sombre qu'il ne fallait pas le déranger. Le soldat qui tirait les cheveux de la pauvre femme maintenait une petite machine dans son cou. Un scanner. Ces bestioles électroniques pouvaient dire si oui ou non une personne était infectée: c'était le genre de recherches gentilles menées par le gouvernement. Les scanners faisaient peur à tout le monde, car ils ne se trompaient jamais, et que la hantise générale était qu'ils se trompent pour soi. La machine émit un bibip et le soldat poussa violemment la femme contre le sol.

«Elle est infectée !» s'écria-t-il en pointant son arme sur sa tête.

La clandestine pleurait désormais autant de peur que de douleur et lança d'un ton suppliant:

«NON, LE SCANNER... LE SCANNER SE TROMPE..! JE VOUS EN PRIE... JE-»

Le coup de feu était parti.

Caleb ferma les yeux, dégoûté. Un autre soldat s'avança devant son camarade qui traînait le corps vers leur pick-up militaire et lança d'un ton comme si son pote ne venait pas de descendre quelqu'un devant lui:

«Circulez, le spectacle est fini.»

Caleb ne demanda pas son reste et partit d'un pas enragé. Un spectacle ?! Putain... Si l'avenir du monde ne dépendait pas de sa survie, il se serait fait une joie de massacrer ces pauvres types. Pour le moment, la discrétion était de mise, il fallait traverser le quartier sans attirer l'attention des troupiers. Jude le rejoignit et posa sa main sur son épaule d'un geste compatissant. Depuis le début de la pandémie, dans un souci de sécurité, tout avait été placé sous contrôle militaire. Les villes avaient été mises sous lois martiales pour éviter la propagation du champignon, réduisant de beaucoup la survie des hommes sains dans ces zones barricadées. Voyant que c'était inutile, le gouvernement avait alors créé des zones de quarantaine, les actuelles ZQ. Ils ont alors demandé aux survivants de rejoindre une base qui était entièrement sous contrôle militaire. Certains ont refusé.

Mal leur en prit car à peine deux semaines après la fermeture définitive des zones, ce qui empêchait désormais d'entrer ou de sortir, l'armée s'est mise à bombarder le pays. Leur but était de détruire un maximum des infectés situés hors de la ZQ, et l'idée aurait pu être saluée si, par la même occasion, l'armée ne s'était pas débarrassé des survivants qui avaient décidé de ne pas vivre sous la dictature des militaires.

«On arrive bientôt.»

Caleb hocha la tête silencieusement et suivit son ami dans un bâtiment désaffecté. Il enleva enfin sa capuche. Les militaires avaient trop à faire avec la surveillance des entrées de la zone et les tentatives de pillage ou de provocation des Titans. Le sol de l'ancien bâtiment de fonction était complètement défoncé, et le trou béant au milieu du hall donnait accès au souterrain. Le souterrain était un peu le seul endroit absolument neutre de toute la ZQ. Civils comme chasseurs de tous les clans se retrouvaient ici pour aller à la pêche aux infos, aux bons plans, il y avait même de temps en temps, lorsque le marché noir était saturé -comme ça avait été le cas lors du pillage du Rosemary Convoy- du trafic d'armes. Les bruits courraient que des dignitaires de l'armée avaient été vus ici, à la recherche d'infos sur des gars avec qui ils avaient un règlement de compte un peu illégal. Jude sauta au sous-sol. Il s'était toujours demandé si le trou dans ce sol avait été fait, ou si le plancher avait pourri et qu'il avait cédé seul.

Si vu du dessus le trou semblait sombre et ne menait apparemment nul part, une fois dans le souterrain, on voyait très clairement. Il s'agissait en réalité du sous-sol du bâtiment, qui avait été réaffecté par les informateurs de la ZQ. Toutes sorte de leds avaient été regroupés dans le but de faire une lumière correcte, mais il ne fallait pas être trop exigeant. Il y avait des groupes de trois ou plus qui se mettaient dans les coins pour recueillir les infos, d'autres indics se tenaient contre un des murs du souterrain et attendaient leurs clients. Les deux chasseurs avancèrent dans le tunnel d'un pas méfiant.

«Où est-ce qu'il t'attends ?» demanda Caleb le plus bas possible.

Il sentait sur lui les regards intrusifs des résidents du souterrain, surpris de voir les chefs de deux clans connus pour être ennemis marcher côte à côte. Il fallait les ignorer. Tant que rien ne leur échappait, les indics ne pourraient pas vendre d'infos sur eux. Le rumeurs étaient tolérées mais jamais payées, et avoir vu les chefs des Titans et des Gardiens ensembles n'était en rien la preuve d'une alliance quelconque.

«Hey... Caleb !»

Le brun se tourna vers celui qui avait parlé. C'était un mec du marché noir, un vrai commercial -pour ne pas dire arnaqueur. Il jouait un peu sur tous les tableaux, bossait pour à peu près tout le monde, ce qui faisait qu'on ne pouvait pas lui faire confiance. Caleb lui jeta un regard méfiant.

«Tu sais, tu sais Caleb, j'ai trouvé un truc génial... Un truc vraiment trop top, je suis sûr que ça te plaira !»

Ce type ressemblait à un rat, avec ses petits yeux indiscrets, avec sa manière de penser que ce qu'il avait intéressait tout le monde et qu'il lui faisait une faveur en lui proposant de le lui vendre. Et puis, même sa façon de parler, comme si il était sur le point de sauter sur son acheteur. Il n'était vraiment pas net.

«Ça m'intéresse pas.»

«Ah mais si, je te jure que ça va te plaire !»

«Laisse tomber.»

Le vendeur fixa en tremblant le brun s'éloigner. Il se jeta soudainement sur lui, plantant ses ongles sales et mal taillés dans son bras. Il se pencha vers lui. Caleb aperçut enfin ses cheveux gras, sa peau suante, ses mains tremblantes et ses joues creuses.

«Oh steuplé steuplé Caleb, steuplé, j'ai faim... J'ai... J'ai besoin d'un ticket... Steuplé.. Je vais... Je vais mourrir...»

«Lâche-le !»

Jude avait réussi à décrocher le parasite et l'avait poussé à terre violemment. Le type gémit de douleur. La scène avait attiré le regard des autres indics du tunnel. Le châtain se redressa et ignora les autres pour faire signe à son ami d'avancer. Caleb fixa d'un air interdit le pauvre mec, toujours au sol. Il soupira, exaspéré par sa propre faiblesse, et fouilla dans la poche pour en sortir un ticket de rationnement. Jude se tourna vers lui et lui murmura d'un ton doux:

«T'es pas obligé de faire ça.»

«Je sais.»

Caleb jeta le ticket aux pieds du type qui l'avait agressé.

«Et tâche de ne pas tout perdre au jeu.»

«Merci Caleb... Merci...»

Jude posa sa main sur l'épaule de son ami et lui fit signe de le suivre. Tout le monde s'accordait pour dire que le boss des Titans était un radin salaud, et le pire connard de la ZQ, mais il était sans doutes plus généreux que la moyenne si on le prenait par les sentiments.

«Hey, les gars. Ça fait un bout de temps.»

Les deux chasseurs se tournèrent vers la source de la voix.

«Dean !»

«Woh, cris moins fort tu veux ? C'est pas comme si j'étais content de te voir.»

Jude sourit. Décidement, le vieux Dean avait un caractère de merde. Caleb regarda ailleurs, gêné. Dean était comme un membre de la famille de Jude et lui, il se ramenait là à l'improviste.

«Alors dis-moi, toi, t'avais pas disparu de la circulation ?»

«On se débarrasse pas de moi aussi facilement.» railla le Titan, amusé par l'impudence du vieil homme.

«On a des choses à te demander.» fit Jude en souriant affectueusement.

«Ouais, moi aussi. Mais pas en plein milieu du chemin bande d'idiots, où tout le monde va nous entendre. Allez, venez.»

Le vieillard avança vers une porte et l'ouvrit pour laisser passer les jeunes hommes.

«T'as un bureau maintenant ?»questionna le brun surprit.

«C'est ma chambre petit rigolo. Et fais pas cette tête, je préfère dormir dans ce trou que dehors avec les chiens de l'Etat qui rôdent.»

Le vieux Dean leur fit signe de s'asseoir sur son lit tandis qu'il refermait la porte. Il s'avança du mieux qu'il put dans la petite pièce exiguë sans fenêtre et se laissa tomber sur un vieux siège défoncé qu'il avait dû récupérer à la décharge.

«Alors, qu'est-ce que vous manigancez ? Vous allez essayer de quitter la ville ?»

Il récupéra une cigarette roulée au préalable dans la poche de sa chemise et se la mit au bec. Il chercha son feu dans le tiroir de la commode à côté de lui et remarqua enfin l'expression étonnée du Gardien.

«Mais vous me prenez vraiment pour un con ou quoi ?» s'indigna Dean. «Les chefs des deux clans les plus ennemis de la zone se baladent ensembles au souterrain et vous croyiez que j'allais rien voir venir ?»

«C'est pas parce qu'on vient te voir ensemble qu'on va quitter la ville...» tenta le châtain.

Le regard désabusé de l'ancien Gardien lui fit comprendre que sa feinte ne servait à rien.

«Où vous voulez aller ?» demanda le vieux en allumant sa clope.

«Je dois aller voir les Lucioles.» répondit le Titan.

Dean releva un regard interrogatif vers le supposé ennemi des Lucioles et reprit d'un air amusé:

«Tu vas te rendre ? Pour ce que tu leur as fait, tu sais qu'elles vont te massacrer ?»

«Je sais merci.» fit le concerné d'un ton acerbe.

«Quoi, tu étais au courant pour le Rosemary Convoy ?» s'étonna Jude.

«Ça mon p'tit gars, y a bien que toi qui n'étais pas au courant !» s'esclaffa l'indic.

Le châtain eut l'air vexé un court instant mais finit par soupirer. De toutes façons, même s'il l'avait su, il n'aurait pas bougé plus que ça. Il se serait sans doute contenté de réprimander Caleb et de sourire simplement quand ce dernier se serait excusé sans une once de sincérité. Jamais il n'aurait livré Caleb aux Lucioles, même alors qu'il avait reçu des ordres.

«Et pourquoi cet intérêt soudain pour les Lucioles, sale mioche ?» lança le vieillard en crachant sa fumée.

Le nuage passa devant la seule source de lumière dans la pièce et le brun fronça les sourcils.

«C'est pas tes affaires le vieux.» dit-il en souriant cyniquement.

«Dis-nous juste où est l'escouade des Lucioles la plus proche.»

«Aux dernières nouvelles, il y a un groupe au Capitole en ce moment. D'après ce que je sais, ils sont là pour foutre la merde chez les militos.»

«Sur la base ici ?»

«Possible.»

«Ok...»

Jude toussa un peu et se leva pour prendre la cigarette de son ainé et l'éteindre.

«Tu fais quoi là, gamin ?» lança le vieux Dean en récupérant sa roulée moitié détruite.

«Ça put ton truc, grand-père.» lança le brun en grimaçant.

«Tu sais pas combien ça coûte ces conneries au marché noir !» s'enflamma l'informateur.

«Raison de plus pour arrêter.»

«Dis pas de conneries petit, la pandémie a foutu ma vie en l'air, mais elle me fera pas arrêter de fumer, ça non !»

Et c'est avec l'air du plus fin que Dean se mit à rouler sa seconde clope en marmonnant. Jude leva les yeux au ciel et fit signe à son ami de venir.

«Bon, c'est tout ce qu'on voulait savoir. Je pose tes tickets de rationnement sur la commode.»

Le châtain posa son paiement sur le meuble bancal et s'apprêtait à sortir lorsque le vieil homme lança:

«J'ai une dernière chose à te demander.»

«Dean, c'est toi l'informateur...»

«Y a quoi entre vous exactement ?»

La question du vieux prit Jude totalement au dépourvu. Son regard se porta instinctivement sur Caleb, qui avait détourné les yeux de l'indic, gêné. Le châtain eut un sourire amer qui n'échappa pas à l'indic.

«Bonne question.» marmonna-t-il juste en réponse.

Jude soutint le regard de Dean et finit par sourire en coin.

«Salut Dean.»

«Et ne revenez plus jamais me voir bande d'attardés.» gromela le vieillard en rallumant sa clope.