Désolée pour le retard de publication ! Voici le chapitre, avec des ràr de Bergonis.
DAM : Merlin qui trouve une femme à tous les chevaliers, ça pourrait meme faire l'objet d'une fic à part entière : "Merlin et les Damoiselles de la Table Ronde."
Abeille : Eh oui, Merlin ! Toujours pret à rendre service !
Titesouris : Il fait de tout Merlin : magie blanche, magie noire, magie verte... Très polyvalent.
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Chapitre 7 : Le résultat des recherches ~ Partie 3 ~
La Grande Cloche avait sonné quelques heures auparavant, tout Camelot maintenant endormi à part les gardes qui surveillaient des tours ou le mur. Les gardes à l'intérieur surveillaient également, mais inconscient d'un trou laissé dans leurs patrouilles assignées. Ils ne remarquèrent pas la poignée de chevaliers et de serviteurs se faufilant dans les passages deux heures avant l'aube. Tout comme ils étaient inconscients du chemin délibéré laissé ouvert pour eux.
Merlin n'était pas l'un d'entre eux, bien sûr. Il avait été dans sa chambre de travail depuis minuit, complétant le reste des préparations. Un mot discret à Georg avait garanti qu'aucun garde ne viendrait près de la chambre de travail jusqu'à l'aube, avec l'escalier principal menant aux niveaux inférieurs également dégagé. Il savait que les autres arriveraient bientôt, et était prêt.
Il se détourna de la table maintenant nettoyée de l'encombrement plus tôt, seul un pot en métal restant là à côté de deux coupes en poterie. Il avait rangé tout le reste, sauf le deuxième bassin de laiton qu'il avait acheté pour le garder ici pour observer.
Regardant à l'endroit où il résidait sur une étagère, Merlin fronça légèrement les sourcils. Il avait essayé de chercher Morgane et Morgause avec, comme il l'avait fait de nombreuses fois depuis le dernier automne, sans succès. Elles étaient soit trop loin pour sa portée actuelle avec la technique, ou étaient cachées sous des sorts qui le bloquaient. Cependant, aucun ne serait une défense contre ce qu'il jetterait ce soir.
Il retourna au banc, regardant dans le pot le liquide épais et plein de grumeaux. Ça ne ressemblait pas à un liquide vaseux, pas comme celui pour le sort sur Uther. Au lieu de ça il semblait malheureusement pire un marbré criard de vert, gris, et de marron rougeâtre, qu'aucun remuement ne semblait le mélanger en une couleur. Arthur n'allait pas être content lorsqu'il verrait ce qu'il devrait boire.
Sachant qu'il n'y avait aucune utilité de penser à ça, Merlin s'assit dans une des chaises proches et attendit. Toute la Fraternité viendrait, sauf Léon, Elyan, et Gauvain. Ces trois-là avaient une patrouille dans la matinée, et Arthur avait été ferme en leur ordonnant d'aller obtenir du sommeil. Il ne voulait pas que des hommes fatigués et maussades sortent à cheval pour chercher des bandits.
Il était toujours assis là alors qu'ils se glissaient dans la chambre un par un, attendant jusqu'à ce que tout le monde soit présent avant de se lever. Aucun d'entre eux n'avait murmuré un mot en entrant, semblant réticents à l'interrompre dans sa contemplation. Ou peut-être qu'ils pensaient qu'il se préparerait à jeter le sort si seulement ils savaient qu'il avait fait ça toute la journée.
Arthur le rejoignit à côté de la table, lorsque le magicien y alla et s'y tint debout. Merlin semblait fatigué, l'ombre de quelque chose luisant dans ses yeux.
« Tu vas bien ? »
Un petit sourire passa sur le visage de son ami, suivi par une remarque plate.
« Qu'est-ce que vous croyez ? J'ai passé les derniers mois à faire toutes vos tâches et ce tous les jours. J'ai hâte d'avoir un sommeil décent à nouveau. » Merlin regarda le pot, avant de se tourner vers Gaius et les autres. « Vous devrez définitivement me rattraper à un moment, puisque je dois m'occuper de jeter le sort puis d'en devenir un réceptacle. Arthur, cependant, pourrait ou pas réussir à rester sur ses pieds. »
Cela lui valut un regard du prince, qui le regarda platement.
« Tu n'as jamais dit que ça peut me faire tomber. »
Le regard en retour était également plat.
« Et je vous ai dit que nous ferions mieux de boire ça l'estomac vide. Vous avez sûrement dû supposer que ça ne serait pas exactement confortable. »
Une main se posa sur l'épaule d'Arthur, le prince tournant la tête pour regarder la femme maintenant à côté de lui alors que Gwen souriait.
« Faites-lui confiance, Arthur, comme nous le faisons tous. Il ne vous impliquerait pas là-dedans si ce n'était pas dangereux. »
Il y eut un moment de silence, avant qu'Arthur laisse échapper un soupir résigné.
« Très bien, finissons-en. »
Merlin n'eut pas besoin de plus d'encouragement, se tournant pour faire face au pot et mettant une main au-dessus. Ses mots se répercutèrent dans la chambre, Gwen reculant pour se tenir avec Gaius et les autres à distance confortable.
« Tha aerdaede beo eornostlice. Merlinus beo se ambihtere. Artur beo se freareccere. Ealda galdre beo se nifara. Tha aerdaede beo eornostlice. »
Le bois sous le pot roussit et fuma, avant de se recouvrir tout aussi vite d'une fine couche de gel. Le bord du pot en fer craquela sous le choc du changement de température soudain, avant que la glace fonde, laissant le métal et le bois en-dessous perlé de moisissure.
Merlin l'ignora, puisqu'il s'était pleinement attendu à ce que le contenant n'en survive pas intact. Ce qui l'inquiétait plus à ce moment était le gouffre bâillant qui était apparu dans ses réserves d'énergie, ou plutôt sa résistance. Avec toutes ses connexions au monde de la magie, le pouvoir lui-même n'était pas le problème mais plutôt sa force pour s'y relier. Il s'était effacé aussi loin que la magie allait, pour le reste de la journée et peut-être même demain.
Ce qui signifiait bien sûr qu'il avait utilisé tellement de sa résistance que ses genoux cédèrent et qu'il dut se rattraper au bord de la table pour ne pas tomber.
Quelque chose d'autre l'attrapa aussi, une paire de mains calleuses d'épée et de bouclier. Elles le redressèrent à nouveau, leur propriétaire, Arthur, semblant maintenant extrêmement inquiet.
« Merlin ? »
Le magicien éloigna les mains une fois qu'il se tint debout à nouveau, atteignant le pot pour verser son contenu dans les coupes.
« Je vais bien, je m'y attendais. Je ne pratique pas beaucoup les gros sorts, donc j'ai toujours des problèmes à manier tout le pouvoir impliqué. » Il laissa échapper un rire. « Je me demande toujours pourquoi, quand je fais quelque chose de gros par accident quand je suis énervé, ça ne me fatigue jamais autant que quand je fais la même chose quand je ne le suis pas. »
La potion grise-verte-marron était maintenant séparée dans les deux coupes, et c'est seulement maintenant qu'Arthur remarqua à quoi elle ressemblait.
« C'est… Tu plaisantes. »
Merlin ne gratifia pas cela d'une réponse, ramassant simplement sa coupe à la place et la levant pour un toast.
« A votre santé. »
Il commença immédiatement à avaler la sienne, Arthur atteignant la sienne au lieu de sembler effrayé par le liquide d'apparence rance. Malheureusement, il avait aussi mauvais goût qu'il le semblait, et l'effet secondaire fit qu'Arthur commença à sembler distinctement nauséeux.
Il serra une main sur sa bouche, pâlissant pendant que ses intestins sentaient comme s'ils se tordaient.
« Je crois que je vais être malade. »
Merlin, également pâle, répondit à cela plutôt brusquement.
« Non, ou nous devrons refaire tout ça à nouveau. Vous rejetez cette potion, et l'enchantement se brisera pour nous deux. »
A ce moment il se balançait sur ses pieds, avant que ses jambes cèdent juste alors que Lancelot arrivait derrière lui et le rattrapait. Arthur, suivant quelques instants plus tard, fut rattrapé par Perceval. Tous deux furent abaissés pour s'asseoir sur le sol, pendant que Gwen s'agenouillait à côté d'Arthur et levait les yeux sur Gaius.
« Que se passe-t-il ? »
Le vieil homme soupira.
« Les sorts qui utilisent des réceptacles varient en deux groupes : ceux qui jettent le sort directement sur la personne ou l'objet, et ceux qui doivent être jetés sur un matériau d'abord dans le but de transférer le sort dans le réceptacle une fois qu'il est complet. Celui-ci va dans la deuxième catégorie, et Merlin et moi avons appris de son sort sur Uther que le transfert du sort du matériau au réceptacle cause un certain degré de nausée et de malaise. » Il se baissa pour poser une main sur son épaule. « Ne t'inquiète pas, l'effet passera une fois que le sort aura été transféré.
- Ça ferait mieux. » Arthur dirigea un regard à Merlin, bien qu'il ne soit pas excessivement sérieux. Pas quand le magicien gisait maintenant sur le côté à essayer de ne pas grogner. « Si tu me demandes jamais de faire quelque chose comme ça à nouveau, tu peux demander à quelqu'un d'autre. »
Merlin renifla, grimaçant alors que ça le faisait presque vomir.
« Croyez-moi, je ne veux plus jamais utiliser ce type de sort-réceptacle à nouveau si je n'ai pas à le faire. Deux fois, c'est plus qu'assez. »
Il eut Liam à son épaule, l'apprenti médecin regardant son mentor pour des conseils jusqu'à ce que Gaius fasse signe à Lancelot et Perceval.
« Nous devons les ramener à leurs chambres. Maintenant, tant que les couloirs sont vides. » Les deux chevaliers acquiescèrent, Perceval prenant un Arthur protestant dans ses bras, pendant que Lancelot et Liam prenaient chacun un bras de Merlin et le redressaient entre eux. Ses prochains mots furent adressés au prince, qui rougissait maintenant à l'embarras de Perceval qui le portait de façon nuptiale. « Je parlerai à votre oncle après l'aube, et lui ferai savoir que vous ne serez pas à la réunion du conseil d'aujourd'hui. Je doute que vous soyez suffisamment bien à temps pour y assister. »
Arthur opina, poussant du coude le chevalier le portant pour l'encourager à se diriger vers la porte.
« C'est bon. Je viendrai quand je pourrai me tenir debout à nouveau. »
Les mots contenaient une légère barbe pour Merlin, qui grimaça un peu à l'ennui dans le ton de son ami. Tout le monde se faufila hors de la chambre, se séparant dans le couloir dehors alors que le loquet sur la porte cliquetait.
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Pour ceux qui virent le Médecin de la Cour marcher dans les couloirs remplis de serviteurs quelques heures plus tard, ils ne remarqueraient rien qui sortait de l'ordinaire dans ses manières. Il hochait la tête aux personnes qui le saluaient, mais semblait avoir l'esprit ailleurs comme souvent. La plupart du temps il pensait aux rondes qu'il avait pour la journée, comme ce qu'il faisait habituellement, mais aujourd'hui son pupille et prince lui avaient valu une course importante pour couvrir les effets secondaires des activités illégales de la nuit dernière.
Son coup sur la porte des appartements de sa destination, situés dans l'aile des nobles proches de ceux du prince Arthur, produit un cri pour entrer de l'intérieur. Il le fit, entrant dans la chambre pour voir Agravain assis à sa table, mangeant son petit déjeuner.
Le noble le regarda par-dessous ses cheveux longs et foncés, coupés à hauteur du menton dans un style que de nombreux nobles plus vieux préféraient. Il était aussi différent d'apparence avec sa sœur que le jour et la nuit. Ygerne avait été blonde et lumineuse, alors que ses cheveux étaient d'un noir de jais et ses yeux également sombres. Quelqu'un aurait pu se demander si tous deux avaient un quelconque lien, si ce n'était pour le fait que leurs parents avaient été aussi disparates. Ygerne avait tout pris de leur mère, alors qu'Agravain ressemblait de très près à leur père.
Il fronça un peu les sourcils de surprise en voyant le Médecin de la Cour à sa porte, posant son gobelet.
« A quoi dois-je cette visite ? »
Gaius lui donna une demi-révérence de respect, mais pas la révérence entière qu'il aurait donnée à Arthur ou au roi. Agravain n'était pas monarque, car tout ce qu'il était, c'était le beau-frère du roi.
« Je suis venu vous informer que le prince Arthur n'assistera pas à la réunion du conseil aujourd'hui. Lui et son serviteur ont apparemment attrapé une maladie à l'estomac, probablement après avoir bu de l'eau contaminée pendant qu'il était à sa partie de chasse quelques jours auparavant. Ce n'est pas sévère, mais avec la nausée intense dont il souffre, c'est mieux qu'il reste étendu plutôt que debout, au moins pour ce matin. Lorsque j'ai trouvé son serviteur, mon pupille, malade ce matin, j'ai envoyé mon apprenti à son côté seulement pour qu'il revienne et m'informe que le prince souffrait du même mal. Je l'ai ausculté, et il devrait aller suffisamment bien pour retourner à ses devoirs demain. Mon apprenti subviendra à ses besoins jusqu'à ce que mon pupille puisse aussi reprendre le travail. »
Le froncement de sourcils d'Agravain s'approfondit légèrement.
« Vous avez-vous-même déterminé de ne pas envoyer le serviteur d'Arthur au travail, et d'envoyer votre apprenti à sa place ? Ce n'est sûrement pas approprié. »
Gaius resta silencieux pendant un moment, surpris à la demande. Personne d'autre à Camelot n'avait posé de questions, ça avait plutôt été accepté qu'alors que Merlin était son pupille officiel, Liam était aussi proche d'en être un second que personne ne s'en souciait. Que l'un remplisse les devoirs de l'autre lorsqu'il était malade était normal.
« Le prince Arthur et moi avons un arrangement pour des cas comme celui-ci, à cause de moments où je peux demander à Merlin d'aller faire une course pour moi. Liam n'a aucune expérience en tant que cavalier, et n'en connait pas encore assez en matière d'herbes pour collecter les plus éloignées et les plus difficiles à localiser qui poussent dans le royaume. Merlin, cependant, a été les collecter pour moi plusieurs fois. Dans ces cas-là, mon apprenti sert en tant que serviteur du prince Arthur pendant que Merlin m'assiste Nous l'avons simplement étendu à des cas de maladies ou de blessures que mon pupille peut obtenir pendant son travail. Ce qui, considérant qu'il assiste également le prince Arthur pendant les patrouilles et la pratique d'armes, est quelque chose qui est toujours une possibilité. »
Le noble se leva.
« Mais, quand même… »
Gaius, se sentant un peu prudent à cette réaction négative, se redressa très légèrement. Il était temps de rappeler quelque chose à Agravain, qui depuis sa dernière visite de nombreuses années auparavant, avait clairement oublié une des pratiques établies du roi.
« Il y a également le fait que mon pupille est un Serviteur de Confiance, tout comme je le suis. Nous avons tous deux prouvé notre valeur et que nous étions digne de la confiance du royaume. Un seul jour pour récupérer d'une maladie est difficilement quelque chose dont nous devons nous inquiéter à la lumière de la loyauté et du service ferme de Merlin. Le roi n'a eu aucun problème quand mon pupille a passé une semaine entière à récupérer après s'être blessé la jambe une fois, dans le processus d'exposer un assassin et de sauver la vie du prince Arthur. Il a gagné ses droits de cette manière. »
L'expression d'Agravain s'étrécit avec des objections intérieures à ce moment, avant qu'il secoue la tête et abandonne d'autres protestations. Il pouvait toujours presser la question avec les gens en question plus tard.
« Eh bien si mon neveu l'approuve, et que le roi n'a pas d'objections, alors je suppose que c'est à lui de voir ce qu'il permet à son serviteur. Je rendrai visite à mon neveu cet après-midi, si le Médecin de la Cour n'a pas d'objections ?
- Je n'y vois aucun problème, bien qu'il sera probablement en train de dormir. Des maladies d'estomac sont souvent accompagnées de fatigue c'est la manière pour le corps de faire qu'une personne se repose pour qu'elle puisse récupérer. »
Gaius s'inclina à nouveau et sortit, fronçant les sourcils une fois que la porte fut fermée et se sentant un peu dépassé par les manières d'Agravain concernant l'arrangement de Merlin et Arthur.
Il retourna à ses appartements, où un Merlin toujours plutôt pâle était assis à la table dans la chambre principale, mangeant avec hésitation un bol de soupe. Il avait récupéré de sa nausée bien plus vite qu'Arthur, qui après avoir été ausculté n'avait aucune envie du tout de manger. Cependant, alors qu'Arthur était capable de marcher, Merlin avait actuellement besoin d'être aidé ou il tomberait.
Liam était aussi dans la chambre, nettoyant, et il sourit lorsque son professeur entra.
« Ça s'est bien passé ? »
Gaius opina, l'envoyant vers la porte avec un geste.
« Oui, c'est bon. Maintenant, allez, tu es supposé nettoyer les appartements d'Arthur, pas les miens. »
Toujours souriant, Liam se précipita dehors, pendant que de la table Merlin regardait son mentor délibérément.
« Vous avez ce regard dans les yeux, comme si vous aviez vu quelque chose que vous n'aimez pas. »
Gaius s'approcha, s'asseyant à l'opposé de Merlin et soupirant.
« C'est Agravain. Je sais qu'il n'est pas arrivé depuis longtemps, et les choses ont changé depuis sa dernière visite quand Arthur était enfant, mais quand même… Il y a quelque chose sur lui que je ne trouve pas très bien.
- Alors vous l'avez finalement remarqué aussi ? » Merlin souleva un peu les sourcils lorsque Gaius réagit de surprise. « Je l'ai remarqué le jour où il est arrivé. Il s'est beaucoup promené dans le château, disant qu'il se réhabituait juste à l'endroit, mais il continue à traîner dans des places où il n'a aucune affaire en cours. J'ai déjà dit à Georg de garder un œil discret sur lui, et de me rapporter s'il remarque quelque chose de plus que simplement suspicieux. »
Gaius le regardait maintenant avec désapprobation.
« Merlin, tu ne devrais pas utiliser tes connexions à la Conspiration comme ça. Agravain est l'oncle d'Arthur, et le beau frère du roi. »
Le jeune magicien à l'opposé de lui secoua la tête.
« Je le sais, c'est pour ça que je n'ai rien dit à Arthur ou à quelqu'un de la Fraternité à part vous. C'est un inconnu, et nous ne savons pas si ce qu'il dit sur ses raisons de venir ici sont vraies. Je suis juste prudent, demandant à un homme de m'aider à surveiller quelque chose d'étrange. Si Agravain est réellement ici juste pour soutenir Arthur et Uther, alors il n'y a aucun mal de fait, mais je ne vais pas risquer de manquer quelque chose s'il est en fait ici pour causer des problèmes. Ces deux-là n'ont pas eu beaucoup de choses avec leurs parents récemment. »
Gaius sembla se dégonfler à cela, incapable de le nier. Et ce n'était pas inhabituel que des parents d'un meneur malade ou blessé se montre en espérant avoir une partie du trône s'ils succombaient à leur maladie.
« Sois prudent, Merlin. Serviteur de Confiance ou pas, si tu es surpris à l'espionner sans preuves de raisons de le suspecter, tu te mettras dans de sérieux problèmes. »
Merlin soupira, avalant prudemment le reste de sa soupe.
« Je sais, et je suis habitué au risque. Je ferai attention à ne pas être pris c'est pour ça que j'ai demandé à Georg de m'aider. Il a toutes les raisons de traîner au hasard, garder un œil sur les choses, c'est son travail. » Il essaya de se lever, grimaçant quand ses jambes tremblèrent d'avertissement et qu'il s'assit à nouveau avec réticence. « Et je vais faire mon travail, et protéger Arthur même quand il ne sait pas qu'il est protégé. »
Merlin devint très calme après ça, Gaius l'aidant à remonter les escaliers de sa chambre pour qu'il puisse dormir un moment. C'est en fin d'après-midi que le jeune magicien ait regagné suffisamment de force pour cheminer jusqu'aux appartements d'Arthur, arrivant là pour voir que le prince aussi avait suffisamment récupéré pour retourner à une forme de normalité.
Il avait un plateau de nourriture devant lui, où il était assis à sa table près de la cheminée. C'était seulement de la nourriture simple, de la soupe et du pain, comme Merlin l'avait fait toute la journée.
« Je vois que tu vas mieux. Comment tu te sens ? »
Merlin lui donna un demi-sourire, fermant la porte puis prenant la liberté de s'asseoir dans la chaise à l'opposé du prince. Si Agravain voyait les manières décontractées entre eux, il aurait probablement une apoplexie.
« Beaucoup mieux, mais toujours fatigué. Définitivement pas de magie pour quelques jours, sauf si je veux me donner une migraine. »
Le prince posa sa cuillère, pensif dans le silence qui suivit.
« Alors, tu crois que ça a marché ? Le sort. »
Merlin tourna la tête pour regarder vers les fenêtres, solennel et distant.
« Je le découvrirai le jour où nous serons face à face avec elles à nouveau. Jusqu'alors, nous devons juste supposer que ça a marché. »
Loin dans la forêt, loin de la cité, les deux femmes en question étaient toujours dans leur hutte. Morgause dormait toujours, et Morgane s'occupait du petit feu au-dessus duquel elle cuisinait ce qui serait leur repas du soir.
Elle fronça un peu les sourcils alors qu'elle le faisait, se sentant comme si quelque chose avait changé, pourtant elle ne pouvait imaginer quoi. Elle était toujours coincée ici, et voulait toujours sa revanche. Merlin et Arthur avaient eu de la chance jusqu'à maintenant, mais leur chance ne durerait pas pour toujours. Après tout, quelle chance avaient-ils ?
Quelle chance avaient un simple prince et son serviteur-sorcier de compagnie ?
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Alaia Skyhawk: « Le passé devient votre vérité. Merlin devient le serviteur. Arthur devient le prince. Le sorcier âgé devient l'étranger. Le passé devient votre vérité. »
Mercredi c'est moi qui répondrai aux reviews
