Notes: Hello gameurs et gameuses, après quelque jours de combat acharnés contre le temps, l'orthographe et la démotivation, je clame haut et fort ma victoire qui se conduit en ce jour, par un nouveaux chapitre!
Merci pour vos reviews... Grâce à vous, je me suis rappeler que je n'avais pas encore fini cette fic =). Pour une raison obscure, mon esprit l'avait jeté aux oubliettes . Allé! Bonne lecture ! Poutou poutou et zou!
Chapitre IV :
Une clochette s'était accrochée sur l'une des écailles de la jeune femme. L'objet avait en fait été enlevé d'une coiffe de bouffon par Shaco, dans le but de poursuivre plus discrètement sa cible. Malheureusement pour lui, le grelot sans qu'il ne s'en rende compte, s'était échappé du petit sac dans lequel il la gardait avec toutes les autres. Et pour son plus grand désarroi, Cassiopeia avait reconnu cet objet. Toutefois, même si elle savait très bien à qui appartenait la clochette, la jeune femme avait beau réfléchir, elle ne comprenait pas pourquoi le bouffon n'avait pas agi pendant sa perte de conscience. Que de questions se bousculèrent alors dans la tête de notre très chère Cassiopeia, et si c'était pour se moquer d'elle qu'il l'avait laissé tranquille depuis tout ce temps ? Se sentait-il si supérieure à elle, qu'il pensait pouvoir la ramener quand il le voulait ? Et puis quoi encore !
Discrètement, la jeune femme avec l'aide de sa queue, recouvrit de terre ce qu'elle avait trouvé. Il ne fallait pas que Shaco soit au courant qu'elle savait pour lui. Si le but du bouffon était de se moquer d'elle, alors il allait bien être surpris. Parole de Cassiopéia !
Portée par la malice, la jeune femme élabora alors en l'espace de quelque instant, un plan machiavélique. Elle allait retourner au lac et tombera malencontreusement dedans. Elle fera alors semblant de ne pas savoir nager, mais arrivera néanmoins à « miraculeusement », rejoindre la terre ferme, pour ensuite feindre s'évanouir. Le Clown finira bien par se montrer à un moment ou à un autre, s'il voulait vérifier sa mort et c'est la qu'elle agira. Ah ! Son plan était vraiment démoniaque !
OOOOOO
- Ah… Merci…
Pauvre Cassiopéia, son projet était littéralement tombé à l'eau. Tout était pratiquement « parfait », mais dans sa tête seulement. Et tout ça à cause d'un imprévu. Sûre d'elle, Cassiopeia s'était rendue au milieu du lac, là où elle n'avait plus pied, ce fut là son erreur. Les crampes peuvent vraiment nous empoisonner la vie et même nous mettre en danger, surtout lorsque l'on en attrape une dans l'eau
Heureusement pour elle, Shaco la suivait toujours. Et lorsqu'il la vit se débattre dans l'eau tel un hérisson ne savant pas nager, il agit en conséquence sans toutefois prendre conscience de ce qu'il faisait. Son corps avait une fois de plus bougé avant son cerveau. Plongeant à son tour dans l'eau froide du lac, il nagea jusqu'à la jeune femme qui avait entretemps commencé à couler. L'attrapant par la taille, le bouffon la remonta alors à la surface. Cautionnant le côté pratique, il lui saisit le bras gauche, le passer derrière son cou et se dirigea vers la terre.
Une fois arrivé non sans mal sur la terre ferme, Shaco déposa le corps inerte de Cassiopéia, puis complètement épuisé, se laissa tomber sur le sol. Tandis qu'il reprenait son souffle, le bouffon de ses longs doigts fins, prit le pouls de la jeune femme. Il décélérait de plus en plus. Ne perdant alors pas plus de temps, il se mit à genoux et posa ses paumes contre la poitrine de Cassiopéia, pour ensuite tenter de la sauver par un massage cardiaque. Alternant pression et bouche à bouche, le bouffon réussit finalement à lui faire recraché l'eau qui avait commencé à s'installer dans les poumons de la jeune femme.
Et alors que le clown maintenant soulagé, était sur le point de se retirer dans les buissons, Cassiopeia reprit connaissance. Trop heureuse d'être encore en vie et désormais hors de danger, elle s'accrocha soudainement à la première chose qu'elle vit : Shaco.
Surprit par la tournure que prenaient les évènements, le bouffon mit un temps avant de réagir. Et lorsqu'il reprit enfin la possession de tous ses moyens, il repoussa brutalement Cassiopéia, qui tomba alors en plein sur les fesses. Et c'est là qu'elle se prit d'une violente quinte de toux. Voulant l'aider Shaco refoula sa gêne et se rapprocha d'elle, puis lui frappa pas moins de trois fois dans le dos.
- C'est bon, c'est bon, merci.
- …
- Tu vas me remettre en prison maintenant que tu t'es bien amusé? Lui demanda-t-elle alors suspecte.
- …
- Tu as vraiment cru que je n'étais pas au courant de ton petit manège ? Et puis d'abord, depuis quand est-ce que tu me suis hein ?
- …
- Les fruits, c'était toi aussi n'est-ce pas ?
- …
- Je vais te frapper ! le provoqua-t-elle le plus sérieusement du monde.
- …
Cassiopeia ne savait vraiment pas ce qui lui prenait. Il était plus bizarre et plus tordu qu'elle ne l'avait cru. Dans tous les cas, il se jouait d'elle, c'était inéluctable. Il se foutait d'elle, et ce sans même le cacher. Et tout ça l'énervait au plus au point. Non mais pour qui se prenait cette espèce de bouffon sadique ? S'il croyait qu'elle allait se laisser faire sans agir, il se trompait lourdement et elle allait le prouver. Mais alors que sa main entreprit le chemin d'une gifle, Shaco s'empara de ses poignets et les bloqua derrière son dos.
C'était ça que Shaco cherchait. Il n'y avait rien de tel qu'une proie qui lui résistait. Et le fait qu'elle se débatte encore de toutes ses forces, tout en sachant que jamais sa force physique ne pourrait égaler la sienne, lui procurait une intense satisfaction. Et tandis qu'il s'abandonnait à l'amusement de la situation, il ne se rendit pas compte de son geste. Trop étonnée de ce qui venait de se passer, la jeune femme ne réagit pas tout de suite et lorsqu'enfin elle reprit ses esprits, le fou lui tira la langue pour ensuite détaler aussi vite qu'un lapin qu'on venait de libérer.
Hum, tout cela était-il réellement arrivé ? Non, pas possible, impossible. C'était sûrement une hallucination, ou du moins un truc dans le genre, Cassiopeia en était sûre. Mais qu'est ce qui lui prenait à la fin ? Si c'était encore une de ses blagues pourries… Ah ! Si seulement il savait à quel point il avait le don de la mettre en rogne. M'enfin, dans tous les cas, il n'était plus là et elle était maintenant libre.
OOOOO
Ça y est, elle était enfin arrivée en ville. Et de tout le chemin, elle n'avait pas vu le bouffon. Etait-ce un bon signe ? Elle n'en savait rien, mais tout ce qui comptait désormais, était de savoir quel jour on était. Quinze avril, lui avait répondu une citadine. Cassiopeia était effondrée. Quinze avril, se répéta-t-elle. Elle avait manqué son tour aux jeux et ses compagnons ne lui pardonneraient jamais. Quinze avril répéta-t-elle encore une fois tout en se tenant la tête entre ses mains. Avaient-ils perdus à cause de son absence ? S'étaient-ils demandé si elle les avait trahis ? Tellement de questions se bousculaient dans sa tête, qu'elle n'avait pas vu qu'elle était déjà devant la porte de la taverne, dans laquelle ses compagnons avaient l'habitude de se rendre.
- Ahaha ! Ah la vôtre ! Entendit-elle de l'autre côté de la porte.
- J'avoue que pour une fois qu'ils n'étaient pas là ces deux là, c'était assez agréable. S'exclama Talon.
- Et qui avait raison ?
- Hum … Je te le dirais bien, mais… Bon d'accord. Bien joué Darius.
- Merci merci Mlle Leblanc.
- Tiens, en y repensant, vous vous souvenez de quand elle s'était blessée en se coinçant les écailles dans la boue, pendant qu'on combattait le Nashor ? Se moqua Vladimir.
- Ahaha ! Ah oui, Et aussi la fois où l'autre fou avait assommé tous ses coéquipiers alors qu'ils étaient sur le point de remporter la partie, tout ça juste pour « voir s'il pouvait nous finir à lui seul », et qu'au final c'est nous qui avons gagné !
- De vrais catastrophes naturelles ces deux là, je vous assure !
- Ouais, ce quatre contre quatre était bien sympa. Le plan de Poppy à vraiment bien fonctionné. Et dire qu'on a dû s'allier à l'autre équipe, juste pour que ces deux pas doués ne soient pas de la partie. Dit Talon.
- Mais tu avoueras que même si nous avons perdu, c'était nettement plus amusant qu'avec Cassiopeia la maladroite et Shaco le fou. Ils faisaient tellement n'importe quoi que le mieux, c'était de les ignorer voir de les considérer comme hors service. Rétorqua Darius.
- Moi j'admire un peu Garen. Vous vous rendez compte, il a quand même réussi à convaincre l'autre bouffon d'aller traquer notre petite Cassiopeia le temps d'un jeu, sous la garantis de le faire participer plus souvent au combat et tout ça juste pour avoir un moment tranquille ? Je les plains… Ahaha !
Minute… Cassiopeia n'en croyait pas ses oreilles. Non … Qu'est ce que c'était que ça ?
Non, non, non ! Ils n'avaient pas pu. Pas eux quand même ! Elle qui avait peur qu'ils ne la grondent encore plus fort que d'habitude… Et elle les retrouvait tous à la taverne, se moquer d'elle et de son soit disant ravisseur, tout en apprenant que tout ça avait été orchestré par les deux équipes ! C'était quoi ce gros bordel ? C'était quoi cette grosse foutaise ? S'ils ne voulaient pas d'elle, ils auraient quand même pu lui dire en face non ? Elle était maladroite et un peu beaucoup casse pied ça, elle le savait plus que quiconque, mais s'ils lui en avaient parlé, elle se serait sans doute mise en retrait… Ils lui avaient fait subir tout ce petit manège juste pour se débarrasser d'elle et de Shaco un moment… Elle devait se calmer. Elle n'allait pas leur laisser la joie de la voir triste d'avoir été abandonnée. Toute sa dignité ne tenait qu'à un fil et elle allait maintenant leur montrer qu'elle valait mieux qu'eux tout réunis.
- Bonsoir, avait-elle souhaité tout en poussant la porte de la taverne.
L'étonnement se lisait sur leur visage, ils ne s'attendaient pas à la revoir de sitôt. Shaco n'avait apparemment pas bien fait son travail, il aurait dû l'occuper au moins encore un jour de plus. Voilà ce que c'était que de confier ne serait-ce qu'une petite tâche à un bouffon. Il n'y avait plus qu'à espérer qu'elle n'ait rien entendu de leur petite discussion. Et alors qu'ils étaient sur le point de feinter s'inquiéter pour elle, la jeune femme parla.
- Je sais ce que vous avaient fait. Je sais ce que vous avaient tous comploté. Commença-t-elle calmement.
- On peut tout expliquer, tenta Leblanc.
- Bien sûr, bien sûr… En fait non, il n'est pas utile de vous donnez cette peine, j'ai tout entendu.
Cassiopeia respira alors un grand coup et ferma les yeux. Elle allait désormais leur montrer que leur coup ne l'avait pas le moins du monde touché et ensuite s'en aller la tête haute. C'était tout ce qu'elle pouvait faire pour conserver le peu de dignité qui lui restait.
- Ce n'est pas grave. Mais vous savez, si vous me l'aviez demandé, j'aurais sans doute pu accepter de me retirer du combat… Peut être en rechignant un peu je l'admets, mais j'aurais toutefois concédé à votre requête.
Et sans attendre la moindre réponse, ni le moindre geste de leur part, elle s'en alla. Mais à peine avait-elle refermée la porte, qu'un Léger « Hum » se fit entendre.
- Tu es sûre de toi ? Je peux t'aider à te venger si tu le souhaite, avait murmuré une voix qu'elle avait espéré ne plus jamais entendre.
Fin du chapitre
