Voici donc l'épisode 4 avec les ràr de Colinou (tout le monde a disparu ou bien ?)

Salutations à Mai96 qui rejoint l'équipe comme correctrice, et au revoir à Abeille qui la quitte.

titesouris : Friou fait l'unanimité maintenant, elle est adorable. C'est aussi pour ça qu'on adore toutes la saga ^^ Bienvenue au club pour Agravain

Aithusa ~ Partie 1:

Tel un murmure, le vent soufflait doucement dans la grotte, faisant vaciller la flamme des bougies qui étaient éparpillées autour des formes endormies des druides. La brise passait doucement sur leurs visages, faisant se balancer la corde qui descendait parmi eux depuis le haut.

L'homme qui avait lancé la corde s'en servit pour descendre, regardant furtivement les hommes et les femmes endormis avant de se diriger à la hâte vers le fond du refuge. Là, il ouvrit sans faire de bruit le coffre qui contenait les trésors du clan, et après avoir fouillé dedans il trouva la boîte qu'il cherchait.

Il regarda à nouveau par dessus son épaule, inquiet, et il retourna la boîte, cherchant un moyen de l'ouvrir. Sa main trouva bientôt le symbole qui tournait sur le côté, et le haut de la boîte s'éleva, révélant l'artefact qu'elle contenait.

L'homme saisit la spirale métallique, dont les bords étaient recouverts de runes et dont l'extrémité s'ouvrait en deux. Impressionné, il sortit une spirale en or presque identique de ses poches, et réunit une extrémité de l'une avec une extrémité de l'autre.

Elles fusionnèrent dans un éclat de lumière dorée, chaque spirale ayant à présent une extrémité fusionnée et une autre encore ouverte. Une fois la dernière partie trouvée et jointe, les trois formeraient un triangle en leur milieu.

Son moment de succès fut interrompu quand le bruit de pas sur la pierre le fit sursauter et se tourner. Tous les druides de la grotte étaient réveillés, debout et le dévisageant, leur chef étant le seul encore assis tandis qu'il observait l'intrus.

L'homme se tourna et fuit à travers la foule des druides qui apparurent encore comme sortis de nulle part le long de son chemin pour sortir de la grotte et dans les bois, et aucun d'entre eux ne fit mine de l'attraper. Et pourtant, ils le suivaient toujours comme son ombre, jusqu'au bord d'une crevasse. Il s'arrêta alors et se retourna pour regarder la foule qui s'était rassemblée silencieusement derrière lui. A nouveau, le chef était là, son expression solennelle sous ses cheveux gris. Le voleur se saisit de l'un des druides comme otage, portant un couteau à sa gorge tandis que le chef cessait d'avancer et levait la main.

« Cela ne vaut pas la peine de sacrifier la vie de qui que ce soit. »

Le voleur lui lança un regard noir, sans libérer son otage.

« Vraiment ? Cela m'a coûté vingt années de la mienne ! »

« C'est inutile. Vous ne trouverez jamais la troisième partie du Triskellion. »

Le voleur eut un sourire narquois.

« Ah, mais vous vous trompez… Je sais déjà où est ce morceau. »

Il hurla soudainement et poussa son prisonnier devant le chef du clan, se retournant et courant pour sauter par-dessus la crevasse. Il réussit tout juste à atteindre l'autre côté, aucun des druides ne faisant un pas pour arrêter sa fuite. Aucun d'eux ne prononça un mot, jusqu'à ce que le bruit de ses pas ne soit qu'un souvenir silencieux.

« Nous avons gardé notre partie du Triskellion durant quatre cents ans. Pourquoi l'as-tu laissé le prendre, Jenrad ? »

Le chef, le Grand Prêtre Jenrad, se tourna pour faire face à celui qui avait parlé. Sa voix était calme et son attitude résignée.

« S'il connaît véritablement l'endroit où se trouve la troisième partie, alors ses pas le mèneront à Camelot et à son protecteur. Et si quelqu'un doit entrer dans le Tombeau d'Ashkanar, c'est Emrys. En cherchant le dernier morceau du Triskellion, cet homme va sans aucun doute attirer dessus et sur lui-même l'attention d'Emrys.

OoOoO

Le bruit de quelqu'un qui frappait à la porte les réveilla, les nuages qui avaient été menaçants toute la journée déversant à présent leur pluie sur la cité dehors. A l'intérieur, où il faisait chaud, le vieux médecin et son protégé avaient essayé de dormir, mais tous deux étaient désormais éveillés, le premier se dirigeant vers la porte des appartements tandis que le second observait à travers les trous de la sienne.

Gaius l'ouvrit, révélant un homme d'âge moyen aux cheveux courts et sombres et au comportement suspect. Un homme qui se mit à parler dès qu'il le vit.

« Bonjour, Gaius. Vous vous souvenez sans doute de moi. »

Le médecin l'observa d'un regard froid.

« Je ne m'en souviens que trop bien… Pourquoi es-tu là ? »

L'homme sourit, montrant ses vêtements trempés.

« S'il vous plaît. J'aurais bien besoin de me sécher auprès de votre cheminée. »

Gaius le fit entrer, remarquant que son visiteur ne faisait pas un geste en direction de l'âtre.

« Tu es bien culotté d'oser revenir ici. Tu m'as laissé dans de beaux draps. »

Les excuses de l'homme ne furent pas très convaincantes, son intérêt étant plutôt porté sur l'observation de la pièce elle-même.

« Oui. Désolé pour ça… Que puis-je dire ? Être exécuté ne me plaisait pas vraiment. »

Il se tourna et affronta le regard désapprobateur de Gaius.

« Ne prétends pas que tu appuyais Uther. »

« Dis-moi pourquoi tu es là. »

Il y eut un moment de silence. Quelques secondes qui rendirent clair le fait que ce ne serait pas un échange de civilités. Réalisant cela, l'homme sortit un paquet de tissu de sa poche, l'ouvrant pour faire apparaître la paire dorée de spirales fusionnées à l'intérieur.

Gaius fut immédiatement intrigué, s'approchant pour regarder tandis que l'homme expliquait.

« Inutile de vous fatiguer les yeux, Gaius. C'est le Triskellion d'Ashkanar. »

« Tu en es sûr ? »

« J'en suis certain. »

« Laisse-moi voir. »

Gaius le prit de ses mains, l'emmenant jusqu'à une table et attrapa la loupe laissée là. Il examina ensuite les runes dessus en utilisant l'outil, pensant à voix haute.

« C'est une langue druidique. Les runes sont regroupées en unités de trois, c'est rare.

Le visiteur sourit d'un air suffisant.

« Inutile de les déchiffrer, je l'ai fait. Elles guideront le porteur au Tombeau d'Ashkanar. »

Gaius cessa son inspection pour se tourner et faire face à l'homme, qui hocha la tête pour confirmer ce que suspectait le vieil homme.

« Oui. Nous connaissons tous deux la légende. Nous savons tous deux ce qu'il a caché là. »

Gaius acquiesça, sévère.

« Un œuf de dragon. Et tu es venu le voler ? »

Derrière la porte, les yeux de Merlin s'étaient écarquillés, et le sorcier écouta avec attention ce qui suivait.

« Je ne dirais pas voler. »

Gaius lui rendit l'artefact.

« Tu oublies une chose. Il te manque une partie du Triskellion. »

« Oh non, je sais où ce trouve ce morceau. »

Il jeta un œil au sol, et regarda ensuite Gaius.

« Dans les souterrains sous vos pieds. »

Merlin continua d'écouter tandis que son mentor refusait d'aider un tel acte, attendant jusqu'à ce que le visiteur soit poussé à s'en aller et qu'il déclare qu'il serait dans la taverne de la ville basse avant de sortir de sa chambre.

Quand Gaius le vit, le sorcier se mit à parler.

« Qui était-ce ? »

Le médecin soupira, répondant à la question.

« C'était un de mes élèves, Julius Borden. »

Merlin fronça les sourcils, le Seigneur des Dragons en lui remontant à la surface.

« Pourquoi avez-vous refusé de l'aider ? C'était peut-être notre seule chance de sauver les dragons. D'aider Kilgharrah à préserver les siens ! »

« Borden n'est pas un homme à qui l'on peut faire confiance. »

Gaius restait lugubre.

« Avant de faire quoi que ce soit pour l'assister ou refuser, il est de ton devoir en tant que sorcier de la Court, et en tant que Seigneur des Dragons, de consulter ceux qui ont autorité en la matière. Ceux que cela affectera, et dont la permission te sera nécessaire si tu veux entrer dans les souterrains. »

Le froncement de sourcils de Merlin s'effaça pour se transformer en un regard entendu.

« Kilgharrah et Arthur, bien que je ne pense pas que notre roi apprécierait d'être réveillé à cette heure de la nuit. »

Gaius soupira et secoua la tête.

« Dans ce cas, va parler avec celui que tu peux voir. Les gens ont moins de chance de remarquer Kilgharrah si tu lui parles maintenant de toute façon. »

Merlin se tourna et retourna dans sa chambre, pour revêtir bottes et veste avant de sortir à nouveau.

« Un jour, je réussirai à avoir une nuit de sommeil convenable. »

Gaius l'accompagna jusqu'à la porte en souriant.

« Peut-être… Je vais laisser une bougie allumée pour ton retour. »

Merlin sourit à ces paroles, même s'il ressentait à présent un frisson d'exaltation le parcourir… Un œuf de dragon ! Si c'était seulement possible ! Si ça l'était, Kilgharrah ne serait plus le dernier de son espèce.