Lancelot est mort, mais place à un sous-épisode qui devrait vous remonter le moral... Et aux ràr de Bergonis.

Titesouris: La Frisée? Hum, pas mal, c'est adapté. Agravain, Agravain, Agravain... mais quel boloss ce mec. "Merlin qui endort Arthur": un peu de bromance ça fait jamais de mal j'ai envie de dire !

Colinou: Moui, Lancelolo est mort snif. Mais je sais qui a fait le coup, c'est le Colonel Moutarde dans la salle à manger avec le chandelier... ah zut l'histoire du Cluedo c'était une autre review...

Elizabeth49 : Et oui, on fait ce qu'on peut pour compenser le manque, je ne connais ce besoin que trop bien..

Chapitre 18 : Un cadeau de responsabilité ~ Partie 1

Le garde regardant dans la chambre à la recherche du prince ne verrait rien qui changerait de l'ordinaire. Aucune personne entrant ne trouverait la scène pour le moins étrange. Beaucoup d'objets étaient étalés à travers la table dans la partie principale des chambres communes, tels que des vêtements, une bouteille d'huile de polissage et de l'huile utilisée pour traiter des lanières de cuir afin qu'elles ne marquent et ne cassent pas. En effet, même le bol d'eau n'était pas inhabituel, certainement pas quand le serviteur, assis à la table, lavait et nettoyait toutes les pièces de l'armure.

Les yeux de Merlin dévièrent pour regarder la porte fermée, secouant légèrement la tête pour reporter son attention sur le bol d'eau. Cela faisait une semaine depuis leur retour, une semaine depuis que Camelot avait fait ses adieux au chevalier nommé Lancelot. Alors que l'ensemble du Royaume connaissait son sacrifice, seule la Fraternité savait vraiment ce qui s'était passé et pourquoi.

Gwen avait peut-être raison en pensant que la promesse, qu'elle avait formulée à Lancelot, était ce qu'il lui avait donné la volonté de le faire, mais il ne l'avait pas fait seulement pour ça. Autant, il lui avait promis qu'il garderait Arthur en sécurité, son sourire au dernier moment avait certifié à Merlin qu'il avait aussi choisi de le garder, lui, en sécurité. Le chevalier avait refusé de le laisser se sacrifier lui-même, au même titre que Merlin avait refusé qu'Arthur le fasse.

Depuis, il avait surveillé Agravain, à chaque fois qu'il le pouvait depuis cette nuit, où il avait questionné Gaius à propos d'Emrys, il avait été difficile de décider de le faire, sans avertir Arthur que son meilleur ami espionnait son oncle. Cela n'avait pas aidé que la surveillance du noble soit incroyablement ennuyeuse la routine quotidienne d'Agravain était totalement pénible et essentiellement la même chose chaque jour.

Mais aujourd'hui…aujourd'hui, il faisait quelque chose de différent et Merlin était déterminé à ne rien manquer.

Il regardait du coin de l'œil tandis qu'Agravain galopait à travers les bois entourant Camelot, le long d'un sentier qui ne figurait pas parmi ceux fréquentés par les nobles chevauchant pour le loisir. En fait, c'était à peine une piste, et se faisant il était tout à fait probable que personne n'emprunte ce chemin, excepté lui.

Ce qui soulevait la question de savoir où il allait et pourquoi.

Merlin fronça les sourcils à cette pensée, travaillant toujours sur l'armure, surveillant encore, jusqu'à présent, il semblait que l'homme soit réellement partit faire un tour. Mais alors Agravain descendit et attacha son cheval à un arbre, poursuivant vers un étroit ravin avant de tourner vers une petite grotte. Merlin réalisa un instant plus tard que celle-ci n'était pas une formation rocheuse mais plutôt une cabane rustique, à l'intérieur des roches, recouverte de mousse et de fougère la dissimulant.

« Ic underhlystan seo gesiddhnes »

L'image silencieuse qu'il était en train de regarder devint vivante avec du son, pendant qu'il ouvrait le livre de silence, qu'il avait mis sous sa chaise et le posa sur la table à la bonne page, s'assurant que nulle personne venant par la porte ne puisse entendre les sons provenant du bol. Le chant des oiseaux des bois qui émergeaient, était vraiment magnifique comme toujours, mais ce n'était pas pour entendre cela qu'il l'avait fait.

C'était le moment de découvrir ce que l'oncle d'Arthur mijotait réellement.

Le chant des oiseaux dehors tomba dans l'oubli, le crépitement du feu devînt un murmure ignoré en arrière-plan. Des yeux bleus glacials regardaient dans le vide des lumières vacillantes tandis que leur propriétaire pensait sombrement à la peur de la menace qui pesait sur elle, la menace d'un visage vieilli qu'elle avait vu en rêve.

Morgane ne bougea pas de sa chaise, en fait, elle avait peu fait à part méditer durant ces derniers jours. Quel intérêt avait-elle en agissant contre Camelot maintenant ? Quel serait l'objectif quand le sorcier qui se tenait entre sa couronne et elle, restait illusoire et toujours très bien vivant.

« Ma Dame ? »

La porte de la hutte s'ouvrit mais elle ne bougea pas, seuls ses yeux se tournèrent vers l'homme qui entrait.

« Qu'est-ce Agravain ? Vous ne pouvez pas me dire que vous avez déjà réussi à trouver des informations sur Emrys. S'il avait été aussi facile à trouver, j'aurai appris à propos de lui bien avant que la Cailleach me parle de lui. »

Le noble hésita à la dureté de ses mots, s'inclinant un peu reconnaissant sa déclaration.

_ Je suis simplement venu vous informer que j'ai pris des mesures pour essayer de trouver des informations dans Camelot. J'ai mis les deux meilleurs chercheurs de Camelot dessus. Sir Geoffrey de Monmouth croit que je lui ai demandé de vérifier les archives par curiosité à propos d'une rumeur que j'ai entendu. Gaius croit que je lui ai demandé de garder une oreille attentive pour les mêmes raisons.

Morgane s'était immobilisée.

_ Gaius ? Vous avez demandé à Gaius?. Elle se leva brusquement sur ses pieds, furieuse. Êtes-vous complément fou ?

Agravain recula d'un pas, confus.

_ Mais, il est le médecin de la cour. Il a étudié souvent ces questions pour le roi dans le passé. Il ne semblait pas le moins surpris d'être invité à le faire de nouveau.

Elle se dirigea vers lui, le saisissant par le devant de sa tunique dans sa colère.

_ Espèce d'idiot, Gaius est la dernière personne à qui vous auriez dû demander !

Agravain avait toujours l'air confus.

_ Mais pourquoi ? Il est juste un médecin... »

« Je pensais que vous le saviez... Elle stoppa, lâchant ses vêtements et se détournant. Attendez… Je ne vous l'ai pas dit. Quand, je recherchais votre allégeance après votre arrivée à Camelot, je n'ai jamais pensé à ... Comment aurais-je pu oublier de vous le dire ?

_ Me dire quoi ?

Elle lui fit face à nouveau, Agravain semblant maintenant totalement confus, et elle se sentit un peu mieux comme elle se réprimanda intérieurement. Elle était devenue trop habituée à avoir des alliés qui savaient cela. Sa sœur, Cenred, les deux avaient su ce qui se cachait à l'intérieur des murs de Camelot, même si l'ancien savait tout de lui.

_ Uther serait encore plus brisé qu'il ne l'est déjà s'il savait cela, que ses deux enfants soutiennent le retour de la magie. Arthur ne croit pas plus dans les lois bannissant la sorcellerie que je le fais.

Agravain la dévisagea.

_ Le prince soutient la magie ?

Morgane le regarda avec du dédain pour son frère.

_ Il le fait, et son petit sorcier de compagnie se précipite autour du château espionnant pour lui. Lui ainsi que tous les autres alliés ayant la même opinion que le prince. »

Le noble commença à comprendre les implications.

_ Êtes-vous en train de dire que Gaius… ?

Elle hocha la tête, commençant à marcher.

_ Oui, le cher médecin de la cour est l'un des deux sorciers qui servent le prince, ainsi que cinq des chevaliers de Camelot, bien qu'un de ces alliés soit mort maintenant. Sir Léon, Sir Elyan, Sir Gauvain, et Sir Perceval ; tous ceux-là pensent comme le prince, participent et gardent son secret. Pour ces autres alliés, Gaius et son apprenti, Liam, sont certainement impliqués, comme l'est probablement Gwen. Mais, ils ne sont pas ceux dont vous devez vous méfiez. Aucun d'eux n'est l'espion principal d'Arthur. »

_ Alors qui est-ce ?

Morgane repris son fauteuil, près du feu, les yeux assombrit par la haine pour l'homme en question.

_ Le serviteur du prince, Merlin. Le noble la regardait, incrédule, la sorcière comprenant sa perplexité. Ne vous laissez pas berner par son apparence extérieure ou par ses manières apparemment maladroites et d'idiot. Il est dangereux, et vous ferez bien de vous méfier de lui. Si Gaius à jamais entendu parler de Emrys. Alors, vous l'interrogeant dessus aura mis la sonnette d'alarme en alerte pour lui et son gosse. Je doute qu'il irait à Arthur sans preuve réelle, mais ils vous espionneront pour trouver ces preuves. C'est pourquoi vous étiez un idiot de l'avoir approché. »

Agravain était toujours figé, trouvant encore cela difficile à croire.

« Merlin est un sorcier ? Le sorcier du prince ? »

Morgane apparaissait maintenant légèrement moins sombre, amusée par sa persistance à accepter cela difficilement. Elle s'était sentie elle-même de cette façon une fois.

_ Je sais, c'est ridicule, mais c'est vrai, c'est un sorcier avec certains talents considérables. Ce qu'il lui manque en aptitude physique, il le compense en compétences magiques. Cependant, même si impressionnant comme une épine dans le pied il a été depuis tous ces années, je sais au moins maintenant pourquoi il a été beaucoup plus chanceux qu'il n'aurait dû être.

Agravain s'assit de l'autre côté du feu.

_ Vous croyez qu'il est Emrys ?

Morgane explosa en bredouillement, ceux-ci devenant rapidement des rires.

_ Merlin ? Emrys ? Non ! Elle secoua la tête. J'ai vu Emrys dans un rêve, et il est un sorcier âgé qui est peut-être aussi vieux que Gaius. Non, ce que je crois, c'est qu'Emrys utilise Merlin pour cacher ses propres activités. Il permet à Merlin d'utiliser sa magie contre les menaces envers Camelot, lui laissant croire qu'il fait ces choses par lui-même, alors qu'il l'aide dans l'ombre. La seule fois, où il a jamais dû se montrer dans la ville, c'était au moment où vraiment Merlin ne pourrait pas le faire lui-même.

_ Et quand était-ce ?

Les yeux de Morgane s'assombrirent à ce souvenir.

_ J'ai accusé Gwen d'avoir enchanté Arthur pour le faire tomber amoureux d'elle. Elle était condamnée à brûler sur le bûcher, jusqu'à Arthur attrape un vieux sorcier posant un cataplasme identique sous son oreiller. Le vieil homme le laissa l'attraper et déclara qu'il les avait enchanté tous les deux, le prince et Gwen. Elle était libre, et le matin suivant, alors qu'il était conduit vers le bûcher, le vieil homme s'échappa avec autant de facilité qu'en disparaissant dans un courant d'air.

Elle fronça les sourcils.

_ Il me nargua, cette nuit-là. Parlant dans mon esprit avec sa magie... Il déclara qu'il avait dû tout faire pour protéger Gwen, simplement parce que j'avais été prête à aller aussi loin pour la faire tuer. Il a dit que c'était la preuve que Gwen était assez importante pour la protéger.

Agravain se pencha en avant, joignant ses mains devant lui.

_ Voulez-vous que je me débarrasse de Merlin ? S'il est un sorcier, je suis sûr que je peux m'arranger pour qu'il soit découvert.

_ Non. Morgane secoua la tête. Vous perdriez votre temps. Merlin a mis Uther sous un enchantement afin de ne pas croire qu'il est un sorcier, et Arthur croira difficilement toutes preuves puisqu'il sait déjà ce qu'est son serviteur. Toutes accusations seraient rapidement balayées de côté. La même chose peut-être dit pour Gaius. Ses connections et une bonne histoire avec la cour et Arthur, signifie que l'accuser serait inutile.

_ Mais si Emrys utilise Merlin pour cacher ses actions...

Morgane sourit sournoisement, interrompant l'explication, du plan que le noble avait échoué à apercevoir.

_ C'est pourquoi nous allons le laisser continuer à le faire. Tant que, Merlin est là pour le cacher derrière lui, il sera moins attentif à être découvert que s'il était forcé à agir sans se cacher. Nous laisserons Merlin aller, et le laisser devenir l'appât qui attire Emrys au grand jour. »

Merlin soupira pour lui-même quand il souffla la dernière des chandelles de la chambre d'Arthur, se dirigeant vers la porte et s'arrêtant là pour regarder vers l'endroit où le prince se trouvait. Arthur était déjà endormi, prouvant ainsi combien fatigué il avait été. Il était vraiment épuisé lui-même avec tout ce qui se passait, et Merlin ne doutait pas qu'Arthur continuerait à le gronder pour l'avoir effrayé à Daelbeth pendant plusieurs jours encore, même s'il s'était calmé maintenant sur la possible attaque de Morgane sur Gwen.

Il ferma la porte, pensant à cette nuit-là. En voyant, la Dorocha venant après la paire et sur comment il avait tiré Arthur en arrière et pris sa place en face du danger... Et puis, à ce dernier moment, quand la Dorocha l'avait touché et que son âme avait semblé devenir de la glace, seule une petite flamme de pouvoir au plus profond de lui le gardant en vie.

Merlin frissonna au souvenir. Il aurait dû mourir cette nuit : tous les cas précédents connus des personnes étant touchées par la Dorocha, affirmaient qu'il aurait dû mourir. Alors combien de fois cela faisait-il maintenant, que les anciennes règles de la magie ne semblaient juste pas s'appliquer à lui ?

Il fit son chemin de retour vers les appartements de Gaius, laissant ses pensées de côté étant donné qu'il était inutile de débattre avec lui-même. Plus important au sujet de penser pour le moment était ce qu'il avait découvert cette après-midi. C'était quelque chose dont il avait besoin de discuter avec son mentor.

« Tu parais plutôt pensif ? »

Gaius sourit à Merlin quand le jeune magicien entra dans ses appartements, désignant le maigre souper qu'il avait déposé pour eux deux.

Merlin retourna le sourire alors qu'il s'asseyait, soupirant.

_ Passer près de la mort me fait toujours réfléchir. Mais, ce n'est pas ce qui me préoccupe.

Gaius fronça les sourcils un brin inquiet.

_ Raconte-moi à ce sujet ?

Merlin prit un morceau de pain, mâchant et l'avalant avant de répondre.

_ J'ai confirmé qu'Agravain est de mèche avec Morgane. Je l'ai espionné avec la divination à chaque fois que je le pouvais. Aujourd'hui cela à payer.

Gaius se pencha plus près.

_ Il est allé la voir ?

Merlin acquiesça, avalant une autre bouchée.

_ Il l'a fait, et c'était une conversation intéressante. Il semble que Morgane ne l'ait enrôlé qu'après qu'il soit déjà arrivé à Camelot, alors il est peut-être bien venu ici à l'origine pour soutenir Arthur. Mais, maintenant, elle lui a fait peur et l'a sous son emprise si je puis dire, mais au moins le temps de sa conversation avec lui paya pour nous.

L'attention du médecin était totalement sienne à présent. Des questions étaient inscrites dans chaque ligne de sa posture.

_ Comment ça ?

Merlin sourit.

_ On dirait que je l'ai frappé avec mon sort après qu'Agravain soit arrivé à Camelot, mais avant qu'elle n'aille le chercher. Elle a complément oublié de le prévenir à propos de moi et qu'Arthur soutienne la magie. C'est pourquoi il fit l'erreur et vînt à vous pour demander au sujet d'Emrys. Elle l'a enguirlandé pour ça quand il lui a dit qu'il vous l'avait demandé. Disant qu'il s'était fait lui-même paraître suspect.

Gaius inclina la tête sur ce point.

_ Eh bien, il la fait. Tu n'aurais pas investi du temps et de la magie dans une telle surveillance étroite sur lui sans quelque chose de plus concret que ta méfiance initiale envers lui. Il fronça les sourcils. Mais, ne prend pas cela à la légère, Merlin. Si elle a expliqué cela maintenant, alors Agravain sait pour nous. Il sait que tu es un sorcier. Et si Morgane te relis comme étant Emrys encore ?

Merlin commença à rire à cette remarque.

_ Eh, c'est pourquoi je ne suis pas ennuyé qu'elle lui est dit. Elle a fait un rêve d'Emrys, le rêve d'un vieil homme lui reprochant ses actions. Elle pense que 'Merlin, le sorcier le plus chanceux' a été chanceux tout ce temps parce qu'Emrys l'a utilisé pour couvrir ces propres actions. Me protégeant dans l'ombre. Ses rires continuèrent avec son sourire. L'ironie est, qu'Emrys' cache réellement ses actions derrière 'Merlin'. Ne vois-tu pas, elle pense qu'Emrys et moi sommes deux personnes complément distinctes. C'est parfait.

Cette fois, il prit une grosse bouchée de sa nourriture satisfait, mâchant tranquillement celle-ci tandis que Gaius le regardait. Le vieil homme semblait vouloir crier après lui pour être stupide, excepté lorsque les détails de l'explication de Merlin étaient exposés, il avait admis qu'il n'y avait qu'un seul inconvénient à ce sujet.

_ Mais, Merlin, Agravain sait toujours que tu es un sorcier. Il pourrait te dénoncer, te faire arrêter.

_ Non, il ne peut pas, parce que Morgane lui a dit que ça serait une perte de temps. Merlin posa ses mains sur la table. Elle pense que j'ai toujours enchanté Uther, et qu'Arthur est de mon côté de tout façon. Elle a mis Agravain en garde de ne pas nous donner des preuves avec lesquelles aller voir Arthur. Leur plan principal de trouver Emrys, est de me laisser vivre de sorte qu'il puisse continuer à m'aider et m'utiliser comme couverture. Ils croient que s'il le fait, il sera moins attentif à être découvert qu'il serait sans cela. Ils pensent que ça sera plus facile.

Gaius soupira alors que Merlin terminait, hochant la tête.

_ Ensuite, ils ont rendu les choses vraiment plus difficiles pour eux, mais je suppose que cela demeure un fait qui est à notre avantage. L'as-tu dis à Arthur ?

Le sourire de Merlin s'évanouit, et il commença doucement à secouer la tête.

_ Non, je ne l'ai pas fait. Et avant que tu me grondes, j'ai une bonne raison.

Gaius, qui était justement près à le faire se réinstalla sur son siège.

_ Quelle raison ?

_ J'ai donné à Morgane une chance de revenir dans la lumière. Je serais un hypocrite si je ne donnais pas la même chance à Agravain. Merlin soupira. Il est l'oncle d'Arthur, Gaius. Ygraine, sa mère est morte. Uther, son père a eu sa volonté complètement brisée par la trahison de Morgane. Morgane, sa sœur, veut sa tête sur une pique et prendre sa revanche, et Agravain... Son oncle pourrait être venu réellement ici à l'origine pour apporter son soutien à Arthur, jusqu'à ce que Morgane mette ses griffes sur lui. Si cela est vrai, alors pour le bien-être d'Arthur je veux essayer de le ramener loin d'elle. »

Gaius fronça encore les sourcils, mais son expression s'était radoucie quelque peu. Seul Merlin pouvait ainsi résolument se mettre à essayer de sauver quelqu'un qui était déjà perdu. C'était la même mentalité qu'il l'avait fait passer autant de temps à essayer de ramener Morgane vers la lumière.

« Bien, mais n'essaie pas trop longtemps. Tu pourrais faire plus de mal à Arthur que si tu lui disais maintenant, si tu attends jusqu'à ce qu'Agravain lui fasse quelque chose de vraiment terrible.

Merlin baissa sa tête.

_ Je n'ai pas l'intention d'attendre aussi longtemps, mais je veux au moins faire un essai avec Agravain avant de dire quoi que ce soit à Arthur. »

Gaius croisa les bras sur la table, solennel.

_ Et qu'as-tu l'intention de faire ?

Son pupille grimaça un peu.

_ Eh bien, si Morgane l'a enrôlé en promettant de se venger d'Uther pour la mort Ygraine, elle le garde maintenant grâce à la peur. Agravain est clairement plus terrifié qu'il ne la respecte, alors j'ai besoin de lui donner un choix.

Gaius voyait où cela menait.

_ Et ce choix serait ?

Merlin semblait sombre.

_ Qui est ce qui l'effraie le plus ? La solitaire Morgane et ses quelques alliés aléatoires qu'elle peut gagner dans les temps à venir... Ou Arthur et sa puissante alliance de chevaliers et de sorciers, une alliance qu'il croit être soutenu dans l'ombre par un sorcier qui effraie actuellement Morgane... La question de si la revanche, contre son beau-frère brisé, vaut la destruction du fils de sa sœur pour les ordres d'une femme avec qui il ne partage même pas une relation de sang.

Gaius le regarda sévèrement.

_ Merlin, tu ne vas pas lui faire ce que tu as fait au roi Alined, n'est-ce pas ?

Le jeune magicien leva les mains en défense, secouant la tête avec véhémence.

_ Non, rien de mauvais. Il baissa ses mains, solennel. Il sait que nous le soupçonnons probablement maintenant alors tout ce que je vais faire c'est le rendre nerveux. Car si je le rends nerveux, il est plus probable qu'il réfléchisse par lui-même au lieu de suivre aveuglement Morgane. Je ne veux pas lui faire de mal, je ne veux pas blesser l'oncle d'Arthur, pas à moins qu'il ne crée une situation où je ne peux pas l'éviter.

Gaius se pencha à travers la table, tapotant Merlin sur son bras.

_ Tu as bon cœur, Merlin, s'il y a une chance qu'Agravain puisse être sauvé de cette voie, je suis sûr que tu seras le seul à le trouver. Maintenant finis ton souper avant qu'il ne refroidisse. »

Ils terminèrent leur repas, restant dans un silence confortable maintenant jusqu'à ce que les deux eurent presque finis. C'est alors que Merlin se crispa soudainement et gémit, le médecin haussant les sourcils.

« Qu'y a-t-il ? »

Merlin regarda son mentor avec un soupir, se mettant debout.

_ Kilgharrah vient juste de m'appeler. Il veut que je me rende à la clairière et me parler à propos de quelque chose. Ne m'attends pas. J'irai directement au lit dès que je reviens.

Gaius se leva aussi, l'air inquiet.

_ Penses-tu qu'il a vu une menace pour Camelot ?

_ Pas vraiment. Merlin se tourna et se dirigea vers la porte, une pointe de sarcasme dans son ton. Il semblait exaspérer à propos de quelque chose. Peut-être qu'il a une démangeaison qu'il ne peut pas atteindre, et qu'il a besoin de moi pour la gratter pour lui.

Il referma la porte, descendant les marches de la tour vers le rez-de-chaussée. Sortir de la ville était devenu tellement habituel, qu'il faisait à peine attention à cela. Mais si sortir en dehors de la cité avait été facile, ensuite marcher péniblement vers la prairie dans l'obscurité était périlleux. Après tout, il était juste aussi fatigué qu'Arthur l'était, et maintenant il perdait du temps de sommeil en étant ici.

Quand il arriva à la clairière, il trouva Kilgharrah comme s'était prévu dans l'ombre à la lisière du pré, et il y avait le plus étrange bruit résonnant d'où il était. C'était comme des hargneux sifflements aigus, et la manière que le dragon conservait ses pattes tremblantes, il apparaissait qu'il avait quelque chose emprisonné dans l'espace refermé entre ses serres jointes devant lui. Il leva sa tête quand Merlin vint en vue, sonnant un peu soulagé.

« Ah, vous êtes là. J'ai quelque chose pour vous. »

Merlin commença à froncer les sourcils avec méfiance, se rapprochant.

_ Et qu'est-ce que ça serait exactement ?

_ Permettez-moi de vous montrer.

Les cris aigus étaient plus forts maintenant, entrecoupés avec des sifflements alors que quelque chose grattait dans l'encerclement des griffes de Kilgharrah. Pour montrer ce que c'était, il déplaça simplement ses pattes à part, laissant un petit paquet perdue d'écaille bleu-gris.

C'était un bébé vouivre, à peine plus grand qu'un chien de taille moyenne et presque sans dents. Il n'était clairement pas impressionné par la compagnie de son grand cousin, car au moment où il le réalisa, il essaya de se ruer au loin. Sifflant et couinant à chaque fois qu'il le saisissait gentiment et le ramenait au sol entre ses pattes de devant.

Merlin commença à secouer sa tête.

_ Oh no. Non, non, non. »

Ça devait être une blague...