Je rappelle que cette fic est délibérément composée de chapitres courts, je n'ai pas le temps pour plus car j'ai d'autres écrits en cours.
C'est ma première fanfic de la trilogie FSOG, soyez indulgentes, je rajoute que c'est un peu OOC du fait de leurs différences de parcours et des circonstances.
Chapitre 18
PDV Christian
Anastasia resta dans mes pensées chaque jour qui suivit cette soirée catastrophique. Il me paraissait évident qu'elle me voyait toujours comme un adolescent perdu et à vrai dire, je me sentais parfois aussi désemparé que cinq ans auparavant.
Pour échapper à mes fantaisies dangereuses, je suivis mes parents et ma sœur, à condition qu'elle ne fut pas accaparée par Ethan évidemment. Au bout d'une semaine, mes cauchemars revinrent plus forts que jamais, aussi je me décidai à consulter le Dr Flynn. Ma mère m'avait demandé de venir au gala qu'elle organisait pour la fondation d'Ana, je n'avais pas eu envie de refuser. J'avais envie de la revoir, malgré tout.
« C'est assez classique, Christian, ce qui m'étonne c'est que vous ne m'en ayez jamais parlé. » tiqua le Dr Flynn après que je lui ai avoué ma fascination pour Anastasia.
« Je ne l'ai vue qu'au mariage de mon frère, c'était la première fois après le procès. »
« Et donc vous l'avez embrassée. »
« Je devrais m'excuser pour cela, admis-je avant qu'il ne me le dise. Mais je ne regrette pas. »
« Christian, je pense que la première étape est de vous sortir tous les deux de votre passé en commun. Il faut mettre ça derrière vous, je me doute que c'est impossible à oublier. »
« Je ne sais pas comment faire, je la vois véritablement comme un ange, mon ange. Elle m'a sauvé la vie, je voudrais la remercier. »
« Alors faites-le. »
« Qu'offrir à quelqu'un qui vous a sauvé de l'enfer ? »
« Qu'avez-vous offert à votre mère ? Après tout elle vous a sauvé également quand vous n'étiez qu'un enfant. »
Il me laissa sur cette question et me demanda de reprendre rendez-vous pour la semaine prochaine, soit deux jours après le gala, qui selon lui était la parfaite occasion pour me montrer reconnaissant.
Anastasia n'était pas du genre à être impressionnée par l'argent et je n'avais pas de fortune personnelle pour l'aider de cette manière dans sa fondation. Mais j'avais du temps et cette idée me parut d'abord excellente. Ma mère fit extatique et Mia m'encouragea, me rappelant ainsi que son cher Ethan était lui aussi bénévole dans la fondation.
« Je vais avoir besoin de toi dès ce soir. » s'enthousiasma ma mère.
« Pas de soucis. »
« Tu es certain que ça ne risque pas de raviver de mauvais souvenirs pour toi ? »
« Je vis avec depuis si longtemps... mais je veux avancer et avoir la paix. »
Elle me sourit, fière de moi et émue, puis se détourna pour me cacher ses larmes, comme souvent quand nous parlions de mon passé. Je tenais l'occasion de faire enfin un pas vers elle, un pas significatif.
« Maman ? » l'appelai-je avant qu'elle ne quitte le salon.
« Oui ? »
« Je tiens à te dire merci. »
Elle me dévisagea sans comprendre.
« Tu m'as sauvé, tu m'as guéri et aimé. Tu m'as donné une chance incroyable d'être heureux et je suis désolé d'avoir mis autant de temps à en prendre conscience. »
« Tu n'as pas... »
Elle pleurait pour de bon cette fois-ci, je me sentis coupable mais aussi très soulagé. Refoulant ma peur instinctive d'être rejeté, je la pris dans mes bras, chose que je n'avais plus fait depuis le procès de mon bourreau.
« Tu n'as pas à me remercier. Tu ne peux pas comprendre mais mon amour pour toi a toujours été tellement fort, malgré tout ce qu'il s'est passé. Tu es mon fils et je t'aime. »
« Je t'aime aussi maman. » murmurai-je en réprimant à mon tour mes larmes.
PDV Ana
Grace était d'humeur incroyablement enjouée, jamais je ne l'avais vue aussi heureuse. Elle ne fut pas longue à m'en donner la raison et je pus partager sa joie. La confession de Christian et les preuves d'amour qu'il lui avaient donnés pour la première deux jours plus tôt, et depuis chaque jour, étaient inestimables.
Voilà la clôture que j'espérais sincèrement, qu'il ose enfin être normal et ressentir autre chose que de la haine et du dégout pour lui-même.
« Il y a autre chose, Christian veut t'aider Ana. D'abord avec le gala et ensuite avec ce que tu voudras, il n'a pas l'habitude d'être oisif. Il veut se rendre utile cet été, tu acceptes, n'est-ce pas ? »
« Bien sur. » répondis-je, faussement enjouée.
« Merveilleux ! »
Mia et Christian arrivèrent l'après-midi même, je ne les saluai que rapidement. Le gala aurait lieu dans un hôtel prestigieux de Seattle le samedi suivant. Je n'étais pas du tout dans mon élément aussi je demandais à Mia de chaperonner avec sa mère et elle se chargea de mettre Christian au travail. je ne fis que le saluer rapidement. Il devinerait mon trouble assez rapidement si nous étions amenés à nous voir souvent, et il n'avait pas besoin de ça.
Les jours suivants, je fuyais littéralement Christian, me reposant beaucoup trop sur Grace, qui était bien trop heureuse pour le remarquer. Elle passait ses journées avec son fils, ils avaient tous les deux tant de temps à rattraper.
Le grand soir arriva, j'avais passé trois heures à me préparer, sous l'insistance de Mia, et Grace eut une autre de ses grandes idées.
« Tu seras la seule non accompagnée. »
« J'en doute. » protestai-je sans comprendre pourquoi elle insistait sur ce point.
« Mia sera avec Ethan, Elliott avec Kate bien sûr. J'ai demandé à christian de te servir de chevalier servant ce soir, tu es d'accord ? »
« Grace ! » m'écriai-je.
Il sera parfait ! Il fait partie de la fondation temporairement, il s'est beaucoup impliqué et pourra être un ambassadeur en quelque sorte. »
« Je pensais qu'il serait plutôt réfractaire à apparaître ainsi en public. »
« Je ne te cache pas qu'il est très nerveux, encore plus que lors du mariage d'Elliott. Ana, tu as besoin de lui ce soir. »
« José sera là. »
« José est le photographe officiel de ce gala, il n'aura pas le temps pour autre chose. »
Vaincue, je me présentai à l'heure dite et Christian ouvrit ma portière. Prise au dépourvu, je trébuchai sur ma robe et aurais terminé les quatre fers en l'air devant les journalistes si mon chevalier ne m'avait pas rattrapé.
« Tout va bien Anastasia ? » s'inquiéta-t-il tandis que je me redressai, rouge de honte.
« Merci Christian... Je crois que ta mère a eu une bonne idée finalement, je vais faire gaffe sur gaffe ce soir, je le sens. » m'épanchai-je en un peu trop.
Il me sourit comme si je venais de lui faire gagner un milliard de dollars.
« Tu peux compter sur moi. » répliqua-t-il.
Il nous tourna vers les journalistes massés devant l'hôtel, interdits d'entrée et pour quoi Grace avait insisté que nous posions tous. Après dix minutes à sourire, le bras de Christian dans mon dos, sa main sur ma hanche ou dans le bas de mon dos, j'avais déjà l'impression d'être ivre.
« Ne me laisse pas approcher du bar. » le suppliai-je en arrivant dans la salle de réception.
« Pas de problème. »
« Tu ferais un excellent garde du corps. » plaisantai-je.
Je me sentais si bien auprès de lui, malgré la tension entre nous, nous avions trouvé un terrain neutre, la fondation. Un jour peut-être pourrions nous être amis ? Christian fut parfait dans son rôle, il ne me quitta pas, répondit aux questions des bienfaiteurs, refusa poliment de danser avec de nombreuses femmes pour rester à mon service.
Lorsqu'en fin de soirée, quand l'argent récolté fut annoncé et que j'eus terminé mon discours de remerciements, Christian se détendit enfin. Il m'invita à danser deux fois, Grace nous avait observé toute la soirée mais dans les bras de son fils, j'oubliais même où nous nous trouvions.
Le souvenir de notre baiser était toujours vivace dans ma mémoire, d'être si proche de lui me rappela comme j'avais frémi sous son contact un an plus tôt. Que pouvais-je espérer d'autre qu'une danse ? Il ne m'avait embrassé que par dépit et peut-être par défi. Je n'étais si naïve que ça, mais là contre lui, ma main sur sa poitrine et l'autre à la base de son cou, la voix de Sinatra nous guidant, je fantasmais comme il serait merveilleux de rester avec lui pour un très long moment.
Soudain, Christian se raidit, je ne compris pas pourquoi jusqu'à ce que José se poste face à moi.
« Puis-je ? » se contenta-t-il de dire.
Je fus remise à mon ami et je vis Christian quitter la salle sans un regard en arrière, clairement en colère.
« Alors ? Tu peux être fière Ana, c'était très réussi. » me complimenta José.
« Merci... »
« Tu vas bien ? »
« Fatiguée je crois. »
« La plupart des gens sont partis. Je te raccompagne ? »
« Je suis venue avec ma voiture, ça ira merci. Je vais partir tu as raison. »
« Je ne te laisse pas conduire dans cet état, Ray ne me le pardonnerait pas. »
Il y avait des moments où José trahissait ses promesses, cela faisait des années que nous étions amis et plus d'une fois il m'avait fait comprendre qu'il avait des sentiments pour moi, sentiments non partagés. Il avait promis de se contenter de mon amitié.
Coincée entre ma voiture et lui, il se pencha vers moi.
« Non José ! » m'exclamai-je.
« Tu es si belle ce soir. »
« Ça ne sert rien à ce baratin ! » le rabrouai-je en vain.
Je sentis son haleine légèrement avinée sur mon visage, je ne savais pas comment me sentir de cette situation sans utiliser les techniques de combat enseignées par Ray et ses amis. Or je ne voulais pas blesser José.
Christian s'interposa, d'une main sur le torse de José, il le força à reculer puis me cacha.
« Elle a dit non. »
« Retourne jouer gamin. »
Je vis la catastrophe arriver, ces deux-là ne s'entendraient pas, chacun semblait résolu à jouer les héros. Grace se précipita vers nous, alertée peut-être par l'un des voituriers. Christian m'interrogea d'un regard.
« Merci. » lui dis-je avant de me sauver.
Christian est sur la bonne voie. Ana quant à elle craque de plus en plus! Au prochain chapitre, un secret sera révélé et une nouvel confrontation attend Ana et Christian. je précise que oui, ils finiront ensemble! Merci pour vos reviews, continuez comme ça!
