Bonjour ! Aujourd'hui les ràr sont d'Abeille.

titesouris : Alaia a réussi à nuancer Uther, plus que dans la série, c'est l'avantage de l'écrit

DAM : C'est une bonne idée, ça. Organisons des speed dating avec les chevaliers :D

elisabeth49 : Le début de la fin ? Enfin on verra ce qu'Alaia nous a concocté. De la pitié c'est un peu dur... de la compassion plus non ?

Bergonis : Qui sème le vent récolte la tempete. Malheureusement ce qui lui est arrivé est en partie de sa faute. Mais le résultat est très triste tu as raison

Colinou : J'aime beaucoup cette scène aussi... On a l'impression que la cuisinière est un dragon ˆˆ Ne le mets pas trop vite dans son cercueil... On a encore un peu de tempsˆˆ

Eeeeeeet la partie 2 !

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Chapitre 9: L'Heure La Plus Sombre ~Partie 2~

Quatre chevaux passèrent au galop la porte du château, le peuple s'écartant de chaque côté en écartant les yeux avec surprise et inquiétude. Nul ne pouvait manquer de voir les deux silhouettes immobiles allongées sur deux de ces selles, et l'expression sombre des chevaliers survivants sur les deux autres.

Léon and Elyan firent s'arrêter les quatre montures, s'empressant de descendre et d'entrer dans le château, le cri de Léon au garde le plus proche l'envoyant devant eux alerter le prince. Tous ceux qui devaient être là, seraient dans la salle du conseil en quelques minutes.

Tous les deux attendaient dans cette pièce quand ils arrivèrent, adressant un signe de tête respectueux à Agravain quand il arriva le premier. Le noble avait Merlin et Gaius sur ses talons. Aucun chevalier ne remarqua le regard méfiant que le magicien lança dans la direction d'Agravain.

En effet, ils avaient d'autres choses en tête, des choses qu'ils rapportèrent à Arthur dès qu'il arriva.

« Les rapports sont véridiques. Nous avons rattrapé Morgane dans les plaines de Denaria. »

Arthur regarda Léon calmement, mais il y avait une inquiétude indéniable dans ses yeux.

« Elle était seule ?

- Sûrement pas, non, répondit Elyan en secouant la tête.

- Elle était avec Morgause ? »

Les deux chevaliers échangèrent un regard avant qu'Elyan ne réponde :

« Nul ne peut en être sûr. »

Une voix se fit entendre sur le côté de la pièce, où Agravain s'était presque placé dans l'ombre.

« Où allait Morgane, le savez-vous ?

- Vers les Mers de Meridor. »

Gaius prit la parole, connaissant le seul endroit où iraient les deux sorcières dans cette direction. Ce n'était pas la meilleure des nouvelles, si ce n'est que l'artefact le plus dangereux de l'Île avait déjà été déplacé depuis un certain temps.

« Sur l'ïle Fortunée. »

Quand bien même, un regard d'inquiétude passa entre le médecin et le prince, tandis qu'Agravain avançait vers eux.

« J'enverrai des patrouilles demain dès l'aube. »

Arthur hocha la tête vers lui.

« Merci, Agravain.

- Sire. »

Léon reprit la parole, ses yeux en disant plus que ses paroles.

« Sachez que ses pouvoirs ont grandi. Messire Bertrand et Messire Montaigu sont morts tous les deux. »

Arthur baissa la tête à cette nouvelle.

« Tenez-moi au courant de ce qui se passe. »

Les deux chevaliers s'inclinèrent, se retournèrent et quittèrent la salle avec tous les autres. Seul Merlin resta, après s'être retiré pour attendre juste devant les portes de la pièce. Il observa l'échange qui s'ensuivit entre Arthur et son oncle, incapable de nier sa méfiance envers l'homme. Après avoir fouiné à son arrivée au château, quelques mois auparavant, les mouvements d'Agravain n'étaient plus le moins du monde suspects. Il se rendait aux mêmes réunions sociales que les autres courtisans, restait dans les mêmes zones générales du château. Et les quelques fois où Merlin avait utilisé sa vision dans l'eau pour le suivre sur l'une de ses chevauchées, l'homme s'en était tenu aux mêmes chemins populaires mais sûrs utilisés par tous les autres nobles qui aiment monter à cheval.

Mais il n'ignorerait jamais l'instinct qui avait été éveillé durant ces premiers jours après l'arrivée d'Agravain. A vrai dire, l'homme semblait trop honnête, trop innocent dans ses affaires quotidiennes. Sans la confiance implicite d'Arthur en cet homme, Merlin aurait averti le prince de se méfier de lui quelque temps auparavant. Mais s'il le faisait maintenant, et sans preuve, ça semblerait juste petit.

« J'ai fait une promesse à votre mère. Je serai toujours là pour vous. »

Merlin tiqua en entendant ces mots, jetant un regard vers eux pour voir le sourire de gratitude qu'Arthur adressait à son oncle. Non, il ne dirait rien, pas quand en vérité il se pourrait qu'il soit juste trop soupçonneux envers Agravain. Il ne pouvait pas nier non plus, que vivre sur les nerfs comme lui rendait souvent les gens paranoïaques.

Il emboîta le pas à Arthur tandis qu'il quittait la salle du conseil, le prince murmurant de façon à ce que seul Merlin puisse l'entendre :

« Pourquoi les amulettes ne nous ont-elles pas avertis qu'elle avait attaqué Elyan et Léon ? »

Merlin fronça les sourcils, il s'attendait à cette question mais répondit quand même.

« Je vous ai déjà dit, quand je les ai distribuées, qu'elles ne se lancent que quand on les active avec la phrase clé ou si son porteur est inconscient. Souvenez-vous, j'ai entraîné Léon et Elyan moi-même. L'explosion pure de magie que Morgane aura utilisée sur eux aura suffi à les envoyer en arrière, mais à moins de heurter quelque chose elle ne les aura pas assommés. Je les ai lancés dans les airs de cette façon bien assez de fois pour savoir ce qu'ils peuvent supporter.

- Ce qui était plus que Messire Bertrand et Messire Montaigu... »

Merlin grimaça devant le ton frustré et coupable d'Arthur, tendant la main pour la placer sur son épaule.

« Ce n'est pas votre faute. Vous faites de votre mieux avec les circonstances. A moins de déclarer le roi incapable de régner et de le détrôner, vous ne pouvez pas révoquer la loi. Et si vous faisiez cela, ça ressemblerait horriblement à ce qu'a fait Morgane... Les gens croiraient que vous êtes possédé ou enchanté. »

Arthur soupira, se détendant légèrement devant les paroles raisonnables de son ami.

« Pars devant, et finis de polir ce discours pour moi. Nous pourrons adresser nos prières à nos chevaliers tombés quand la cloche sonnera minuit. »

Merlin sourit, avant de hocher la tête et de partir en courant. Il devait juste espérer que, quoi que prépare Morgane, ça ne viendrait pas les hanter tout de suite.

La journée passa rapidement à partir de là, un flou d'activités frénétiques tandis que les dernières préparations pour la fête étaient terminées. Vraiment, le personnel du château s'était dépassé. Pour aucun noble en visite ils n'avaient fait autant d'efforts que pour ce soir. Respecter les proches perdus dans le passé signifiait bien plus pour eux que de céder à l'arrogance de certains des vivants.

Merlin se plaça sur le côté de salle à manger principale, tenant ce qui était désormais un pichet vide de vin. Les breuvages coulaient déjà à flot, même si la nourriture n'avait pas encore été touchée, et ce fut alors qu'Arthur se leva de sa chaise à côté du trône vide de son père.

« Samain... C'est l'époque de l'année où nous nous sentons le plus proche de nos ancêtres. C'est le moment de nous souvenir de ceux que nous avons perdus, et d'honorer leur mémoire. »

Le peuple se levait à son tour, coupes en main prêtes pour le toast à venir, aucun d'entre eux conscient des deux sœurs sur l'Île et du conflit qui déchirait le cœur de l'une d'entre elles. Cette petite sœur encouragée dans leur tâche par son aînée, qui s'allongea ensuite sur un autel dans les ruines abandonnées d'une partie de cette citadelle... après lui avoir tendu une dague.

Dans la salle à manger, Arthur observa tout le monde se lever, continuant ses paroles.

« Et tout comme nous leur souhaitons la paix dans l'au-delà, nous savons qu'eux aussi souhaitent la paix au monde des vivants. A notre famille, nos amis, et à notre roi ! »

La Grande Cloche sonna, le prince ayant parfaitement choisi le temps de son discours, tandis que sur l'Île Morgane se dressait au-dessus de l'autel avec les paroles de l'incantation franchissant ses lèvres. Elles coulaient, d'une voix qui tremblait au bord des larmes. Larmes que ses yeux ne versaient pas, et pourtant ils reflétaient son conflit et son hésitation à faire ce que sa sœur avait demandé avec ses derniers mots.

'Je ne regrette plus rien à présent... Je veux que ma mort soit l'ultime présent que je te ferai.'

L'incantation se termina, la dague levée s'abaissa, et le dernier sursaut de Morgause résonna dans l'air avant que le monde entier ne semble frissonner.

Dans le château Merlin eut l'impression qu'il avait été arraché du temps, le monde ralentit jusqu'à ramper autour de lui comme s'il avait accéléré son propre temps. Sauf qu'il ne l'avait pas fait, ce n'était pas lui qui faisait cela. Non, le frisson qui s'introduisait jusque dans ses os ne venait pas de lui, mais de l'inconvenance dans l'air, tandis que devant lui une vieille femme habillée de robes noires déchirées et d'un capuchon le fixait du centre de la pièce où elle apparut sur les talons d'un hurlement surnaturel.

« Emrys... Emrys... Emrys... »

Leurs yeux se rencontrèrent, le pichet lui tombant des mains pour s'entrechoquer contre le sol tandis que le temps revenait. La salle entière devint silencieuse à ce son, tout le monde se retournant pour regarder seulement pour voir ses yeux rouler en arrière dans sa tête avant qu'il ne s'écroule inconscient au sol.

Arthur commença à bouger, mais s'arrêta, conscient qu'en tant qu'hôte de cet évènement il ne pouvait pas l'abandonner pour un simple 'serviteur'. Ce fut Lancelot qui se rua vers lui après un regard d'Arthur, rejoint par Gaius aux côtés du magicien frissonnant.

Ils s'empressèrent de le sortir de la pièce, Lancelot le portant tandis que Gaius prenait la tête. Mais Merlin était froid... si froid.

Sur l'Île il faisait tout aussi froid, Morgane inconsciente là où le déferlement de magie l'avait jetée loin de l'autel. Des doigts lui caressèrent doucement la joue, la réveillant, ses yeux s'ouvrant pour découvrir la même femme qui était apparue à Merlin... debout face à elle devant une déchirure sombre et brumeuse de la réalité.

« Qui êtes-vous ? »

La vieille femme avait l'air sombre et attristée, mais également réprobatrice. Elle n'était pas censée être là, et pourtant elle était là.

« Je suis La Cailleach, la gardienne du Monde Spirituel. Tu as déchiré le voile qui sépare les deux mondes. »

Des cris tourmentés s'échappèrent de la déchirure derrière elle, La Cailleach répondant à la question et à la peur dans les yeux de Morgane.

« Les Dorocha... Ce sont les voix des morts, mon enfant, elles sont innombrables comme eux. Tu as raison d'avoir peur, Morgane. Tes ennemis vont maudire ce jour et la destruction qu'il apportera. Fais preuve de prudence. »

Morgana frissonna, aussi bien à cause du froid que des hurlements.

« Que voulez-vous dire ? »

La Cailleach demeura solennelle et alarmante.

« Déchirer le voile qui sépare les mondes a engendré un nouveau monde, tu ne seras pas seule à le traverser. Celui qu'on nomme Emrys marchera dans ton ombre. Il est ton destin... et il est aussi ta perte. »

Morgane demeura immobile à ces paroles, hantée par le sentiment qu'elle ne connaissait que trop bien ce nom. Les mentions de prophétie dont elle avait entendu Morgause parler voletaient au bord de son esprit, ne laissant qu'une terrible impression de terreur, qu'elle connaissait cette menace mais ne pouvait pas se rappeler d'où.

La Cailleach se détourna pour lui signifier son congé, tandis que Morgane se relevait et fuyait vers le passeur, et que dans le château celui qui était sa fin prédite était allongé sur son lit.

Lancelot regarda Gaius tandis qu'il déposait Merlin.

« Que s'est-il passé ? »

Le visage du médecin était un masque d'inquiétude.

« Je n'en sais rien. Jamais encore je n'ai senti quelqu'un d'aussi froid.

- Il n'est pas en danger ? »

Gaius le regarda.

« Pour stimuler sa circulation j'ai besoin d'aubépine, et de couvertures. Beaucoup de couvertures. »

Lancelot se précipita hors de la chambre de Merlin, tandis que Gaius s'occupait d'envelopper son pupilles dans les quelques couvertures qui se trouvaient déjà dans cette pièce. Le jeune magicien frissonnait toujours, et quelque chose dans la façon dont il remuait la tête semblait indiquer qu'il rêvait.

Merlin était inconscient de tout cela, conscient uniquement des hurlements résonnant toujours dans sa tête. La femme se dressait toujours là dans l'œil de son esprit, et l'appelait toujours... Emrys... Emrys... Emrys... Jusqu'à ce qu'elle se détourne comme pour s'éloigner.

Elle sait que tu seras sa perte, et cependant elle ne sait pas qui tu es... Ses souvenirs ont été tordus afin de lui dissimuler ce qu'elle sait... Elle a raison de te craindre ainsi que le pouvoir que tu détiens. Toi qui la lui as volée, l'information qui aurait pu changer son sort et condamner Albion.

Il s'éveilla en sursaut pour se retrouver seul dans sa chambre, enveloppé dans des couches de couvertures et avec le goût amer de l'aubépine dans la bouche. Il avait toujours froid, mais ne frissonnait plus. Tout ce qu'il savait c'était qu'à cet instant il voulait parler à son mentor, à Gaius.

Merlin écarta la plupart des couvertures, s'enveloppant dans la première, qui contenait la majeure partie du peu de chaleur que son corps avait réussi à regagner. Il descendit ensuite les escaliers de sa chambre, pour trouver Gaius debout derrière l'une des tables en train de pilonner ce qui était probablement encore plus de l'aubépine séchée dont le pot était posé sur la table à proximité du mortier.

« Gaius. »

Le médecin sursauta, et fit tomber son pilon avec fracas en se retournant.

« Merlin, tu es réveillé. »

Il s'empressa de le rejoindre et de faire asseoir son pupille.

« Comment te sens-tu ? Que s'est-il passé ? »

Merlin frissonna en y repensant, laissant Gaius le faire asseoir. Il prit la parole tandis que le vieil homme s'asseyait dans la chaise à côté de lui.

« J'ai vu une femme, habillée dans une robe noire déchirée avec un bâton, debout au milieu de la salle en train de me parler. Quand elle a parlé, j'ai eu l'impression que sa voix venait des entrailles de la terre. Son regard... était triste. Il y avait tant de peine dans ses yeux. »

Un silence s'ensuivit, le fait que Gaius ne dise rien révélant à Merlin que son mentor pensait savoir qui était la femme.

« Qui est-elle ? »

Gaius demeura solennel.

« La Cailleach... La gardienne du Monde Spirituel.

- Pourquoi était-elle là ? »

Le médecin prit l'air sombre.

« Elle est venue à minuit, le soir de Samain. A l'instant même où le voile qui sépare les mondes est le plus fin possible. Cela ne peut pas être une coïncidence.

- Pourquoi suis-je le seul à l'avoir vue ? »

Merlin était clairement troublé, c'était l'une des rares occasions où les incertitudes qui venaient avec son jeune âge, se frayaient un chemin au-delà de la confiance et de la connaissance qu'il avait accumulées dans les cinq dernières années.

« Tu as un grand pouvoir, Merlin. Pour une personne qui a reçu de tels dons, ce genre de visions n'est pas rare. Et tu as dit toi-même que tu avais eu d'autres visions, comme celle qui t'a prévenu l'hiver dernier que le fait que Morgane sache que tu es Emrys serait une menace. »

Merlin inspira profondément, se souvenant de ce qu'on lui avait dit d'autre.

« Quand j'étais inconscient, la Cailleach m'a de nouveau parlé. Elle m'a dit qu''elle' savait que je serais sa perte, mais que je lui avais volé l'information qui aurait pu changer son sort et condamner Albion. Que j'avais tordu ses souvenirs pour lui cacher cette information... Elle savait qui j'étais, elle m'a appelé Emrys, et je crois qu'elle parlait de Morgane. »

Gaius se redressa avec surprise.

« Ton sort ? Il a fonctionné ? »

Merlin acquiesça.

« C'est la seule magie que j'aie jamais pratiqué qui 'torde' les souvenirs. Je crois qu'on peut désormais supposer en toute sécurité que Morgane et Morgause n'ont plus aucune idée d'à qui elles ont affaire avec moi. Je m'inquiète juste que la Cailleach m'ait parlé d'elle, car comment le saurait-elle à moins d'avoir vu Morgane ? »

L'expression de Gaius s'assombrit.

« Je l'ignore, mais si Morgane a déchiré le voile qui sépare les mondes, alors que les dieux nous protègent tous. »

La conversation pesait toujours sur l'esprit de Merlin le lendemain matin, quand il arriva aux appartements d'Arthur avec le petit déjeuner du prince. Distrait comme il était, le plateau fit du bruit quand il le déposa, lui valant un grognement de protestation de l'homme dans le lit.

« Merlin. »

Le serviteur ouvrait désormais les rideaux, faisant entrer le soleil dans la pièce et attendait le moment où il savait qu'Arthur se souviendrait de ce qui s'était passé la nuit dernière. Effectivement, quelques secondes plus tard Arthur se redressa brusquement.

« Merlin ! Est-ce que ça va ? »

Le magicien se retourna, l'air fatigué mais suffisamment alerte pour être sarcastique.

« Merci de vous souvenir que j'ai perdu conscience la nuit dernière... Je vais préparer vos vêtements. »

Arthur le fixa, avant de rejeter ses couvertures et de se diriger vers lui à grands pas.

« Alors, tu vas me dire ce qui s'est passé ? Tout ce que m'a dit Lancelot c'est que Gaius disait que tu étais 'stable' et qu'il était inutile que je vienne te voir pendant que tu dormais. »

Merlin grimaça en y repensant.

« Je n'appellerais pas vraiment ça dormir, mais quand c'était de si mauvais augure. »

Arthur s'immobilisa, sa voix dénotant maintenant une angoisse silencieuse.

« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? »

Merlin enroula ses bras autour de lui-même, les yeux hantés tandis qu'il expliquait :

« J'ai eu une vision de la Cailleach, la gardienne du Monde Spirituel, à minuit quand le voile est le plus fin possible. Gaius pense que ce pourrait être un augure que le voile entre les mondes a été déchiré. »

Il regarda Arthur, un léger sourire lui venant au visage.

« Le bon côté des choses, c'est que la Cailleach m'a dit, ou sous-entendu, qu'elle avait vu Morgane... Et que les souvenirs de Morgane ont été 'tordus', l'information de mon identité lui a été 'volée'. Je pense que nous pouvons être certains que le sort que j'ai jeté cet été, a marché. »

Arthur acquiesça, l'air rassuré.

« C'est bon à savoir. C'est une chose dont nous n'avons plus à nous inquiéter. Maintenant nous devons juste espérer que le fait que tu aies vu cette 'Cailleach' n'est pas d'aussi mauvais augure que le pense Gaius. »

Leur conversation fut interrompue par un coup brusque à la porte, Messire Léon entrant avec un air d'inquiétude sur le visage.

« Pardonnez-moi, Sire. Vous êtes attendu à la salle du conseil, c'est une affaire de la plus grande urgence. »

Prince et magicien échangèrent un regard, une angoisse glaciale se formant dans leur estomac avant que chacun ne se prépare à y aller.

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