Bonjour, bonsoir à tous ! 8D
J'espère que vous allez tous bien ! Moi ça va, je viens de faire l'acquisition d'une figurine de Takao magnifique dont je suis trop fière *-* Mais bref, tout le monde s'en fout !
Bref ! Plutôt que de faire ma dissertation, je vous présente le nouveau petit texte de Graveyard ! Beaucoup plus court que les deux précédents, mais dont je suis relativement contente, alors j'espère qu'il vous plaira ! ^^
Encore une fois, je vous remercie du fond du coeur pour les reviews, les ajouts aux favoris et les follows ! Promis, un jour, je prendrai le temps de vous répondre o/
Sur ce, bonne lecture ! ~
Not a single time anymore
La journée avait été horrible. Une de ces journées que Seijūrō détestait. Il avait eu plusieurs réunions épuisantes avec des partenaires et des investisseurs de l'empire Akashi, ainsi que des tas de dossiers de projets à étudier, des documents à lire attentivement et à signer, et tout un tas d'autres choses agaçantes.
Lui n'avait jamais voulu succéder à son père. Lui son rêve, c'était d'être joueur de Shogi professionnel. Mais il n'avait pas eu le choix, et voilà qu'il s'était retrouvé business man à plein temps, en charge de l'empire qui lui laissait une immense responsabilité sur les épaules, accompagnée de son lot de stress et de fatigue.
Heureusement, à la fin de ses journées, il pouvait toujours trouver du réconfort auprès de la personne qui partageait sa vie, son précieux Kōki. Leur histoire était vraiment folle, et si on lui avait dit qu'un jour, il tomberait amoureux de quelqu'un comme Furihata, il ne l'aurait pas cru. Et pourtant.
Ainsi, Akashi était toujours soulagé de rentrer enfin chez lui pour retrouver son petit ami le soir. En se garant dans l'allée, il s'imaginait déjà le prendre dans ses bras et respirer l'odeur de ses cheveux, sucrée à cause de son shampoing au caramel, ce qui avait toujours le don de l'apaiser.
En tournant la clé dans la serrure, il se voyait l'embrasser et savourer ses lèvres avec passion, comme si toute la journée qu'ils avaient passée séparés avait été une éternité.
« Tadaima* ! », Lança-t-il en entrant dans le hall. Presque immédiatement, la voix de Kōki résonna, semblant venir de la cuisine : « Ah, Sei ! Okaeri* ! Devine quoi ? J'ai préparé ta soupe au tofu préférée pour le dîner ! ~ »
Le rouge esquissa un sourire amer alors que la voix de son petit ami se perdait dans un coin de sa tête. Le grand appartement était sombre. Vide. Une seule paire de pantoufles attendaient dans l'entrée. Les siennes. Celles de Kōki avaient été rangées au fond d'un carton, dans un placard. Parce qu'il ne s'en servirait plus, alors pourquoi les garder sorties ?
Son trench coat restait en suspend dans sa main, comme s'il ne pouvait atteindre le porte-manteau pour l'accrocher, et son bras se mit à trembler, comme ses épaules. Il baissa la tête.
« Ah... C'est vrai... », Murmura-t-il du bout des lèvres.
Il réussit à accrocher sa veste et quitta ses chaussures. Il s'avança dans le couloir et arriva dans le salon. La grande pièce était baignée de la douce lumière orangée du soleil qui se couchait entre les immeubles. Il s'avança tout doucement d'un coin de la salle, en traînant des pieds, forçant ses jambes à avancer avec toute la mauvaise volonté du monde, parce qu'il savait que c'était trop douloureux d'approcher.
Il s'agenouilla devant la petite tablette en bois et fixa son regard humide sur le joli cadre doré dans lequel il pouvait encore voir le sourire de son Kōki.
« ...Tu n'es plus là... » Sa voix tremblait et un grand sourire amer fendait ses lèvres. Un sourire douloureux, accompagné d'un rire trop acerbe envers lui-même. Bien sûr, il avait encore oublié... Il était si fatigué lorsqu'il rentrait le soir qu'il en omettait souvent la triste réalité, et à chaque fois il se sentait un peu plus ridicule.
Il gardait les yeux rivés au même endroit. La photo avait été prise un ou deux mois avant qu'il ne le quitte. Ce jour-là, ils étaient allés pique-niquer à la demande de Furihata, dans un joli parc de Kyoto. Seijūrō en avait profité pour le photographier sous les cerisiers. Il avait l'air si heureux sur le cliché, si épanoui. Et le rouge l'était aussi, à ce moment-là.
Mais maintenant... tout était différent. Comment avait-on pu lui enlever son Kōki, cet être si pur qui avait su trouver ce qu'il y avait de meilleur en lui, ce garçon qui lui avait donné tant de bonheur et qui l'avait toujours soutenu... comment pouvait-il continuer sans lui ?
« Rendez-le moi ! » Il était Akashi Seijūrō, il était absolu. Alors Dieu devrait lui obéir et lui rendre son aimé. Mais il avait beau ordonner et ordonner encore, il n'était pas écouté... Et il se sentait impuissant et vulnérable. Et il détestait ces sentiments qu'il avait banni de sa vie depuis longtemps.
Il n'y avait que s'il pouvait revoir Furihata qu'il pourrait en être libéré. Mais il fallait croire qu'il était destiné à se sentir si bas encore longtemps... Si cruel.
Ses yeux se mouillèrent davantage et son coeur se pressa dans sa poitrine. L'appartement était trop silencieux sans lui, la vie était trop triste sans lui. Et il se sentait si vide, sans lui.
« Tu me manque, Kōki... », Chuchota-t-il en séchant une larme qu'il refusait de laisser quitter ses yeux et étouffant un sanglot, « Je voudrais que tu reviennes... Je le voudrais... tellement... »
Oh oui, tellement... Mais l'empereur, cette fois, ne serait pas obéi.
*Tadaima : Je suis rentré
*Okaeri : On peut le traduire par "Bon retour" ou "Bienvenue à la maison"
Et voilà, j'espère que ça vous a plu !
C'est la toute première fois que j'écris de l'Akafuri et pourtant, OMG JE LES AIME TROP ! Je sais que l'Akafuri est totalement crack, mais laissez-moi rêver ! *-* Ce couple est parfait, c'est totalement un de mes OTP, j'en suis tombée amoureuse !
Je pense qu'on peut dire que ce texte est une traduction/adaptation d'un petit doujinshi que j'ai trouvé sur Tumblr, sur le blog de yuka-liptus (je vous laisse aller le chercher si vous voulez ~) Parce que je l'avais trouvé trop beau et émouvant, et comme ça rentre dans le thème de Graveyard, bah voilà ! xD
Bref ! N'oubliez pas la petite review qui fait plaisir à l'auteur ! (profitez-en, vous pouvez vous lâcher et m'incendier pour avoir tuer Furi-chan ~ /pan/)
Et sur ce, je vous dis à bientôt ! :3
