Disclamers : Les personnages principaux de cette histoire ne sont pas les miens mais bien la propriété de KISHIMOTO Masashi que je remercie, même si il ne le saura pas car sans lui cette histoire n'existerait pas.

Un immense merci à Venusia pour ces multiples corrections et ses explications. Je te dis à bientôt pour de nouvelles parties de Boogle ^_- .

Réponses des reviews :

PrincessEternityss : Merci pour ton message. La fiction est entièrement écrite et sera publiée chaque Lundi. L'amitié se cultive dirons-nous et l'absence de Naruto a joué contre lui. Il a déjà eu du mal à se faire des amis étant enfant. Encore que dans cette histoire c'est surtout qu'ils ne savent pas comment gérer le retour du blondinet. Sasuke et Naruto s'expliqueront assez rapidement ^_-. J'espère que la suite te plaira et enlèvera ta perplexité.

liloua : Merci pour ton message.

Vincenziia : Ton commentaire m'a fait très plaisir et je t'en remercie. J'espère sincèrement que la suite te plaîra toujours autant.

Jojo-Ombre : Non ce n'est pas un mpreg. Keisuke est le fils de Sasuke et d'une autre personne. J'espère que la suite te plaira toujours.

Coq ( je m'excuse si je te vexe mais c'est signé de ce nom sur la reviews.) : Naruto a retrouvé la mémoire avant son retour. Ils se souvient donc de ses amis. Ils ne vont pas mal lui parlés. Ils ne savent juste pas comment s'y prendre.

Présente (comme pour Coq je prends le "pseudo" assigné au com pour que tu te reconnaisses enfin j'e'spère) : Merci pour ton commentaire. J'espère que la suite te plaira autant.

Safran : Je ne rentrerai pas dans les détails de l'accident de Naruto. Je pourrais peut-être écrire un extra juste sur ça. Si vous le voulez. Je me suis surtout concentrée sur l'histoire de Naruto et Sasuke. Dans le chapitre 2 il risque d'y avoir une longueur avec une description. Merci de me lire.

Espionnage : Merci ^_^

DidiineOkami : C'est bien un Sasunaru ou peut-être un NaruSasu qui sait ^_-

Chapitre 2

Naruto et Kiba venaient de finir leur repas. Naruto avait cuisiné des petits légumes rissolés avec du riz. Ils s'installèrent dans le salon devant une tasse de café bien chaud. Étonnamment, le blondinet évoluait dans la maison comme s'il y avait vécu toute sa vie alors qu'il venait juste d'y entrer pour la première fois, il y avait de ça, trois heures.

– Alors, dis-moi tout, lança le propriétaire des lieux.

Kiba ne se fit pas prier et raconta au blond les dernières nouvelles de Konoha.

– Ino et Chôji sont ensemble. Je pense que c'est sérieux. Ils ont emménagé ensemble l'année dernière. Depuis c'est l'amour fou.

Naruto hocha la tête.

– Sakura est avec Saï. Ils ne vivent pas encore ensemble. Mais bon, ça ne devrait plus mettre longtemps. Neiji est toujours avec Shino. Il est devenu un des capitaines des Anbus et le meilleur ami de Sasuke.

Après cette annonce, Kiba laissa le temps à son ami de digérer la nouvelle. Nouveau hochement de la part du blond. Kiba l'observa et ne put voir aucun changement dans le langage du corps de son compagnon.

« Il a sacrément muri pour cacher ses sentiments aussi bien », pensa Kiba, avant de reprendre.

– Shikamaru et Temari se fréquentent toujours et vivent ensemble, maintenant. Il occupe une place de premier conseiller auprès de Tsunade-Hime. Temari est délégué par Suna pour les affaires entre les deux pays. Ils vivent ici à Konoha et la belle blonde fait des allers-retours Suna-Konoha, une fois par mois.

– Gaara doit-il bientôt venir ? demanda simplement le blond.

– Dans la semaine normalement. Ils sont en pleine préparation de l'examen de jônin. Tenten est avec Lee. Il a enfin arrêté de faire une fixation sur Sakura pour voir ce qu'il y avait autour de lui. Mais il est toujours aussi fou d'entraînement.

– Et toi ? Tu es avec Hinata ?

– Ouep, mec... Elle et moi on file le parfait amour. Désolé de t'annoncer de te l'avoir piqué. Mais bon, tu sais que j'en étais raide dingue depuis longtemps, ricana le brun, un brin gêné par sa propre tirade.

Naruto s'esclaffa.

– Je suis bien content qu'elle soit heureuse. Je suis gay donc elle n'avait aucune chance d'être avec moi. Tu la rends heureuse, OK ? demanda le blond en reprenant son sérieux.

– Compte sur moi, répondit Kiba tout rouge en se frottant le bout du nez. Et puis si je fais ne serait-ce qu'un écart, je ne survivrais pas à Neiji. Mais tu sais, Hinata à son petit caractère aussi. Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds malgré ce que l'on pourrait croire.

– Et Kakashi-Sensei et Iruka ?

– Ils sont ensemble. Tu aurais dû voir ça. Le jour de la fête des cerisiers, Kakashi a crié son amour à Iruka-Sensei devant tout le village. Il était tout rouge. Il faisait concurrence à Hinata dans ses plus grands jours, s'esclaffa le brun.

Ils finirent chacun leur café dans une ambiance bon enfant et Kiba prit congé en promettant de se revoir le lendemain.

Naruto découvrit un peu plus en profondeur sa nouvelle maison après le départ de son ami. Au rez-de-chaussée, on trouvait une petite entrée qui donnait sur un couloir. Sur le mur de gauche, une porte s'ouvrait sur un immense salon qui devait faire tout un côté de la maison. Le salon était composé de deux parties. Dans la première partie se trouvaient deux canapés placés à angle droit et une petite table de salon se tenait devant eux. Dans la seconde partie, une table pouvant accueillir huit personnes était installée face à une longue baie vitrée. Un buffet prenait tout le pan du mur de gauche sur la moitié basse. Des photos étaient posées sur le buffet. Une photo du quatrième Hokage (ancien chef du village), une autre du quatrième avec Jiraya. Une autre représentait le quatrième avec ses élèves. Naruto reconnut Kakashi-Sensei grâce à sa coiffure qui n'avait pas pris une ride. Sur l'une des deux photos restantes, une femme aux cheveux rouge trônait sa mère Kushina Uzumaki. Et la dernière représentait ses parents. Chacun d'eux affichait un sourire heureux. Une douce chaleur se diffusait en Naruto quand il posait les yeux sur ces deux personnes qui s'aimaient aussi fort. Au fond de la pièce, près de la baie vitrée, sur la droite il y avait une porte. Naruto l'ouvrit. Il tomba sur le bureau de son père. La décoration était simple. À son image. Une table de travail au milieu, un fauteuil d'un côté, deux autres face à lui. Un tapis orange à spirale trônait au milieu de la pièce. Sur le bureau une enveloppe avait été posée délicatement. Son prénom était écrit dessus.

Naruto passa ses doigts tremblant sur les lettres. Elles avaient été écrites avec tendresse et légèreté. Une émotion très forte le prit à la gorge. Il fut obligé de lever son regard et de le poser aux murs qui l'entouraient pour faire glisser cette boule d'émotion qui l'avait saisi. Sur ceux-ci se trouvaient des photos mais Naruto reposa son regard sur le bureau de son père. Une photo de sa femme au ventre rebondi avait trouvé sa place au milieu de celui-ci. Après une grande inspiration, le jeune homme reposa l'enveloppe intacte sur le bureau. Il préférait finir le tour du propriétaire avant de lire le message de son père.

Il retourna sur ses pas, jusqu'au couloir de l'entrée. Il ouvrit la porte face à lui. Il le savait déjà, c'était la cuisine. Elle était composée d'une table et six chaises au milieu de la pièce. Sur deux murs se trouvait un plan de travail et des placards. Sur le mur de droite, il y avait une fenêtre qui donnait sur le jardinet devant la maison. La cuisine était très lumineuse, Naruto put le constater à sa première entrée en fin d'après-midi.

Il laissa la cuisine pour aller ouvrir la porte qui se trouvait à côté dans le couloir. Il s'agissait des toilettes et d'un lave-mains. Les murs étaient blancs et le sol carrelé d'un bleu pâle en forme de tourbillon.

Naruto continua sa chasse à la découverte et monta les marches donnant à l'étage. Dans le couloir, il y avait quatre portes. La première sur la droite était une chambre. Au milieu de la pièce, un lit de deux personnes prenait un pan de mur avec les tables de nuit qui l'accompagnait. Sur le mur de gauche, donc côté porte, une grande armoire occupait la place du coin du mur à la porte, laissant juste la place à l'interrupteur. Une commode avait été placée en face du lit, contre le mur. Et sur le mur en face de la porte se trouvait une porte-fenêtre donnant sur un balcon. En s'approchant de l'une des tables de nuit, Naruto reconnut une photo de ses parents. Il en déduisit qu'il se tenait dans leur chambre. Il se dirigea vers le balcon pour y voir la vue. Elle donnait en plein sur le mont Hokage. Des émotions diverses le traversèrent devant cette vue.

Il continua sa découverte en allant jusqu'à la porte suivante sur le même mur. Naruto sentit des larmes couler sur ses joues. Il se retrouva dans la chambre qui aurait dû être sa chambre de bébé. Le plafond avant été repeint d'un soleil couchant et les couleurs reflétaient le plus beau coucher de soleil qu'il lui avait été donné de voir. Un peu comme dans la chambre de ses parents, son lit de bébé dans lequel il n'avait pas eu la chance de dormir se trouvait sur le mur de gauche décoré avec une peluche en forme de renard. Cependant, il n'était pas collé à celui-ci. Une armoire était posée contre le mur longeant la porte. Une commode était installée sur le mur en face du lit avec une table à langer à côté. Au milieu, un rocking-chair avait élu domicile. Il fut installé en plein dans le rayonnement de la lune devant la fenêtre. Naruto put sentir tout l'amour que ses parents lui portaient, rien que dans la préparation de sa chambre. Les murs furent peints d'animaux, de prairie. Rien dans ce décor ne présageait le drame que la famille Namikaze-Uzumaki connaîtrait le jour de sa naissance, dans la mort de ses parents. Ce fut en s'essuyant ses larmes qu'il sortit de sa chambre.

Une fois dans le couloir, il poussa la porte qui se trouvait face à lui. C'était la salle de bain. Face à la porte se trouvait une grande baignoire énorme en comparaison de celle de son ancien appartement. Sur le mur de droite, un lavabo double orné d'un très grand miroir.

« Et dire que je ne me marierais jamais… C'est vraiment du gâchis ! » pensa, le jeune homme en soupirant. Il ne saurait dire combien de femmes tuerait pour un miroir de cette taille. Le mur complet ou presque. Sur celui d'en face, il trouva une boite à pharmacie et des bannettes de linges. Au dos de la porte des patères prévues certainement pour les peignoirs. Les murs étaient blanc et bleu. Une décoration marine avait été créée.

Naruto se dirigea enfin vers la dernière pièce de la maison. Il s'agissait d'une troisième chambre. Il put y trouver un lit double avec deux tables de nuit et deux commodes. Pas d'armoire dans celle-ci. Ce devait être la chambre d'ami. Du moins, c'est ce qu'en déduisit le jeune ninja. Les murs étaient blancs et le sol recouvert de tatamis comme dans les deux autres chambres.

Après son tour dans sa nouvelle demeure, Naruto se dirigea dans la cuisine pour se faire une bonne tasse de café et prit la direction du bureau de son père où la lettre l'attendait. Il ressentit le même effet que la première fois qu'il la découvrit. Son cœur et sa gorge se serrèrent. Il l'a pris d'une main tremblante. Il ne voulait pas pleurer mais ses yeux le piquaient. Tant d'émotions pouvaient passer dans un simple bout de papier.

Naruto, l'enveloppe dans une main et sa tasse dans l'autre se dirigea vers le salon. Il voulait être à l'aise pour la lire. En passant devant la baie vitrée, son regard fut attiré par une sorte de balancelle dans le jardin. Un peu d'air frais lui remettrait peut-être les idées en place. Alors, il sortit et s'installa sur ladite balancelle. Il posa sa tasse et ouvrit le plus délicatement possible l'enveloppe. Il traita la feuille comme le plus grand des trésors que portait ce monde. Il la déplia et commença sa lecture.

« Mon fils, mon cher Naruto,

Quel âge as-tu en lisant cette lettre ? Aujourd'hui, nous sommes le 10 octobre et ta maman, Kushina, pense que tu vas naitre aujourd'hui. On est tous les deux d'accord pour dire que tu seras le plus beau de tous les bébés. Eh bien, c'est vrai qu'on doit connaître peu de parents qui dirait que leur enfant est moche. Mais avec Kushina, on a parié que tu aurais mes cheveux et mes yeux. Pour le caractère, on pense que tu auras un mélange des nôtres. Ta maman est une lionne avec ceux qu'elle aime. Elle m'en a fait voir des vertes et des pas mûres. Pour ma part, je suis resté un grand gamin. Mais je pense être un bon combattant. Rassure-toi, si tu ne veux pas être ninja, je ferai un peu la tête mais on t'aime trop pour t'en vouloir de ne pas faire comme nous. Tu dois te demander pourquoi je t'écris alors que je pourrais te dire tout ça en face. Mais tu sais, on dit que les plus grands combattants sentent quand un combat approche. Et mes entrailles me disent que ce soir sera terrible pour notre cher village. Tu sais, ce village, je l'adore alors je veux le protéger de mon mieux. Maman est sortie, j'en profite pour te dire qu'on t'aime. J'espère que tu as fait ou que tu feras la rencontre de Jiraya. C'est l'homme le plus pervers que je connaisse mais il sera ton parrain. C'est de lui que vient ton prénom. C'est aussi le plus fort des shinobis. Un Sannin rien que ça.

Bon, mon Naruto, mon fils, je dois te laisser. Le métier d'Hokage demande beaucoup de signatures et je dois y retourner. J'aimerais tellement rester avec toi et continuer de te raconter plein de choses.

Si mon intuition est bonne et je le crains, toi et moi on ne se rencontrera pas ou du moins, tu seras trop petit pour t'en souvenir. Mais rappelle-toi de ça, mon fils, mon Naruto, tu ne seras jamais seul. Ta mère et moi nous te suivrons de près ou de loin. Ne baisse jamais les bras et suis toujours ta voie, quelle qu'elle soit. Ninja ou pas mon fils, mon Naruto, on t'aime. Ne l'oublie pas.

Un dernier petit point. Je sais bien que j'ai parlé de tout et de rien. Mais j'aimerais te dire tant de choses que je ne sais pas par où commencer ni comment l'écrire. Et ta mère dit toujours que je saute du coq à l'âne. As-tu hérité de moi, pour ça ?

Bye bye, mon fils, mon Naruto.

Je t'aime, ton père.

Minato Namikaze »

Naruto pleura en terminant la lecture de cette lettre. Il eut la chance de rencontrer ses parents dans des mondes parallèles, mais cette lettre était un lien si réel… Il la replia et rentra dans la maison pour la déposer dans le premier tiroir du bureau de son père. Son regard divagua vers une photo que sa mère avait dû prendre pendant un examen parce qu'elle était en noir et blanc et l'on distinguait un tout petit corps. Naruto se pencha un peu plus sur l'image et lut la date « 01/10/1990 ». Ses jambes flanchèrent en comprenant que c'était lui dans le ventre de sa maman, c'était une échographie de lui. Son père avait encadré la photo et l'avait posé sur son bureau. Il resta prostré une bonne partie de la nuit avant de se traîner vers son lit à l'étage.

Après toutes les émotions que Naruto vécut à son arrivée, les deux jours suivants furent très calmes. Il resta la plupart du temps chez lui à se reposer, lire ou réfléchir. Il eut très peu de visites. À part Kiba, le jeune homme ne vit presque personne. En ce mercredi, Naruto décida d'aller faire un tour dans le village. Peut-être irait-il manger chez Ichiraku. Le blond verrait selon son humeur.

Il marchait tranquillement dans les rues lorsqu'il tomba nez à nez avec Temari, Gaara et Kankuro. Nez à nez fut vite dit puisqu'ils étaient en fait chacun à un bout de la rue. Sous les yeux écarquillés de son frère et de sa sœur, Gaara se mit à courir droit sur Naruto. Celui-ci ne fit pas un geste pour se mettre en position de défense ou autre, il attendit tout simplement. Contre toute attente, le jeune homme aux cheveux rouges prit son ami dans ses bras et le serra à l'étouffer. Naruto resserra ses bras autour de lui et glissa son nez dans le cou de son ami en rigolant.

– Tu m'as manqué, chuchota le blond.

– Et toi donc, dit le roux sur le même ton.

Sasuke qui descendait la rue avec Neiji se figea en voyant la scène. Ils stoppèrent en voyant le Kazekage courir en direction du blond. Aucun des deux Anbus n'aurait pu prévoir ce dénouement. Neiji coula un regard discret vers son ami. Il sursauta en voyant dans les yeux de son compagnon habituellement si inexpressif briller des larmes. Sasuke ne pût en supporter davantage et détourna les yeux le temps de se reprendre. Au bout de cinq minutes, quand il reposa son regard onyx sur les deux ninjas, ces derniers avaient disparu dans une pluie de feuilles.

Naruto transporta Gaara chez lui. Ils arrivèrent dans l'entrée mais le Kazekage ne voulait plus lâcher le blondinet.

– Euh... Gaara, on est chez moi.

–...

– Promis, à part pour les missions, je reste au village. Tu peux me lâcher, tu sais…, rigola Naruto.

Le jeune Kazekage lâcha à regret son ami. Le blondinet découvrit alors un Gaara plus rouge que ses propres cheveux.

– Veux-tu boire quelque chose ? demanda Naruto pour détendre l'atmosphère.

– Un peu de thé, si tu as.

– Hum… Répondit le blond en se dirigeant vers sa cuisine.

Gaara prit le temps d'observer le lieu dans lequel il évoluait.

– Où sommes-nous, Naruto ?

– Chez mes parents. En rentrant au village lundi, j'ai demandé à mamie Tsunade si je pouvais intégrer la maison de mes parents. Elle a accepté, énonça-t-il dans un haussement d'épaules.

– Mmm… fut la seule réponse de son invité pendant qu'il s'installait à la table de la cuisine.

– Tu veux rester dormir ici, cette nuit ? proposa Naruto en buvant son thé.

Gaara se retourna vers son hôte avec un grand sourire. Ce n'était pas la première fois que Naruto lui proposait l'hospitalité pendant ses séjours à Konoha. Mais ça faisait cinq ans qu'ils ne s'étaient pas vus. Autant dire une éternité pour le jeune homme taciturne.

– Avant, je dois passer voir ton Hokage, répondit-il en se levant et essayant de cacher un peu sa joie.

– OK ! Je t'y accompagne. J'irai en ville acheter de quoi manger. Tu veux quelque chose en particulier ?

Le roux fut choqué par ce que lui demandait son ami.

– Tu sais cuisiner, Naruto ? demanda-t-il septique.

– J'ai appris. Il fallait bien que je grandisse, soupira le blondinet.

Ce fut dans une ambiance décontractée qu'ils prirent la direction de la tour de l'Hokage. Naruto posa sa main sur le bras de son ami pour l'arrêter avant qu'il ne pénètre dans le bâtiment.

– Alors, j'achète quoi ?

Gaara n'eut pas le temps de répondre que la porte des bureaux s'ouvrit sur Sasuke.

– Bonjour Kazekage-Sama, dit-il dans une révérence. Puis son regard suivit la main posée sur son bras, remonta le long de celui-ci pour tomber sur deux lacs d'un bleu azur envoûtant.

– Salut !

– Salut ! Puis le blond reprit sa conversation. Alors, j'achète quoi ?

– Fais-moi la surprise, répondit Gaara en se dirigeant vers l'entrée de la tour. À tout à l'heure. Je rentre dès que j'ai fini ici, lança-t-il par-dessus son épaule.

– OK ! répondit Naruto en prenant la direction du marché sans plus se soucier d'un certain brun qui était resté figé par ce qu'il entendait.

Sasuke avait suivi la conversation. Une multitude de questions lui vrillaient le cerveau, dont deux en particulier. « Naruto savait-il cuisiner autre chose que des rāmen ? Qu'entendait-il par, je rentre ? Mais où se croyait-il, cet abruti de Kazekage psychopathe !? »

Indifférent au trouble que pouvait subir par son ex-compagnon, Naruto continua son chemin. Le brun lui emboita le pas.

– Pourrions-nous discuter ? demanda-t-il dans un souffle à peine audible.

Naruto tourna son regard vers Sasuke et le regarda avec des yeux sans expression.

– Pourquoi ne pourrions-nous pas ? rétorqua celui-ci.

– Pouvons-nous aller chez moi ? insista le brun.

Naruto réfléchit quelques instants avant de lui répondre.

– Laisse-moi le temps de faire mes courses et je te suis.

Un hochement de tête lui répondit. Le blond entra dans le marché couvert. Il prit du poisson, des légumes comme des tomates, des poivrons, des concombres. Il prit aussi des fruits pour faire un dessert sympa. Il lui fallut vingt minutes avant de rejoindre Sasuke qui l'attendait un peu plus loin.

– Je suis prêt, annonça-t-il simplement en arrivant devant son compagnon.

Nouveau hochement de tête de la part de l'ancien « glaçon » du village. Naruto dut s'avouer que le peu de fois qu'ils s'étaient revues, son ami montrait plus d'émotions. En même temps, il avait un enfant et ça demandait des efforts. Il faisait des phrases un peu plus longues que ses sempiternels « HN... »

Sans se rendre compte, ils arrivèrent au manoir des Uchiwa. Sasuke entra et lui dit de faire comme chez lui. Chose assez comique quand on savait qu'ils vivaient ensemble il y avait cinq ans à peine. Le brun lança un « Je suis rentré ! » assez fort pour être entendu par la nourrice de son fils mais pas assez fort pour le réveiller en cas de sieste.

– Sasuke, tu rentres tôt, lança une voix féminine que Naruto reconnaîtrait entre toutes. Et en effet, ce fut bien Sakura qui jouait les nounous ce jour-là.

– Keisuke...

Elle se tut en voyant le blond dans le dos de son Sasuke car même si elle vivait le parfait amour avec Saï, Sasuke resterait à jamais « Son Sasuke ».

Les yeux verts de Sakura plongèrent dans les lagons bleus de son ami d'enfance.

– Na... Nauru... bégaya-t-elle.

Puis son regard se promena entre les deux jeunes hommes.

– Comment va Keisuke ? demanda le brun pour rompre le silence pesant.

– Il... Il va bien... Il dort, bégaya-t-elle une nouvelle fois. Son regard toujours planté dans les yeux bleus de Naruto.

Celui-ci s'esclaffa surprenant ainsi les deux autres ninjas.

– Tu ne sais plus dire bonjour, Sakura-Chan ? Où tu crois voir un fantôme ? lança Naruto en reprenant son souffle.

– Euh, non... non tu n'es pas un fantôme, Naruto.

– Sakura, tu devrais rentrer chez toi. Saï va t'attendre, reprit Sasuke.

Puis sans plus un regard, il prit la direction de sa cuisine, Naruto sur les talons.

– Tu veux boire quelque chose ?

– Tu es sûrement devenu un très bon hôte. Mais je ne pense pas que tu m'aies fait venir pour qu'on partage une tasse de café. Le blond avait parlé d'une voix calme mais ferme.

Sasuke eut l'impression d'être face à un inconnu. Le Naruto qu'il avait aimé était si bruyant. Il avait toujours le sourire et s'énervait pour un rien. Il avait des sautes d'humeur comme une femme enceinte. Ça en devenait fatigant à la fin. Mais c'était aussi des trucs qui plaisaient au brun. Il savait mieux que personne comment le faire enrager.

– Tu as raison. Je voudrais qu'on parle de Keisuke, reprit Sasuke en regardant Naruto droit dans les yeux, dans attente d'une quelconque émotion. Mais rien. Son langage corporel n'exprima pas le moindre changement.

– Il est mignon, hein ? sourit joyeusement Naruto.

– Bien sûr qu'il est mignon… C'est mon fils Usuratonkachi, reprit le brun narquois.

Le blond ne répondit rien. Il ne voulait pas rentrer dans ce genre de jeu ce qui déstabilisa le brun.

– Je...

Naruto attendit la suite tranquillement. Brusqué, Sasuke n'aurait pas arrangé les choses. Et puis, il le connaissait assez pour savoir que le brun culpabilisait déjà de l'oublier si vite.

– Tu ne me demandes pas où se trouve la mère du petit ? demanda timidement son hôte.

– Non. Ça ne me regarde pas, soupira Naruto. Pour lui, cette conversation était une perte de temps.

Le brun écarquilla les yeux devant la réponse indifférente de son ex. Son masque tomba totalement et ses émotions furent visibles.

– Écoute, Keisuke doit avoir quatre ans. Ce qui veut dire que tu as dû me tromper ou te consoler au bout de deux ou trois mois, continua-t-il en mettant sa main devant le visage de Sasuke pour l'empêcher de le couper dans sa tirade. Bref, on s'en fout ! Ce sont des détails. La seule chose qui m'intéresse vraiment c'est de savoir si tu penses qu'on peut être amis tous les deux. Pour le reste, qui est la mère, je m'en contrefous. Ce que tu as fait de mes fringues, pareil. Brûle-les si ce n'est pas déjà fait. Nous deux, c'est du passé. Tu n'as pas à t'en vouloir ou je ne sais quoi encore. Après tout, tu n'allais pas devenir moine. J'avais disparu et vous n'aviez aucune nouvelle.

Avec un soupir, Naruto se leva prêt à partir.

– Je reprends mon poste d'Anbu, lundi. Tu as jusque-là pour savoir si nous pouvons bosser ensemble ou si je dois me faire « muter ». Puis, sans un mot de plus, Naruto reprit ses sacs et se dirigea vers la sortie.

Sasuke resta figé par la tirade du blond. Peut-être encore plus par sa sortie. Ils pouvaient être amis. Mais était-ce vraiment le cas ? Ou bien Naruto allait-il encore faire semblant et envoyer de faux sourires au monde entier ?

Ce furent les cris de Keisuke qui sortirent Sasuke de sa transe vingt minutes plus tard. Il se leva comme un automate et alla récupérer son fardeau.

A suivre...