Yo !

Et ouais, c'est encore moi, alors que j'avais dis que je ne posterai rien avant d'avoir fini le bac, mais comme j'ai... comment dire... pas DU TOUT envie de réviser, bah me voilà !

Alors voilà un autre one-shot plein de joie, de bonne humeur et de papillons ! 8D Bien entendu, ceci était ironique ! C'est pas le meilleur que j'ai écris, certains pourront le trouver un peu cliché et niais, d'une certaine façon, mais c'est une situation qui me touche pour une certaine raison, alors voilà...

Enfin bref ! Comme d'hab', je vous souhaite une bonne lecture, je vous remercie pour vos reviews et j'espère que ça vous plaira !


Let me love you endlessly

20 heures avaient sonnées il y a quelques temps. Peut-être. Il n'était pas sûr. Il avait cru entendre sa montre biper au changement d'heure, mais il avait peut-être rêvé. Il n'avait pas bien écouté. Le salon était baigné par la lumière orange du soleil qui se couchait. Depuis le balcon, la vue sur le ciel rougissant était magnifique, mais il n'en avait que faire à ce moment précis. Rien de ce qui les entouraient n'importait en cet instant pour lui. Le silence qui pesait dans la pièce était plus désagréable que jamais. Il était terriblement lourd et affreusement étouffant.

D'habitude, le foyer était toujours animé lorsqu'il lui rendait visite ; avec la télévision allumée, ou bien la chaîne Hi-fi, ou simplement les éclats de voix de son petit ami qui lui manquaient en cet instant cruellement.

Pourtant, il était juste là, face à lui, assis sur le bord du canapé, la tête basse et les poings serrés posés sur ses genoux tremblants. Cela devait bien faire plus d'une dizaine de minutes qu'ils étaient comme ça, que ni l'un ni l'autre n'avait dit un mot. Debout à coté de la petite table basse, il gardait son regard figé sur lui, sans parvenir à croire ce qu'il lui avait annoncé.

« Muro-chin... Tu veux bien répéter.. », Demanda-t-il à mi-voix, faisant déjà un effort immense pour souffler ces mots. Le noiraud releva la tête vers lui, vivement, et l'éclair de colère dans son unique œil visible surprit profondément son partenaire de basket.

« Tu as très bien entendu, Atsushi ! Je... je vais... mourir... » Quand bien même il avait commencé en criant d'un ton plein de rage, sa voix s'était progressivement éteinte pour ne devenir à la fin qu'un tout petit murmure alors qu'il laissait sa tête repencher vers l'avant pour tenter de cacher la terreur dans son regard, et le dangereux tremblement de sa lèvre inférieure qu'il tentait de réprimer en la mordant presque jusqu'à sang.

Murasakibara cligna plusieurs fois des yeux, assimilant douloureusement les informations. Pourquoi fallait-il qu'une chose pareille se passe ? Pourquoi fallait-il que ça tombe sur eux ? Pourquoi est-ce qu'on lui avait découvert cette maladie ? Cette saloperie de maladie. Mortelle. Et incurable.

Le géant n'avait jamais vu Himuro dans cet état, mais au fond, il comprenait bien qu'il se retrouve comme ça. Il devait être terrifié. Mourir avait toujours été la plus grande crainte de l'Homme. Mourir... Tout perdre, tout laisser derrière, quitter tout ce qu'on avait jamais connu pour s'enfoncer dans des ténèbres inconnues. Ce devait être quelque chose de vraiment terrifiant que chaque être humain devait affronter un jour. Seul.

Tatsuya devait penser à tout ça. Il devait avoir peur. Le pivot de Yōsen aussi, se sentait frémir de terreur à l'idée de perdre le garçon dont il était amoureux, celui qu'il aimait plus que tout, qu'il chérissait du plus profond de son coeur, la seule personne qu'il aurait voulu ne jamais voir s'éloigner de lui.

Mais il devait être fort pour pouvoir le soutenir dans cette épreuve. Il ne devrait jamais craquer, et faire en sorte qu'il passe ses derniers moments sur terre dans le bonheur. Il ne voulait pas le voir mourir en pleurant et en regrettant. Il l'aimait, et il voulait tout faire pour qu'il soit heureux jusqu'à la fin. Parce que c'était la promesse qu'il s'était faite : de toujours le rendre heureux.

Il s'assit près de lui dans le canapé et l'attira dans ses bras sans mal. Il sentit son t-shirt s'humidifier des larmes de son petit ami quand ce dernier enfouit sa tête dans son cou. Il glissa une main dans son dos pour lentement le caresser, tenter de le consoler. C'était une des choses les plus douloureuse à laquelle il n'avait jamais eu à faire.

« Ne t'en fais pas Muro-chin... ça va aller...

- Atsushi..., Souffla l'américain en serrant le haut du violet dans ses poings à s'en faire blanchir les jointures, Je suis désolé... »

Au diable l'image qu'il donnait en temps normal. Comment aurait-il pu garder cette quasi-impassibilité qu'il affichait d'habitude dans un moment pareil. Il n'avait plus que faire de son apparence. Il se sentait faible, vulnérable, et il avait besoin qu'on le réconforte. Il avait besoin qu'on soit là pour lui. Il n'arrivait pas à croire qu'il allait mourir. ça lui faisait tellement peur, c'était impossible. Non, comment une chose pareille était possible ? Il avait le souffle court, les poumons brûlants et la gorge nouée, perdu dans une panique de larmes. Il avait peur. Il avait peur. Il ne voulait pas mourir. Il voulait vivre. Il voulait... il voulait qu'on le sauve.

Ici était signée la promesse de moments difficiles pour l'avenir. A partir de maintenant, leur quotidien allait prendre un chemin plein de larmes et de douleur qu'ils auraient voulu éviter à tout prix. Mais le Sort a un bien curieux sens de l'humour, et se délecte toujours du malheur des Hommes.

-o-oOo-o-

Le temps passait sans que les choses ne s'améliorent. La nouvelle avait été dure à encaisser pour tout le monde. Pour leurs équipiers de basket, pour Kagami Taiga, pour Alexandra Garcia, et toutes les personnes qui appréciaient Himuro Tatsuya. Lui s'était replié dans la dépression. Il séchait souvent les cours, dormait mal et se nourrissait peu. C'était dur à voir. Terrible même. Murasakibara n'en pouvait plus de savoir que son petit ami se laissait ainsi dépérir. Il voulait lui redonner goût à la vie, pour lui permettre de profiter du peu qu'il lui en restait, à tout prix.

Ce jour-là, il entra dans son appartement sans frapper. Cela faisait longtemps que le noiraud lui avait donné un double des clés, au cas ou. Il trouva l'occupant des lieux dans la cuisine, en train de se préparer du thé. Bon, il buvait, c'était déjà ça.

« Muro-chin ! », L'interpella le plus grand avec un sourire. Il essayait de sourire quand il venait le voir, pour essayer de lui apporter un peu de légèreté, un peu de bonne humeur. Tatsuya se tourna vers lui, le visage décomposé, comme à l'accoutumée depuis qu'on lui avait diagnostiqué son mal. « Bonjour Atsushi... »

L'arrivant vint se placer juste devant le malade qui semblait se méfier un peu de la lueur qu'il voyait briller dans les yeux violets. Le visage de Murasakibara se fit soudain très sérieux et solennel. Un étrange silence tomba, un peu comme le calme avant la tempête. Tous les deux se fixèrent quelques secondes, et le géant lança d'un seul coup : « Muro-chin, épouse-moi. »

Les yeux de ce dernier s'agrandirent de surprise, et le sérieux de son homologue ne l'étonna que davantage. Est-ce qu'il était vraiment sérieux ? Était-il au courant qu'ils étaient encore mineurs ? Et que le mariage gay n'était bien vu au Japon ? Mais qu'est-ce que c'était que cette lubie qui lui passait par la tête !

Himuro ouvrit la bouche pour parler, mais se fit couper la parole avant, comme si l'autre avait deviné ce qu'il allait lui dire. « Je sais que légalement, on ne le peut pas, mais... si on avait eu le temps... j'aurais voulu me marier avec Muro-chin... Alors faisons-le maintenant ! Pendant qu'on le peut encore ! »

Tatsuya mit quelques instants à assimiler son discours. Un instant, il fut d'abord touché et ému par ce qu'il venait d'entendre, mais le coté horrible le frappa rapidement. "Si on avait eu le temps"... "Pendant qu'on le peut encore"...

« Je refuse. » Atsushi ne sembla même pas étonné de cette réponse, même si une certaine tristesse apparut dans ses yeux. Tatsuya regardait ses pieds. Il avait rougi, et semblait ne pas oser lever les yeux. « Je ne peux pas accepter, Atsushi... Je... je ne veux pas... je... »

Les mots bloqués dans sa gorge, il tourna les talons et s'enfuit dans sa chambre. Le violet soupira en serrant les poings, frustré, désespéré. Il avait espéré tant lui apporter de cette preuve d'amour. Il voulait qu'il se sente aimé, qu'il soit heureux avec lui aussi longtemps que possible. Il lança un regard à la porte de la chambre que l'autre venait de claquer, et il soupira encore une fois, le coeur lourd.

Himuro s'était laissé glisser sur le sol, le dos contre le mur, et il laissait ses larmes ravager ses joues. Il n'arrivait pas à y croire. Comment est-ce qu'il avait pu lui faire une telle demande maintenant ? Il n'avait pas pu accepter. Il en avait eu envie, mais c'était impossible. Il savait qu'il l'avait blessé en refusant, mais c'était le mieux à faire. Il allait mourir, alors ils ne pouvaient pas se marier, même pour de faux. Ce serait trop cruel pour eux deux. Ce serait la promesse d'un bonheur qui leur était refusé, la promesse d'une vie longue et heureuse ensemble qu'ils ne pouraient jamais avoir.

Il ne voulait pas de ce cruel mensonge. Mais en même temps, il savait. Ô il savait qu'il en avait besoin. Ses jours étaient des tortures sans nom depuis qu'il savait que son temps était compté. Son rare sommeil était plein de cauchemars, et ses longues heures d'éveil n'étaient qu'angoisse. Il ne pensait qu'à la mort et au futur qu'il n'aurait jamais. Il rêvait d'être sorti de cet enfer, mais il ne voulait pas impliquer Atsushi plus qu'il ne l'était déjà dans sa déchéance.

« Muro-chin... » La voix le fit tressaillir. Elle venait de l'autre coté de la porte, elle était toute proche. « Je sais que tu as peur, mais je suis là, tu sais. » Oui, il le savait. Et c'était bien là le problème. Il ne voulait pas l'impliquer. Il ne voulait pas qu'il souffre aussi. « Alors s'il te plait, Muro-chin, laisse-moi te soutenir ! Laisse-moi rester près de toi jusqu'au bout, et permet-toi d'être heureux encore un peu ! »

Le silence retomba, mais il savait que Murasakibara était toujours derrière la porte, et il avait comme le sentiment qu'il ne s'en irait pas. Être heureux encore un peu... avec lui... Oui, il en avait envie, mais il ne devait pas. C'était trop cruel.

« Je veux être avec toi, Muro-chin. Laisse-moi juste rester avec toi. »

La porte s'ouvrit doucement, laissant apparaître le visage impassible de Tatsuya. Il avait séché toutes ses larmes, et tout ce qui le trahissait maintenant était ses yeux rougis. Il sortit dans le couloir pour faire face au plus grand qui le regardait avec une détermination sans failles, pour montrer qu'il pensait dur comme fer ce qu'il avait dit.

Le plus âgé soupira, plongeant son regard dans le sien. « J'ai vraiment peur, tu sais ? De mourir, de ne plus jamais pouvoir être avec toi, de ne plus jamais revoir les gens que j'aime, de ne plus jamais pouvoir jouer au basket et faire les choses qui me plaisent... Je devrais rester seul pour attendre la fin, parce que je ne veux pas que tu souffres, mais... si c'est la fin de ma vie, alors je voudrais avoir le droit d'être égoïste, parce que je veux rester avec toi aussi longtemps que je le pourrai. C'est ce que tu veux aussi, n'est-ce pas ? Alors..; restons ensemble, mais tu dois me promettre une chose : ne me reproche jamais de devoir t'abandonner à un moment donné. »

Murasakibara étira un très léger sourire.

« Alors c'est oui ? Tu acceptes qu'on se marie ?

- oui. »

C'était la première fois depuis trop longtemps que le noiraud se permettait un sourire, et en le voyant, Atsushi eut le sentiment qu'il avait réussi quelque chose. Qu'il arriverait à le rendre heureux encore quelques temps. Et ça le rendait, lui, plus heureux qu'il ne l'aurait cru.

Alors ils se marièrent. Seuls quelques personnes furent invitées à la cérémonie chez Tatsuya, qui fut pleine d'émotions. C'était magnifique, une preuve d'amour déchirante, une preuve d'opposition féroce contre le destin tragique qui les attendaient, un combat pour le bonheur qu'on avait voulu leur voler. Des larmes avaient été versées, mais seuls des sourires s'étaient lus sur les visages.

Deux mois s'écoulèrent encore. Deux mois qu'on qualifia facilement d'heureux. Le couple passa plus de temps ensemble que jamais, profitant de chaque seconde égrainée en compagnie de l'autre.

Tatsuya disparut un jour de printemps, dans son sommeil. Une mort sans souffrance, paisible, après une vie courte mais sans regrets. Quand on l'a enterré, il portait la bague que Murasakibara lui avait offerte comme alliance. Il n'avait pas eu les moyens d'acheter une vraie bague de mariage, mais celle-là avait énormément plu à son bien-aimé disparu.

Il avait eu raison, ce jour-là. Ce mariage avait rendu la séparation encore plus douloureuse, encore plus insoutenable. C'était la chose la plus affreuse qui soit au monde, et aucun autre mal ne pouvait égaler celui de perdre l'être auquel on était le plus lié. Il était des blessures dont un coeur ne guérissait jamais, et celle-ci était la plus profonde de toutes.

La vie ne serait plus jamais la même, mais pour Murasakibara Atsushi, elle continuait. Il n'avait pas pensé qu'il haïrait tant d'être toujours en vie quand celui qu'il aimait plus que tout était au fond de cette fosse, à jamais. Il avait cru avoir eu le temps de s'y préparer, mais finalement, il n'avait fait que se donner des illusions. Il n'y avait qu'en expérimentant la perte de quelqu'un qu'on aime qu'on se rendait compte de la douleur que cela causait.

Mais il avait promis qu'il ne lui en voudrait pas de l'avoir laissé. Et il ne regrettait rien. Ils avaient passé les instants les plus beaux de leur vie ensemble, et chacun resterait un souvenir immuable dans son esprit, jusqu'à sa propre mort.

Jusqu'à ce qu'il le rejoigne dans l'autre monde où ils ne seraient plus jamais séparés.

Ils avaient prêté serment de s'aimer jusqu'à ce que la mort les sépare, mais même la mort ne pourrait briser l'affection qu'ils se portaient. L'anneau que chacun portait au doigt était la preuve physique de leur lien qu'on ne pouvait pas couper.

L'amour était plus fort que tout. Plus fort que la peur, plus fort que la mort, et plus fort que la douleur de la perte. Il entretenait l'espoir, car on ne peut séparer des êtres qui s'aiment.

Car les âmes sœurs finiront toujours par se retrouver, au bout du compte.


Et voilà, j'espère que ça vous a plu !

Je trouve la fin un peu bizarre... Peut-être parce que j'étais pas au mieux de ma forme quand je l'ai écrite, mais j'en suis contente quand même ! Et puis à la base, ça devait pas être ce couple là qui devait être abordé, mais comme le couple que je visais à la base est déjà exploité dans un autre OS et que j'essaye de varier les personnages, bah voilà ! ^^

Cette situation est arrivée à une amie à moi, et c'était tellement triste et émouvant que j'étais obligée d'écrire un texte sur ça ! Et je lui rends un petit hommage aussi, comme ça ^^

Bref ! Sur ces pensées déprimantes, je retourne à mes révisions ! N'oubliez pas de laisser une pitite review :3

A bientôt !