Chapitre 5

Jack se frotta les yeux en baillant. Il prit la tasse de café près de lui et en bu une grande gorgée. Ce n'était pas le moment de s'endormir, pas avant d'avoir trouvé quelque chose pour aider Sam. Mais comment contrôler les emplois du temps d'une centaine d'hommes, en vérifiant les alibis, les pointures, les voitures,… tout cela était du temps perdu. Jack savait qu'ils allaient droit dans le mur, il fallait chercher autre part. Mais où ? Le ravisseur n'avait rien laissé au hasard, aucun indice, aucune trace. Jack en vint même à se demander s'il n'avait pas laissé délibérément ces empreintes de pas juste par pur plaisir de provocation.

Qui aurait pu enlever Sam et pourquoi ? Les kidnappeurs demandent en général une rançon sous les 48h. Or ce délai était dépassé depuis pas mal de temps.

Alors pourquoi ? Quelqu'un avait-il besoin de son aide pour des recherches ? Voulait-on encore s'en servir comme cobaye ? Il devrait forcément y avoir un indice quelque part…

Jack ferma brutalement le clapet de son ordinateur portable en se pinçant l'arête du nez. Il soupira bruyamment en tentant de se contrôler.

_Combien de temps va-t-on encore rester ici à lire ces dossiers ? La moitié des gars du SGC portent du 48, comment voulez-vous qu'on retrouve le salopard qui a fait ça ?! grogna-il agacé.

Daniel leva un instant les yeux par-dessus son ordi.

_Vous avez une meilleure idée ?

_On appelle les Tok'ras et les Asgards.

_On a déjà fait appel à eux il y a 10 jours, de plus on ne va pas les appeler pour une simple disparition, surtout qu'elle s'est produite il y a seulement 3 jours…

_Une « simple » disparition Daniel ? gronda-t-il d'une voix menaçante, c'est comme ça que vous voyez les choses ? Une petite fugue ?

_Jack… Vous savez très bien ce que je voulais dire, ne jouez pas sur les mots…

_Vous me faites chier Daniel, répliqua-t-il mordant avant de sortir du labo sans demander son reste.

L'archéologue soupira, il n'avait pas toujours les mots pour dire les choses et irriter Jack n'avait en aucun cas été dans son intention. A chaque fois c'était la même rengaine avec Sam et Jack. Quand l'un disparaissait ou était en danger, l'autre devenait intraitable et il ne faisait pas bon les contredire dans ces moment-là.

C'était comme si, en perdant leur coéquipier, ils perdaient une partie d'eux même et que la seule solution qu'ils trouvaient pour palier à ce manque était de rejeter leur détresse sur les autres. Daniel n'était absolument pas dupe. N'importe qui rentrerait dans sa coquille devant les explosions de colère de Jack mais Daniel avait toujours su lire entre les lignes. C'était sa réaction de défense, une sorte d'auto-préservation.

L'un comme l'autre finissaient irrémédiablement par perdre leur faculté de réflexion, aveuglés par leurs sentiments, et Daniel ne pouvait pas le leur reprocher. Mais c'était toujours lui en prenait plein la figure lors de leurs petites crises.

Malgré cela, il continuait à accomplir sa tâche : les relever et leur rendre espoir.

Cette fois ci ne ferait pas exception à la règle… Il se leva et partit à la suite de son ami. Il le trouva dans le labo de Sam, assis à son bureau la tête entre les mains.

_Dégagez Daniel, ordonna-t-il avant même que celui-ci eut fait un pas dans la pièce.

Agressivité, typiquement la réaction qui équivaudrait à un appel à l'aide de la part du militaire. L'archéologue passa donc outre la demande et vint se placer de l'autre côté du bureau.

_Ecoutez, je ne voulais pas dire que retrouver Sam n'était pas assez important que pour appeler nos alliés… bien sûr que la retrouver est la priorité, et on y arrivera. On s'en est toujours sorti pas vrai ? dit doucement le linguiste.

Jack releva la tête et fixa son ami d'un regard dur. Il sembla hésiter un instant entre lui hurler une nouvelle fois de disparaitre de sa vue ou s'abandonner à la confession, aussi humiliante – et réconfortante - soit elle.

_C'est ma faute… souffla-t-il finalement.

_Bien sûr que non, vous n'êtes pas responsable de tout ça.

_Si, elle était crevée ce jour-là, elle tenait à peine debout… J'aurais dû la raccompagner, ou au moins l'empêcher de prendre le volant, gronda-t-il.

Daniel lui sourit gentiment.

_Vous savez quelle tête de mule elle est… Quand elle a décidé quelque chose rien n'y personne ne peut la faire changer d'avis. De plus, si quelqu'un voulait absolument l'enlever, il y serait arrivé d'une manière ou d'une autre, à un moment où elle aurait été seule.

_Oui mais c'est mon devoir de veiller sur mes hommes… Et je trouve que nous nous faisons tous beaucoup trop souvent enlever ! Et quelqu'un meurt également un peu trop régulièrement à mon gout, ajouta-t-il en échangeant un regard complice avec l'archéologue.

Celui-ci rit légèrement avant de poser une main amicale sur l'épaule de Jack.

_Ne vous en faites pas Jack, la retrouver n'est plus qu'une question de jour et puis ce n'est pas comme si elle était sans défense, si j'étais son ravisseur, c'est moi qui aurais peur !

C'est sur ces bonnes paroles que Daniel se leva pour retourner à ses recherches. Sur le pas de la porte il lança par-dessus son épaule :

_Et allez dormir, vous faites encore plus peur à voir que d'habitude !

Jack le regarda disparaitre d'un regard songeur. Daniel avait beau dire, il ne pouvait refouler ce sentiment de culpabilité qui croissait de plus en plus au sein de son cœur. Si seulement il l'avait empêché… C'était de sa faute, encore et toujours. Alors c'était à lui de réparer les morceaux, il devait la trouver, il devait la sauver. Il était hors de question d'échouer, il n'y survivrait pas.

Il posa les yeux sur la photo posée sur le bureau de sa coéquipière. Une photo de SG-1, évidemment. Comme si se voir tous les jours et passer la plus grande partie de ses heures en leur compagnie ne suffisait pas à Sam… Sur cette photo, ils étaient tous les quatre devant la porte qui était déjà activée. Ils n'avaient eu connaissant de cette image que beaucoup plus tard et jamais il n'avait réussi à savoir qui était le petit malin qui avait eu l'idée de prendre une photo. On y voyait l'équipe sur le point de partir : Daniel qui tirait derrière lui un sac plus grand que lui et qui, d'après sa grimace, pesait un sacré poids. Sam regardait d'une manière émerveillée le vortex et lui, la fixait bêtement avec un sourire béat.

Et Teal'c qui se tenait bien droit les mains derrière le dos, comme à son habitude. C'est là que Jack remarqua que le Jaffa souriait légèrement et regardait fixement l'objectif de l'appareil. Il sourit en secouant la tête, incapable de refouler le rire qui montait de sa gorge.

_Sacré T…

Ses yeux se posèrent de nouveau sur la silhouette de sa coéquipière. Il adorait voir la lueur brillante dans le regard de Sam et son sourire éblouissant lorsqu'elle était sur le point de passer la Porte. Cette attitude de petite fille émerveillée ne l'avait jamais quitté depuis leur tout premier passage, pour le bonheur de Jack.

_Ou es-tu…Sam ? murmura-t-il désespérément.

C'est à ce moment que la sirène de la base retentit :

_Ici Hammond, je demande le colonel O'Neill, le docteur Jackson et Teal'c en salle de briefing immédiatement.

Il sauta sur ses pieds et se mit à courir à perdre haleine. Il fut, contre toute attente, le dernier arrivé en salle de briefing. Il dirigea un regard impatient vers le général qui le toisa gravement. Sans un mot, il lui tendit une petite enveloppe.

Lorsque Jack vit la signature en bas du document il s'affala sur la chaise la plus proche. La mâchoire serrée, il regarda alors ses coéquipiers, qui avaient les yeux résolument fixés au sol.

_Capitaine Campbell Lewis… gronda-t-il d'une voix pleine d'amertume en refermant un poing rageur sur la lettre.

XxXxXx

_Capitaine… je n'ai entendu que vaguement parler de cette mission. Dites-moi comment cela s'est terminé.

_Vous êtes sure de vouloir lever le voile sur le vrai visage de votre supérieur? Le grand héros ne serait-il pas plutôt un antihéros rongé par son côté sombre ? ricana-t-il.

Sam faisait confiance à Jack, malgré toutes les allégations de Campbell, elle savait qu'il ne ferait jamais rien pour nuire à autrui sans une bonne raison, elle avait beau ne pas être d'accord avec toutes ses décisions, elle avait appris à respecter ses choix. Etre un leader n'était pas toujours facile, encore moins en situations délicate. Mais Jack s'était toujours bien acquitter de ses responsabilités…

Le jeune homme devant elle était simplement rongé par le chagrin et aveuglé par la vengeance. Elle acquiesça donc, redoutant néanmoins malgré elle ce qu'elle allait apprendre sur son supérieur.

_Une fois les renforts arrivés, nous nous sommes dirigés vers le lieu du conflit. Les soldats pillaient le camp et achevaient les blessés qui n'avaient pas succombé aux bombes. Nous nous sommes interposés et nous avons commencé à discuter. Nous n'étions pas des terroristes rebelles, ils le savaient car nous les avions également aidés. Ils avaient donc accepté de rentrer sur leur territoire sans plus de dégât qu'ils n'avaient déjà causé. C'est à ce moment-là que tout a commencé à partir en vrille.

Au fur et à mesure que Campbell racontait son récit, Sam se sentit plonger dans son histoire, elle pouvait voir la scène se dérouler sous ses yeux, pouvaient sentir l'odeur du soufre caractéristique des bombes, ressentir la brulure des flammes aux alentours,...

Cam souffla de soulagement en voyant le chef de l'Ordre serrer la main du colonel en signe de paix – provisoire du moins. Tout ce carnage allait cesser pour aujourd'hui… Il parcourut alors d'un regard fiévreux la clairière. Le soleil était masqué sous un nuage de cendre soulevé par l'explosion des bombes, le sol était jonché de corps, disséminés çà et là, tués pendant qu'ils tentaient de fuir. Son cœur était comme pris dans un étau tandis qu'il cherchait une silhouette. Il ne la trouva pas, pour son plus grand soulagement. Alya s'était probablement réfugiée avec les autres, Dieu en soit remercié.

Il suivit alors son équipe et les soldats, l'esprit légèrement plus léger.

Mais devant lui, le colonel O'Neill s'arrêta si brutalement qu'il faillit lui rentrer dedans. Il le vit lever son arme et c'est quand il dirigea son regard vers la cible qu'il sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine.

Alya, une ceinture d'explosif a la taille, venait de sortir du couver des arbres et leur barrait le passage.

Paniqué, il se jeta sur le bras de son supérieur. Surpris par cette attaque surprise, celui-ci faillit lâcher son arme.

_Capitaine ! cria-t-il en semblant ne pas en croire ses yeux.

_Ne tirez pas !

Jack vit les yeux affolés de son soldat qui se tourna ensuite vers la jeune fille.

_Alya ! Qu'est-ce que tu fais la, va te mettre à l'abri !

Jack vit les guerrier de l'Ordre s'agiter, visiblement mécontent qu'une rebelle les menaces d'une bombe. Il leur fit un signe de main, pour les empêcher de tenter quoi que ce soit.

_Cam'… gémit Alya, je suis désolée, je n'ai pas le choix.

_Qu'est ce qui te prend ? Enlève ca tout de suite, dit-il en faisant un pas pour la délivrer du dangereux explosif.

Mais elle fit un pas en arrière et leva la main, figeant le soldat sur place.

_Va-t'en Campbell, exigea-t-elle.

_Hors de question, tu vas enlever cette saleté de ceinture et revenir avec moi.

_Capitaine… gronda Jack ayant de plus en plus de mal à apaiser les guerriers.

_Tu veux vraiment tout faire sauter ? Tu veux vraiment te sacrifier pour que ce conflit qui t'a déjà tout prit continue ?

Le militaire jeta un coup d'œil derrière son épaule pour voir le regard méfiant du colonel, il fallait faire vite, les soldats de l'Ordre n'attendaient rien de plus qu'une provocation pour tout détruire.

_Je n'ai pas le choix… ils vont tuer mon frère Cam'.

_Ton frère ? cracha-t-il étonné, mais Alya ! C'est lui qui vous a mis dans ce pétrin, tu ne vas pas te faire tuer pour lui ! dit-il en s'approchant d'un pas.

_Capitaine, prévint Jack, faites attention à ce que vous faites.

_Allons-nous encore regarder longtemps cette fillette se décider à nous tuer ?! cria le chef mécontent.

Jack lui lança un regard noir avant de le diriger vers Campbell.

_Alya, écoute moi, reprit-il de la voix la plus calme dont il fut capable, pour eux tu es juste de la poudre à canon, si tu fais tout sauter, tu leur feras plaisir. Tu te souviens du jour où tu t'es rebellé contre eux, ou ils ont failli te tuer ? C'est pour ça qu'ils t'ont envoyé ici en kamikaze, ils savent que tu es trop intelligente et que tu es une menace pour eux. Ne fais pas ça Alya, je t'en prie, ne leur donne pas cette satisfaction.

Le discours du jeune capitaine sembla la faire réfléchir. Il fit un pas et lui prit la main en tremblant. Elle leva des yeux plein de larme vers lui et il lui sourit chaleureusement.

Jack baissa lentement son arme, la situation s'était peu à peu apaisée et il remercia le ciel pour avoir évité un nouveau carnage. L'Ordre était manifestement contrarié d'avoir laissé cette rebelle sauf, alors qu'elle les avait menacé ouvertement mais ne discutèrent pas sous la menace des P-90 du SGC.

Le colonel s'approcha doucement du couple –précautionneusement – enlacé. Le capitaine avait réussi à retourner la situation en leur faveur mais il ne fallait pas pour autant trainer dans le coin.

Mais lorsqu'il fut à mi-chemin, tous se figèrent sur place. Une voix monta des arbres aux alentours :

_Alya Frey, vous avez une minute pour accomplir la mission qui vous a été confiée. Votre frère ainsi que la famille Turner sont déjà agenouillés devant nos mitraillettes.

La tension qui avait peu à peu disparu du champ de bataille se réinstalla dans un silence pesant. Jack observa avec appréhension les deux jeunes gens se séparer au ralenti. Les yeux de Campbell suppliaient tandis que ceux d'Alya étaient perdus dans le vide, comme si elle se trouvait maintenant dans un autre monde, hors du temps et de l'espace. Un endroit où sa conscience bataillait pour savoir que faire. Il voyait qu'il était en train de la perdre une seconde fois et il ne savait plus quoi faire pour la faire revenir à la raison. La Alya qu'il connaissait n'aurait pas fait de mal à une mouche, mais ici, c'était comme si on lui avait fait un lavage de cerveau et qu'elle n'arrivait pas à reprendre le contrôle.

_Alya… souffla-t-il désespérément.

Celle-ci parut revenir à elle et glissa un regard désolé vers son amant.

A ce moment-là, Cam' se rendit compte avec horreur que c'était bien son Alya qui se trouvait devant lui, celle qu'il avait rencontrée et appris à aimer depuis 3 mois. Son regard exprimait tout ce qu'il avait toujours exprimé, la douceur, la passion et la détermination. Mais il nota qu'il y brillait également une autre lueur, celle de la culpabilité et du regret. Il savait quelle décision elle avait prise et il était pourtant incapable de faire le moindre mouvement, il ne pouvait se résoudre à détourner ses yeux de celle qu'il aimait. Il ne pouvait –voulait – pas croire qu'elle avait pris la décision de tous les tuer…

Elle leva une main pour caresser sa joue en plongeant ses yeux vert émeraude dans les siens, en une dernière promesse, celle de l'éternité. Il resta immobile, voulant toujours croire qu'elle changerait d'avis alors que son autre main saisit une sorte de petit appareil. Elle s'apprêta à appuyer sur le bouton quand une détonation retentit dans le silence oppressant. Un seul coup, qui atteignit mortellement sa cible.

Les yeux toujours rivé à ceux d'Alya, Campbell leva sa propre main pour saisir celle qui se détachait doucement de sa joue. Il ne se rendit vraiment compte de ce qu'il se passait que lorsque le regard vert de la jeune femme commença à se voiler tandis qu'il passait un bras autour d'elle pour la retenir de tomber. Ses yeux se fermèrent doucement et sa tête bascula en arrière. Campbell tomba alors à genou, tenant toujours contre lui le corps d'Alya. Il enfouit son visage dans son cou et pleura en gémissant.

Toute cette scène sembla lui avoir duré des heures, pourtant elle n'avait duré que quelques secondes, le tir de Jack ayant atteint la jeune femme en plein cœur.

Voyant venir les représailles, celui-ci se dépêcha de faire déguerpir les soldats de l'Ordre et leur ordonna d'aller se mettre à l'abri. Les Rebelles n'allaient probablement pas être content qu'on leur ait descendu leur kamikaze –ou plutôt qu'elle soit morte sans faire sauter la bombe

Une fois assuré qu'ils détalaient comme des lapins dans la bonne direction, il courut vers son soldat, toujours agenouillé. Il lui secoua l'épaule sans délicatesse, le temps n'était pas au deuil, il était à la fuite. Il entendit un grondement monter de la forêt à sa gauche – les troupes rebelles criaient vengeance –

_Debout Capitaine ! ordonna-t-il en lui empoignant le bras et le soulevant de force.

Campbell, les yeux injectés de rage sauta sur ses pieds et lança son poing avec une force colossale vers le visage de Jack. Celui-ci, trop préoccupé par l'organisation de la retraite fut pris au dépourvu et il accueillit le coup de plein fouet. Il tomba à terre sous la violence de la frappe.

_Vous l'avez tué ! hurla le capitaine.

Jack se releva avec le peu de dignité qu'il lui restait encore. Il lança un regard noir à l'officier devant lui qui s'apprêtait à lui sauter dessus une nouvelle fois.

_Elle allait tous nous faire sauter, aboya-t-il, maintenant vous nous suivez à la porte et on fiche le camp d'ici, c'est un ordre Capitaine !

Cam' bouillonnait, perdre son amante l'avait rendu complétement fou de chagrin et de rage. Tout ce qu'il ressentait à cet instant c'était une haine à l'état brute, prête à tout dévaster.

Lorsqu'il voulut réitérer son attaque, Jack anticipa. Il évita l'assaut, saisit son bras et le retourna dans son dos, l'immobilisant. Il héla les autres soldats du SGC qui commençaient déjà à tirer sur les rebelles qui s'amassaient à quelques centaines de mètres, prêts à prendre leur revanche.

Il leur confia le Capitaine qui se débattait violement en criant.

Ensemble, ils coururent vers la Porte.


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