Abeille : C'est bien pour ça que ce n'est pas une blague...
titesouris : Oui, ça y est, elle arrive !
elizabeth49 : Une vouivre comme cadeau ? Retourne voir à quoi ça ressemble adulte et redis-moi que tu veux bien un cadeau comme ça lol
Colinou : Non c'est sûr on va pas se plaindre... Il est pas mort parce que c'est le personnage principal lol
DAM : Pour savoir si tes prédictions sont justes, il va falloir continuer de lire ! lol
Un cadeau de responsabilité ~ Partie 2
Merlin fixait la vouivre, se demandant ce qui avait pu se passer dans l'esprit du dragon pour lui faire même penser qu'il pouvait considérer de la prendre en charge. Secouant la tête, il le pointa fermement, irrité d'avoir été appelé ici pour ça.
_ Oubliez ça, je n'ai pas le temps pour cette chose. Pourquoi ne pouvez-vous pas vous en occuper ?
Kilgharrah lui jeta un coup d'œil, avant d'être forcé d'attraper la petite avant qu'elle ne parte trop loin de lui et d'être obligé de la poursuivre.
_ Sa famille était parmi les vouivres que tu as vu sur l'Ile Fortunée. Avec tout ce qui s'est passé là-bas, les parents de cette petite ont fui vers des lieux plus tranquilles et sont partis en la laissant derrière, comme la plus petite de leur portée de trois, comme les vouivres ont l'habitude de le faire lorsqu'elles sont dérangées. J'ai entendu ses cris de détresse, après vous avoir suivi tes compagnons et toi ici et dans ces circonstances, je ne voyais aucun problème à prendre soin d'elle, moi-même, soupira-t-il. Cependant, elle ne veut simplement pas l'accepter.
Merlin les fixa, le bébé vouivre tentant toujours de fuir.
_ Alors comment puis-je faire mieux que vous ?
Pour toute réponse, Kilgharrah attrapa le bébé par la peau lâche derrière de ses ailes et le jeta face à lui. Elle se retourna rapidement et siffla après le dragon, tournant le dos et se cognant dans les bottes de Merlin. Puis, elle se tourna une nouvelle fois sur le point de siffler avant qu'elle n'incline soudainement la tête et cligne tristement des yeux vers lui puis s'esquiva derrière Merlin avant de siffler contre Kilgharrah.
Merlin regarda tout cela avec un sentiment d'angoisse.
_ Laissez-moi deviner...c'est un truc de dragonnier.
Kilgharrah observait le jeune dragonnier avec amusement.
_ Tandis que son espèce a l'esprit le plus simple, elles sont capables d'être entraînées comment pourrait l'être un cheval ou un chien, elle peut sentir que tu es parent avec elle.
Merlin leva des yeux suppliants vers lui.
_ Alors sûrement qu'elle peut sentir que vous êtes un parent vous aussi.
Kilgharrah leva un sourcil et le fixa en retour.
_ C'est possible mais le fait reste que tu es plus petit que moi.
L'expression de Merlin devint neutre, à peine capable de croire ce qu'il venait d'entendre.
_ Elle ne veut pas rester avec vous parce que votre taille l'effraie ?
_ C'est exact.
Il voulu s'éloigner mais fut stoppé dans sa tentative de s'éloigner de la jeune vouivre par un petit cri de protestation.
_ Mais comment suis-je supposé la nourrir ? Où vais-je la garder ? Je ne peux pas voler de la nourriture dans les cuisines, je serai attrapé en moins d'une semaine.
Kilgharrah se redressa, sa voix raisonnable.
_ Je laisserai régulièrement de la nourriture pour elle dans mon ancienne prison. De plus, pour la garder, n'importe quelle pièce dans le château, où personne n'entrera, suffira jusqu'à ce qu'elle soit assez grande, rit-il. Tu peux utiliser ta magie pour nettoyer la pagaille qui en résultera.
Merlin le regarda, après avoir jeté un regard à la petite paire d'yeux grenat qui le fixait depuis ses genoux.
_ Il n'y a vraiment personne d'autre qui peut le faire ?
Kilgharrag secoua la tête.
_ Elle est trop jeune pour se débrouiller par elle-même si tu ne prends pas soin d'elle, elle va certainement mourir. Pense aux inconvénients mais aussi aux bénéfices. Une vouivre élevée par un dragonnier, sera apprivoisée envers ses alliées et agressive face à ses ennemis. Étant une créature magique, les armes les plus ordinaires ne lui feront rien et les sorciers les plus faibles hésiteront à la confronter. Les vouivres étaient des compagnons populaires pour les seigneurs des dragons avant la Purge.
Merlin fronça les sourcils.
_ Où voulez-vous en venir ?
Le dragon soupira.
_ Il reste le fait que je sois grand Merlin, cela me limite à comment je peux t'aider. Même avec sa taille adulte, elle sera capable de se déplacer confortablement dans n'importe quelle partie du château. Donne-lui la zone la moins protégée et tu gagneras une précieuse gardienne. Et quand le temps sera venu à Arthur d'être roi et la magie rétablie, je ne peux que l'imaginer à ses côtés dans la salle du trône, montant la garde durant les visites d'état, cela fera forte impression.
_ Vous êtes en train de délibérément suggérer tous ces événements pour être sûr que je la garde.
_ Et cela a-t-il fonctionné ? Tu dois te rappeler que c'est les événements dont tu as pris part sur l'île qui l'a conduit à être abandonnée en premier lieu.
Merlin laissa échapper un gémissement de défaite. Il ne pouvait pas prétendre le contraire.
_ Bien, je vais l'élever, annonça-t-il en regardant vers la vouivre et en lui tendant les bras. Cume lytling.
Immédiatement à l'incantation, elle rampa dans ses bras, l'étonnant sur sa légèreté par rapport à sa taille. Pendant ce temps, Kilgharrah prit note de la manière dont la petite était blottie maintenant contre la poitrine de son nouveau gardien.
_ Vous faîtes une assez jolie paire, si je puis me permettre.
Merlin le foudroya du regard, exaspéré par son amusement.
_ Cessez de me taquiner quand je vous fais une faveur. A quelle vitesse grandira-t-elle ?
Kilgharrah semblait insensible au ton réprimandant utilisé par Merlin.
_ Elle atteindra sa taille adulte dans un an et demi. Mais elle atteindra son statut d'adolescente dans environ six mois. Autrement dit, elle sera plus petite qu'une femelle adulte - environ une main de différence aux épaules - et fera deux pieds de moins en longueur.
Merlin grimaça.
_ Donc assez grande, hésita-t-il prenant un moment pour réfléchir à ce qu'il allait faire. Heu.. Pourriez-vous nous déposer dans la grotte ? Je ne pense pas que je sois capable de la faufiler à travers les portes et le château. Pas sans utiliser beaucoup de magie. Je sais où je peux la garder, où elle ne pourra être trouvée par quelqu'un sans que je ne le sache.
Kilgharrah sourit tandis qu'il se baissait à nouveau pour permettre à Merlin de grimper sur lui.
_ Et as-tu pensé à un nom pour elle ?
Ignorant les protestations du bébé vouivre, mise sur le grand et effrayant dragon qui avait essayé de s'occuper d'elle, Merlin répondit une fois qu'il fut correctement installé et prêt à décoller.
_ Eh bien, si je dois la garder comme mon fidèle animal de compagnie, je suivrai votre suggestion et l'entraînerait à être une gardienne du château. Ainsi je l'appellerai protection fidèle... Geleaffriou.
Cela s'était avéré être incroyablement simple de transporter Geleaffriou à l'ancienne prison de Kilgharrah, puis à travers les différents niveaux jusqu'à l'atelier. Cela avait été encore plus simple de vider une des caisses de stockage présente et de jeter dedans un des coussins qu'il avait gardé pour rembourrer la chaise de son bureau, pour quand il était assis dessus trop longtemps.
La petite vouivre cligna des yeux tristement vers lui quand il la déposa à l'intérieur, comme si elle savait qu'il était sur le point de la laisser toute seule dans l'atelier. En fait, il commençait à se sentir un peu coupable à ce sujet, jusqu'à ce qu'il se réprimande en soulignant qu'il n'y avait pas de raisons, pour lesquelles, il pourrait rester avec elle et lui tenir compagnie tout le temps. Il devait juste demander à quelques camarades de la Fraternité, comme Liam ou Gwen, de faire un roulement avec lui pour lui rendre visite. Enseigner à Geleaffriou que ces deux-là étaient ses amis ne devraient pas être difficile, pas en faisant appel à ses pouvoirs de dragonnier.
Il se dirigea vers la porte, jetant un regard en arrière vers la caisse sur le côté et le petit reptile magique recroquevillé dedans le regardant. Il pouvait déjà deviner comment Arthur allait réagir, quand le prince découvrirait que son non-officiel sorcier de la cour avait un animal de compagnie... Un qui dans six mois aurait à peu près la même taille qu'un cheval.
Il soupira, se retirant dans sa chambre dans les appartements de Gaius. Il pourrait s'inquiéter à propos de ça demain.
(-)
_ Alors, vas-tu nous dire ce qu'il se passe ?
Gwen et Liam regardaient leur invocateur avec curiosité, les deux avaient été contactés à travers leurs amulettes juste après l'aube, avec la demande de le rencontrer à son atelier dès qu'ils pouvaient sans attirer les soupçons. Merlin n'avait pas autorisé discrètement Liam, qui était arrivé le premier, à entrer dans la pièce tant que Gwen n'était pas encore arrivée. Après que les deux soient maintenant là, il commença, presque avec regret et réluctance, à ouvrir la porte.
_ Kilgharrah m'a appelé pour le voir la nuit dernière, eh bien... J'ai un nouveau petit ami à m'occuper.
Il entra dans l'atelier, tous les deux, le suivant dedans et cherchant autour la source des étranges sons de gazouillement venant de l'autre bout.
Une petite boule d'écailles grises vint cavaler à travers la salle, seulement pour s'arrêter en dérapant au moment où elle repéra les deux étrangers. Le bébé vouivre commença à reculer doucement, ses ailes trapues hérissées tandis qu'elle laissa échapper un grognement mécontent comme celui fait par un chat ennuyé.
Liam fixa.
_ Qu'est-ce que c'est ?
Merlin se dirigea vers le reptile, la ramassant, elle colla rapidement sa tête dans sa veste pour se cacher d'eux.
_ C'est Geleaffriou, Friou pour faire court. Elle est le bébé vouivre que Kilgharrah a trouvé abandonnée sur l'île Fortunée, après l'agitation qui a été fait ses parents sont partis pour trouver un endroit plus tranquille.
Il la saisit, tirant sa tête hors de sa cachette et la faisant regarder vers ses amis alors qu'il les désignait chacun leur tour. Druta. Druta. Il pointa avec sa main la table de travail, où il avait placé des morceaux de viande de cerf qu'il avait trouvé laissé dans la caverne ce matin.
_ Prenez quelques morceaux de ceci. Ça sera plus facile pour elle de vous accepter si vous la nourrissez.
Gwen fut la première à bouger vers le bol contenant la viande, sa main douce renforçant l'assurance de Merlin pour la vouivre lorsqu'elle s'avança et lui offrit son premier morceau.
_ Ici, tout va bien, tu peux prendre ça, tendit-elle à quelques centimètres du nez de la petite, Friou approcha lentement sa tête jusqu'à ce qu'elle puisse l'attraper et l'avaler. Gwen répéta le geste, le bébé prenant le second morceau avec moins d'hésitation et de précipitation que le premier. Gwen regarda Merlin. Je suppose que tu veux que nous deux descendions ici et vérifions après elle quand tu ne peux pas le faire.
Merlin regarda alors que Liam commençait à offrir la nourriture, le bébé vouivre commençant maintenant à se détendre dans sa prise.
_ Elle est encore un peu jeune pour rester toute seule une longue période de temps durant la journée. Mon espace de travail ici est conjuré, alors je n'ai pas besoin de m'inquiéter au sujet d'elle mâchant n'importe quoi, mais elle va avoir besoin de la compagnie de quelqu'un lui rendant visite de temps en temps. Quand elle sera assez grande pour voler, je vais probablement mettre quelque chose pour elle dans l'ancienne grotte de Kilgharrah. Elle sera capable aller dehors quand elle le veut depuis ici et je n'aurais pas à m'inquiéter autant pour elle. Elle sera capable de se nourrir tout seule à ce moment-là aussi.
Liam fronça les sourcils à cela.
_ Alors cela signifie-t-il que lorsqu'elle sera grande, tu ne la garderas pas ?
Cela lui valut un sourire narquois et un Merlin ricanant. Après une nuit de sommeil dessus et de réflexion, il avait déjà commencé à avoir des idées.
_ Non, je la garderai. Comme Kilgharrah l'a souligné, avoir une vouivre apprivoisée pourrait être utile. J'ai juste besoin de l'habituer aux membres de la Fraternité, de ce fait, elle n'essayera pas de mordre l'un d'entre vous quand je ne serais pas avec elle.
La porte derrière eux s'ouvrit, les faisant tous les trois sursauter et la vouivre se cacher encore la tête dans la veste de Merlin. Derrière eux, entrant dans la pièce, se tenait Arthur et Gauvain, le premier paraissant agacé et le dernier grimaçant pour s'excuser.
Le prince regarda le trio, incapable de voir Geleaffriou, Liam lui cachant la vue.
_ Qu'est ce qui t'amène ici à cette heure Merlin ? Alors que tu sais que j'inspecte les chevaliers ce matin.
Merlin s 'immobilisa, grimaçant autant que Gauvain. Le chevalier les avait manifestement repérés se dirigeant sur ce chemin, et prévenu Arthur quand il était venu chercher son serviteur. Le magicien commença à expliquer, parlant un peu vite espérant que cela ne donnerait pas lieu à une réprimande.
_ Kilgharrah m'a juste demandé de prendre soin de quelque chose, une fois qu'il a essayé et qu'elle n'a pas voulu de lui. Pas d'inquiétude, prendre soin d'elle ne sera pas bien difficile, et elle sera assez grande pour prendre soin d'elle-même dans quelques mois.
Arthur le fixait, commençant à froncer les sourcils.
_ Elle ? … Merlin.
Le sorcier recula et fit signe à Liam de faire un pas sur le côté, avant de sortir Friou de sa cachette et de la mettre sur le plancher. De sa position, elle leva les yeux vers Arthur, faisant à nouveau le bruit du chat peureux tandis qu'elle retournait se cacher derrière les jambes de Merlin et jetait un coup d'œil.
L'expression du prince devint impassible alors qu'il croisait les bras sur sa poitrine et secoua sa tête.
_ Un bébé vouivre... Merveilleux, soupira-t-il de résignation. Je sais à quoi tu t'attends mais je ne vais pas argumenter, il n'y a aucune raison si c'est Kilgharrah qui te l'a demandé. Mais je veux que tu m'assures que personne dans le château ne la verra. Elle va avoir besoin de rester dans cette pièce au moins pour l'instant. Je suppose que tu as des plans quand elle sera plus grande ?
Merlin acquiesça, sentant une note de soulagement. Une partie de lui s'était à moitié attendu qu'Arthur lui demande de trouver une autre maison.
_ J'en ai. Maintenant prenez deux morceaux de cette viande-là. Il la souleva de nouveau alors qu'Arthur obtenait un peu de nourriture du bol, puis montra Arthur du doigt. Druta.
Arthur s'avança avec la nourriture, Friou le regardant attentivement avant de prendre tout doucement le morceau de sa main. A ce moment, il commença réellement à sourire. Aussi menaçant qu'un adulte vouivre peut apparaître, ce bébé-ci avait l'avantage indéniable d'être adorable.
_ Voilà allez, petite. En veux-tu un autre ?
Que Liam et Gwen se soient montrés aussi gentils avec elle, l'encouragea à aller vers ceux que Merlin appelait amis, elle accepta le second morceau avant de se frotter en ronronnant contre la main d'Arthur avec un murmure heureux.
Gauvain s'approcha avec de la viande aussi dans sa main, pensant à son tour en offrir comme Arthur venait de le faire, seulement Merlin ne l'avait pas encore désigné comme un ami.
Le résultat fut qu'un sifflement et un cri de Friou retentit, la petite vouivre s'accrochant à la main de Gauvain avec ses petites dents. Elle fut arrachée des bras de Merlin quand l'homme tituba en arrière sous l'attaque, le chevalier secouant sa main emprisonnée au niveau du sol en essayant de la déloger sans la blesser.
Rougissant d'embarras, Merlin se rua en avant et lui ordonna de le libérer avant de rapidement le pointer et s'assurer que le bébé l'ai vu.
_ Druta !
Il lui donna une petite tape sur le nez en réprimande, avant de se tourner avec désolation vers Gauvain.
_Désolé, je ne lui avais pas dit que tu étais un ami encore.
Le chevalier examina son gant légèrement mutilé, paraissant au moins un peu amusé avec le recul lorsqu'il haussa les épaules.
_ C'est autant ma faute que toi, compagnon. Tu avais d'abord appelé Arthur pour la nourrir et je n'ai pas demandé si c'était bon pour moi aussi.
Gauvain choisit cet instant pour offrir un autre morceau de viande à la petite qui le regardait avec méfiance avant de l'arracher de sa prise et de l'avaler. Elle sembla hoqueter avant de se blottir dans les bras de Merlin avec sa tête coincée sous son aile.
_ Je pense que cela peut se traduire par 'Je suis pleine maintenant', rit le chevalier.
Tous les trois regardèrent Merlin déposer soigneusement Friou sur son coussin dans sa caisse, souriant quand il le vit caresser discrètement le bout d'une aile avant de se lever à nouveau. Il s'accroupit à nouveau tapotant le coussin pour s'assurer qu'il était confortable.
Gauvain poussa Arthur d'un coup dans les côtes et murmura :
_ Papa Merlin semble déjà subjugué.
Arthur commença à sourire et murmura en retour.
_ C'est un dragonnier, à quoi vous attendiez-vous ?
Et c'était là que résidait la vraie raison d'Arthur qui n'avait émis aucune protestation sur le fait que Merlin allait la garder. Il était un dragonnier et Merlin aurait des difficultés à la laisser se débrouiller seule. Cela aurait été aller contre sa nature d'abandonner la petite cousine de Kilgharrah alors qu'il avait donné son accord pour prendre soin d'elle.
Gauvain rit.
_ Ce que je trouve le plus drôle, c'est qu'il a dit que Kilgharrah a essayé en premier de prendre soin d'elle. Je n'aurai jamais cru que le vieux lézard était un tel froussard.
La conversation s'arrêta quand Merlin revint près d'eux. Arthur posant sa main sur son épaule et le guidant à travers la porte.
_ Viens, Liam et Gwen pourront la surveiller pendant la journée. Tu dois m'aider à me préparer pour l'inspection des chevaliers. Il jeta un coup d'œil pardessus son épaule vers un certain homme aux long cheveux. Cela signifie que vous, Gauvain, feriez mieux de vous dépêcher et aller vous rendre présentable.
Le chevalier salua paresseusement, suivant derrière eux.
_ Oui, j'y vais.
Merlin le regarda les sourcils haussés et une expression amusée, étant la seule autre personne en dehors du chevalier lui-même qui savait que Gauvain lui avait demandé de nettoyer son armure avec la magie la veille.
En effet, parmi les chevaliers alignés sur le terrain de formation pour l'inspection, il se détachait comme étant le plus présentable ici. Arthur donna un regard interrogateur entre le chevalier et Merlin, les deux prétendant être innocent même s'ils savaient que le prince n'était pas dupe. Cependant, Arthur ne fit aucun commentaire à ce sujet, sachant que l'amure qu'il portait avait été à de nombreuses occasions nettoyées de la même manière.
Les sourires fanèrent alors qu'il passa à Perceval, et ensuite à Léon, puis au plus récent des guerriers, un jeune noble qui avait été adoubé il y a quelque semaines. Normalement le suivant à être inspecté après Léon était Lancelot, et son absence était ressentit cruellement par les membres de la Fraternité. Merlin à ce moment posa la main sur son amulette sous sa chemise, pensant à celle qui avait appartenu à leur ami. Une amulette qui maintenant reposait dans un coffre en bois dans son atelier...En sécurité mais pas oubliée.
La douleur s'attarda dans son cœur pendant qu'il regardait le reste de l'inspection, comme une plaie ré ouverte encore et encore. Si seulement il avait été capable de faire quelque chose, n'importe quoi, alors peut-être qu'il aurait été sauvé. Il baissa la tête, se retournant et marchant vers le château. Les 'Si seulement' ne pourrons rien changer.
Il retourna aux appartements d'Arthur afin d'effectuer les corvées du matin, parcourant mentalement la liste de ce qu'il avait à faire. Il rangea et laissa libre cours à ses émotions en frottant le plancher. Puis, après ça, il alla voir Friou avant d'aller chercher le déjeuner d'Arthur. Ceci au moins allait lui remonter le moral, la petite vouivre qui l'attendait.
Il était toujours en train de sourire à cette pensée quand la porte des appartements d'Arthur s'ouvrit et il leva les yeux s'attendant à voir le prince revenir. Sauf que ce n'était pas lui et il s'obligea à garder une expression plaisante lorsqu'il salua l'homme face à lui.
_ Seigneur Agravain.
L'oncle d'Arthur s'avança dans la pièce, sans se soucier du fait qu'il marchait sur une partie du plancher mouillé et tout juste nettoyé.
_ Je me demandais si mon neveu aimerait dîner avec moi ce soir. Est-il là ?
Merlin se mit debout, posant le chiffon dans le seau d'eau devant ses pieds. C'était ennuyant quand un noble demandait comme le voulait le protocole, même quand la personne qu'il demandait n'était manifestement pas dans la pièce.
_ Il inspecte encore les chevaliers, mon seigneur. Je transmettrai votre message dès qu'il sera de retour.
Il y eut un moment presque imperceptible de silence entre eux, alors qu'Agravain regardait ce jeune homme, ce serviteur et se demandant si Morgane avait vraiment été sérieuse. Merlin pouvait être un serviteur de confiance, et le plus enclin à donner son avis par rapport à la majorité du personnel du château, mais il n'avait pas l'air d'être une personne avec un réel pouvoir.
Et avec le recul, sachant que Morgane avait été sérieuse, rendait réellement Merlin d'autant plus effrayant. Il était un loup fidèle parfaitement déguisé comme un agneau impuissant. Un loup qui était tout à fait capable de le tuer probablement en un instant d'où il se tenait.
Mais rien de tout ce ne fut montré, tandis qu'Agravain sourit et hocha la tête.
_ Cela serait bien. Dites-lui que je suis impatient de le voir.
Merlin le regarda partir ayant un aperçu de l'expression légèrement incrédule du noble quand en retournant à genoux pour nettoyer le plancher, le serviteur faillit marcher dans son seau et tomber. Merlin l'ignora. Il était habitué aux regards étranges des gens quand il était maladroit, des personnes lorsqu'ils se souvenaient du rang et de la confiance qu'il occupait dans la maison royale. Mais une partie de lui se demandait si l'incrédulité pouvait être dû à un hasard ou à d'autres connaissances.
Il fit un grand sourire, en pensant à ça. Agravain n'avait clairement pas la moindre idée de comment réagir avec ce que Morgane lui avait dit. Cela signifiait le rendre nerveux allait être très facile.
Avec ceci à l'esprit et un petit sourire ironique, Merlin finit la plus petite partie du sol restant en utilisant la magie. Sortant de la pièce et se dirigeant vers les cuisines, un sourire encore présent sur son visage. Il était allé informer le cuisinier sur les arrangements du dîner d'Arthur et de son oncle, avant qu'Agravain puisse envoyer son propre serviteur le faire. De cette façon, il était sûr qu'il était le serveur pour le repas, et pas l'homme d'Agravain.
A midi, après que tout soit arrangé, Arthur revînt pour trouver ses appartements impeccables, son repas déjà déposé, et Merlin se prélassant dans le fauteuil près du foyer.
Il haussa un sourcil en voyant cela, alors qu'il commençait à enlever sa cotte de maille.
_ Tu as cet air sur ton visage, à quoi est-ce dû ?
Merlin haussa les épaules, ne bougeant pas de sa position non-protocolaire.
_ Rien. Je dois juste vous dire que vous dînez avec votre oncle ce soir dans la salle du conseil.
Arthur le fixa.
_ Je dîne avec mon oncle ce soir ? Merlin, je viens juste de passer la plus grande partie de la matinée à chercher des taches de rouille sur des armures, et des tranchants d'épées qui n'ont pas été correctement aiguisées. Et j'ai encore les papiers sur le Dorocha à finir.
Merlin haussa les épaules encore.
_ Et qu'étais-je supposé lui dire ? Que vous préfériez vous détendre ce soir et aller jouer avec mon nouveau animal de compagnie ?
Le prince laissa échapper un soupir face à la réponse sarcastique, secouant la tête tandis qu'il jetait la dernière pièce de son armure et s'assit à table pour commencer son repas. Après la première bouchée, il obtint sa légère vengeance.
_ Je veux que tu prépares ma meilleure tenue, polisse mes bottes et nettoie la salle du conseil pour ce soir personnellement...Et pas de triche.
Merlin se contenta de rire, pas peiné pour un sou.
_ Oui, sire. Je vais personnellement vérifier que tout soit correct.
Les paroles suivantes furent trop bas pour qu'Arthur les entendent ou les comprennent, trop concentré sur sa nourriture pour noter les réflexions de son serviteur.
_ Je vérifierai autant de fois qu'il le faudra jusqu'à ce que je sois sûr qu'il puisse être sauvé ou pas.
