titesouris : Y a peu de choses pires que la VF de Merlin. Mais celle de OUAT en fait partie. Et oui Merthur bromance forever !

elisabeth49 : Il est persuadé que son destin est de protéger Arthur quitte à mourir lui-meme...

DAM : J'ai bien peur qu'un changement aussi important (maintenir en vie un personnage principal censé mourir) ne soit source de trop de trous de scénario pour Alaia. Désolée :s A défaut, voici un paquet de mouchoirs *offre un paquet à DAM*

Colinou : Et pour ce chapitre tu vas encore faire un "Et paf" ? Oui c'est en grande partie à cause de Gwen que l'un d'eux ne reviendra pas...

~(-)~

Chapitre 14: L'heure la plus sombre ~Partie 7~

Les heures étaient passées dans une rafale de sabots et de vent qui faisaient claquer leurs capes, le jour se rapprochant du crépuscule quand ils descendirent de cheval pour se reposer. Ce choix de route se révélait être autant un obstacle qu'un avantage. Traverser les landes pour atteindre l'île prendrait moins de la moitié du temps tout au plus, mais cela signifierait une nuit sans défense avec peu ou pas de bois pour faire de la lumière pour conjurer le dorocha. Cette route sinueuse, qui suivait les forêts jusqu'au pied de la face sud des Montagnes Blanches était peut-être plus sûre à cet égard, mais il était frustrant de voir le temps qu'ils perdaient.

Arthur soupira tandis qu'il marchait sur une courte distance le long du chemin de terre où ils se trouvaient, relâchant la raideur dans ses jambes, pendant que derrière lui, Gauvain avait un sourire sur son visage, le chevalier jetant un coup d'œil à ses collègues à côté de lui et Léon le fixant simplement par derrière.

"Vous entendez ce que j'entends ?"

"Des abeilles ?"

"À manger "

Gauvain retira un de ses gants, marchant vers un trou dans un arbre proche où le son d'insectes bourdonnants révélait la présence d'une ruche. Il procéda alors à mettre sa main dans ce trou, pendant que Léon continuait de le fixer.

"Vous tenez à nous faire tuer ?"

L'autre chevalier ne s'arrêta pas de sourire.

"On chevauche vers notre mort, alors…"

Léon secoua la tête et marcha vers Arthur, qui s'était arrêté et était à présent en train de chipoter à ses protections de poignet.

"Les chevaux doivent se reposer."

Le prince resta silencieux.

"Vous êtes bien silencieux."

Arthur se tourna et le regarda, dirigeant un long regard vers l'endroit où se trouvait Gauvain, son bras toujours dans l'arbre.

"C'est ce qui arrive après trois jours passés à écouter Gauvain."

Cela fit apparaître un sourire chez Léon, qui comprenait aussi la vraie raison pour laquelle Arthur était si silencieux.

"Vous avez pris une excellente décision. Merlin n'aurait pas pu continuer avec nous. C'est un de ces moments qui me rappelle à quel point nous sommes liés à lui, et peut-être à quel point nous devrions apprendre à ne pas être si dépendant de lui. Nous plaçons beaucoup trop sur ses épaules."

Arthur soupira, inclinant la tête.

" Il en place plus de lui-même que n'importe lequel d'entre nous en met sur ses épaules."

Ils furent interrompus par un juron soudain de Gauvain derrière eux, le chevalier fuyant la ruche avec une pièce de rayon de miel à la main et chassé par une horde miniature d'insectes piqueurs. Tout le monde s'écarta de son chemin et le laissèrent partir.

"Alors il fait un peu comme vous en ce qu'il le concerne. Si quelqu'un peut ramener Merlin à Camelot, c'est bien Lancelot."

Arthur réussit enfin un demi-sourire de remerciement pour ce réconfort, avant qu'il ne se tourne pour retourner vers le lieu où les chevaux avaient été attachés.

"Reposez-vous pendant que vous le pouvez. Nous partons dans un quart d'heure."

Chaque homme hocha la tête, et profitèrent de cette occasion de s'asseoir. Ils devraient chevaucher un peu plus vite, et ensuite le cauchemar de chaque nuit pourrait recommencer.

~(-)~

Le terrain n'offrait aucun confort pour le moment aux deux cavaliers, ne donnant aucun répit à celui qui était blessé pour se rendormir sur sa selle.

Merlin grimaça et se redressa autant que son corps affaibli le lui permettait pour se préserver du petit coup qu'il recevait à la tête par le cou de son cheval chaque fois que Bitan devait faire un petit saut pour passer un obstacle. Cette chevauchée était en train de devenir plus dure que le sol libre qu'ils avaient couverts aujourd'hui, et le crépuscule les menaçait maintenant dans le ciel. En effet, le seul bon signe fut la vue d'une des paires de statues qui marquaient l'entrée de la Vallée des Rois Déchus.

Lancelot jeta un coup d'œil en arrière vers Merlin comme il l'avait fait de nombreuses fois durant la journée, inquiet par le fait que le sorcier ne dise rien et reste encore terriblement pâle. Il ne semblait pas du tout retrouver ses forces, comme si tout semblait lointain de manière déconcertante.

"Merlin?"

Il ralentit son cheval un peu, permettant à Bitan de remonter à sa hauteur, avant de marcher en cadence avec le hongre. Lancelot atteignit alors Merlin d'une main, pour le secouer un peu.

"Merlin?"

" Il y a une rivière sur notre droite, à travers les arbres bicentenaires... Campons ici."

Les yeux de Merlin étaient à demi fermés, comme s'il était coincé dans une transe, et Lancelot fronça les sourcils.

"Merlin?"

"Amène-moi jusqu'à l'eau..."

Le chevalier le fixa, perplexe et un peu énervé. Par tout l'enrouement de sa voix, les paroles de Merlin avaient ce ton qu'il utilisait seulement quand il parlait de choses sérieuses concernant la magie. Aussi, s'il demandait à être amené près de l'eau, alors le chevalier obéirait à cette requête.

Il sortit de la piste, suivant les instructions de Merlin pour trouver assez sûrement la rivière comme le sorcier l'avait décrit. Comment avait-il pu savoir qu'elle était là, il ne savait pas mais malgré tout il porta Merlin au bord du ruisseau après l'avoir détaché et descendu de la selle de Bitan.

Merlin restait amorphe dans les bras de son ami, son esprit toujours à moitié enfermé dans sa méditation, entendant toujours les murmures des esprits dont il avait senti la présence toute la journée. Elles l'appelaient, le pressant à leur côté, et quand Lancelot le déposa sur le bord de la rivière, il glissa sa main rapidement dans l'eau.

Elles l'accueillirent, les esprits résidant dans ce courant. Leur présence se faisant comme des éclats argentés tandis qu'elles couraient à son contact et le baignait dans la chaleur de la magie.

Lancelot eut l'air surpris quand Merlin bougea, ses yeux repérant les ondulations argentées couvrant la main de Merlin et coulant sur son bras jusqu'à sa manche. Il était sur le point de bouger pour le défendre, suspectant une menace, quand un murmure de voix de femme l'arrêta dans son élan.

"Lancelot... Lancelot..."

Devant ses yeux qui s'élargissait, il observait tandis qu'un grand nombre de gouttelettes d'eau s'élevaient de la rivière, dans chacun d'entre elles étaient visibles le visage d'une femme. La plus proche de lui parlait à nouveau le regard doux.

"Nul malheur ne vous arrivera. Vous porter secours c'est ce qui nous anime."

Le chevalier déglutit un peu nerveux.

"Qui êtes-vous ?"

"Nous sommes les Villi. Les esprits des cours d'eau et des courants… La déchirure du voile a rompu l'équilibre du monde. Les bons comme les mauvais esprits errent librement, et cette situation dangereuse ne saurait durer plus longtemps."

Lancelot commença à se relaxer un peu, hochant la tête de compréhension.

"C'est pour cela que le prince Arthur chevauche vers l'Île Fortunée, dans l'intention de restaurer le voile."

La villi sembla solennel, une lueur de savoir dans les yeux.

"Il aura besoin d'aide. De la vôtre et de la sienne."

Lancelot jeta un coup d'œil vers Merlin, qui apparaissait être en train de dormir, maintenant.

"Mon ami est souffrant, je dois le ramener à Camelot."

"Merlin est plus fort que vous le supposez." Elle sourit, remarquant sa surprise qu'elle connaisse ce nom. "Le jeune sorcier a un grand pouvoir. Et un destin qui a été tracé depuis l'aube des temps. N'ayez crainte, en cet instant mes sœurs commencent à guérir Merlin…"

Lancelot regarda de nouveau Merlin, pour seulement voir que les lueurs argentées n'étaient plus seulement restreintes à la main dans l'eau, mais étaient aussi visibles sur son cou et son visage. C'est alors qu'il réalisa quelque chose, se retournant vers l'esprit.

"Il savait que vous étiez là... Il m'a dit de le conduire près de l'eau."

La villi sourit de nouveau.

"Il nous a senti, et nous a appelé. Vous pouvez rester ici, en sécurité à côté du ruisseau. Vous êtes fatigué. Vous devez vous reposer. Nous vous protégerons des dorocha jusqu'à ce que l'aube vienne. Soyez rassuré, et dormez bien."

Plus d'esprits sortirent de la rivière, flottant dans l'air autour des deux hommes tandis que la berge devenait baignée de lumière dorée comme de soleil. Les ténèbres avaient été bannies, l'air froid remplacé par de l'air chaud, et souriant de soulagement, Lancelot tint compte de la suggestion et se coucha de lui-même pour dormir. Si Merlin l'avait guidé ici, alors on pouvait faire confiance aux Villis.

Moins confortable était la situation d'Arthur et des autres où ils étaient. Ils avaient atteint le pied des Montagnes Blanches, et les grottes qui passaient sous elles. Et pour le moment le prince fixait l'entrée de l'une d'entre elles, descendant de son cheval tandis que les autres le suivaient.

"Nous laissons les chevaux ici. Avec leur entraînement, ils devraient aller bien jusqu'à ce que nous revenions. En prenant ce passage, à l'aube, nous serons de l'autre côté des montagnes."

Il commença à descendre la pente, Gauvain suivant la file, semblant décidément peu enthousiaste.

"J'imagine que vous plaisantez ? Ces galeries sont infestées de wildorens !"

Arthur ne ralentit pas son rythme.

"Les galeries nous épargnerons des jours de voyage, et de traverser les landes où on ne trouvera plus de bois pour le feu."

"Ouais ! Si on s'en sort vivants !"

Arthur roula des yeux, pointant certains buissons à proximité.

"C'est pourquoi nous nous enduirons de baie de gaia… À vous de choisir, Gauvain : wildorens ou le Dorocha ?"

Elyan fit une ligne droite vers les buissons, suivi par Léon.

" Pour moi, le choix est fait !"

"Pour moi aussi."

Ils commencèrent à s'enduire avec des baies écrasées en suivant l'exemple d'Arthur et essayant de ne pas grimacer face à l'odeur, pendant que Gauvain continuait de tergiverser et de regarder les bois qui s'obscurcissaient. Tout cela fut mis à terme brutalement quand les cris de la dorocha le poussèrent à se jeter dans les buissons prendre une poignée de baies, avant de courir vivement vers la grotte quand Arthur eut pour réaction de crier un ordre, suivi tout droit après par Perceval qui donna un coup à Gauvain pour le dévier de la trajectoire du dorocha qui était sur le point de l'attaquer.

"Vite, dans les grottes !"

Le prince avait une torche, une des rares qu'ils avaient faites durant la chevauchée de la journée, sa lumière bientôt rejointe pas une autre quand ils en allumèrent une autre de leur faible provision. Le plafond de la grotte était heureusement assez haut, la rendant confortable même si les dangers s'y trouvant étaient sûrement aussi nombreux que ceux dehors.

Et ce fut une heure ou presque de ce voyage, que Perceval admit finalement un des aspects irritants avec lequel il était d'accord avec Gauvain.

"Rappelez-moi pourquoi nous sommes couverts de cette pâte immonde."

Arthur soupira, essayant de ne pas prendre un ton irrité ou condescendant, échouant un peu aux deux.

"Les wildorens sont complètement aveugles, ils dépendent de leur odorat pour se nourrir. Les baies de gaia masquent notre odeur. Je les ai déjà utilisé avant, en traversant des tunnels comme ceux-ci avec Merlin et cela avait marché à l'époque."

Gwaine renifla.

" Quand même, je parierai qu'il s'est plaint autant à propos de l'odeur...Quelle chance avons-nous de sortir d'ici sans croiser de wildorens ?"

"Aucune."

Ils continuèrent d'avancer, souriant quand Gauvain réussi à donner un coup dans le crâne humain desséché devant lequel ils étaient tous passés à coté. Quelques instants plus tard, Arthur les pressait au silence avant de les envoyer se couvrir derrière un rocher à proximité.

Ils observèrent nerveusement tandis qu'une énorme créature chauve, qui ressemblait à un croisement entre un rat et une taupe avec un museau plat au-dessus de saillantes incisives. Elle reniflait sa route jusqu'à eux, heureusement aussi aveugle qu'Arthur l'avait dit, et ils se baissèrent et s'assirent tout à fait immobiles quand elle arriva avec son nez en quête à quelques centimètres de leur tête.

Le ton d'Arthur était calme, déjà signe de prudence.

"Évitez de bouger. Évitez de respirer."

Le wildoren perdit son intérêt et s'éloigna, Gauvain brisant son expression en un large sourire jusqu'à ce qu'il remarque que les quatre hommes étaient à présent en train de le fixer... ou plutôt la chose qui était venue près de lui.

Le wildoren plaça une patte sur la poitrine de Gauvain, le poussant à se coucher tandis qu'il reniflait son visage. Arthur savait que tout ce Gauvain avait à faire était de rester immobile et de l'endurer, il l'avait fait lui-même après tout dans une situation identique, et pourtant une fois encore l'homme afficha qu'il manquait cruellement de bon sens.

Gauvain embrocha la créature à travers son cœur, l'éloignant de lui d'un coup de pied avec un sourire de satisfaction. Pendant ce temps, tout le monde le regarda comme s'il était un complet idiot, Arthur exprimant ce qu'ils pensaient tous.

"Vous êtes fou."

Le chevalier souriait toujours.

"Je l'ai tué !"

Arthur essayait de ne pas grincer des dents.

"Celui-là, oui… Ils chassent en meute."

Un cri outragé sortit d'un passage à proximité, Elyan sautant sur ses pieds parmi les autres.

"Courez !"

Tout le monde piqua un sprint aussi rapide que le leur permettaient les couloirs, fuyant en avant tous les wildorens en colère. Cela allait être une longue nuit.

~(-)~

Les grottes n'étaient pas le seul endroit à céder place à la panique, une égale terreur se répandait parmi les civils désespérés essayant de passer les portes tandis qu'elles étaient fermées devant leurs visages. Des fenêtres du château, deux silhouettes les observaient, un vieil homme et une jeune femme fixant avec horreur la scène.

Gwen semblait presque outrée, Gaius désapprouvant également.

"Que font-ils ?"

"Fermer les portes, comme si faire ça allait être d'une quelconque aide contre les dorochas. Agravain surestime son autorité, en faisant ceci en l'absence du prince. Je remarque que la seule raison pour laquelle on lui obéit pour le moment, c'est parce qu'Arthur n'est pas là, et qu'étant son oncle, il semble représenter l'autorité. Le conseil est effrayé."

Gwen commença à secouer la tête, se tournant et courant vers le couloir.

"Nous ne pouvons pas les laisser faire ça."

Gaius se dépêcha de la rattraper, plaçant une main sur son épaule.

"Gwen, tu es à peine plus qu'une servante, malgré que tu sois l'aide-soignante du roi."

Il nota l'obstination se poser sur son expression, et soupira.

"Je viendrai avec toi. À nous deux, nous avons une chance de faire plier le conseil."

Gwen sourit à ça, mais ce fut un sourire déterminé, lui permettant de prendre la direction et de son suivre son sillage. Quand les portes du conseil furent ouvertes, tous deux trouvèrent des nobles variés assis autour de la table... et Agravain assit dans le fauteuil qui de droit appartenait seulement à Uther et son fils.

L'oncle du prince sembla surpris de les voir, mais fut plaisant.

"Gaius. Vous joignez-vous à nous ?"

Le médecin le regarda avec désapprobation.

"Les portes de la ville sont-elles fermées sur votre ordre ?"

"Nos ressources sont limitées vous le savez, Gaius. Les portes sont fermées car nous ne pouvons pas nourrir et désaltérer tout le royaume."

"Il s'avère que le peuple a le droit d'être protéger !"

L'expression d'Agravain se tordit en un froncement de sourcil, avant de s'adoucir de nouveau en politesse.

"Je mettrais alors Camelot en danger. La famine, les maladies s'installeront et vous êtes bien placé pour comprendre cela, je crois, Gaius… Les portes de la ville resteront fermées jusqu'à ce que nous soyons libérés cette malédiction."

Gaius reçut en plein visage ce raisonnement, sachant qu'il ne pouvait argumenter contre le fait que des épidémies dans de telles conditions extraordinaires pouvaient être possibles. Cependant, Gwen ne récoltait pas de telles inquiétudes, pour avoir vécu parmi ces gens dont elle connaissait les véritables circonstances dans la ville.

"Mes Seigneurs… Pouvez-vous m'accorder la permission de m'adresser à la Cour ?"

Ses paroles provoquèrent silence et surprise, ainsi qu'un sourire de la part d'Agravain tandis qu'il lui répondait telle une enfant.

"Guenièvre."

Elle fit quelques pas en avant pour se tenir où Gaius s'était tenu, résolue et ferme.

"Le prince Arthur m'a toujours dit que chaque citoyen de Camelot est important. Il n'aurait jamais supporté de les voir souffrir, il leur serait venu en aide quoi qu'il en coûte et nous devons faire comme lui."

Parmi les nobles présents, Geoffrey de Monmouth regardait vers ses mains comme s'il avait honte, pendant qu'Agravain tenait fermement sa décision.

"Attend, je ressens la même peine que toi. Mais nous n'avons pas le choix. Si nous continuons à accueillir les gens, nos vivres vont s'épuiser ce n'est qu'une question de jours."

Gwen secoua la tête.

"Vous faites erreur."

"Aurais-tu l'obligeance de m'éclairer sur ce point ?"

Tous les yeux se concentrèrent sur elle à présent, les nombreux seigneurs semblant déchirés entre la surprise et l'outrage. Mais pourtant, elle resta forte.

"Les gens que vous avez laissés dehors ont des terres, ils sont fermiers ! Voilà des jours qu'ils troquent leurs marchandises avec des habitants de la ville contre la sécurité des leurs. Ils apportent plus qu'ils prennent et vous le savez."

"Mais dans combien de temps ces denrées seront-elles épuisés ?"

Gwen lui rendit son regard avec un des siens.

"Il y a trois jours que le prince Arthur est partit avec l'espoir de nous délivrer de ces créatures. Au pire nous avons encore trois jours de plus à tenir avant qu'il réussisse… Ou êtes-vous sûr qu'il échouera ?"

Agravain hésita, le couvrant d'un sourire.

"Bien sûr que non."

Geoffrey de Monmouth choisit alors de parler, se tournant vers le seigneur à la tête de la table.

"Mon Seigneur, elle a raison."

Les autres seigneurs commencèrent à acquiescer aussi, Agravain les regardant entre eux avant de hocher la tête.

"Très bien. Ouvrons les portes alors."

Les gardes à l'arrière de la pièce hochèrent la tête, et partirent pour relayer l'ordre. Gwen faisant la révérence aux membres du conseil avant qu'elle ne se tourne gracieusement aussi et ne partent aux cotés de Gaius, à l'image d'une noble sage, malgré sa naissance roturière.

Seulement une fois qu'elle fut partie, le sourire d'Agravain se fana, mais seulement jusqu'à ce qu'il soit forcé de poursuivre la discussion avec ses pairs. Et même ainsi, l'irritation et la colère qui traînait dans la profondeur de ses yeux. Guenièvre était un problème, et visiblement un ennuyant problème

~(-)~