Harry Potter et la mémoire du dragon

Rating : M

Pairing : HPDM (progressif)

Disclaimer : Les personnages, les lieux ne sont pas à moi... et pourtant c'était pas faute d'essayer de convaincre J.K Rowling de me les laisser...

Note : les noms des lieux et de certains personnages sont dans leurs versions originales... désolée pour ceux que ça gêne... mais je trouve absolument horrible les noms comme Rogue... ou Drago. Voilà ^^

Enjoy !


Chapitre 1 : Avant Hogwarts (Poudlard) ...

« BORDEL DE MERDE ! » cria Harry, « Mais comment c'est possible, OY Malfoy, répond ! »

« Si tu pouvais te taire ne serait-ce qu'une minute », répliqua Draco se massant les tempes, « je pourrais peut-être réfléchir à un moyen de nous sortir de là. »

« Comme si je pouvais faire confiance à un pseudo-mangemort ! »

« Oh, et ça recommence », soupira Draco, « écoute Potter je –»

« DRACO LUCIUS MALFOY ! (Draco se crispa) Combien de fois t'ais-je demandé de ne pas touché à ça ? »

Les deux adolescents se tournèrent alors vers la scène qui se trouvait devant eux. Narcissa Malfoy se tenait devant un Draco d'environ six ans, les mains sur les hanches, montrant des débris – d'un vase - sur le sol. Le petit Draco regardait sa mère une expression de terreur sur le visage. A côté de lui se tenait, tout tremblant, un elfe de maison aux grands yeux verts, semblables à des balles de tennis.

« Dobby ? » ne put s'empêcher de s'exclamer Harry.

A côté de lui, Draco se contenta de hocher la tête, continuant de regarder la scène avec une expression indéchiffrable.

« Maître Narcissa, maître, le jeune maître Draco, n'y est pour rien ! » clama Dobby, « Dobby a été un mauvais elfe, tout est de la faute à Dobby –»

« Silence ! » ordonna Narcissa.

Et Dobby ne put plus rien dire, il se contenta alors de regarder son jeune maître, des larmes dans les yeux, lui envoyant des centaines d'excuses muettes. Le petit Draco lui fit un petit sourire incertain pour le rassurer. Tandis qu'il faisait cela une petite voix résonna vers Harry et Draco.

« Ne t'inquiète pas, Dobby, tout ira bien, je ne t'en veux pas »

Harry se tourna alors stupéfait vers le grand Draco.

« Purée, Malfoy, ne me dis pas que c'est ce que je pense ? » demanda –t-il stupéfait.

« Si je réponds non, tu vas la fermer ? » répliqua Draco, agacé, « quelle idée de con de lancer un legilimens aussi ! »

Harry ricana et se re-concentra sur la scène.

« Bien, » continua Narcissa, « Reparo, va dans ta chambre, tu y es concilié jusqu'à l'heure du dîner. »

« Oui, mère. » Répondit le petit Draco.

Alors, qu'il s'apprêtait à sortir, il se retourna et demanda d'une petite voix fluette pleine d'espoir : « Mère, vous ne ferez pas part de cet… incident à Père, n'est-ce pas ? »

Elle l'observa un moment, puis sourit : « Non, je n'en parlerais pas à Lucius »

« Et de quoi ne dois-tu pas me parler ? » intervint une voix glaciale.

Narcissa et Draco se retournèrent alors d'un bel ensemble vers Lucius Malfoy.

« Mais, de rien, très cher, que vas-tu ima – »

« Ne me prend pas pour un imbécile, Narcissa, » l'interrompit sèchement Lucius, en se tournant vers Draco, « explique-toi et ne t'avise pas de me mentir. »

« Comme si je pouvais de toute façon » intervint sa pensée, d'un ton amer.

« Je … j'ai cassé l'un des vases de Mère, par inadvertance… » répondit Draco en évitant le regard de son père.

« Oh, et bien je suppose que tu sais ce qui t'attends. »

« Oh Non, Pitié, pas ça ! »

« Lucius, je l'ai déjà puni, » intervint Narcissa, « et le vase est réparé et je ne pense pas que »

« Silence ! Tu es bien trop gentille avec lui, et cela causera notre perte… » susurra Lucius.« Et bien Draco, j'attends ta réponse.»

« Je – oui. » Répondit-il, résigné.

Il se dirigea alors vers la cave tout en essayant de garder une démarche aristocratique, alors que des pensées fusaient furieusement dans sa tête. « Nan, je ne veux pas y aller, pas ça, je ne supporte pas cet endroit, pitié Mère, aidez-moi ! » Mais il savait que sa mère ne pouvait en aucun cas lui venir en aide, il ravala alors douloureusement ses larmes, poussa la porte de la cave, suivi de près par Harry et Draco, et attendit que son père – et par extension son calvaire – arrive.

« Combien de temps cette fois ? Oh faîtes qu'il ne parvienne jamais jusqu'ici… »

« Malfoy, de quoi est-ce que – il – enfin – tu par –» commença Harry.

« Tu verras bien assez tôt », le coupa Draco, crispé.

« Mais –»

« Oh pitié, ferma-là, c'est déjà assez chiant comme ça ! »

Harry ouvrit la bouche pour répliquer mais fut interrompu par l'arrivée de Malfoy père, celui-ci s'amusait avec sa baguette, sous le regard surpris du petit Draco et un froncement de sourcil du grand.

« Pas de ceinture ? De couteau ? D'épée ? »

« Tu es un grand garçon maintenant, Draco, je pense que tu es prêt pour la baguette. »

« Mais Père… c'est – »

Lucius pointa sa baguette sur son fils et murmura quelque chose d'incompréhensible. La seconde d'après, Draco fut pris de violents spasmes et se plaqua la main sur la bouche, une expression horrifiée sur le visage, des larmes commençant à couler le long de son visage. Puis soudainement un tremblement plus violent que les autres l'assaillit et il vomit triples et boyaux.

Lucius secoua lentement la tête, consterné, puis fit un petit mouvement de baguette, aussitôt l'enfant sentit l'air lui manquer et il tint sa gorge, suffocant. Ce ne fut que lorsque Draco fut à la limite de l'évanouissement que son père daigna lever le sort.

« Bien je pense que cela devrait suffire… » commenta Lucius, ennuyé, « dis-moi jusqu'à quelle heure ta mère comptait-elle t'enfermer dans ta chambre ? »

Draco tenta de répondre mais tout ce qui put sortir de sa bouche fut un toussotement.

« Et bien Draco, j'attends. » pressa Lucius, agacé.

Draco inspira et expira longuement plusieurs fois avant de pouvoir murmurer très faiblement d'une voix rauque : « Jusqu'à… *tousse* l'heure du dîner *tousse* Père. »

« Alors tu resteras pendant ce temps dans 'ta boîte', » ordonna Lucius.

Draco ne put qu'hocher la tête, se demandant combien de temps il restait jusqu'à l'heure du dîner. Lucius semblant avoir lu dans ses pensées, lui indiqua dans sa 'grande magnanimité' qu'ils étaient à présent à quatre heures exactement du dîner. Les yeux de Draco s'agrandir d'horreur sous la satisfaction visible de Malfoy père.

« Quatre heures ? La dernière fois ce n'était qu'une heure et déjà je – Oh mon dieu »

Lucius se dirigea alors vers le fond de la cave et traîna quelque chose de lourd, jusqu'au centre. Harry du se rapprocher pour pouvoir de quoi il s'agissait.

« Un cercueil ? » s'exclama-t-il.

« J'en envierai presque le placard sous l'escalier où tu vivais, tout est dans le presque bien sûr, le cercueil au moins avait le mérite d'être de qualité et confortable, » répliqua sarcastiquement Draco.

« Comment tu sais que je dormais dans un placard ? » demanda Harry, surpris.

« Oh, mais je sais plus de chose sur toi que tu le penses, Potter, et apparemment cela va être réciproque, » dit-il avec une pointe de dégoût, tout en replaçant son attention vers son petit-lui.

Celui-ci s'avançait lentement vers le cercueil, jetant des regards plein d'espoir à son père, qui les ignora bien sûr. Ravalant ses larmes, Draco monta sur la petite estrade qui lui permettait de rentrer dans sa 'boîte' et s'allongea prudemment dedans.

« Sois sage Draco, je reviendrais te chercher tout à l'heure, » murmura Lucius avant de refermer sèchement le couvercle et de psalmodier un sortilège.

« Dobby ! » appela Lucius sèchement.

« Oui, maître Lucius, Monsieur.» répondit l'elfe, en apparaissant dans un petit 'crack'.

« Nettoie-moi ça », ordonna –t-il en montrant d'un geste désinvolte le vomi par terre, puis il sortit calmement de la cave comme si de rien n'était.

Au même moment dans la cave, Harry était en en train de fulminer contre les « Putains-de-mangemorts-qu'on-aurait-du-interner-depuis-longtemps ». Draco (le grand) quant à lui se contenta de se masser les tempes, sentant une migraine sans nom pointer le bout de son nez.

« Mais, c'est vrai quoi ! » s'exclama Harry, « Comment peut-il faire ça à un enfant, et encore pire son enfant ? »

« Potty, Potty, Potty. C'est justement parce que je suis son fils qu'il me fait ça, je n'aurais pas été son enfant il n'aurait même pas daigné lever le petit doigt et aurait ordonné à quelqu'un de me tuer… et avec du recul je pense qu'il m'a ménagé sur ce coup là », remarqua Draco d'un ton amer, « il n'a pas encore utilisé d'Impardonnables… »

« Quoi ? Mais c'est affreux ! Juste pour un vase ? Que ta mère a vite réparé soit dit en passant.»

« Bon Potter, j'apprécie vraiment ta sollicitude, mais pourrais-tu arrêter de jouer les hypocrites et juste regarder calmement les pires moments de ma vie ? Parce qu'à mon avis c'est bien ça qu'on est en train de regarder… »

« Comment ça jouer les hypocrites ? » répéta Harry, vexé, « Je suis vraiment –»

« Ose dire, que si je n'avais pas fait cette foutue gaffe dans les toilettes, tu ne m'aurais pas lancé un sort particulièrement douloureux de ton cru ! » siffla Draco.

Harry voulut d'abord répliquer qu'il n'en avait jamais eu l'intention quand soudain le Sectusempra qu'il avait effectivement voulu lancer, bien qu'il ne sache pas exactement les effets de ce sort ce n'était sûrement pas un sort 'contre les ennemies' pour rien, lui vint en esprit et honteux il détourna la tête.

« Voilà alors maintenant ne viens pas me parler de ce qui est affreux ou pas, » finit Draco contant d'avoir pu enfin lui clouer le bec.

« J'ai peur… Il fait noir… C'est trop étroit …»

« Dis, Malfoy, tu ne serais pas claustrophobe, par hasard, » demanda Harry innocemment.

« A ton avis Potter. » Cracha Draco, agacé que Potter ait encore découvert une de ses faiblesses.

« C'est vrai qu'à force de se faire enfermer dans ce cercueil… »

« Si seulement ce n'était que ça», répondit amèrement Draco.

« J'ai froid… si froid… NON ne m'approchez pas pitié… Non ! » geignit la pensée.

« Mais que -? »

« Vois-tu Potter, » expliqua Draco calmement, un peu trop pour être naturel d'ailleurs, « ce cercueil possède la même capacité qu'un détraqueur… sauf qu'il a l'avantage de faire ça infiniment puisqu'il ne peut pas dévorer l'âme des personnes se trouvant à l'intérieur, n'est-ce pas super ? »

« Père, s'il –vous-plaît, arrêtez ! Je jure de ne plus faire de bêtise alors pitié, ne m'approchez plus » continua sans cesse de supplier le petit Draco.

Puis soudain tout se mit à tournoyer et ils se retrouvèrent à nouveau dans cette cave. Sauf que cette fois se tenait un Draco, d'environ 8 ans, droit comme un i, attendant sûrement son père, qui ne tarderait pas à arriver. Draco (enfant) et Harry retinrent inconsciemment leur respiration quand ils entendirent les pas lents de Lucius Malfoy retentir de par-delà la porte.

« Pourquoi suis-je ici ? J'ai bien fait attention de ne pas l'offenser, alors pourquoi ? »

Au même moment la porte s'ouvrit laissant passer le grand blond à l'allure glaciale, un grand sourire sadique sur les lèvres et les yeux pétillants d'impatience.

« Fils, je suppose que tu ne sais pas pourquoi tu es là ?» demanda Lucius.

« N-non Père, je ne sais pas, » répondit Draco, dont la voix tremblait légèrement.

Manifestement ces paroles furent celles qu'il avait attendues, puisque son sourire s'agrandit et qu'une lueur dangereuse prenait place dans ses yeux.

« Ta Mère et moi avons été trop doux avec toi durant ses dernières années et j'estime que toute ton éducation est à refaire, » susurra Lucius, en jouant avec le bout de sa baguette. « De plus tu es assez âgé à présent pour commencer à te défendre de sort plus puissant… »

« Les impardonnables ! »

« Bien je suppose que nous devons commencer… tout de suite – Crucio ! »

Le visage de Draco se tordit sous la douleur et il hurla à s'en fendre les poumons et la mâchoire. Des larmes ruisselaient le long de sa joue et ses cries raisonnaient à travers toute la pièce, faisant écho au ricanement jubilatoire de son père. Cependant, l'euphorie du moment passé, celui-ci grimaça comme si le fait que son fils fasse autant de bruit à cause de quelque chose de si insignifiant le répugnait plus que tout.

« C'est décevant, Draco… » se désola Lucius, en arrêtant momentanément l'impardonnable.

Draco leva un regard horrifié vers son père, non il allait recommencer et Draco ne le voulait surtout pas… Il ne voulait pas souffrir…

« Ne montre pas autant de sentiment dans tes yeux, » siffla Lucius, entre ses dents, « Crucio ! »

Et encore une fois Draco, cria, haleta, pleura, supplia que cela s'arrête, mais Malfoy (père) se contenta de sourire cruellement avant de répondre « un Malfoy ne supplie pas, Draco » et il avait augmenté l'intensité du sortilège. Bientôt les jambes de Draco ne purent plus supporter son poids et il tomba au sol, toujours hurlant de douleur. Et alors qu'il crut que sa dernière seconde était arrivé, la porte de la cave s'ouvrit, laissant passer une Narcissa Malfoy, d'une apparence sereine.

« Lucius, » dit-elle, « un hibou vient d'arriver, on te demande d'urgence au Ministère. »

« Bien, » répondit-il en regardant Draco, « je finirais tout à l'heure alors… »

Narcissa lança un regard méprisant à Draco, puis demanda d'une voix hautaine : « Cela te dérangerait-il si je me chargeais de cette besogne à ta place, après tout ce n'est pas comme si tu avais beaucoup de temps libres avec toutes tes affaires ? »

Son mari la fixa un moment et s'il en avait été étonné, rien n'avait pu transparaitre dans son regard.

« Toi, Narcissa ? »

« Oui, moi, Lucius. C'est un problème ? » demanda-t-elle sèchement.

« Non, » répondit Lucius méfiant, « je me demandais juste à quoi était du ce changement… hier encore tu me demandais de ne rien lui faire »

« J'ai eu une conversation assez animé avec mon grand-père, il y a de cela une demi-heure et à présent je ne peux douter de l'importance de l'éducation de notre fils. » expliqua-t-elle, en le regardant droit dans les yeux.

« Et bien, il faudrait que je pense à envoyer mes remerciements à ce cher Polux, alors, pour t'avoir fait entendre raison… Bien, fait donc à ta guise. »

« Je n'y manquerais pas, » affirma-t-elle reniflant dédaigneusement tout en regardant Draco.

Et sans plus de cérémonie Lucius quitta la cave, laissant à Narcissa le soin « d'éduquer » Draco.

« Mère, » supplia Draco, toujours sur le sol, haletant.

Narcissa le regarda hargneusement pendant une dizaine de seconde, avant de siffler entre ses dents : « Toi ! Comment oses-tu salir le noble sang des Blacks et des Malfoys, en te présentant de la sorte ? Debout et tout de suite ! »

Draco se releva alors tant bien que mal, essayant très difficilement de retenir ses larmes.

« Non ! Mère… vous aussi »

Draco esquissa un mouvement de recul lorsque Narcissa pointa directement sa baguette sur lui, mais il se retint au tout dernier moment se rappelant les punitions de Lucius et à la place il ferma les yeux attendant son triste sort. Mais il les rouvrit immédiatement de surprise, quand il entendit sa mère non pas murmurer un maléfice destiné à le faire souffrir mais un sort de guérison.

Draco sentit les effets des sorts de Lucius disparaître petit-à-petit, tandis que Narcissa se jeta alors sur lui, l'entoura de ses bras pour une longue étreinte, tout en murmurant un « Oh, mon bébé » soulagé.

Draco cligna des yeux, trop abasourdi par le brusque changement de comportement de sa mère.

« Mère, que - ? »

« Chut, mon trésor, » l'interrompit Narcissa en lui mettant un doigt sur la bouche, « il ne faut surtout pas que ton père sache à propos de ça, tu comprends pourquoi ? »

Draco frissonna et hocha de la tête.

« Mais Père pourra le savoir s'il utilise la legilimencie… »

« Draco, tu ne crois tout de même pas que pendant les heures où je devrais « t'éduquer » nous ne ferions rien… » demanda-t-elle, sévèrement.

« Vous- Vous allez m'apprendre l'Occlumencie, Mère ? » s'enquit-il surpris, mais avec une légère touche d'excitation.

« Evidemment je n'espère pas pouvoir t'inculper le noble domaine de l'esprit en si peu de temps, c'est pourquoi je devrais changer les faits le temps que tu le maîtrise, y vois-tu un inconvénient Draco ? »

L'enfant secoua la tête montrant son accord, puis durant l'heure qui suivit, il se conforma aux instructions de Narcissa.

« Hey ! » s'indigna Harry, regardant l'entraînement de Draco, d'un ai indigné « pourquoi ne me l'a-t-on jamais appris de cette manière à moi ? C'est fichtrement plus facile que l'autre méthode à la con ! »

« Langage Potter, » réprimanda Draco, avec un sourire moqueur, « Méfie-toi déjà que ton vocabulaire ne vole pas haut, alors en plus si tu commences à jurer à tout va, tu vas finir par parler le langage des singes, et puis il y a des bons et des mauvais professeurs… j'ai bien peur que le tien soit classé dans la seconde catégorie. »

« Mon vocabulaire de singe t'emmerde, Malfoy, et puis mon prof, c'était Snape, » l'informa Harry, s'attendant à ce que Draco retire son insulte, sachant que c'était de son professeur préféré dont il parlait.

« Oui, je le savais, » dit simplement Draco. « Ferme la bouche, Potter, tu vas finir par gober des mouches », ajouta-t-il moqueur, voyant qu'Harry ne s'attendait sûrement pas à cette réponse.

L'heure arriva à sa fin et finalement Narcissa se plaça devant Draco et pointa encore une fois sa baguette sur lui.

« Prêt ? »

Draco ne sachant pas ce qu'avait prévu sa mère pour 'changer les faits' acquiesça maladroitement de la tête, espérant que ce ne soit pas douloureux.

« Imperio ! »

Le regard de Draco devint vide et il écouta Narcissa énoncer le déroulement de la soirée telle qu'elle aurait pu avoir lieu et se les mémorisa comme une réalité. Quand elle eut fini elle l'embrassa sur le front et chuchota : « C'est bien Draco, je suis fière de toi. » Et elle leva le sortilège.

Aussitôt le regard vitreux et vide de Draco devint horrifié et méfiant et sa lève inférieur trembla tandis qu'il déglutit difficilement. « M-mère j-je »

« La leçon est finie, » déclara-t-elle sèchement, son regard durci par du mépris, « et ne tremble pas, ne t'ais-je donc pas appris cela à l'instant ? Devrais-je te punir ?»

« Je vous prie de m'excuser Mère, » répondit-il vivement, essayant de contrôler un maximum sa voix.

« Bien va dans ta chambre et je ne veux pas te revoir avant le retour de ton père, est –ce clair ? »

« Oui… »

Et le petit Draco sortit rapidement de la cave tout en essayant de garder une démarche fière, il ne jeta aucun coup d'œil en arrière, de ce fait il rata le regard emplie de tristesse de regret de Narcissa, qui murmura : « Oh… je suis si désolé Draco.»

« Elle doit vraiment t'aimer » commenta Harry, tout en regardant les différents entraînements d'occlumencie, une légère pointe de jalousie dans les yeux.

« Evidemment, Potter, qu'est-ce que tu crois ? » répliqua Draco, fièrement.

Les scènes suivantes montrèrent les différents anniversaires qu'avait célébré Draco avec ses parents, et Harry siffla d'admiration en voyant la montagne de cadeau, que le blond recevait chaque années, c'était même à rendre Dudley jaloux.

« Je n'ose même pas imaginer combien ils ont du dépenser pour t'acheter tout ça »

« Oh… certainement une petite fortune, ce n'est pas grand-chose » répondit légèrement Draco et devant la mine choquée d'Harry il ajouta avec amertume : « Tu vois le seul avantage que je n'ai jamais eu à être le fils de mon père c'est que je pouvais avoir tout ce que je voulais du moment que ça respectait les critères de l'héritier Malfoy. »

« Tu sais… en quelque sorte, je suis un peu jaloux de toi… » avoua Harry, en regardant le sourire d'un petit Draco de 9 ans ouvrant son cadeau. Mais en voyant le regard perplexe de Draco qui se demandait bien de quoi, Harry pouvait envier de sa vie, il ajouta précipitamment : « Enfin, pas au sujet de ton éducation et tout ça… je veux dire… personne ne voudrait vivre ça… il faudrait être maso pour – »

« Viens-en aux faits, Potter » l'interrompit Draco, agacé.

« Ce que je veux dire c'est que moi aussi j'aurais voulu… tu sais… - euh – faire tout ça…avec mes parents. » avoua-t-il gêné d'avoir dit quelque chose comme ça. « Mais je sais que c'est égoïste de penser à ça, après tout je n'ai pas le temps de m'apitoyer sur mon sort et puis –»

« Ce n'est pas égoïste » le coupa Draco, sans le regarder, « c'est normal. »

Harry cligna des yeux, surpris, attendant que Draco explique sa pensée, mais il ne le fit pas, à la place il révéla quelque chose d'encore plus surprenant.

« En fait… c'est assez amusant que tu sois jaloux de ça… puisque moi, j'ai toujours envié ta vie… pas la partie où tu dois vaincre tu-sais-qui bien sûr… mais le reste… ta joie de vivre, ce petit truc en toi qui fait que tu n'abandonnes jamais quoi qu'il arrive, tes amis – et je te parle de vrais pas ceux qui s'attroupent autour de toi juste parce que tu es le survivant, l'élu ou d'autres bêtises de ce genre - ton assurance, ton courage… tout cela me fait encore plus t'envier parce que ça me rappelle que moi je n'ai pas tout ça… quoi que je fasse je serais toujours dans les filets de mon père et – »

Il s'arrêta brusquement en voyant le regard intense que lui jeta Harry, un regard si profond, sincère et définitivement trop vert. Il détourna alors les yeux et sembla tout à coup prendre mesure de ce qu'il venait de révéler et se plaqua la main sur la bouche, en rougissant.

« Oh putain, Malfoy, tu rougis ? » s'exclama Harry choqué.

« La ferme ! » répliqua Draco, se tournant me qu'Harry ne voie pas son visage, « Et je ne rougie PAS, et puis pitié dis-moi que tu as aussi jeté un sort de vérité pour que je fasse autant de gaffe en si peu de temps ! »

« Désolé de te décevoir, mais non, » répondit Harry.

« Comme si c'était pas suffisant que tu vois mes souvenirs, il fallait aussi que tu vois mes PUTAINS de pensées et qu'en prime je t'avoues mes PUTAINS de faiblesses… supers vraiment » pesta Draco.

« Langage Malfoy » répliqua Harry, amusé d'un tel 'laissé aller' de la par de Draco.

« Ta gueule » ordonna Draco, refusant toujours de se retourner pour faire face à Harry, tellement il avait honte.

Harry ricana en voyant sa Némésis si gêné. Il profita alors de ce petit moment de répit, pour réfléchir vraiment.

Malfoy avait pleuré dans les toilettes. Malfoy disait n'avoir jamais voulu suivre Voldemort. Malfoy avait avoué l'avoir aidé depuis le début. Malfoy avait eu une enfance très difficile. Malfoy était gêné qu'Harry ait découvert ses secrets et ses faiblesses. Malfoy était jaloux de lui. Malfoy n'était peut-être pas comme il l'avait imaginé après tout.

Harry se rendit alors compte qu'il y avait beaucoup de chose qu'il ne connaissait pas chez le Slytherin, que cachait Malfoy sous son masque ? Il ne le savait pas… Mais il allait le découvrir, foi de Potter !

« Oui c'est certain » assura-t-il en reportant son attention sur le souvenir.


Je vous remercie tous pour vos reviews... et pour répondre à une certaine question qui m'a bien fait marrée...

Draco est bien un garçon ! XD (même si je crois que personne n'en doutait... n'est ce pas Querty ? :p)

Bref voilà j'attends vos reviews avec impatience... et à dans deux semaines...

See ya