Bonjour ! Aujourd'hui c'est Bergonis qui répond à tout le monde !

Abeille : Effectivement, le mot était surement "torche"

elizabeth49 : Leur amitié est beaucop mise en avant dans les premières saisons, mais de moins en moins ensuite, c'est dommage tu as raison.

Colinou : Ah si on s'inquiétait chaque fois que Merlin frole la mort, on aurait pas fini... Pour Camlann c'est vrai que j'aurais bien aimé voir cette scène dans la série.

titesouris : Pas faux. D'ailleurs le gros plan sur la tete glacée de Merlin me rappelle un peu le gros plan sur Jack dans Titanic, une fois qu'il a bien gelé et qu'il a des glaçons dans les cheveux.

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Chapitre 13: L'heure la plus sombre ~Partie 6~

La pièce se trouvait dans un silence absolu, chacun d'entre eux incapable de bouger face à l'horreur de voir l'expression étonnée et déjà vide de leur ami. Aucun d'entre eux n'était capable de prononcer un mot pour exprimer leur peur et leur douleur dans leurs cœurs, tandis que le prince berçait le sorcier contre lui, ses yeux priant pour que ce ne soit pas vrai.

"Merlin! ...Merlin! Réveille-toi !"

Arthur mordit sa lèvre, secouant son ami de manière frénétique.

"N'ose même pas mourir, espèce d'idiot!"

Mais Merlin ne répondait pas, toujours complètement immobile et froid, Arthur inclinant la tête vers lui de chagrin.

"Merlin, quel fou..."

Les chevaliers commencèrent à se rassembler plus près, Léon et Elyan se déplaçant pour faire qu'Arthur leur laisse prendre Merlin dans leurs bras. Pourtant le prince resserra son étreinte, suffisamment fort pour produire une réaction que plus aucun d'entre eux n'osait espérer.

Merlin toussa soudainement, la respiration sifflante tandis qu'il tressaillait soudainement et se mettait à haleter. Il frissonnait violemment, Arthur fut surpris au point de desserrer son étreinte assez pour que les deux chevaliers prennent le sorcier dans leurs bras.

Elyan ouvrit la voie, torche à la main.

"Nous devons le ramener près du feu et le réchauffer !"

Aucun n'eut besoin de se le faire dire deux fois, tous les six se dépêchant vers la sécurité relative du feu. Aussitôt qu'ils y furent, Perceval et Gauvain allèrent chercher du bois que le prince et Merlin devaient à l'origine aller chercher, pendant qu'Arthur restait résolument aux cotés de Merlin.

Il était toujours en train de trembler, même si le gel sur son visage et ses vêtements avait déjà fondu, un miracle en soi étant donné qu'ils savaient des victimes de Camelot que celui-ci prenait normalement des heures à disparaître. Il y eut un éclat doré dans ses yeux, un scintillement erratique, mais ce fut suffisant pour leur donner une indication sur comment il avait fait pour être encore même en vie... La magie de Merlin, la partie qui était à l'intérieur de lui et non le pouvoir de la terre, l'avait protégé. Juste assez pour le garder en vie, et à présent elle faisait tout ce qu'elle pouvait pour l'y maintenir.

Les amulettes étaient toujours en train de trembler, faisant qu'Arthur se demande ce que Gaius, Liam et Gwen pouvaient bien penser en ce moment. Ils devaient être frénétiques bien sûr, frénétiques mais impuissants. Il n'était pas dans une meilleure position, même s'il était ici et capable de voir qu'au moins pour le moment, Merlin était vivant.

"Arthur..."

Le murmure rauque fit sursauter et tourner les têtes de toutes les personnes présentes, pour voir que les yeux de Merlin étaient ouverts, et cherchaient le prince vaguement dans les ténèbres. Arthur se dirigea vers lui, une main sur l'épaule, ressentant maintenant une vague de fureur devant la stupidité du sorcier.

"À quoi pensais-tu ! Nous pensions que tu étais mort !"

Merlin sembla comme s'il voulait sourire de manière narquoise et faire une remarque ironique à ça, mais fut coupé quand il toussa faiblement. À la place, il resta silencieux jusqu'à ce qu'il récupère sa respiration, ses yeux essayant mais échouant à se concentrer sur le visage d'Arthur.

"Ouais, mais si vous aviez été celui qui prenait ce chemin, vous seriez mort... Je me sens comme si j'avais été piétiné par un cheval et ensuite jeté dans un tas de neige. Mais si vous ne voulez pas me remercier, alors allez-y, ça ne me dérange pas."

Il mit juste une touche d'irritabilité tandis qu'il faisait la dernière de ses remarques, Gauvain haussant les sourcils en l'entendant.

"Oui, quelle mauvaises manières de votre part, Sire. Merlin aurait juste pu être en train de faire son boulot qui est de protéger votre royal cul, mais il mérite toujours des remerciements."

Merlin essaya de rire de cela, finissant en un autre accès de toux. Si peu, sa voix était encore plus sévère et plus calme quand il parla à nouveau.

"Je n'ai pas besoin de remerciements. J'ai juste besoin de me reposer un peu, et arrêtez ces stupidités."

Sa couverture bougea tandis qu'il luttait pour lever la main, échouant jusqu'à ce qu'Arthur ne retire la couverture et ne déplace sa main pour lui. Il la laissa reposer sur l'amulette qu'il tira de sous la chemise de Merlin, l'observant tandis qu'un doigt pâle traçait une simple rune dessus avant que le symbole de griffon en plomb ne redevienne une figure sombre.

Tous leurs pendentifs devinrent alors de plus en plus sombres, Arthur soupirant.

"Eh bien au moins, cela permettra à Gaus et aux autres de savoir que tu es vivant."

Il n'obtint pas de réponse, ce qui le fit commencer à froncer les sourcils.

"Merlin?"

Une main se déposa sur son épaule, Elyan secouant la tête.

" Il s'est endormi. Laissez-le se reposer. Nous devons encore plus surveiller les dorochas."

Ils eurent très peu de sommeil pendant le reste de la nuit, même si en vérité il y avait presque une heure ou deux avant que l'aube n'éclaire le ciel. Merlin était toujours mortellement pâle et calme tandis qu'ils se préparaient à quitter Dalebeth, son regard errant vaguement sur les environs comme s'il était à moitié là depuis qu'il s'était de nouveau réveillé. Il était toujours froid au toucher, malgré tous leurs efforts pour le réchauffer, et il commençait à devenir clair que même en ayant été sauvé par sa magie, sa vie était toujours sur le fil du rasoir.

Arthur faisait les cent pas tandis que les dernières pièces de leur équipement étaient empaquetées, se tournant vers Léon pour exprimer ses inquiétudes. Le chevalier fronçant les sourcils quand il entendit ce que le prince avait à l'esprit.

"Nous devons le ramener à Gaius."

"Et abandonner notre quête ?"

Ils jetèrent un coup d'œil vers le sorcier, qui semblait inconscient de la fragilité de son état.

" Il a sauvé ma vie, et mon destin est perdu sans lui. Il doit vivre je ne peux pas le laisser mourir."

"Sire."

Léon, étant celui qui l'avait servi le plus longtemps parmi les chevaliers présents, secoua la tête.

"Sire, si nous n'allons pas sur l'île Fortunée, des centaines d'autres personnes périront... Pensez-vous que Merlin pourra se le pardonner, s'il en devenait la cause en vous ayant détourné de cette quête ?"

Lancelot s'approcha, en fournissant la solution.

" Laissez-moi le ramener ! Le reste d'entre vous pourra continuer."

Il regarda aussi Merlin.

"Je ne comprends toujours pas pourquoi il n'a pas appelé Kilgharrah. Sûrement que le grand dragon pourrait aider."

Arthur soupira.

"Il est à peine capable de parler, Lancelot. Je doute qu'il soit capable de l'appeler avant un moment, et ce serait seulement si son état s'améliorait plutôt que si son état s'aggravait. Il était à peine capable de réinitialiser les amulettes, et cela ne requerrait même pas qu'il utilise un sort."

Il se tourna vers le chevalier.

"Je dois aussi mentionner que, voyager seul avec un homme blessé te prendra deux à trois jours pour atteindre Camelot dans ces conditions. C'est trop dangereux."

Le chevalier leva la main tandis qu'il donnait son argument.

"Non, pas si je traverse la Vallée des Rois Déchus. La vallée est riche de magie et aux lieux qui lui sont liées la traverser pourrait l'aider à regagner des forces."

Son expression était solennelle.

"Vous ne devez pas renoncer à la quête."

À côté de lui, Léon hocha la tête, en accord avec lui.

"Il a raison, sire. Et s'il était capable d'appeler le dragon, il récupérerait assez vite avec son aide, Merlin pourrait même être capable de nous rattraper alors. Mais si cela ne se passait pas, ce serait pour le mieux."

Arthur se tenait debout, semblant à la fois en conflit et coupable avant de laisser échapper un long soupir et d'appeler les autres.

"Perceval, prends Merlin et transporte-le jusqu'à son cheval. Lancelot va le ramener à Gaius pendant que le reste d'entre nous continueront la quête."

"Oui, Sire."

Cela sembla réveiller Merlin, dont les yeux se fixèrent immédiatement sur le prince tandis qu'il était ramassé par Perceval. Il semblait comme vouloir être libéré pour protester, mais son corps inerte était sans force pour le faire. Il ne pouvait résister tandis qu'il était chargé sur le dos de Bitan, ses pieds étant alors attachés aux étriers de la selle et ses mains au pommeau de la selle avec précaution.

Ce fut de cette position, hissé et à demi plié sur son cheval, que Merlin regarda Arthur de manière suppliante. Le prince lui rendant un regard empli d'excuses.

"C'est ma faute. Je suis navré."

La voix du sorcier restait à peine plus qu'un murmure hagard, tandis qu'il parlait.

"Je vous en prie, emmenez-moi avec vous."

Arthur secoua la tête, vérifiant toujours que son ami soit sécurisé sur son cheval.

"Non, tu es mourant."

"Vous n'en savez rien. De grâce Arthur !"

La culpabilité dans l'expression du prince le fit taire quelques instants, même si les paroles suivantes étaient une timide tentative pour le faire sourire.

"Crois-tu que tu feras un jour ce qu'on te dit ?"

"Il faut que je vienne avec vous !"

"Merlin."

Arthur le coupa avec un autre secouement de tête.

"Je sais que tu es supposé être mon protecteur et conseiller, mais même toi tu peux avoir besoin d'être guidé par moi pour une fois. Tu dois y aller, pour te remettre, et si tu vas assez vite, tu pourras peut-être être capable de nous rattraper... mais cela n'arrivera pas si tu ne reçois pas d'aide."

Lancelot les interpella alors, de son siège sur son cheval.

"Il est temps de partir. Nous avons perdu assez d'heures de lumière comme ça, sans en perdre plus."

Arthur inclina la tête à cette déclaration, donnant à Merlin une dernière pression sur l'épaule avant que le sorcier ne se soumette avec réticence et n'adresse un ordre à Bitan.

"Bitan... Befylge, Launcelot."

Le cheval renifla, obéissant à l'instruction dans l'ancienne langue comme il avait été entraîné pour le faire. Les deux hommes chevauchèrent hors des ruines du château, se dirigeant vers l'est, pendant que le reste de leur groupe restait derrière pour partir vers l'ouest.

Jetant un coup d'œil en arrière du mieux qu'il puisse réussir, Merlin ne voulait rien de plus en ce moment que les suivre, mais il devait admettre qu'Arthur avait raison. Il ne leur servirait à rien de bon s'il mourait parce qu'il avait été trop borné. À la place il se contenta de fermer les yeux et de méditer, faisant confiance à son cheval pour suivre Lancelot jusqu'au bout du monde s'il le fallait. Se connecter à la toile de magie de la terre lui procura un certain soulagement au froid qui se répandait dans son cœur, et cela l'alerta aussi d'un nombre inhabituellement élevé de présences magiques aux alentours.

Il ne savait pas ce qu'elles étaient, mais il les ressentit un instant quand il pensa qu'elles pourraient vraiment le rechercher, lui murmurant des paroles de réconfort aux limbes de son esprit.

Merlin s'assoupit sur sa selle, l'expression de son visage en paix, pendant que Lancelot regardait en arrière maintenant tandis qu'ils chevauchaient. Tenant un rythme lent, et lié par le besoin de s'arrêter et de trouver suffisamment de bois pour le feu pour cette nuit, cela allait être un retour angoissant vers la ville.

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Cela avait été un instant à couper le souffle, un instant pendant lequel leurs pendentifs qu'ils ne retiraient jamais tournèrent aussi froid que de la glace et se glacèrent sous leurs touchers. Ce contact glacial avec leurs tenues de nuit les fit sursauter tous les trois en les réveillant. Ce qui avait été effrayant en soi, mais cela l'avait été plus encore quand chacun d'entre eux avait ouvert les yeux et vu exactement lequel des symboles avait flambé sa vie.

Le griffon de Merlin ...

Gaius était resté dans ses appartements, le fixant, tandis que Liam arrivait des quartiers des serviteurs moins de cinq minutes après que les amulettes aient réagis. Gwen ne fut pas capable de venir avant que l'aube ne rende les rues sûres à nouveau, bien après que leurs pendentifs ne furent redevenus sombres, tous trois à présents réunis et assis dans un silence inquiet. Que le symbole soit revenu à son état initial disait que Merlin était vivant, mais cela ne faisait pas disparaître leurs inquiétudes. Après tout, il avait été frappé par quelque chose de suffisamment fort pour être resté inconscient au moins pendant quelques minutes.

"Gaius, pensez-vous qu'il va bien ?"

La voix de Liam était calme, la peur pour son ami écrite sur chaque ligne du visage de l'apprenti du médecin. Gaius put seulement l'atteindre, plaçant une main sur l'épaule de son élève en réconfort.

"Nous devons juste lui faire confiance. Le prince Arthur et les autres le protègeront, et s'assureront qu'il se reposera peu importe ce qu'il s'est passé."

Gwen fronça les sourcils, son expression se faisant le miroir de celle de Liam.

"Mais si quelque chose d'autre arrive ? S'il a été blessé sévèrement, alors il ne sera pas capable d'utiliser sa magie."

Gaius soupira.

"Il ne peut pas utiliser sa magie contre les dorochas de toute façon... Il n'a jamais mentionné ceci à aucun d'entre vous avant de partir, mais quand le dorocha s'est approché de lui, leur présence l'a empêché de tirer l'énergie de la terre dont il avait besoin pour ses sorts. Pourtant il peut toujours sentir quand ils arrivent, et cela lui permet de prévenir les autres quand la menace se rapproche. C'est pourquoi il est parti avec eux."

Il se leva, regardant la lumière passer par la fenêtre.

"Maintenant, nous devrions retourner à nos corvées, avant que quelqu'un ne commence à se poser des questions sur l'endroit où nous sommes."

Les deux jeunes se levèrent aussi, Gwen passant sa main vers le pendentif caché sous sa robe une fois encore.

"J'espère juste que rien d'autre ne leur arrivera. Je ne pourrais pas le supporter si aucun d'entre eux ne revient à la maison."

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