Harry Potter et la mémoire du dragon

Rating : M

Pairing : HPDM (progressif)

Disclaimer : Les personnages, les lieux ne sont pas à moi... et pourtant c'était pas faute d'essayer de convaincre J.K Rowling de me les laisser...

Note : les noms des lieux et de certains personnages sont dans leurs versions originales... désolée pour ceux que ça gêne... mais je trouve absolument horrible les noms comme Rogue... ou Drago.

Note 2 : J'essaye un maximum d'être cohérente avec les livres (d'ailleurs pour les dialogues et quelques descriptions je dois avoir le bouquin à côté pour ne pas déformer certaines choses), mais je vous prie de m'excuser d'avances si je ne l'étais pas ! (même si je pense être d'un niveau acceptable de ce niveau là )... Voilà ^^

Enjoy !

Merci à Harmonie pour sa correction ^^


LIVRE SECOND : Draco Malfoy and the chamber of secrets

Chapitre 20 : Réaction & Journal

Draco n'avait pas eu l'intention de faire ça… Oh non, certainement pas. Il avait voulu frapper Potter, fort… très fort pour lui faire passer l'envie de le traiter de fille encore une fois ! Mais voilà… alors qu'il allait le faire, ses yeux s'étaient fixés sur les lèvres pulpeuses et attirantes du brun. Oh pourtant cela n'avait duré qu'une seconde, une malheureuse petite seconde…. Et pourtant cela avait suffi pour lui faire perdre la tête.

Alors, sans même y réfléchir, il plaqua violemment ses lèvres contre celles de Potter… Au début cela n'avait été qu'un simple contact. Lèvres contre lèvres. Quand Draco se rendit compte de ce qu'il venait de faire, il écarquilla les yeux de surprises, s'apprêtant à se reculer… Mais le mouvement qu'il fit pour se dégager déclencha une friction entre leurs lèvres et Draco ne put s'empêcher de gémir, il lui semblait d'ailleurs que Potter avait également gémit.

Avez-vous déjà eu l'impression que toutes informations logiques et cohérentes se vidaient soudainement de votre cerveau ? Que vous n'aviez qu'une seule envie, sentir encore et encore, cette sensation de bien-être ? Que rien n'avait plus d'importance que la personne qui était en face – ou en dessous selon le contexte – de vous ? Que vous sentiez que si vous osez briser ce moment, plus jamais vous ne pourriez vous sentir vous-même ? Et bien… Draco n'en était pas loin.

Doucement, presque religieusement, le blond emprisonna la lèvre inférieure de Potter entre les siennes, la suçotant. Le brun gémit doucement et Draco profita de ce fait pour faufiler sa langue entre les dents de Potter. Le blond attendit patiemment que le Survivant lui réponde, ce qu'il fit, après quelques instants, et timidement. Puis leurs langues se mêlèrent, démêlèrent et se retrouvèrent dans un ballet sensuel et sans fin.

~HPDM~

Harry ne s'attendait pas à ça… A se faire frapper… oui. Mais certainement pas ça ! Il était tellement surpris qu'il n'avait pas réagi lorsque Draco avait posé très violemment ses lèvres sur les siennes.

Mais alors qu'il allait repousser le blond, celui-ci bougea légèrement ses lèvres et Harry ne put que gémir devant la myriade de sensations qui l'avait envahi à ce moment là. Et dans ce tourbillon d'émotions, une petite pensée sur le fait que c'était mal, qu'il y avait Ginny, que tout allait trop vite, avait essayé de se faufiler en lui. Cependant tout cela s'envola lorsque le blond emprisonna sa lèvre inférieure et la suçotait avec science et Harry se sentit comme envoûté par cette bouche si délicieuse.

Harry gémit comme il n'avait jamais gémi. Puis il avait senti la langue du Slytherin chercher la sienne, et avait répondit, timidement au début, passionnément par la suite. Il ne savait pourquoi il faisait ça… non, la seule chose qu'il savait était qu'il voulait que cela ne s'arrête jamais.

Cependant le manque d'oxygène se fit rapidement sentir et Draco s'éloigna presqu'à contrecœur d'Harry. Mais à l'instant même où leurs lèvres se séparèrent, le vert et argent réalisa ce qu'il venait de faire et paniqua. Il avait complètement perdu l'esprit ! Potter allait certainement très mal le prendre ou mal l'interpréter et ça sera finit de leur pseudo-amitié, et ça Draco ne le voulait surtout pas ! Le blond déglutit puis sortit une excuse bancale, se forçant à faire transparaître un ton pleine de satisfaction.

« Et qui est la fille maintenant ? »

Harry sursauta, la phrase lui avait fait l'effet d'un électro choc et il se dégagea lentement de sous le blond.

« P-Potter ? » appela Draco, qui sentait un sentiment proche de la culpabilité l'envahir doucement mais aussi sûrement qu'un venin de basilique.

« Ce n'est rien. » répondit Harry d'un ton peut-être un peu trop nonchalant pour être convaincant, il évita le regard du blond. « Tu m'as bien eu sur ce coup là, bravo… je ne m'y attendais pas du tout. »

Dos tourné au Slytherin, Harry fronçait les sourcils. Que venait-il de se passer à l'instant ? Il – Il avait aimé ça… mais pourtant il n'était pas censé avoir aimé ! Il avait déjà embrassé auparavant, bon certes c'était avec Cho et le baiser était tout sauf réussi, et cela ne lui avait pas fait du tout le même effet ! C'était Draco, merde ! Draco, son nouvel ami qui n'avait ça que pour lui donner une leçon ! Alors… Alors pourquoi ?

Harry inspira. Et puis il y avait Ginny… Le brun était sûr qu'il éprouvait des sentiments pour la plus jeune des Weasley ! Sinon, pourquoi serait-il jaloux lorsque celle-ci embrassait Dean ? Et pourtant… lorsque Draco l'avait embrassé, Ginny lui était complètement sorti de la tête !

Le brun passa nerveusement la main dans ses cheveux ébouriffés. Et le pire, c'est qu'il avait envie de recommencer. Merde, pourquoi avait-il fallu que Draco fasse ça !

~HPDM~

Draco était content qu'Harry lui ait tourné le dos, parce que cela lui permettait de réfléchir sans avoir le regard interrogateur du brun sur lui. Le blond se mordit la lèvre inférieure et sentit une étrange chaleur se répandre en lui lorsqu'il songea qu'Harry avait touché cette même lèvre il y'a moins d'une minute.

« Merde, ne pense pas à ça ! » se sermonna mentalement Draco, en secouant vivement la tête.

Il détestait l'effet qu'avait Harry sur lui. Même lorsqu'il était ennemi, Harry avait toujours eu le don de lui faire perdre son sang-froid, il n'y avait qu'à voir la scène qui les avait amenés dans les souvenirs du blond en premier lieu ! Mais là ! Durant le baiser il avait simplement et entièrement perdu le contrôle de lui-même. Et c'était la première fois que cela lui arrivait depuis longtemps – les crises provenant du sort mises à part bien sûr – c'en était presque effrayant.

Même aucune baise - n'ayons pas peur des mots – ne lui avait déjà fait cet effet là… et avec Harry, il suffisait d'un baiser… un simple baiser – même maladroit – pour le faire réagir de la pire façon qu'il soit. Draco frissonna. Malgré le fait qu'il sache l'effet qu'aurait un nouveau baiser sur lui, malgré le fait qu'il détestait ressentir ses émotions en présence du brun… malgré tout cela il avait foutrement envie de recommencer.

Merde, si seulement il ne l'avait pas embrassé !

~HPDM~

Quelques instants plus tard après avoir fait le point avec ses pensées, le blond se plaça à côté d'Harry et leurs regards se croisèrent un court instant avant qu'ils n'observent tous les deux le souvenir.

D'un accord tacite, ils avaient décidé qu'ils ne parleraient pas de cette scène et l'occulteraient de leurs pensées. Parce qu'ils avaient peur de ce que répondrait l'autre s'ils étaient amenés à en parler de nouveau. Parce qu'ils ne voulaient pas gâcher leur amitié que récemment commencé. Parce qu'ils ne voulaient pas faire face à la tentation de recommencer. Parce qu'ils ne voulaient pas être submergés à nouveau par toutes ses sensations. Parce qu'ils avaient peur de voir ce que cela signifierait. Parce qu'ils ne voulaient pas voir là où cela les mèneraient. Parce qu'ils ne voulaient et ne pouvaient affronter ça tout de suite.

Mais tous deux le savaient. Un jour viendra où ils seront obligés d'y faire face. Mais pour l'instant ils préférèrent se taire.

~HPDM~

Draco se réveilla en sentant une main froide se poser sur son front. Il avait mal à la tête et avait sans doute de la fièvre. Tout cela additionné à ses courbatures, devaient sans erreur possible signifier qu'il venait d'avoir une nouvelle crise. Il grimaça en essayant de se rappeler ce qui avait causé sa crise, mais cela ne fit qu'aggraver son mal de tête.

Mais l'instant d'après, il sentit qu'on lui porta aux lèvres une fiole, qu'il but sans se poser de questions. Il reconnut le goût de la potion contre les migraines et poussa un soupir de soulagement. Draco se rendit alors compte du lieu dans lequel il se trouvait : à l'infirmerie, sur le lit voisin de celui d'Hermione (le seul lit qui était entouré de rideau), bien qu'il soit vide puisque la brune était présentement à son chevet. A côté d'elle se tenait Severus, qui avait encore à la main la potion que Draco venait d'ingurgiter.

« Comment tu te sens ? » demanda Hermione, tandis que le directeur des Slytherins tendit une nouvelle potion au blond.

«Aussi bien que je puisse l'être dans cette situation. » répondit Draco, à voix basse.

« Mal, quoi. » conclut la rouge et or.

Draco hocha la tête et but la nouvelle potion tendue par Severus.

« Quelle est l'origine de cette crise ? » demanda son parrain, d'une voix grave, en commençant toute une batterie d'examen.

« Potter et Weasley étaient sur le chemin pour rentrer dans leur salle commune, quand ils ont remarqués qu'un étage était inondé, ils sont alors parti voir l'origine – qui se trouvait être des toilettes inutilisés – et là… Potter a trouvé une espèce de petit carnet noir – je pense que c'est un journal – et j'ai eu ma crise. J'ai eu tout juste le temps de voir Potter glisser le journal dans sa poche que je me suis évanoui. » répondit Draco, en omettant volontairement quelques détails.

Severus et Hermione le regardèrent surpris… enfin autant qu'une personne impassible et une autre à tête de chat pouvaient l'être. Ils avaient sûrement dû penser qu'une nouvelle attaque avait eu lieu.

« Et c'est tout ? » s'enquit le maître de potion, en lançant toujours des sorts de vérifications.

« Du moins, c'est tout ce dont je me rappelle. » répondit Draco, en fronçant les sourcils, il n'arrivait pas à comprendre pourquoi le journal avait l'air si dangereux… ce n'était qu'un simple journal abandonné dans les toilettes pourtant !

« Mais s'il a été abandonné c'est peut-être pour une raison. »

« Baisse tes barrières mentales. » ordonna Severus, en fronçant des sourcils à son tour.

« Q-quoi ? » balbutia le blond en écarquillant des yeux, « Elles ne sont pas en place. » chuchota-t-il penaud, c'était vrai qu'avec tout ça, il n'avait pas pensé à les ériger, et dire que sa mère lui avait ordonné maintes fois de ne pas baisser sa garde ! Maintenant Severus devrait savoir qu'il ne lui avait pas tout dit, non mais quel idiot !

« Ce n'est pas possible. » dit Severus, éberlué. « Tu en sûr ? »

Draco hocha la tête se demandant ce qu'il arrivait à son parrain. Mais il n'eut pas le temps d'y réfléchir plus longtemps car Severus avait vivement pointé sa baguette sur lui et murmura : « Legilimens. » Le sort atteignit le blond, qui ferma les yeux pour mieux supporter l'intrusion de son parrain. Mais rien ne se passe à la place, il sentit Severus se faire projeter violemment.

« Que ? » demanda Draco, surpris.

« C'est bien ce qu'il me semblait. » souffla le maître des potions en se massant les tempes.

« Comment ça ? » s'enquit Hermione, qui n'avait pas tout compris de l'échange qui venait de se passer.

« Je pense…» articula Severus, en scrutant attentivement son filleul, « que le sort a dû se créer un système de défense qui empêche toute intrusion dans ton esprit durant un certain temps. Ca m'ait déjà arrivé, quand je t'aie examiné après ta crise pendant les vacances. »

« Comme une puissante barrière d'Occlumencie ? » demanda le blond, soucieux, il n'aimait pas trop le fait que le sort puisse faire des choses pareilles.

« J'en ai bien peur. » décréta le directeur des vert et argent, « Maintenant, il ne reste plus qu'à savoir jusqu'à combien de temps cette barrière restera. »

« Et pour le journal… qu'est-ce qu'on fait ? » s'enquit Draco, « On ne va quand même pas le laisser à Potter ! »

« Si ce journal te provoque des crises aussi violentes, je t'interdis de t'en approcher, est-ce clair ? » ordonna Severus en l'observant sévèrement.

Le blond allait répliquer quand Hermione le coupa : « Je pourrais l'interroger sur le journal quand je sortirai… ça ne vous pose aucun problème, n'est-ce pas ? » décréta-t-elle, en dardant sur le maître de potion un regard plus que noir. Manifestement la brune n'appréciait que moyennement le fait que Severus laisse un potentiel danger entre les mains de Potter sans rien faire.

« Faites donc ce qui vous chante, miss Granger. » cracha Severus.

~HPDM~

Au début du mois de février, Hermione, débarrassée de sa fourrure, de ses moustaches, de sa queue de chat, et ayant terminée les trois quarts de ses conversions, quitta enfin l'infirmerie. Dès son retour à la tour de Gryffindor, elle attendit patiemment qu'Harry vienne lui parler du journal, sous les yeux attentifs de Draco, qui tenta de respirer calmement quand il vit de nouveau le journal et sentit les prémices d'une nouvelle crise arriver.

« Calme-toi… tout va bien, respire ! »

Le journal appartenait à un certain T.M. Riddle ( Nda : T.E. Jedusor en Fr).

« Peut-être qu'il a des pouvoirs cachés. » dit Hermione, en examinant le livre de plus prêt.

« Alors, ils doivent être très bien cachés ! » dit Weasley. « C'est peut-être un journal tellement intime qu'il en est devenu timide ? Tu ferais mieux de t'en débarrasser, Harry. »

« Exactement ! » approuva Draco, qui faisait tout pour ne pas regarder trop longtemps le journal, « Pour une fois que Weasley dit un truc censé, tu devrais l'écouter, Potter ! »

« Ce qui m'intéresse, justement, c'est pourquoi quelqu'un a essayé de s'en débarrasser » répliqua Potter, « Et j'aimerais bien savoir quel genre de service Riddle a rendu à Hogwarts pour recevoir une récompense. »

« C'était peut-être un élève exceptionnel, ou alors il a sauvé un professeur d'un poulpe géant. Ou alors, c'est peut-être lui qui a assassiné Mimi Geignarde. C'était un grand service à rendre à la communauté. » dit Weasley, d'un ton particulièrement idiot.

« N'importe quoi ! Je retire ce que j'ai dit… Ne jamais écouter Weasley ! Comme si Riddle avait pu assassiner Mimi…. » Draco se stoppa net dans sa réflexion. Et si… Mimi avait été la personne tuée il y a cinquante ans ?

Déglutissant, Draco se promit d'aller parler à Mimi plus tard. En attendant, il fallait qu'il récupère le journal de Riddle.

~HPDM~

Et pourtant même avec l'aide d'Hermione, ils n'avaient pas réussi à s'en emparer, et Draco commençait à perdre patience !

Pourtant une occasion en or se présenta le 14 février. Draco n'aurait jamais songé que l'idée stupidement idiote puisse un jour lui servir. C'était vers la fin de l'après-midi, alors que les Gryffindors changeaient de salle pour aller en Sortilèges et que Draco se baladait – suivit des deux balourds qui bizarrement semblaient encore plus collés à lui depuis qu'ils avaient mangés le gâteau empli de somnifère - l'un des nains, qui servaient à transmettre les messages amoureux, courut après Potter.

« C'est toi, Harry Potter ? » cria le nain, en donnant des coups de coude pour écarter les autres élèves.

Draco vit Potter essayer de s'esquiver, mais le nain parvint à le rattraper.

« J'ai un message musical à transmettre à Harry Potter en personne. » dit le nain en brandissant sa harpe d'un air menaçant.

« Non, pas ici ! » protesta Potter, qui tentait de s'échapper.

« Reste tranquille ! » grogna le nain.

Le nain attrapa le sac que Potter portait à l'épaule et tira dessus pour le ramener en arrière.

Avec un bruit de déchirure, le sac s'ouvrit en deux, déversant sur le sol livres, parchemins, plumes et baguette magique. Pour le plus grand malheur de Potter, une bouteille d'encre se brisa dans sa chute et répandit son contenu sur tout le reste.

Draco retint un sourire narquois, et désactiva le Snitch, avant de se retrouver dans le couloir, où Potter ramassait fébrilement ses affaires.

« Qu'est-ce qui se passe, ici ? » lança alors Draco, d'une voix trainante afin de masquer son ton moqueur.

Potter tenta à nouveau de s'échapper mais le nain le retint, et commença à chanter.

Ses yeux sont verts comme un crapaud frais du matin
Ses cheveux noirs comme un corbeau, il est divin
C'est mon héros et c'est mon roi
Je voudrais tant qu'il soit à moi
Celui qui a combattu et vaincu
Le Seigneur des Ténèbres à mains nues.

Draco aurait dû rire comme les autres élèves, après avoir entendu cette chanson et pourtant seule une espèce de haine en ressortissait. « Qui est la pimbêche qui a fait ça ? » Mais il eut sa réponse en voyant la plus petite des Weasley rougir.

Le blond s'apprêtait à insulter Weasel (nda : la belette en Français, bien qu'ici cette insulte est réservé à Ginny et pas Ron :p) quand Draco repéra le journal de Riddle. Il sentit aussitôt un frisson de terreur le parcourir mais il fut tout pour ne rien laisser paraître. A la place, il fit un effort surhumain pour ramasser le journal et allait le tendre à Crabbe quand Potter leva la tête et le vit.

« Merde. »

« Rends-moi ça. » dit Potter sans s'énerver.

« Je me demande ce que Potter a écrit là-dedans » dit Draco, en réprimant un nouveau frisson, tandis qu'il voyait le visage de son père apparaître de plus en plus intensément.

Cependant malgré son état, il ne manqua pas le regard terrifié de Weasel sur le journal.

« C'est elle qui l'avait ! »

« Rends-lui ça, Malfoy » dit Weasley-préfet, d'un ton sévère.

« Pas avant d'avoir regardé ce qu'il y a dedans. » répliqua Draco, mais son père s'avançait de plus en plus et le blond avait vraiment du mal à rester stoïque, de ce fait il ne parvint pas à garder le livre lorsqu'il Potter, à bout de patience, lança un expelliarmus pour récupérer le journal.

Draco était à la fois soulagé et furieux. Soulagé parce que maintenant qu'il ne tenait plus le journal son père – même s'il était toujours là – semblait moins proche. Et furieux parce que Potter avait de nouveau le journal et que Draco n'aurait peut-être plus jamais l'occasion de pouvoir le prendre.

Sa fureur s'intensifia encore d'un cran lorsqu'il passa devant Weasel, rien n'aurait eu lieu si elle n'avait pas jeté le journal dans les toilettes ! De ce fait Draco ne put s'empêcher de dire d'un ton méprisant : « Je crois que Potter n'a pas beaucoup apprécié ton message de la Saint-Valentin ! »

~HPDM~

Ce soir-là, Draco se promenait tranquillement dans les couloirs, profitant du fait qu'il avait réussi à semer – encore une fois – les deux balourds, pour se détendre légèrement. Cependant, il se crispa légèrement en voyant que Potter écrivait dans le journal et que celui-ci lui répondait !

Pour couronner le tout, au fur et à mesure que la ''conversation'' durait, Draco se sentait emporter dans une nouvelle crise. « Merde ! » jura-t-il entre ses dents, en s'adossant au mur le plus proche. Il tentait tant bien que mal à déchiffrer les paroles écrites par Potter et le journal.

« Savez-vous quelque chose sur la Chambre des Secrets ? » écrivit Potter.

La réponse de Riddle ne se fit pas attendre.

« Bien sûr que je sais quelque chose de la Chambre des Secrets ! A mon époque, on nous disait que c'était une légende, qu'elle n'existait pas. Mais c'était un mensonge. Quand j étais en cinquième année, la Chambre a été ouverte, le monstre a attaqué plusieurs élèves et il a fini par en tuer un. J'ai réussi à prendre sur le fait celui qui avait la Chambre et il a été renvoyé. Mais le professeur Dippet, qui était directeur en ce temps-là, avait tellement honte de ce qui s'était passé qu'il m'a interdit de révéler la vérité. On a dit que la fille qui était morte de avait été tuée dans un accident inexplicable. Ensuite, on m'a donné un bel écusson gravé à mon nom pour me récompenser en m'ordonnant de ne jamais rien dire. Mais je savais que le drame pouvait se répéter. Le monstre était toujours vivant et celui qui avait le pouvoir de le libérer n'était pas en prison. »

Draco inspira profondément, en commençant à paniquer, ce n'était pas logique, si Riddle avait réussi à découvrir le meurtrier, pourquoi celui-ci ne l'aurait-il pas simplement tué ? Et puis pourquoi l'héritier de Slytherin s'il a été découvert, n'est-il pas allé en prison ? Mais alors qu'il songeait à ça les paroles de Severus lui revinrent en mémoire. Le Parselmouth que j'ai connu … était nul autre que le Seigneur des Ténèbres lui-même.

« Quel âge avait le Seigneur des Ténèbres ? Plus de cinquante assurément… Serait-il possible que ce soit lui, alors qui ait ouvert la Chambre ? Après tout ne prônait-il pas la supériorité des Sangs-purs durant la Première guerre ? Dans ce cas Riddle lui aurait fait face et aurait réussi à le dénoncer et le faire renvoyer en prime, en s'en sortant indemne ? Sornettes ! Il est évident que Riddle ment ! »

Draco fut interrompu dans ses pensées par la question de Potter.

« Quel était le coupable, la dernière fois ? » écrivit le brun.

« Je peux te le montrer, si tu veux. » répondit Riddle, « Comme ça, tu verras par toi-même sans être obligé de me croire sur parole. Je peux t'emmener dans mon souvenir du soir où je l'ai surpris. »

Draco vit Potter hésiter, et il aurait voulu lui hurler de ne pas le faire que c'était dangereux mais Potter ne pourrait pas l'entendre de toute façon. Cependant il ne put s'empêcher de crier un ''NON !'' retentissant quand finalement Potter accepta.

Les pages du journal se mirent alors à tourner toutes seules, comme sous l'action d'une rafale de vent et s'immobilisèrent à la date du treize juin. La petite case dans laquelle la date était inscrite se transforma en une sorte de minuscule écran. Les mains un peu tremblantes, Potter approcha le livre de son visage pour coller un œil contre cette petite fenêtre. Et soudain Draco vit Potter basculer en avant et ''tomber'' dans le journal.

Le blond poussa un cri effrayé, quand il vit que la projection aussi commençait à s'agrandir sur le journal. Draco parvenait à distinguer quelques silhouettes floues quand soudain un flash éclatant l'aveugla légèrement et le blond ne voyait à présent que le journal ouvert et aucunes traces de Potter.

Draco se recroquevilla sur lui-même, agonisant presque… Quand soudain, il entendit des bruits de pas s'approcher. Et si c'était son père ? S'il le voyait dans cet état, il le punirait et…

« Draco ? »

Celui-ci se calma légèrement en reconnaissant la voix de Pansy.

« Draco ! Qu'est-ce que tu as ? » paniqua celle-ci, s'agenouillant juste devant lui.

« R-rien. » réussit à articuler Draco, en cherchant désespérément la présence de Potter dans la projection, mais il n'était pas là.

« Je vois bien qu'il n'y a pas rien ! » s'agaça la vert et argent, en le regardant droit des les yeux, « Raconte- moi. »

« J'en peux plus. » confessa honteusement Draco, « Pourquoi ? »

Pourquoi devait-il subir inlassablement ses crises ? Pourquoi ne pouvait-il pas simplement vivre tranquille ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pour –

Il sentit deux bras l'entourer et se crispa légèrement.

« Je suis là… ne t'inquiète pas… » chuchota Pansy, en le serrant encore un peu plus fort, « Tu sais, Blaise et moi, on s'est énormément inquiété pour toi… On te voyait comploter par-ci par-là… et puis parfois tu revenais complètement paniqué, ou alors tu avais l'air complètement paumé, même si tu essayais de nous le cacher…. Tu te dépérissais de jour en jour, mais tu refusais de nous parler… et nous ne pouvions que nous imaginer le pire. Oh Draco, sais-tu combien tu nous manques ? Repose-toi sur nous aussi de temps en temps… Tu n'es pas tout seul ! »

Et aussi surprenant que cela puisse paraître, étant donné le caractère on ne peut plus Gryffindoresque de ce discours, Draco se détendit légèrement. Il laissa reposer doucement sa tête contre l'épaule de la jeune fille et souffla un '' Merci'' presque inaudible.

Il ne savait combien de temps ils étaient restés comme ça, en plein milieu d'un couloir, mais ce court moment de plénitude fut interrompu par une arrivée, plus qu'inattendu.

Dumbledore se racla doucement la gorge et les deux Slytherins sursautèrent. Le premier reflexe de Draco, étant de regarder si Potter était revenu, mais il poussa un soupir de dépit en voyant qu'il n'était toujours pas là. Il se concentra ensuite sur le visage étonnamment sérieux du directeur.

« Professeur Dumbledore. » balbutia Pansy, effrayée.

« Miss Parkinson, veuillez retourner dans votre dortoir. » ordonna calmement le directeur, « Quand à vous, Monsieur Malfoy suivez moi dans mon bureau. »

« Mais –» protesta Pansy, qui lançait à Draco un regard inquiet.

« Tout va bien, Pansy. » dit le blond, en se levant, l'étreinte avec Pansy l'avait plus calmé qu'il ne le croyait.

Pansy le scruta un moment, avant d'hocher la tête et de s'éloigner à pas lents. Le blond quant à lui suivit docilement Dumbledore. Ils étaient à mi-chemin quand un bruit le fit sursauter. Regardant dans la projection, il poussa un soupir de soulagement en voyant que Potter était revenu. Pourtant l'expression perdue de son visage, n'envisageait rien de bon… Qu'avait bien pu lui raconter Riddle ?

Puis Weasley était arrivé et Potter avait dit d'une voix blanche qu'Hagrid avait ouvert la Chambre des Secrets, cinquante ans plus tôt. Et Draco s'arrêta net.

« QUOI ? Mais ce n'est pas possible ! »

Hagrid ne pouvait pas avoir fait ça, c'était totalement impossible !

« Un problème, Draco ? » demanda Dumbledore, qui avait sûrement dû remarquer l'attitude plus qu'étrange du blond.

« Je-» commença le vert et argent, puis décidant d'en avoir le cœur net, il se lança : « Il y a de cela cinquante ans… un élève a été renvoyé, n'est-ce pas ? »

« Pourquoi ne me demandes-tu pas simplement si Hagrid est coupable ou non ? » rétorqua le directeur, en le regardant droit dans les yeux.

« Comment saviez-vous que je pensais à lui ? » demanda le blond, éberlué.

« Je t'ai déjà dit que tes défenses mentales ne faisaient pas le poids. » répondit patiemment Dumbledore, en continuant à avancer.

« C'est faux… Je possède une barrière mentale qui empêche les Legillimens de s'introduire dans mon esprit ! » protesta Draco, se mettant à la même hauteur que le directeur.

« Ah… mais qui a dit que j'utilisais la Legilimancie ? » rétorqua Dumbledore, d'un ton légèrement amusé, mais qui devint rapidement sérieux alors qu'il venait de passer la Gargouille qui menait au bureau directorial, « Des choses terribles vont bientôt se produire ici… » amorça-t-il.


Mot d'Harmonie :Mais qu'ils sont cons ses garçons, ils s'aiment, se désire mais pourtant ils fuient par peur. Ah la la ! Vous me direz on est pas mieux en vrai, pour peu que l'on ressente quelque chose pour quelqu'un c'est panique à bord ^^ Je suis pas déçue du tout par ce début de chapitre. Et la suite est tout simplement génial, j'adore toujours. Plein de suspens, de (nda : le mot s'est coupé là... alors je ne sais pas ce qu'elle a voulu dire xD)

Voilà... j'espère que ça ne vous a pas trop déçu :p

Un grand merci pour vos reviews...

Réponse aux anonymes :

Sen no Suika : Je te remercie pour tes encouragements et j'espère que la suite te plaira aussi ! :p

Castelia : Euh... Comment dire, en fait je n'accorde pas vraiment d'importance au fait qu'un personnage soit "dominant" ou "dominé"... Alors Harry sera autant "dominé" que Draco... Voilà, j'espère que j'ai bien répondu à ta question, et que tu ne t'arrêtes pas de lire pour autant ! ^^

See ya !