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Chapitre 46 : L'enlèvement ~Partie 2~

Qu'est-ce qui prenait autant de temps ? Où était le sorcier qui d'après Morgane arriverait ce soir nom de Dieu ?

Agravain jeta prudemment un oeil hors de sa cachette, grinçant des dents alors qu'il restait à la porte qu'il avait déverrouillé. Il y avait une très petite fenêtre d'opportunité, pour cela, il avait prévenu Morgane de rendre cela clair pour l'homme qu'elle avait engagé. Il savait que Merlin s'en allait quelque part dans le château chaque nuit à ce moment, quand la lumière dans les appartements d'Arthur s'éteignait. Il ne partait que pendant une demi-heure, peut-être trois quarts d'heure, avant de réapparaître et de retourner aux appartements de Gaius. C'était le seul moment où le médecin serait seul dans la nuit, c'était la seule chance.

Enfin du mouvement vint. Deux hommes, l'un en robe avec un bâton et l'autre torse nu avec une épée, se dépêchant vers la porte sur le côté. Agravain sortit pour les rencontrer, tendu.

"Vous êtes en retard. Si nous ne nous dépêchons pas, nous perdrons cette chance."

Alator le regarda froidement.

"Alors ne perdons pas un instant. Je me suis déjà assuré que la scène soit prête, un étalon blanc est absent dans les écuries du château."

Agravain acquiesça, entrant par la porte.

"Bien, c'est une bonne chose de faite. Maintenant suivez-moi, nous avons peu de temps. Le pupille de Gaius sera déjà là où il va à cette heure. Il ne faudra pas longtemps avant qu'il revienne aux appartements du médecin, et nous ne pouvons pas permettre le délai que son interférence pourrait causer."

Ils cheminèrent dans le château, évitant les gardes et se dirigeant vers la tour où les appartements de Gaius se trouvaient. Quand ils atteignirent le haut de celle-ci, Agravain arrêta Alator avec sa main et fut promptement fixé par le garde du corps du sorcier.

Alator le regarda en retour.

"Qu'y a-t-il ?"

Le noble grimaça légèrement.

"Ne l'assommez pas, il doit rester éveillé. Je ne sais pas comment ils font cela, mais Arthur et ses alliés, Gaius inclus, ont une fâcheuse tendance à surgir de nulle part dès que l'un d'entre eux est rendu inconscient. Gaius et son pupille trempent dans la sorcellerie, alors il est probable qu'ils aient une sorte de sort prévu pour les prévenir quand une telle chose se produit."

Alator fronça les sourcils.

"Morgane ne m'a jamais dit que j'étais là pour enlever un sorcier. Vos paroles impliquent que le jeune roi soutient la magie."

Agravain hésita, mais savait que s'il ne donnait pas une quelconque réponse, Alator pourrait partir.

"Tous deux le servent dans cette capacité, secrètement. Il leur clame qu'il fera revenir la magie, mais il ne semble pas particulièrement pressé de le faire. Je crains qu'ils soient déçus, et c'est lamentable qu'ils refusent de le voir."

Le prêtre guerrier acquiesça lentement.

"En effet. Je devrai garder votre information en tête."

Il se rua en avant, Agravain restant où il était, pendant que dans les appartements du médecin Gaius finissait un dernier remède avant de chercher son sommeil.

Il leva les yeux lorsqu'il entendit un léger grincement, fronçant les sourcils à travers les ombres vers sa porte.

"Merlin ?"

Il n'y eut pas de réponse, rien, pas jusqu'à ce qu'il soit attrapé par derrière et qu'une main soit serrée contre sa bouche.

"Adumbe." Gaius sentit sa gorge se bloquer, sa voix rendue silencieuse alors même que ses bras étaient rapidement attachés par l'homme murmurant dans son oreille. "Restez calme, ou je vous y forcerai. Je sais comment paralyser plus que votre voix."

Gaius se retrouva alors soulevé et passé en travers de l'épaule du compagnon du sorcier, porté le long des escaliers et devant un Agravain à l'air satisfait.

Le noble hocha la tête pour eux et les laissa partir, montant les escaliers et entrant dans les appartements de Gaius. Il laissa alors un livre à l'intérieur, grossièrement caché sous une simple feuille de parchemin, et partit pour attendre son heure après avoir pris autant de vêtements du médecin qu'il pouvait en fourrer dans le sac qui avait contenu le livre.

Quinze minutes plus tard, juste avant que Merlin soit revenu aux appartements de Gaius, les cloches d'alarme sonnèrent, réveillant le château entier et la cité… Et idéalement, oh si idéalement, l'oncle du roi avait permis de faire entendre qu'il avait vu Gaius chevaucher loin de la cité avec hâte.

Les gardes, appelés des passages les plus proches, fouillaient déjà les appartements de Gaius à la requête d'Agravain… Quand un magicien très mécontent y entra avec Arthur sur ses talons.

Le livre avait déjà été trouvé, un garde déjà envoyé pour alerter les membres du conseil, et alors même qu'Arthur renvoyait le reste de gardes, Agravain sourit, satisfait.

"Quel dommage, je me demande où il a bien pu aller. C'est une telle honte que ce précieux conseil pensera maintenant qu'il est un traître. Je me demande comment vous allez gérer cela."

Merlin le fixa, son visage tordu par un grondement de rage alors que ses yeux se doraient pour arracher Agravain du sol par sa gorge. Arthur l'attrapa par le bras, le secouant pour briser sa concentration, permettant au noble étouffant de retomber au sol.

"Je m'en occupe." Arthur se rua vers son oncle, l'attrapant par le col et le jetant sur ses pieds. L'étranglant dans le processus, presque aussi efficacement que Merlin. "Qu'est-ce que vous avez fait à Gaius ? a-t-il été emmené ?"

Agravain rit, alors même qu'il luttait pour respirer, et renifla.

"Je me suis assuré de ne jamais demander où Morgane allait l'emmener. Je ne peux pas vous dire ce que je ne sais pas. Alors même que nous parlons, je suis sûr que mon témoignage indiquant que je l'ai vu fuir sur un cheval blanc aura été confirmé par le chevalier que j'ai envoyé pour vérifier les écuries… La preuve s'installe, et le conseil en saura déjà les satanées parties. Je m'en suis assuré."

Arthur poussa son oncle loin de lui de dégoût, profondément furieux, avant de se tourner vers Merlin.

"Mets tes gens dessus, Merlin. Voyons comment le voyou engagé par Morgane essaye de se dissimuler avec Gaius face à eux."

Merlin n'eut pas besoin de se le faire dire deux fois, quittant la chambre dans une furie égale pour se diriger hors du château et monter Friou jusqu'au camp dans les Bois Sombres. Gaius était comme son père, et le Clan de la Tempête ne serait pas content de découvrir qu'on avait joué avec la famille de son nouveau chef.

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"Le reste du conseil n'a qu'une seule opinion, Sire. Ils pensent tous que la 'preuve' plantée et diffusée par Agravain est la preuve de la trahison de Gaius."

Geoffrey semblait profondément mécontant alors qu'il délivrait ce rapport sombre au roi et à son magicien dans la salle du conseil. Arthur était silencieux et sombre, et regarda à distance avant d'enfin parler.

"Nous le trouverons, même si je ne peux pas le faire publiquement en face de ça. Si je peux le ramener ici, et le faire se tenir devant le conseil, je peux prouver avec mon propre témoignage qu'il a été enlevé et que c'était une machination."

L'archiviste grimaça.

"J'ai peur qu'il soit impossible, Sire, que vous le cherchiez personnellement. Nous avons besoin de vous ici, pour garder le débat ouvert en regard d'une preuve si idéalement trouvée. Nous avons besoin que vous annonciez la possibilité qu'il ait pu être ensorcelé. Quelqu'un d'autre devra mener les recherches."

"Je le ferai…" Tous deux se tournèrent pour regarder Merlin, qui se tenait appuyé contre l'une des colonnes et fixait le mur opposé. "Le Clan de la Tempête ratisse déjà chaque centimètre de Camelot sous mes ordres. Si celui qui a enlevé Gaius montre rien qu'un aperçu de lui-même, ils le trouveront. Je leur ai demandé de chercher Morgane aussi, avec ordre de ne pas l'approcher. Elle est suffisamment puissante pour pouvoir en tuer quelques-uns, alors que s'engager dans un combat avec elle n'aidera pas Gaius. Elle est plus utile si je la laisse vagabonder, puisque si elle est aperçue elle pourrait nous mener à lui."

Arthur soupira, sachant à quel point Merlin devait se sentir mal en ce moment.

"Je sais que c'est dur, mais il avait encore son amulette sur lui quand il a été enlevé. Elles ne se sont pas encore activées, et c'est une bonne chose."

"Pas vraiment… Ça signifie soit qu'ils savaient qu'il fallait le garder éveillé, ou qu'ils l'ont trouvé, la lui ont ôté et s'en sont débarrassés. S'il l'a encore, et réussit à l'activer, ça n'aidera pas beaucoup sauf pour dire qu'il est vivant. S'il est trop loin, je ne peux pas utiliser les amulettes pour le traquer."

Merlin laissa échapper une inspiration tremblante, les larmes aux yeux, sa façade calme se fracturant en impuissance.

Arthur se leva et alla jusqu'à lui, posant sa main sur l'épaule du sorcier de soutien.

"Nous traverserons cela, et nous le trouverons. Nous ne laisserons pas Agravain et Morgane gagner cela."

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C'est avec une légère inquiétude qu'ils étaient arrivés à la vallée, regardant les chemins devant et à l'intérieur, les nombreuses caves et tunnels qui étaient le résultat de siècles de creusage par des mains humaines. Entre eux deux, Gaius fut conduit dans l'une de ces caves avec une certaine résignation. Il laissait pendre sa tête, de défaite ou de simple épuisement, ce n'était pas certain. Mais quoi que ce soit, il ne pouvait pas s'en plaindre ou protester vocalement tant qu'il était magiquement bâillonné.

Alator le guida profondément dans les caves, atteignant finalement la chambre qui avait été préparée pour cela. Une dalle de pierre avait été installée en une sorte de lit ou d'autel, et c'est avec des mains fermes que le médecin fut forcé de s'y allonger.

Et c'est alors que Morgane sortit des ombres.

"Bonjour Gaius, votre voyage a été inconfortable, vous devez être fatigué… Mais il est temps que la fête commence." Il la fixa, ses yeux disant ce que sa voix rendue silencieuse ne pouvait pas dire. Lui disant de se dépêcher de faire ce qu'il voulait, qu'il ne craignait pas la mort. Mais elle ne fit que renifler et rigoler, souriante. "Mourir, c'est ce qu'il y a de plus facile, Gaius. A votre place je serais moins impatient. Mon ami est là dans le but de m'aider à recueillir quelques informations. Des informations que vous pourriez refuser de livrer." Elle se rapprocha, l'expression cruelle. "Je veux que vous me disiez où est Emrys."

Alator s'approcha, bougeant une main.

"Lihting."

Gaius toussa alors que sa voix était libérée, fixant Morgane et parlant de façon enrouée.

"Je n'ai aucune idée de qui peut être cet Emrys. Et même si je le savais, je ne vous le dirais pas. Faites ce que vous voulez, jamais je ne vous dirai quoi que ce soit, Morgane."

Elle ne sembla pas impressionnée par sa déclaration, souriant toujours.

"Alator n'est pas un tortionnaire ordinaire. C'est un Catha, un prêtre de l'Ancienne Religion. Il s'avère qu'il dispose d'aptitudes connues uniquement des initiés. Mais vous êtes un érudit, Gaius. Je suis sûre que vous savez exactement ce qu'il sait faire."

Les yeux du médecin s'étaient légèrement élargis à la révélation, une lueur de peur maintenant visible en eux. Morgane sortit de la cave pour laisser Alator à son travail, le garde du corps de l'homme sortant également pour aller monter la garde. Mais une fois seul, Gaius dirigea son regard sur le prêtre.

"Je ne sais pas ce qu'elle vous a promis en échange de ceci, mais j'espère que vous pensez que ça en vaut la peine. Car je vous combattrai jusqu'à la dernière respiration dans mon corps."

Alator ricana.

"J'ai entendu ces mêmes mots de nombreuses fois, et tous ceux qui les ont dit ont été brisés par mes soins. Vous ne serez pas différent."

Gaius sourit, comme quelqu'un qui n'avait rien à perdre.

"Et vous travaillerez contre l'avance du temps, temps dont vous ne disposerez pas beaucoup… Dans la Fraternité de la Table Ronde, ic behyhte !"

Il y eut un sens tangible de quelque chose qui venait d'arriver, avant que la résonnance d'un son devienne apparent. Alator chercha la source, fixant maintenant le médecin.

"Qu'est-ce que vous venez de faire ?"

Gaius rit faiblement, alors même que l'homme déchirait sa robe pour révéler l'amulette maintenant brillante.

"Morgane ne semble pas vous avoir dit qui vous allez rencontrer en faisant cela… Arthur sait maintenant que je suis en vie, que vous m'avez gardé ainsi, et cela signifie qu'il sait que je suis trop important à vos yeux pour que vous me tuyez. Lui et les autres de la Fraternité ne s'arrêteront pas jusqu'à ce qu'ils m'aient trouvés, et nous ne sommes pas si loin de la cité. Et ils ne seront pas les seuls à me chercher… Vous aurez également mis en colère le groupe de druides anciennement connu sous le nom du Clan du Sang." Il rit à nouveau. "Leur nouveau chef, est mon pupille."

Alator déchira l'amulette, la jetant au sol et tentant de la détruire. Mais le seul résultat fut qu'elle rebondit à l'impact et ricocha dans une crevasse dans le mur… Hors d'atteinte alors qu'il la fixait.

"Un objet si puissant…"

Gaius se laissa retomber en arrière, trop épuisé pour bouger et contenir sa résistance jusqu'à présent.

"Le Sort de Symétrie est une chose tellement intriguante… Tout comme il rend les objets qui sont liés entre eux semblables, s'il est suffisamment puissant ça signifie que l'un ne peut pas être détruit sans les détruires tous en même temps."

Alator se tourna pour le regarder, ce médecin qui craignait ses talents, mais ne le craignait pas en tant qu'homme. Ce médecin qui avait mis en marche une course contre le temps.

"Vous êtes certainement différent de ceux que j'ai rencontré auparavant… Je pourrai apprécier de vous briser."

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Merlin était assis là, déprimé sur le sol des appartements de Gaius, fixant un des documents qui avaient été envoyés au sol pendant la fouille de la nuit dernière. Liam était également dans la chambre, et était en fait celui qui faisait la plupart du rangement, mais il ne semblait pas moins mécontent que Merlin.

Le conseil était, sous l'insistance d'Arthur, tombé d'accord sur la possibilité que Gaius ait été ensorcelé et manipulé, mais ça ne les avait pas empêché de soulever la question de l'appointement du prochain Médecin de la Cour si ce n'était pas le cas. Et malgré toute l'ombre jetée sur lui par les suspicions contre Gaius, Liam était le choix évident puisqu'il était son apprenti.

Tous deux restaient dans un silence sombre, remettant solennellement les possessions de leur mentor à leur bonne place. C'était ce qu'ils faisaient quand la porte s'ouvrit, tous deux se tournant d'espoir, seulement pour qu'il soit écrasé lorsqu'une Gwen sympathique entra.

Merlin soupira quand il la vit, inclinant la tête.

"J'ai cru que c'était lui." Elle posa sa main sur celle de Liam alors qu'elle passait devant lui, avant de s'approcher et de s'agenouiller à côté de Merlin, le magicien plus désolé qu'elle ne l'avait jamais vu. "Je ne crois pas que je me suis jamais senti si impuissant. J'ai essayé de le visionner, mais c'est inutile. Tout ce que je vois c'est de l'obscurité et de la poussière, la lueur d'une torche, et rien d'autre. Le Clan de la Tempête m'a rapporté qu'ils ont vu Morgane, mais pas avant qu'elle soit déjà proche de sa hutte pour y rentrer. Il n'y a aucun moyen de dire où elle était."

Tous deux baissèrent la tête à cela, un moment de silence soudainement interrompu par leurs amulettes qui gémissaient à la vie.

Merlin l'arracha de sous son vêtement aussi rapidement que ses doigts le pouvaient, un feu d'espoir illuminant ses yeux lorsqu'il vit le symbole du Chêne briller. Preuve que Gaius était en vie, au moins.

Il sauta sur ses pieds, une détermination têtue revenant alors qu'il agrippait son amulette et la faisait taire avec les autres après quelques instants.

Gwen se leva aussi, faisant écho à ces sentiments.

"N'abandonne pas, Merlin, parce que je suis sûre que lui ne l'a pas fait." Elle sourit, comme si elle s'attendait à lui remonter encore plus le moral. "Et de plus, je pense que j'ai une idée pour le trouver."

Merlin et Liam se tournèrent tous deux pour lui faire face, le dernier parlant avec espoir.

"Ah oui ?"

Elle acquiesça, souriant toujours.

"Agravain ne sait peut-être pas où est Gaius, mais je pense que nous pouvons quand même l'utiliser pour le trouver si nous nous y prenons de la même façon."

Merlin l'attrapa par le bras, l'asseyant sur une chaise avant de se placer à l'opposé. Son attention entière concentrée sur elle.

"Dis-moi."

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"Lig-fyr onbrne swithe !" Gaius sursauta alors que l'anneau de flammes se formait autour de la pierre sur laquelle il reposait, Alator amenant ce feu à la vie et le regardant solennellement. "Ne luttez pas contre le feu. Laissez-le envahir votre esprit, laissez les flammes pénétrer dans vos pensées. Sentez-les brûler dans les plus noirs recoins au sein de votre esprit. Laissez-les éclairer vos secrets les plus enfouis et exposez-les dans la clarté."

Gaius grinça des dents, à la fois à cause de la chaleur et de la magie qui essayait de lutter pour entrer dans sa tête. Il avait entendu parler de ce sort, du tourment qu'il pouvait infliger si quelqu'un y résistait. Mais en entendre parler n'était rien en comparaison de l'expérimenter. Expérimenter la pression terrible, le poids, la recherche implacable de la plus petite faiblesse dans sa volonté.

Il tourna la tête sur le côté, déterminé à ne pas céder alors que le sort désespérait passait ses lèvres.

"Acwence tha blblysse…"

Ses yeux brillèrent d'un or faible, les feux d'un côté s'éteignant, au grand choc d'Alator. Mais le choc ne dura pas longtemps, avant que son expression se durçisse et qu'il renouvelle ses efforts.

"Fyr withere !"

Le feu rugit et reprit vie, Gaius se laissant retomber à nouveau sur le dos sans autre choix qu'endurer et prier qu'il puisse tenir suffisamment longtemps pour être trouvé à temps.

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La commotion mineure dans la cour fut ce qui attira en premier son attention, la vue de plusieurs hommes habillés avec ce qui ressemblait suspicieusement à des robes de druides se mouvant dans les ombres. Les gardes en postes ici ignorèrent tous leur présence, et ignorèrent aussi quand Merlin se rua hors de l'une des portes sur le côté vers eux. Mais si cela en soi-même ne le rendit pas nerveux, ce qui suivit le fit.

Les 'druides' partirent, leur présence bientôt remplacée par Sire Gauvain et Sire Perceval préparant des chevaux après que Merlin ait littéralement couru à l'intérieur du château avec un sourire visible sur le visage. Ces hommes avaient-ils découvert où Gaius était, et prévenu le magicien et ses alliés ? Les préparations prenant place semblaient indiquer cela assez clairement, alors qu'il voyait Merlin et les deux chevaliers s'en aller bientôt à la vitesse du vent.

Il se rua vers les écuries et prépara son cheval, chargeant dans la nuit et pile devant l'endroit où le trio s'était arrêté et caché dans l'obscurité. Et une fois qu'il fut hors de vue, Merlin sourit et gratta une certaine vouivre sous le menton.

"Asce hine, Geleaffriou... Asce hine…"

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Alaia Skyhawk: "Asce hine" = "Cherche-le"