Hey !
Bon, je me répète surement beaucoup beaucoup, mais un énorme merci à Liline37, SianaReiguon et Mrs. Gold, parce que je n'aurais jamais pu imaginer avoir autant de feedback positif pour une toute première fiction. Je vous avoue que poster quelque chose sur ce site était un grand défi pour moi. J'aime énormément imaginer des histoires mais je n'ai pas un super don pour l'écriture comme certain (J'espère que mon français un peu bancal et mon orthographe ne vous ont pas trop écorché les yeux...)
Je vous laisse lire le dernier chapitre. Je crois que j'ai pété un câble en l'écrivant...
Bonne lecture :)
Disclamer : Les personnages de Once Upon A Time ainsi que l'univers de la série sont la propriété exclusive de Edward Kitsis et Adam Horowitz
Alana et l'équipage sortent tout droit de mon pays imaginaire personnel.
Chapitre 13 : Emeraude
Une semaine s'était écoulée depuis l'incident avec Garvin. Le Jolly Roger avait finalement jeté l'ancre à quelques dizaines de mètres d'une petite île où l'eau transparente laisse apercevoir les petits poissons multicolores effleurant le sable blanc.
Les pirates embarquèrent sur deux barques pour gagner la plage. Tibert avait décidé de rester sur le bateau, pensant ralentir les autres dans leur chasse au trésor à cause de sa maladresse légendaire. Le sable blanc accueillit les huit aventuriers avec plaisir. Jarek et Dougal tirèrent les embarcations sur la plage pour que les remous ne les entrainent pas au loin. Hook observait la forêt dense à dix mètres d'eux.
« Et on descend sur cette île comme ça ? On est à la recherche du coffre que veut le Dark One et on y va comme des touristes ? » interrogea Alana.
Le capitaine se retourna pour lui faire face et lui servit son regard charmeur.
« Lov', tous les marins écrivent sur les cartes s'il y a un danger là où ils ont enterré leur coffre, avec un langage codé certes, ... mais c'est pour s'en souvenir !
- Peut être qu'il pensait s'en souvenir tout seul !
- Rappelle-moi… qui a déchiffré la carte de Rumpelstiltskin ? Hum ? A oui, c'est bien moi. Alors ne t'inquiète pas, il n'y a rien ... »
Le pirate plaqua sa main sur sa nuque et retira une petite fléchette dont l'extrémité était habillée de fines plumes rouges et noires. Sa vue se brouilla et la tête lui tourna.
« … A craindre ? finit-il avant de s'écrouler sur le sol.
- Killian ! » s'écria Alana en se précipitant vers lui.
Elle n'eut le temps de faire que quelques pas avant que sa cuisse gauche ne ressente une sorte de picotement étrange. Sa jambe ne répondait plus et le corps de la jeune femme s'écrasa à son tour au sol. Puis, le noir complet.
Allongée sur le sol, Alana dormait paisiblement. Soudain, ses yeux s'écarquillèrent et elle se redressa d'un seul coup.
« Aah ! Qu'est ce qui se passe ?!
- Elle est de retour parmi nous. Youpi », s'enthousiasma faussement Garth.
Toujours un peu sous le choc, Alana prenait de grosses bouffées d'air. A sa droite, Hook se frottait la tête comme s'il venait lui aussi de se réveiller. Les pirates étaient tous assis par terre et affichaient une mine terrible. Après quelques efforts, elle distingua la cage en bois qui les enfermait. A l'extérieur, des cabanons de fortune recouverts de feuilles de palmiers entouraient un grand bûcher. Sa chaleur se faisait ressentir jusqu'à la petite prison. Deux femmes et trois hommes passèrent devant le feu. Ils avaient la peau foncée, presque rouge, avec quelques vêtements en peau d'animal. De la peinture noire décorait leur visage ainsi que leurs membres découverts. L'une des femmes regarda en direction de la cage et se lécha la lèvre supérieure.
« On a été capturé par ... Une tribu sauvage ? Qu'est ce qu'ils comptent faire de nous ?
- Demande à ton cher capitaine, râla Garth.
- Hum ? » esquiva l'intéressé en se grattant sa barbe de trois jours.
Le pirate soupira et Lasar reprit la suite de la discussion.
« Tu vois le bûcher là ? Ils vont faire qu'une seule bouchée de nous.
- Je n'veux pas qu'on me mange !
- Comme tout le monde ma grande, rassure toi. »
La bouche à demi ouverte et les sourcils froncés, la brunette se tourna vers son amant et le fixa avec des yeux rageurs.
« Ok ok, t'avais raison... avoua-t-il vaincu. Ils n'étaient pas indiqués sur la carte. »
Alana laissa sa tête chuter en arrière et la lumière du soleil perçant à travers les arbres de la forêt l'éblouit. Deux membres de la tribu semblaient se disputer au sujet des prisonniers. Ils s'expliquaient avec une autre langue incompréhensible.
« Ils discutent de notre cuisson », plaisanta Lasar dont les dents presque blanches tranchaient avec son teint mat parfait.
Garth leva les yeux au ciel, toujours aussi grognon, alors que Dougal, d'habitude si calme et réservé, laissa échapper un pouffement.
Les deux étrangers commencèrent à faire de grands gestes avec leurs bras. Une fillette passa près d'eux avec un pot en terre cuite dans les bras. L'objet semblait lourd. La main de l'un des deux cannibales heurta la cruche et l'eau se déversa sur leurs pieds nus. Au contact du liquide transparent, les deux étrangers commencèrent à crier et à courir dans tous les sens alors que la petite fille alla se cacher en pleurant.
« Ils ont peur de l'eau ?
- Comment ils font pour survivre ? remarqua Dougal.
- Peut être que les liquides dans la viande suffisent, proposa Garth incertain.
- Le sang ? interrogea Hook avec l'œil mauvais.
- C'est pas des vampires, c'est des cannibales ! protesta Alana.
- T'as pas vu leurs dents acérées ?!
- C'est quoi un vampire ? demanda Lasar un peu perdu par cette conversation.
- Crois-moi tu n'veux pas savoir.
- Des buveurs de sang qui vivent la nuit, expliqua Garth avec un air terrifiant.
- Enfin ils sont sensés être beaucoup plus pâles que ça à la base. »
Les pirates marquèrent une pause. Malheureusement pour eux, ils ne disposaient pas de seau d'eau à balancer pour les effrayer et partir les jambes à leurs cous. Ils poussèrent tous un énorme soupir, las d'attendre à côté du bûcher. La température était déjà assez élevée sur cette île, alors être à côté d'un feu n'arrangeait rien.
« Qu'est ce qu'on va faire ? » balança Lasar en espérant une réponse promettant une échappatoire.
Le capitaine se redressa en écarquillant les yeux. Il regarda ses marins tour à tour.
« Tous nos espoirs reposent sur un seul homme… annonça Hook les yeux brillants et l'index en l'air.
- Tibert ? railla Garth une main sur le ventre pour éviter de s'emporter.
- A ton avis pourquoi je l'ai sélectionné à bord du Jolly Roger ? répondit très sérieusement Hook.
- Parce qu'il est maladroit et qu'il pourrait facilement servir d'appât ?
Fou rire général. Il est vrai que la maladresse du pirate n'annonce jamais un bon présage. A bord du Jolly Roger, il ne s'occupait que des tâches sans grandes importances. S'il provoquait un accident – ce qui était souvent le cas – il n'y avait pas, ou bien de très faibles répercussions.
« Mais non ! Ce mec… s'arrêta-t-il avant de chuchoter la suite. Ce mec est un ninja.
- Ok. La fléchette l'a rendu complètement fou, annonça Dougal avec un sérieux sans égal.
- Et toi ? Tu délires aussi Al ? »
Lasar présenta trois de ses doigts devant les yeux de la jeune femme. Il attendait qu'elle lui dise le nombre exact, mais en échange il eut droit à un coup de point dans l'épaule droite.
« Bon, et bien ça s'ra pas pour ce soir. »
Garth regardait les membres de la tribu rentrer dans leurs cabanes en bois. Le soleil était couché depuis bien longtemps et le feu n'avait pas été éteint. Des petites lucioles s'étaient invitées à l'entrée du village des cannibales. Hook, le regard mort, les observait danser dans le noir. Leurs lumières vertes l'hypnotisaient. Soudain, il sentit un poids atterrir sur son crâne. Il tourna la tête vers les buissons et aperçut une tête en sortir. Tibert. Avant même que le capitaine ne comprenne quoique ce soit, le pirate avait déjà jeté des armes blanches jusqu'à la cage de bois et s'était envolé dans la nuit. Ils s'agissaient des épées et autres armes que les cannibales avaient prit aux pirates lors de leur capture. Hook ramassa un couteau encore surprit et se retourna vers ses marins à moitié endormis.
« Vous voyez ? Un ninja j'vous dis. »
Alana sourit bêtement. Le visage enfantin du capitaine était illuminé. Il commença à découper la cage et les autres marins l'imitèrent en un rien de temps. Ils se faufilèrent en dehors de leur prison de bois et commencèrent leur fugue à travers la forêt. La multitude de végétaux gênait leur progression. Les fougèrent leurs fouettaient le visage ainsi que leurs membres dénudés. Un cri retentit dans la nuit. Ce n'était pas un hurlement, mais un cri saccadé ressemblant à un cri de guerre. La tribu s'était réveillée et courait à la poursuite des pirates.
« Ils vont nous rattraper ! Ils connaissent certainement cette forêt par cœur ! »
Alana s'arrêta. Hook se retourna pour voir quel était son problème. Elle fixait quelque chose à travers les arbres. Elle poussa quelques plantes gênantes avec ses mains et découvrit une petite étendue d'eau avec en son centre une île.
« Al dépêche !
- Non, ils ont peur de l'eau ! Viens ! »
Après un moment d'hésitation, le capitaine s'élança vers l'eau, entrainant par conséquent ses marins.
Le pirate métis aux yeux verts clairs s'arrêta devant la marre alors que ses collègues commençaient à noyer leurs jambes.
« Tu plaisantes ? Peut-être que y'a des crocodiles près à nous sauter dessus.
- C'est pas le moment de faire ton raffiné Lasar. Et puis pour info, je préfère me faire bouffer par un crocodile que par un homme. C'est juste… plus logique. »
L'homme ronchonna et se força à pénétrer dans l'eau. Leurs pieds s'enfonçaient dans la vase et seules leurs têtes dépassaient. Hook menait la danse. Soudain, il disparut sous l'eau.
« Capitaine ! »
Dougal eut à peine le temps de s'inquiéter que le brun refaisait surface un peu plus loin.
« Ok, commença-t-il en s'essuyant les yeux et en crachant l'eau qu'il avait dans la bouche. Y'a un trou sur un mètre, pensez à faire un grand pas. »
Les pirates s'exécutèrent. Lasar s'allongea sur la fine bande de terre centrale après avoir aidé les autres à sortir de l'eau.
« Y'a pas de crocodile. Hourra. Et maintenant ? On reste ici jusqu'à crever de faim ? C'est ça ton plan gamine ? »
Alana adressa un regard menaçant au beau pirate métis. Phil était le seul à pouvoir l'appeler comme ça.
Les cannibales arrivèrent bien vite. Ils encerclèrent le petit étang et grognèrent pour effrayer les futures victimes.
« Et bah quoi ? Vous n'utilisez plus vos petites fléchettes ? se moqua Garth.
Il plaqua sa main sur sa nuque, ses yeux se retournèrent et le pirate tomba à la renverse. L'un des membres de la tribu avait soufflé une fléchette.
« L'homme qui se plaignait plus vite que son ombre ! » plaisanta Hook en montrant théâtralement le pirate à terre.
Le petit homme coloré semblait se faire engueuler par une fine femme vêtue d'une peau à la fourrure noire. Elle faisait de grand geste pendant son cracha d'injures.
« Apparemment ils ne vont pas nous tirer dessus de si tôt.
- Ca servirait à rien. Avec l'eau ils ne peuvent pas nous atteindre.
- Sûrement, Dougal. Sûrement, souffla Lasar.
- C'est marrant de se dire qu'ils ne sont jamais venus sur cette partie de l'île à cause de l'eau », commenta Alana en massant le muscle de sa cuisse qui la lançait depuis la course.
Hook releva le menton et extirpa avec brutalité la carte de sa poche. Il avait prit le temps de la réécrire au propre avec de l'encre noir sur une nouvelle feuille pour pouvoir la lire normalement. Il l'étala sur le sol terreux et pointa l'endroit du doigt.
« C'est ici, annonça-t-il les étoiles plein les yeux.
- De quoi ?
- Qu'on finit notre vie ?
- Que Rumpel-machin voulait nous envoyer ?
- Il se sera bien foutu de notre gueule.
- Regardez ! Cette île forme un cercle parfait. Sur les cartes l'œil peut signifier plusieurs choses mais dans ce cas c'était juste un dessin de la réalité ! Allez, prenez tous une cuillère », annonça gaiement le capitaine en sortant les ustensiles de sa poche.
Les marins le regardèrent étrangement mais son charisme et son autorité prirent le dessus. Ils se munirent tous des petits objets et commencèrent à creuser la terre. Après tout, les cannibales ne semblaient pas lâcher prise et cela était une bonne idée pour faire passer le temps.
« Tu comptes nous faire creuser sans pelle ? protesta Alana.
- Vois-tu lov', j'aimerais bien savoir si ce foutu coffre est vraiment là avant de crever de faim cerné par des cannibales, expliqua-t-il avec un sourire hypocrite.
- Ça va être pratique tiens.
- Désolé mais je n'ai pas encore inventé la pelle de poche.
- Peut-être que tu devrais t'y mettre. Et puis pourquoi tu te trimbales avec des cuillères ? questionna la brunette avec les mains en l'air.
- Plan B lov'. Il faut toujours avoir un plan B.
- Et le plan B pour les cannibales tu l'as mis où ? », répliqua-t-elle.
Il la fixa quelques instants les sourcils froncés. Hook cherchait juste du temps pour répondre à sa question. Il inspira une grande bouffé d'air et croisa les bras.
« Toujours en préparation », avoua-t-il.
Alana pencha la tête en arrière une nouvelle fois et soupira bruyamment. Des cris de paniques les intriguèrent. La tribu commençait à s'agiter dans tous les sens. Certaines femmes complètement affolées retournaient en courant dans la forêt. Un des hommes rouges pointa une grosse trace de fumée noire dans le ciel. Il se mit à crier et partit à son tour les jambes à son cou. Les pirates se retrouvèrent tout seuls sous un ciel qui commençait à s'éclaircir.
Un bruit dans un buisson intrigua le capitaine qui se retourna brutalement.
« J'ai pas fait exprès, j'ai effleuré la torche et la cabane à commencé à s'enflammer et...
- Ah ! Mon ninja préféré ! Le voilà mon plan B !
- Vous ne m'en voulez pas capitaine ?
- Mais non Tibert, allez, viens nous rejoindre. Il a emmené les pelles en plus, mais quel homme ! »
Le petit pirate plongea un de ses pieds dans l'étang.
« Y'a pas de crocodile Tib', tu peux y'aller, ajouta Lasar.
- Crocodiles ? s'affola l'homme.
- Non j'ai dit qu'il n'y en… Argh merde, dépêches-toi ! »
L'eau arrivait juste en dessous du nez du pirate qui tenait les pelles à bout de bras au dessus de sa tête.
« Fait attention quand même, y'a un trou donc... » indiqua Hook avant que Tibert ne passe la tête sous l'eau et ne coule à pique.
Jarek se pencha en avant et attrapa le bout métallique d'une des pelles. Il la tira pour retrouver le petit marin qui crachait l'eau qu'il avait engouffré, toujours accroché aux manches en bois.
Trois pelles en main, Hook s'exclama :
« Creusez matelots ! Creusez jusqu'à ce que cette île ne soit plus ! »
C'était maintenant une course contre le temps. Les cris des cannibales retentissaient toujours. Leur campement partait en fumé et le nuage noir dans le ciel se faisait de plus en plus épais. Le capitaine sourit face à la bravoure de son marin. Peut être que tout ce cirque n'était qu'une coïncidence, mais pour l'instant leurs vies étaient sauves et ils touchaient au but.
L'une des pioches provoqua un bruit sourd. Lasar releva la tête et les autres pirates aidèrent à creuser un peu plus vite au tour de cette zone. Ils sortirent de terre un coffre noir aux bords dorés fermé par un cadenas. Sans plus attendre, les marins retraversèrent l'étang avec le coffre au dessus de leurs têtes. Ils n'avaient pas le temps pour l'ouvrir, ils devaient s'échapper le plus vite possible. Jarek portait Garth, toujours sonné par la fléchette qu'il avait reçue.
Les pirates déboulèrent sur la plage. Hook et Dougal portaient chacun l'un des côtés du coffre qui était beaucoup plus lourd que ce qu'ils avaient imaginé. Les deux pirates pensèrent à tout l'or qu'ils allaient trouver à l'intérieur et ils rigolèrent nerveusement.
Le chant de guerre semblait se rapprocher. Les deux hommes trainaient derrière leurs compagnons, ils prirent quand même le temps de se retourner pour apercevoir les cannibales arrivant à toute allure. Pris de panique, ils accélérèrent leur course.
L'armoire à glace déposa son collègue endormi dans l'une des barques et ils commencèrent à les pousser dans l'eau salée. Au loin, le Jolly Roger attendait sagement leur retour. Les deux embarcations qu'ils avaient utilisées pour se rendre sur l'île, ainsi que celle de Tibert, flottaient dans la mer transparente et donnait l'impression de voler. Hook et Dougal s'enfoncèrent vers eux jusqu'à ce que l'eau atteigne leurs genoux. Ils posèrent le lourd coffre dans une des barques et montèrent à bord d'une d'entre elle. Fier de lui, Tibert n'était pas le rameur cette fois ci. Ils les avaient sauvés et il bombait le torse. A quelques mètres du rivage les cannibales n'osaient pas approcher leurs ennemis.
« Baissez vous ! » lança Hook.
Une nuée de fléchette traversa les airs. Les marins s'étaient tous baissés, sauf Tibert qui, dans son petit monde, n'avait pas entendu les ordres de son capitaine. Il tourna de l'œil, trois fléchettes dans la poitrine et une dans le bras. Un des pirates le retint pour l'empêcher de tomber à l'eau.
« Ninja hein ? se moqua Alana en regardant son amant.
- A mi-temps », lui sourit-il.
La voix de Lasar réveilla Garth.
« Ramez plus vite ils commencent à aller dans l'eau !
- Quoi ? Ils ne la craignent plus ?
- Fait croire que la colère à surpassé la peur. »
En effet, les cannibales avaient à présent l'eau jusqu'à la taille et une deuxième vague de fléchettes s'envola, ne touchant personne cette fois-ci.
Les cris de haine cognaient les esprits mais les marins regagnèrent le Jolly Roger en un rien de temps. Une fois sur le pont, Hook ordonna à ses hommes de déployer la grande voile au plus vite pour s'enfuir de cette île et de ses habitants complètement fous. Les marins tirèrent les cordes à toute allure, courant d'un bout à l'autre du bateau.
L'heure de vérité. Après avoir remit le Jolly Roger sur les railles, les matelots se regroupèrent autour du coffre noir. Jarek saisit un objet métallique pointu et cogna le cadenas de toutes ses forces. Il céda au bout de trois coups. Le pirate s'écarta, laissant le privilège de son ouverture à son capitaine. Ce dernier s'accroupit près de la boite et posa sa main et son crochet sur le couvercle avec un sourire pressé.
« Attends ! »
Les pirates se tournèrent vers Alana comme des robots mécontents.
« Tu vas l'ouvrir comme ça ? s'affola la brunette.
- Heu… oui ? répliqua le capitaine avec des yeux grands ouverts.
- Peut-être qu'il y a un piège dedans. On parle du coffre que Rumpelstiltskin cherche tu sais.
- Et alors ? Tu crois qu'il va nous sauter à la figure ? plaisanta-t-il en mimant l'explosion.
- Non mais il y a peut être… Je sais pas, des serpents à sonnette près à nous sauter à la gorge.
- Tu déconnes ? pouffa-t-il. Ce coffre est enterré depuis tellement longtemps, comment elles auraient survécu tes bestioles ?
- Par magie ? hésita Alana.
- Par magie ? répéta-t-il pour montrer l'absurdité de ses propos.
- J'avais raison pour les cannibales !
- Tu sais quoi ? C'est toi qui va l'ouvrir ce coffre tiens. »
Il se redressa et s'écarta de l'objet.
« C'est une blague ?
- Tu ne me fais vraiment pas confiance hein ?
- Si, bien sûr que si, avoua-t-elle à demi-mots.
- Alors vas-y ! Histoire qu'on se fasse des sacs avec ces peaux de serpents. »
Alana hésita mais le regard du capitaine et des autres matelots commençaient à peser lourd. Elle s'agenouilla devant le coffre et le fixa en soupirant. Hook se pencha au dessus de son épaule pour lui chuchoter à l'oreille :
« Je t'assure que ça vaut le coup, lov'… »
La brunette souleva le couvercle avec ses deux mains et les pirates crièrent de joie. Sous ses yeux des centaines de pièce d'or reposaient en vrac et laissaient entrevoir les bijoux aux pierres précieuses toutes plus éblouissantes les unes que les autres. Hook vit les étoiles traverser les yeux de la jeune femme et il sourit à ce doux sentiment. L'ouverture du premier coffre est une expérience unique, il se rappelait du sien comme si c'était hier.
Le retour à Foster allait encore mettre du temps mais le vent était avec eux. Cette fois, aucun arrêt à Tortuga n'était toléré. Maintenant que le coffre était en leur possession, ils savaient qu'ils allaient revoir leurs amis.
Hook retrouva Alana sur la proue du bateau. Elle profitait du vent qui faisait virevolter ses cheveux presque roux avec la lumière douce et orange du soleil de fin de journée.
« Alors ? Comment as-tu trouvé cette première chasse au trésor ?
- Plutôt excitante. »
Alana se mit à rire en repensant à toutes leurs péripéties alors que Hook laissait échapper un sourire satisfait. Les deux jeunes gens se turent en regardant l'horizon et le coucher de soleil.
« Tu sais, j'aimerais que ça ne s'arrête jamais.
- Quoi donc ?
- Tout ça. L'aventure, les chasses au trésor, les voyages au bout du monde sur le Jolly Roger, eux… ajouta-t-elle en désignant l'équipage du bout du menton. J'aimerais vivre ça pour toujours. Avec toi. »
Les yeux verts d'Alana brillaient en fixant le marin. Hook sentit que le moment était venu. Il avait trouvé dans tous les trésors du coffre une petite bague en or simple ornée d'une pierre d'émeraude. Cette pierre précieuse signifiait l'espérance, la jeunesse et la vitalité, elle était parfaite pour la jeune femme. En voyant la couleur verdoyante de l'objet il avait tout de suite pensé à ses yeux. Il enfouit sa main dans la poche de son manteau et en sortit le bijou. Il saisit la main gauche de la jeune femme un peu troublée et passa l'anneau à son doigt.
« Faisons-en une promesse. »
FIN DE PIRATES' LOVE
Salut, toi qui vient de finir les 13 chapitres de ma toute première fic. Laisse moi tes impressions et tes conseils, dis moi ce que tu as aimé ou détesté, ça me fera avancer. Et puis ça fait toujours plaisir ;)
Voilà la fin d'une aventure, mais est-ce la dernière ? Je ne pense pas. En tout cas je suis entrain d'écrire une deuxième partie. Elle sortira un jour, quand tout sera écrit puisque je fonctionne comme ça.
En écrivant tout ça, j'ai remarqué que les idées dans notre cerveau fusent à une vitesse incroyable alors que nos doigts sont terriblement lent pour écrire. C'est pourquoi entre temps j'ai commencé et fini une autre fic (assez courte) que je commencerais à publier le week-end prochain. C'est toujours l'univers de Once Upon A Time, j'espère vous y retrouver, ô buveur de thé.
J'espère que ce dernier chapitre vous a plu. A bientôt.
Kizzie :)
