Disclamers : Les personnages principaux de cette histoire ne sont pas les miens mais bien la propriété de KISHIMOTO Masashi que je remercie, même si il ne le saura pas car sans lui cette histoire n'existerait pas.

Un immense merci à Venusia pour ces multiples corrections et ses explications. Je te dis à bientôt pour de nouvelles parties de Boogle ^_- .

Réponses aux commentaires :

Oura-chan : Je me suis surtout intéressée à l'histoire de Naruto et Sasuke. Mais Safran m'a demandé un extra sur le passage de la disparition de notre blondinet. Il y aura son entrainement dedans. Ce qui vous permettra de connaitre sa puissance. Merci et j'espère que la suite te plaira encore.

Li : Keisuke était difficile a créer parce que j'étais partie sur un nouveau-né mais ensuite j'ai pensé que le faire un peu plus vieux serait mieux. C'est pour ça qu'en lisant certain les passages de Kei on peut se dire « mais son comportement rappel plus un nouveau-né qu'un enfant de 5 ans. » Keisuke est un personnage important dans le sens où il sera un des plus proches du couple. Normal en même temps.

Guest : Merci.

LaurenceNS : Contente que ce chapitre te plaises.

Miss plume blanche : Je publie la suite tous les lundis.

Bonne lecture ^_-

Chapitre 5

Au bout de deux heures de voyage, étant fatigués tous les deux, ils décidèrent de camper un peu plus loin. Naruto partit chercher du bois pour faire un feu et Sasuke sortit de quoi faire un repas et étendit leurs couvertures.

– Tiens, dit Sasuke en tendant une gamelle à son compagnon, un quart d'heure plus tard.

– Merci.

Ils mangèrent dans un silence pesant pour Sasuke. Il voulait briser ce mur mais n'eut aucune idée sur la façon de s'y prendre. Ça commençait sérieusement à l'irriter. Étonnamment, ce fut le blond qui le brisa.

– Qui garde Keisuke ?

– Sakura. C'est elle qui le garde la plupart du temps, dit-il nonchalamment. Naruto accepta la réponse d'un hochement de tête.

Retour du silence. La tension était palpable chez le brun. Naruto était concentré sur son assiette. « Il ne ressent vraiment plus rien pour moi ? » se demanda Sasuke en surveillant les faits et gestes de son camarade du coin de l'œil. N'y tenant plus, Sasuke reprit.

– Merci encore, pour la dernière fois. Kei avait l'air content quand on est rentré.

– Pas de soucis. Les amis sont là pour s'entraider, répondit Naruto avec un haussement indifférent des épaules.

Ce fut la goutte d'eau qui libéra les nerfs du brun.

– AMIS !? hurla-t-il.

Naruto plongea un regard interrogatif dans les onyx du brun.

– Tu en connais beaucoup des amis qui ne s'appellent pas par leurs prénoms ? enragea le brun.

–…

– Mais merde ! Naruto… Tu as dit que tu voulais qu'on soit ami. Mais tu ne me parles pas. Seulement quand c'est nécessaire. Et encore, même dans ces cas-là si tu peux l'éviter, tu le fais.

–…

– Tu te souviens de mon prénom ?

–…

– TE SOUVIENS-TU DE MON PRÉNOM !? hurla Sasuke en sautant au cou du blond le faisant tomber sur le dos.

Il était maintenant assis sur son torse. Il avait littéralement pété un câble devant les silences de son soi-disant « ami ». C'était lui, Sasuke Uchiwa qui gardait le silence, pas Naruto. Lui, il parlait tout le temps. Il n'avait pas le droit de lui faire ça !

– Ouais, je m'en souviens, dit alors le blond.

Ce ne fut pas sa réponse qui brisa le brun mais le ton calme. Il se faisait hurler dessus, agresser mais lui répondait de la même manière que si on lui parlait de la météo du lendemain. Sasuke essuya rageusement une larme qui avait osé rouler sur sa joue.

– Alors, dis-le… gémis le brun.

–…

– Dis-le, supplia-t-il encore.

– Sas'ke… Qu'est-ce qui t'arrive ? demanda doucement Naruto en agrippant les mains du brun pour lui faire lâcher prise sur son col.

– Tu me punis parce que j'ai couché avec une autre ? C'est pour ça que tu ne veux plus me parler normalement, pleura le brun.

Il ne put plus refouler les émotions qui le submergèrent.

– Tu as tort, dit le blond en repoussant le brun pour pouvoir se lever. Il est vrai que tu aurais pu attendre un peu plus longtemps que trois mois pour te faire quelqu'un d'autre. Mais non, je ne cherche pas à te punir. J'avais disparu, dit-il en se passant une main dans ses cheveux blonds. Personne ne savait si j'étais en vie. C'est la vie, rajouta-t-il dans un haussement d'épaules. Tu étais triste. Ou du moins, je préfère le penser et tu t'es consolé comme tu as pu. Il se massa la nuque et reprit. Honnêtement, je ne sais pas comment me comporter avec toi. Tu es si important pour moi. Enfin, le Sasuke fier et méprisant, pas le pleurnicheur que j'ai en face de moi en ce moment, continua-t-il avec un fin sourire en coin sur les lèvres. Bref, pour toi j'aurai donné ma vie sans une once d'hésitation. Ne t'ai-je pas traqué jusqu'à ton retour au village ? Quand j'ai vu ce gamin tomber à quatre pattes au milieu de la rue, le jour de mon retour et que je l'ai pris dans mes bras pour qu'il ne se blesse pas ou que quelqu'un lui marche dessus, et que j'ai vu son visage, c'est le tien que j'ai vu et à ce moment-là, quelque chose s'est brisé là, dit-il en pointant son cœur de son pouce. Désolé… soupira-t-il. Mais pour le moment, je ne sais pas ce que deviendra notre relation. Amis ou simple collègue de travail ?

Avec un haussement d'épaules fataliste, Naruto tourna la tête. Il ne voulait pas voir la tristesse qui voilait le regard de l'homme qu'il aimait plus que sa propre vie à ce moment-là. Mais il ne savait plus où il en était et comment réagir face à lui.

Sasuke crut sentir la terre s'effondrer sous ses pieds. Il voulait des réponses il les eut. Ce n'était pas celles qu'il attendait, pour ça non… Mais au moins, il savait où ils en étaient. Il n'avait plus rien. Il avait perdu la chose la plus précieuse qu'il avait eu la chance d'avoir dans cette vie pourrie qui était la sienne.

À la fin de sa tirade, Naruto se leva et fit la vaisselle laissant ainsi à Sasuke le temps de digérer les informations données plus tôt. À son retour, ils se couchèrent dans un climat bizarre.

À l'aube, ils reprirent leur route sans un mot. Tout avait été dit la veille. D'un côté, Naruto avait eu besoin de le dire et d'un autre Sasuke avait eu besoin de l'entendre. Ils se sentirent vides tous les deux à ce moment-là mais s'ils voulaient avancer vers quelque chose, ils devaient en arriver là ou en passer par là.

Ils arrivèrent au village dans la soirée et firent leur rapport à l'Hokage. Elle perçut le malaise dès leur entrée dans le bureau. Inutile de s'appeler Shikamaru pour voir que Sasuke était brisé et Naruto égal à lui-même, au moment de leur départ. Elle en conclut qu'ils avaient discuté. Ou tout du moins, l'un avait parlé pendant que l'autre écoutait. Ils se séparèrent sans un mot ni un regard dès la fin de leur rapport. Étonnement, Tsunade se sentit touché par la situation et par le mal-être des deux jeunes hommes. Elle s'était juré de ne pas jouer au cupidon mais elle rageait d'autant plus de voir que ces deux-là s'aimaient mais n'arrivaient pas à avancer. De plus, elle savait très bien que neuf mois n'allaient pas remplacer cinq années d'absence comme ça.

Sasuke se précipita chez Sakura pour récupérer son fils. Sous les regards incrédules de Sakura et Saï, le brun serra son fils et s'écroula par terre en larmes.

– Sasuke, s'écria Sakura en courant vers lui.

Keisuke ne fit pas un bruit. Comme s'il avait perçu le malaise de son père. Il attendit en se blottissant dans les bras de ce dernier. Au bout de vingt minutes, Sasuke se redressa et rentra chez lui, son précieux fardeau dans les bras. Il remercia Sakura et Saï pour son fils, sans un regard, honteux de ne pas avoir su cacher son trop-plein d'émotions.

Sakura le regarda partir. Elle ne sut pas si elle devait se mêler de leur histoire. Pour finir, elle décida de les laisser régler ça tout seul. Si l'état de Sasuke venait à empirer, elle irait dire deux mots à son ami d'enfance. Mais pouvait-elle encore le considérer comme tel ? Déjà gamine, elle prenait le parti du brun qui faisait battre son cœur. Quels étaient ses sentiments pour le blond ? Depuis son retour, elle passait très peu de temps avec lui ne sachant plus comment l'aborder.

Quelques jours plus tard, le Kazekage arriva à Konoha pour l'examen des jônins. Il alla directement chez le blond sous le regard incrédule des amis de celui-ci. Gaara frappa et Naruto lui ouvrit la porte dans les cinq minutes qui suivirent. Il portait un simple pantalon noir et une serviette autour des épaules sous le regard ébahi d'un petit groupe composé de Kiba, Hinata, Temari et Shikamaru qui avait suivi le kazekage à cause de son empressement. Naruto enlaça le roux avant de le tirer d'un coup sec par le bras pour le faire pénétrer dans la maison.

– Comment vas-tu ? demanda le blond.

– Ça va et toi ?

– Tu veux boire quelque chose ou tu dois te rendre chez mamie Tsunade de suite ? éluda le blond.

– Je veux bien un thé, s'il te plaît, répondit le roux dans un froncement de sourcils.

Naruto frappa dans ses mains.

– On se le boit dans le jardin ?

Gaara acquiesça d'un sourire et se dirigea vers le jardin. Ils burent leur thé en discutant de tout et de rien puis se séparèrent, l'un allant chez l'Hokage et l'autre chez Ichiraku. Gaara étant invité pour un repas officiel, Naruto mangerait seul.

En chemin, Naruto tomba sur un petit groupe formé de Kiba, Hinata, Sasuke, Sakura, Saï et Lee. Sakura ne le dirait pas même sous la torture mais elle organisa un petit repas pour essayer de décoincer la situation de ses deux anciens coéquipiers.

– Salut ! lança gaiement le blond.

– On venait te chercher… commença, Sakura.

– On allait manger à l'Ichiraku… continua Lee.

– Tu viens avec nous, Naruto ? demanda Kiba.

– OK. En route pour chez Ichiraku, répondit joyeusement le blondinet après avoir jeté un œil à ses amis.

Ils étaient attablés depuis vingt minutes, chacun devant un bol, quand une silhouette apparut dans le dos de Naruto attirant l'attention du petit groupe. Naruto allait s'empiffrer d'une grosse quantité de rāmen, quand il sentit quelqu'un pousser sa tête et manger ses nouilles à sa place. Le groupe arrêta de respirer. « L'inconscient ne connaissait-il pas Naruto ? À part le titre d'Hokage, rien n'était plus précieux que les rāmen pour le blond et l'autre les lui bouffait sous le nez. » pensa tout le petit groupe.

– Mais t'es malade ! s'écria Naruto, hors de lui.

– Na… ru… tooo, chanta l'inconnu en passant ses bras autour de ses épaules pour l'enlacer.

– Ha ! ha ! ha ! J'ai compris, répondit le blondinet en posant ses baguettes. À plus tard, tout le monde.

Il se leva, paya son bol de rāmen presque intact et tira son ami par la main.

– Viens, on y va…

Le groupe de jônins était médusé. Premièrement, il n'avait presque rien dit que l'autre abruti lui piquait ses rāmen. Secondement, il est parti sans finir son premier bol et troisièmement il allait s'envoyer en l'air sans s'en cacher. Dans un sursaut de lucidité, Sakura tourna un regard inquiet vers Sasuke. Il était livide. Son corps entier tremblait. Il ne chercha même pas à le cacher. Il en était totalement incapable. Dans un brouillard complet, Sakura et Saï ramenèrent le brun chez lui. Comme une mère, Sakura le borda. Elle sentit la moutarde lui monter au nez en pensant à l'état dans lequel son ex-équipier avait mis son premier amour.

Ce fut dans une furie innommable qu'elle se dirigea chez le blond, suivi de Saï, Kiba et Hinata.

– Calme-toi Sakura. Il a le droit de refaire sa vie, remarqua Saï avec son insensibilité coutumière.

– LA FERME saï ! hurla la kunoichi en envoyant un coup de poing dans la porte d'entrée du blond.

Ils pensèrent les retrouver au lit. Or, ils étaient dans le jardin, installé devant une tasse de café.

– Tu me dois une porte Sakura, énonça le propriétaire des lieux très calmement.

Puis voyant ses mâchoires tomber, il demanda :

– Nous ne sommes pas en train de baiser. Vous voulez un café ou un thé ?

– On va se servir seul. Toi, tu vas voir Sasuke et…

– Tu devrais arrêter de te comporter comme une mère avec nous deux. Je n'ai aucun ordre à recevoir de toi et encore moins dans ma propre maison. Quant à Sasuke, je ne vois pas le problème. Du moins, je ne vois pas en quoi ça me concerne, dit-il en se relevant et prenant la direction de sa cuisine pour faire du thé pour tout le monde.

Le petit groupe s'installa autour de la table de jardin. Sakura resta scotchée face à la manière dont le blond l'avait remise à sa place. Jamais il n'avait osé le faire avant. Même quand elle le frappait, gamine.

Têtu comme il était, Naruto n'avouerait à personne qu'il s'inquiétait pour son brun. Il invoqua un clone à qui il ordonna de servir le thé et prit lui-même la direction du quartier Uchiwa. Moins de dix minutes après son départ, il entra dans le manoir du brun. N'entendant pas de bruit, il monta les marches et alla droit dans la chambre de son ex. Il le trouva pelotonné sous les couvertures en boule. En avançant sans faire de bruit, Naruto put distinguer des hoquets venant de la forme. Il comprit que Sasuke pleurait. Doucement, il passa sa main fraîche dans les cheveux du jeune homme. Celui-ci se crispa au contact mais se détendit en reconnaissant la main qui le caressait. Les sanglots ne se calmant pas, Naruto prit Sasuke dans ses bras et le berça.

– Chut… Ne pleure plus…

– Hic… Hic… furent les seules réponses obtenues du brun. En revanche, il s'accrocha à Naruto comme à une bouée en pleine mer.

– Chut…

Naruto pressa ses lèvres contre le front du brun.

– Calme-toi, Sa… su… ke.

–…

– Je ne couche pas avec lui, Sasuke.

Le brun arrêta de respirer à cette annonce.

– Tahiro est très tactile et taquin mais c'est juste un ami. Il n'y a eu personne d'autre que toi dans ma vie, énuméra doucement le blond.

Sasuke releva la tête, il plongea son regard onyx dans le bleu envoûtant de son vis-à-vis à la recherche d'une quelconque trace de mensonge. Ils étaient clairs et honnêtes.

– Je suis vraiment désolé. Je ne voulais pas te blesser, reprit le blond en essuyant tendrement les larmes qui coulaient silencieusement sur les joues du brun.

– Hn.

– Dis donc, tu es vachement émotif ces derniers temps, dit Naruto dans un froncement de sourcils.

Sasuke essaya de lui envoyer un regard noir et froid « made in » Uchiwa mais il eut seulement pour effet de faire pouffer de rire le blond. Car avec des yeux rougis par des larmes et des sillons sur les joues, le regard « made in » Uchiwa perdait littéralement son effet « glaçon » intouchable.

– Où est Keisuke ? demanda Naruto qui venait juste de se rendre compte de l'absence de bruit.

– Il est chez Ino, répondit timidement le brun en se collant de nouveau au blond.

– Bon, va prendre une douche, histoire de laver tes larmes. Ensuite va chercher Keisuke et rejoins-nous chez moi. Il doit encore y avoir toute la clique.

–…

– Oh ! Et moi, je file avant. J'ai dit à Sakura qu'il était hors de question que je vienne te voir parce qu'elle me l'ordonnait. Je les ai laissés avec un clone, reprit le blond en se dirigeant vers la sortie.

Sasuke le regarda partir en pensant qu'il venait de faire exactement la même chose avec lui. Mais il préfèrerait mourir plutôt que d'avouer que ça lui avait fait plaisir. Il prit donc un air hautain que personne ne verrait, des affaires propres et alla vers la salle de bain. Une douche froide lui ferait le plus grand bien. Il s'y plongea le temps de calmer ses nerfs et fit couler de l'eau chaude pour détendre ses muscles crispés.

Trente minutes plus tard, Sasuke prit la direction du fleuriste pour récupérer son fils. Après avoir remercié Ino et Chôji, le brun emmena son fils chez Naruto en marchant doucement histoire de se calmer. Il voulut frapper à la porte mais celle-ci tomba à la renverse. Sasuke ouvrit des yeux gros comme des soucoupes et son fils se réfugia derrière ses jambes.

– Putain, Sakura... Tu me dois une porte. La maison de mes parents, ta première visite et tu l'as bousillé. Tu fais chier… bouda le blond en allant voir qui lui rendait visite.

– Oh, c'est Keisuke ! s'écria Naruto en faisant un clin d'œil à Sasuke.

Le brun fut vexé de ne pas être salué. Mais après trente secondes de réflexion, il se dit que le clin d'œil de son équipier n'était pas anodin. Et en effet, trente secondes plus tard, une Sakura échevelée arriva en courant et en criant.

– Il est venu tout seul ?! Mais, et Ino ? Elle fout quoi, bordel !?

La rosée s'arrêta net en voyant le père accompagner son fils en le tenant par la main. Elle se retourna vers Naruto qui partit d'un grand éclat de rire.

– T'es vraiment trop con, Naruto ! s'écria Sakura en lui donnant un coup de poing dans le bras.

– C'est pour me venger de ma porte. Et n'oublie pas de venir la changer demain, répondit Naruto en reprenant son calme. Son regard fut attiré par un point dans le dos de Sasuke.

Sakura et le brun suivirent son regard et tombèrent sur Gaara, qui suivait la scène impassible.

– Mon Gaara, mon ami, mon cœur de sable, lança dans une tirade théâtrale à son ami roux en lui passant un bras autour des épaules, reprit le blond.

Celui-ci le regarda et soupira.

– Bon, annonce la couleur. Qu'est-ce que tu as encore fait ?

Naruto retira son bras des épaules de son ami roux et se frotta la nuque, gêné.

– Bah, techniquement, moi je n'ai rien fait. Je mangeais tranquillement mes rāmen en compa…

Gaara soupira encore plus bruyamment en se massant les tempes.

– Naruto crache le morceau.

Le blond redevint sérieux dans la seconde qui suivit la réplique de son ami.

– On a de la visite, annonça-t-il en se cachant derrière Sasuke.

Le brun se figea à ce contact. Naruto avait agrippé son pull avec une telle force. À croire qu'il avait peur de la réaction du roux.

– Je vois bien qu'on a de la visite. Ils sont en face de moi…

Et là, la lumière se fit dans le cerveau fatigué par sa réunion de Kazekage.

– Qu'est-ce qu'il fout ici ? finit-il par gronder.

Naruto haussa les épaules.

– Il ne me l'a pas dit. On n'a pas eu le temps de discuter. Une furie nous en a empêchés, dit le blond en jetant un regard amer à la rosée.

–…

Un silence pesant s'installa.

– Par contre, j'ai invité nos amis à manger ce soir.

Naruto avait fait tout son possible pour intégrer Gaara à son cercle d'ami. Ça avait fini par payer avec le temps.

– Donc, tu devrais attendre leur départ pour exploser. Surtout que nous avons un enfant avec nous, dit-il en montrant Keisuke du doigt.

Un silence tendu s'installa autour du jeune Kazekage. Pendant que les autres attendirent une réaction quelconque, seul son masque impassible reprit sa place sur son visage. Ce fut Keisuke en s'approchant de Naruto et en lui tirant sur la jambe de son pantalon avec un air boudeur sur le visage qui attira son attention.

– Salut… souffla le gamin.

En baissant la tête vers le sol, le blond eut un sourire doux en découvrant de qui venait cette petite voix flûtée mais un brin boudeuse. Naruto releva son visage et ses yeux tombèrent dans deux puits sans fond. Le grand comme le petit avait sur le visage un air boudeur. Le blond dut se racler la gorge pour éviter de partir dans un éclat de rire. Celui-ci aurait pu être mortel contre deux Uchiwa.

– Bon, vous allez dans le jardin et vous n'hésitez pas à vous servir à boire. Toi, Gaara, tu ne tues pas notre invité, reprit le blond en se tournant vers la personne concernée. Et toi, Sakura, tu fais le service, dit-il en se tournant vers la jeune femme, cette fois-ci. Puis enfin, il termina par Keisuke. Jeune homme, commença-t-il en lui prenant la main dans l'une des siennes. Nous allons voir dans la cuisine ce que je peux t'offrir.

Sans une parole de plus, Naruto prit la direction de la cuisine avec le gamin suivi de très près par un certain brun aux cheveux en piques.

Naruto installa Keisuke sur une chaise de la table de la cuisine et se dirigea vers le frigo. En l'ouvrant, il fit l'inventaire. Il referma la porte dans un claquement sec.

– Jeune homme, je crains de ne pas avoir grand-chose à vous offrir, soupira le blond.

N'ayant pas de réponse du garçon, Naruto releva la tête et tomba sur Sasuke. Ils se dévorèrent du regard, chose qu'ils n'avaient pas osé faire ces neuf derniers mois. « Oh, putain ! » pensa le blond. Ses cheveux avaient toujours la même coupe. Leur couleur appelait encore et toujours la caresse des doigts pour goûter leur texture douce. Ses yeux… ses yeux étaient si mystérieux, si noirs et si profonds. Ils cachaient tellement d'émotions que son masque d'impassibilité empêchait de décrypter. Son nez droit et fin. Ses lèvres… « Oh Kami-Sama, qu'est-ce que je ne donnerai pas pour goûter cette pulpe rouge. » pensa-t-il. S'il avait été une femme, on aurait pu les croire maquillés d'un quelconque rouge à lèvres ce qui appelait encore plus au crime pour un homme. Avoir des lèvres si fines et si douces. « Je suis sûr qu'elles sont toujours aussi douces », soupira-t-il. « Argh ! Son cou, cette peau blanche qui dépasse de son tee-shirt, si laiteuse. Une caresse… juste une » pensa-t-il en se mordillant la lèvre inférieure. Naruto continua son inventaire et tomba sur le torse recouvert d'un simple débardeur sans manches noir qui moulait son corps. Il montrait plus qu'il ne cachait. Les pectoraux musclés et les abdos prenaient la forme si symbolique de carrés de chocolat. Sa taille était toujours aussi fine. Ses hanches fines également et ses jambes galbées dans un pantacourt noir près du corps. De ses mollets à ses sandales, Sasuke avait mis des bandelettes. Après son reluquage pas du tout discret, Naruto remonta lentement vers les yeux onyx. Il découvrit les pommettes rouges du brun sous la gêne de l'insistance de son regard azur. Avec un petit sourire, Naruto demanda :

– Sasuke, peux-tu te retourner, s'il te plaît ?

– Euh, oui.

Sans s'en rendre compte, il exposa son joli derrière bien musclé et bien galbé enserré dans son pantalon moulant sous le regard de son vis-à-vis.

– À croquer. Tout simplement à croquer, acquiesça le blond en passant sa langue sur sa lèvre inférieure.

– Pervers ! s'écria le brun en comprenant son erreur et en se retournant vivement.

– Où est Keisuke ?

– Je l'ai envoyé dans le jardin, bouda le brun.

– OK. Je vais vite fait à la supérette et je reviens, lança le blond en se dirigeant vers l'entrée.

– Attends, je viens avec toi.

Naruto lui jeta un regard interrogatif mais continua son chemin en croisant ses bras derrière sa tête.

– Je dois te parler d'un truc.

Un hochement de tête répondit au brun. Après quelques pas dans un silence légèrement tendu pour le brun, il se décida à le briser.

– Ça va bientôt être l'anniversaire de Kei.

– Quand ? demanda tranquillement le blond.

–…

Naruto fronça les sourcils devant l'hésitation de son compagnon. Alors dans un soupir, il répondit pour lui.

– Le dix, pas vrai ?

Cette fois-ci, ce fut le brun qui hocha la tête.

– Tu crains ma réaction ?

Cette fois-là, ce fut un haussement d'épaules qui lui répondit.

– C'est vrai qu'avec cette date, je sais précisément quand tu as couché avec sa mère, reprit le blond avec amertume.

–…

– Qu'est-ce que tu as prévu pour cette occasion ?

– Un barbecue avec la bande, souffla-t-il.

– Et, je suis invité ? risqua le blond.

– Tu viendrais ? demanda Sasuke, le regard brillant.

– Bien sûr, si tu le proposes. On est ami, non ?

Le brun s'arrêta au milieu de la route et regarda le blond dans les yeux.

– Pourquoi ne poses-tu pas de questions, sur la mère de Kei ?

Naruto prit Sasuke dans ses bras. Il le serra à l'étouffer et lui chuchota à l'oreille :

– Parce que je t'aime et te demander me détruirait.

Puis, sans rien ajouter, le blond reprit sa route vers la supérette laissant le brun médusé au milieu de la route se remettre de ses émotions. Ils firent le chemin inverse en silence. À leur arrivée chez le blond, une visiteuse l'attendait.

– Naruto, j'ai une mission pour toi, lança la nouvelle venue.

– Que veux-tu, Baa-Chan ? demanda Naruto en servant un verre de jus d'orange qu'il tendit avec un doux sourire à Keisuke.

Le petit garçon prit le verre en répondant au sourire du blond à l'étonnement général. Puis il s'installa en tailleur par terre. Comme si Keisuke avait décidé de surprendre un peu plus les autres, il prit place entre les jambes du blond et mit son verre à sa bouche.

– Tenten est malade et restera couché toute cette semaine. Comme vous le savez tous, elle est professeure et elle est chargée d'une équipe de trois venins. Elle devait les emmener cette semaine en excursion. Avec différentes missions à reconstituer, j'aimerais que tu remplaces Tenten, Naruto. Je sais que tu reviens d'une mission de deux mois et que par conséquent, je t'avais promis une semaine de repos mais dans le groupe de Tenten, il y a un gamin qui devrait attirer ton attention, termina Tsunade avec un sourire en coin.

Elle sut qu'elle venait de titiller l'intérêt du jeune homme à son regard luisant.

– OK, Baa-Chan, je m'en occupe.

Puis se tournant vers Sasuke, il reprit :

– Je suis désolé, je serai absent pour l'anniversaire de Keisuke.

– C'est le travail. On n'a pas le choix, dit le brun d'un ton neutre.

Pourtant une émotion vacilla trente secondes dans son regard onyx. De la déception ? De la tristesse ? Du soulagement ? Trop rapide pour être capté par les personnes présentes.

La soirée se prolongea et en fin de nuit, selon comment les personnes présentes perçurent les trois heures du matin, chacun rentra chez soi.

A suivre...