Hello !

Je pense que je vais poster plus qu'un seul jour dans la semaine (le mardi) histoire de continuer l'écriture des chapitres (même si j'ai déjà une sacré avance, deux par semaine ça va vite, très vite ! Enfin j'hésite encore xD)

Merci à PleaseDontFall qui a rejoint l'aventure et à tous les lecteurs anonymes :)

N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez... Bonne lecture.


Disclamer : Les personnages de Once Upon A Time ainsi que l'univers de la série sont la propriété exclusive de Edward Kitsis et Adam Horowitz

Alana et l'équipage sortent tout droit de mon pays imaginaire personnel.


Chapitre 5 : Cap dearie

La cape noire d'Alana et le manteau en cuir de Hook virevoltaient dans leur précipitation. Ils renversèrent au passage une pile de caisse en bois et heurtèrent quelques personnes qui ne comprenaient pas l'urgence. Le village ressemblait à un vrai labyrinthe, on croit en sortir, mais on s'égare un peu plus à chaque virage. La poigne du pirate se resserra autour du bras de la jeune femme qui se mordit la lèvre pour s'empêcher de se plaindre, ce n'était pas le moment.

Le brun s'engouffra dans une ruelle moins encombrée par la population et arrêta sa course folle. Face à lui, Alana reprenait aussi son souffle, les mains sur les hanches.

« Il nous faut une diversion. Je vais faire diversion », annonça Hook avec une voix saccadé.

La jeune femme s'accroupit pour freiner les battements de son cœur pendant que le pirate s'appuyait sur le mur de la vielle bâtisse pour détendre ses muscles. Lorsqu'il leva le nez, il aperçu l'enseigne de la boutique adjacente et sourit, victorieux. Ils n'étaient plus perdus et ils étaient même plus proches du port qu'ils ne le croyaient. Ses matelots et lui avaient l'habitude de venir boire un verre ou plus dans cette taverne lorsqu'ils faisaient escale au Cap. Alana se redressa un peu plus reposée et Hook la saisit par les épaules pour garder son attention en plongeant ses yeux bleus dans les siens.

« Ecoute moi bien, lov'. Tu vas faire exactement ce que je te dis. Tu vas prendre la première à gauche, puis tu vas tout droit jusqu'à la petite fontaine qui sert de place et tu prends à droite pour arriver au port. Je l'ai fait des centaines de fois avec plusieurs verres de rhum dans la gueule, alors fais-moi confiance, tu vas trouver facilement. »

La brunette répéta machinalement le chemin à prendre pour regagner le bateau du pirate. Parmi toute cette agitation, elle avait trouvé un moment de répit dans les yeux océan du capitaine, ils avaient le don de l'apaiser.

« Une fois là-bas, tu dis à Phil de déplacer le Jolly Roger et de baisser tout les drapeaux pour passer inaperçu, compris ? Je veux que ce bateau soit invisible. »

Alana acquiesça vivement de la tête et Hook lâcha sa prise. Il recula et fit des petits bonds sur lui-même comme un boxeur puis tordit son cou pour le faire craquer.

« Bien, maintenant, frappe-moi.

- Quoi ? s'étonna la brune en fronçant les sourcils.

- Fais-moi confiance, beautée, donne tout ce que t'as, vas-y », annonça-t-il en tendant sa joue.

Les cliquetis des armures des soldats se rapprochaient. La brune n'avait pas le temps de s'attarder pour comprendre la folie passagère et masochiste de l'homme en face d'elle. Son poing se serra et le coup partit dans la foulée. Hook se laissa faire à tel point qu'il perdit l'équilibre et s'écrasa au sol, cognant le mur de l'auberge avec sa tête. Il saisit sa mâchoire pour s'assurer qu'elle n'était pas déboitée et sentit le sang coulé de son front et de son nez.

« Moyen. Fais-moi penser de bosser là-dessus quand on serra au calme, commenta-t-il en observant Alana se tenir la main de douleur. Allez, décampes maintenant. »

Aussitôt dit, aussitôt fait, la botte marron disparue au coin de la ruelle. Hook resta allongé sur son flanc gauche attendant l'arrivée des gardes qui se faisait de plus en plus imminente.

« Ici ! » cria un homme en armure.

Un troupeau s'approcha du capitaine qui se redressait avec peine, la main sur sa blessure de tête.

« Hé bah, c'est pas trop tôt ! » râla-t-il.

Au même moment, l'un des gardes brandit son épée pour la poser juste en dessous de la gorge du blessé. Il fut rapidement imité par deux de ses collègues dont les casques de métal laissaient apparaitre uniquement leurs yeux furieux.

« Où est la fille ?

- Oh oh doucement là. Je ne suis qu'un otage moi dans l'histoire.

- Répond à la question, pirate.

- Elle est partie à droite », admit-il en pointant l'intersection derrière lui.

L'un des gardes fit un signe de tête à ses collègues et trois hommes en armures se précipitèrent sans plus attendre vers la direction indiquée par Hook. Cependant, leurs épées ne s'abaissèrent pas de la fragile gorge du capitaine qui déglutit bruyamment.

« Un otage hein ? Peut-on réellement faire confiance à un pirate même dans cette ville ? interrogea l'un des gardes.

- Emmenons-le au chef, il décidera bien de son sort. »

Un sourire sournois se dessina à travers son casque, mais il en fallait plus pour impressionner Hook. Deux hommes en armure saisirent les bras du capitaine pour le relever et l'entrainer avec eux avec brutalité.


« Phil ! Phil ! »

Les cris d'Alana surprirent le matelot qui profitait de son temps de repos pour faire la sieste dans son hamac. Il se réveilla d'un seul coup et bascula du lit flottant pour atterrir sur les lattes de bois du Jolly Roger que Tibert venait de laver.

La jeune femme lui expliqua les ordres du capitaine d'une traite et le pirate réagit au quart de tour. Les marins s'activèrent sous le commandement de Phil qui menait tout le monde à la baguette. Le bain de soleil était terminé et les hommes tiraient ardemment sur le cordage qui leur abimait les mains. Tibert avait délaissé la serpillère pour aider ses camarades et Harley glissa sur le parquet mouillé. Les voiles se déplièrent en un rien de temps et le pavillon descendit petit à petit grâce à un autre matelot à la jambe de bois. La carcasse volumineuse du Jolly Roger commença son cheminement maritime pour se fondre dans la masse.

Finalement, le navire jeta l'ancre une centaine de mètre plus loin, camouflé par les autres bateaux. Une fois à quai, Phil en profita pour s'étendre à nouveau dans son hamac comme si rien ne s'était passé et se rendormit sans difficulté. Alana se réfugia dans la cabine de Hook pour cacher son visage et referma la trappe d'accès. Cette journée aurait dû être parfaite. Elle aurait dû se promener tranquillement au soleil, découvrir le royaume, profiter de la présence humaine de la ville. Mais la traque avait prit de l'ampleur et même le Cap avait reçu les ordres strictes du château. Elle s'allongea sur le lit qui engouffra son corps par sa mollesse et elle soupira en fermant les yeux. Comment allait-il ? Elle le mettait dans un sacré pétrin avec toute cette histoire. Elle mettait même tout le bateau en danger. Aider une présumé meurtrière à se cacher de la garde était forcément interdit et puni.

« C'est une bien jolie journée pour s'enfermer. »

Cette voix grinçante ne lui était pas connue. Alana se releva en sursaut et saisit l'objet pointu le plus proche du lit : le couteau sur l'étagère. Ce n'était pas l'un des marins du Jolly Roger. L'inconnu était assis sur le bureau de Hook, les jambes croisées, la tête en arrière et les yeux clos comme pour bronzer grâce à un soleil inexistant. Il ne présentait aucun signe de menace. La trappe qui grinçait lors de son ouverture n'avait pas fait des siennes, cet homme aux cheveux bruns et frisés était entré comme par magie.

« Qui êtes-vous ? se risqua la jeune femme, la lame du poignard en avant.

- La bonne réponse est … « je sais qui tu es ! », répliqua l'intéressé de manière enfantine en gigotant de la tête.

- Si vous ne me dites pas votre nom, je vous préviens, je cris.

- Des si, des si, des si si si si. Avec des si on mettrait ce bateau en bouteille ! »

La brune se dirigeait petit à petit vers l'escalier de la cabine pour accéder à la trappe malgré la peur qui la gagnait. Le fou ne lui avait toujours rien répondu et s'acharnait à jouer avec les mots qu'elle venait de prononcer. Elle inspira profondément l'air dont elle avait besoin pour mettre ses menaces à exécution.

« Ts ts, dearie » siffla l'homme déçu de son comportement.

Avec deux doigts il dessina un zip dans les airs qui eu pour effet de clore la bouche d'Alana. La pauvre jeune femme tentait avec peine de comprendre ce qui lui arrivait. Ses jambes se mirent à courir vers l'escalier, mais d'un geste du bras, l'étranger effaça toute trace de l'objet en bois. Il lui était impossible de sortir de la pièce ou même de hurler au secours.

« Quel manque de bonne manière. Pas de bonjour, des menaces et maintenant la fuite. Moi qui suis venu pour t'aider, je vais reconsidérer mon offre. »

L'homme fit mine de bouder et croisa les bras en détournant la tête. Sa prisonnière fronça les sourcils de manière intéressée mais le poignard toujours brandit.

« Ca y est ? J'ai capté ton attention ? »

L'étranger bondit de la table avec son sourire sournois. Il avança à grand pas vers la jeune femme qui posa le bout de la lame coupante sur le torse de l'inconnu.

« Que dirais-tu si … je t'innocentais ? »

La brune recula pour heurter le bardage en bois de la cabine. L'arme blanche tomba à terre par la surprise et aucun mot ne sortit de sa bouche. Le magicien en profita pour ricaner. Le silence pesait, il pouvait toujours attendre sa réponse, il lui avait fermé le bouche à double tour et avait limite jeté la clé par-dessus bord. D'un geste fin et rapide de la main, il délivra la jeune femme dont les lèvres se décollèrent instantanément. Ses grands yeux globuleux qui arboraient une couleur verte jaune indéterminable s'agrandirent encore plus.

« Pourquoi feriez-vous ça ?

- Huuuum, c'est vrai que… tout à prix ! Je me contenterais d'une mèche de cheveux. »

Alana dévisagea l'homme. Le prix de son aide était bien ridicule à ses yeux.

« Et comment comptez-vous faire pour m'innocenter ? souffla-t-elle.

- Ca, c'est mon problème dearie, la rassura-t-il avec une petite voix aigüe. Dois-je comprendre que tu acceptes ? » demanda-t-il en détaillant sa manucure déplorable de nouveau assis les jambes croisées sur le bureau.

Alana hésita face à l'apparence curieuse de l'individu, mais comme presque rien ne lui était demandé en échange, elle ne se priva pas et acquiesça avec espoir.

L'étranger à la peau ressemblant à des écailles de crocodile se volatilisa et réapparu à quelques centimètre de la brune. Il coupa ses cheveux à l'aide du poignard qui était tombé au sol. Puis, il aspira un dernier ricanement et s'échappa dans une fumée aveuglante. La brune se protégea le visage avec son bras et rouvrit les yeux avec délicatesse. L'homme était partit, par on ne se sait où, et elle était à présent seule dans les appartements du capitaine. S'il disait vrai, elle allait enfin pouvoir sortir au grand jour sans forcément courir pour sauver sa peau.

Un bruit l'alerta. Avec la disparition du magicien, l'escalier pour remonter sur le pont avait reprit du service et Alana se hissa à l'extérieur pour apercevoir les matelots s'agiter dans tous les sens. Les grosses voix de marins criaient des ordres à droite et à gauche.

« Remontez l'ancre et hissez la grande voiles bandes de rats d'fond d'cale ! » hurla une voix plus dominante que les autres.

L'homme se tourna vers la trappe de sa cabine où Alana pointait le bout de son museau.

« Alors beauté, on s'ennuie ? On sera bientôt au large pour respirer l'air pur de la mer. »

Il frotta son nez avec le revers de la main, dérangé par le sang séché qui s'était accaparé de son visage, puis il murmura pour lui-même « Ah, ce Jolly Roger, qu'est ce que je ferais sans lui… ».

Mise à part les taches rouges dispersées un peu partout sur son corps, sa chemise noire était déchirée, laissant son torse à découvert. Droit comme un i, le pirate gardait tout de même sa fierté de commandant. Les gardes, à défaut de trouver la jeune femme, en avaient profité pour s'amuser avec le capitaine qui les avait menés sur une fausse piste.


Une fois sur les flots et en direction du château de Foster, l'homme se retira pour laver les tâches de sang. Il retira ses vêtements abîmés et commença à frotter son visage avec l'eau froide du petit robinet en métal. Ce liquide à bord du Jolly Roger était un élément important pour la survie de tous et les réserves venaient à manquer facilement. Même si les pirates s'abreuvaient à coup de rhum, c'était un élément essentiel pour la cuisine ou encore la toilette rapide des marins. Il décida alors de couper l'arrivée d'eau pour l'économiser au maximum, pensant à ses fidèles matelots.

Hook posa ses deux paumes sur la table et laissa chuter sa tête pour se donner un instant de répit. Sa trahison n'avait vraiment pas plu aux gardes et il gloussa en repensant à son attitude désinvolte. Un pirate reste un pirate finalement, toujours poursuivit et risquant sa vie à chaque instant. Etait-il possible pour lui de changer ? Devenir quelqu'un de meilleur ? Il avait choisit cette voix il y a fort longtemps et il n'en démordra pas de si tôt, même pour un avenir serein où les problèmes ne serait qu'imagination. Une vie utopique pour beaucoup de gens et qui ne le correspond en aucun point.

Il releva le menton pour affronter son reflet dans le miroir sale et aux angles cassés. Ses dents mordirent sa lèvre entaillée pendant que ses yeux fixaient l'étrange plaie bordeaux sur sa pommette droite.

Après cette inspection négligée, le capitaine rejoignit sa cabine à la recherche d'une nouvelle chemise et farfouilla dans ses tiroirs. La trappe d'accès grinça une minute plus tard. Hook jeta un coup d'œil par dessus son épaule pour voir Alana descendre l'échelle. Cette dernière détourna le regard pour laisser un peu d'intimité au pirate torse nu qui continuait ses recherches. Voir un homme aussi peu vêtu n'était pas dans ses habitudes et cela la gênait, mais elle s'étonna à examiner son dos doré aux muscles saillants. Elle baissa la tête et traversa la pièce d'un pas décidé vers le bureau pour retrouver une petite boîte en fer posé à même le sol. Le capitaine enfila une nouvelle chemise rouge et se retourna pour faire face à Alana qui se tenait droite devant lui, un coton à la main. La situation les surprit tous les deux. Le regard du capitaine au crochet de fer se porta jusqu'à son bureau ou la boite des premiers soins était ouverte. Un liquide froid réveilla la blessure sur son visage ce qui le fit vaguement grimacer. Pendant qu'Alana appliquait le produit piquant, Hook ne trouva aucun endroit où poser son regard, mais ses yeux furent vite attirés par ceux émeraudes de la brunette.


Voilà voilà comme on dit.

A mardi prochain, Kizzie :)