Bonjour tout le monde!

J'ai découvert avec cette histoire que c'était un réel plaisir de faire de la traduction. J'espère que vous avez autant de plaisir à me lire que j'ai de plaisir à écrire.

N'hésitez pas à laissez vos commentaires :)

Again, a big thanks to Jelly Bean Jenna to let me do this!


Andy regarda attentivement autour d'elle, sa vision s'ajustait lentement à la lumière. Elle porta une attention particulière sur chaque élément qui meublait la chambre, elle voulait que tout reste gravé dans sa mémoire.

La chambre était grande, très grande, même trop grande pour une seule personne. Elle était peu meublée, une grande armoire encastrée et commode servait de rangement. Une table au pied du lit était ornée d'un écran plat, et deux lampes, d'un brun chocolaté, étaient déposées sur les tables de chevet.

Puis, il y avait le lit. C'était un immense lit à baldaquin, fait en fer forgé. Il était si vaste que la jeune femme avait l'impression d'en occuper que le quart.

On se croirait dans un film de bas niveaux … songea Andy. Bien qu'il ne lui évoque rien de bon, le lit était confortable, même si elle y était attachée.

Aucune fenêtre n'était visible, simplement une seconde porte, qui devait sans doute mener à la salle de bain.

La jeune policière resta quelques instant allongée, sans bouger, afin d'écouter attentivement les bruits qui l'entouraient. Les seuls sons qu'elle fut en mesure de percevoir étaient ceux de sa propre respiration et de ses battements de cœur qui résonnaient.

Elle plaça tous les oreillers qui se trouvaient sur le lit derrière son dos, afin de trouver un minimum de confort. Elle s'enroula autant que possible dans la douillette pour tenter de se réchauffer. L'adrénaline qui avait coulé dans ses veines plusieurs minutes plus tôt était désormais complètement dissipée, et elle regrettait amèrement d'avoir laissé son manteau derrière.

Le son soudain d'une clé dans la porte la fit sursauter, la peur qui s'éveilla en elle la fit se redresser en position assise. Elle fixa la porte blanche comme si elle était sur le point de se jeter sur elle.

Lorsque quelqu'un fini par entrer, elle reconnu l'homme à la chevelure ébouriffée qui l'avait enfermé là quelques instants plus tôt. Il avait la mâchoire contractée, les épaules tendues. Bien qu'elle ne le connaissait pas, elle pouvait dire qu'il n'était pas de bonne humeur.

Il referma la porte derrière lui d'un coup de pieds, l'écho du choc résonna sur les murs de la pièce, ce qui fit grimacer Andy.

Il s'approcha d'elle et lui tendis une canette de soda, ses yeux restaient fixé sur la main menottée aux barreaux du lit.

La main d'Andy attrapa la canette sans même qu'elle ne s'en aperçoive. Elle réalisa alors qu'elle était assoiffée, mais surtout que son corps avait un urgent besoin de sucre.

Elle se redressa complètement, mettant ses jambes à la verticale au bord du lit. Ses bottes résonnèrent lourdement sur le planché de bois dur.

La jeune femme inspecta la canette attentivement, notant qu'elle était encore scellée. Andy déposa la canette sur la table de nuit et tenta de l'ouvrir de sa seule main libre. Lorsque ses doits réussirent à soulever la petite languette, le liquide pétillant sorti en un jet puissant, lui aspergeant le visage et le gilet.

Elle poussa un cri de mécontentement en regardant l'état de son habillement et en sentant les goutes rouler sur ses joues. Ses yeux croisèrent le regard de son ravisseur. Il tenta, tant bien que mal, de caché son fou rire. Sam ne pouvait se retenir. Il avait complètement oublié qu'il avait échappé la canette de soda, il était trop concentré sur les propos révoltants de Scott.

Mais le regard sur le visage de la femme devant lui ne se rapprochait en rien au regard choqué qu'elle avait plus tôt dans la journée. Ses yeux n'étaient pas non plus remplis de peur. Elle revêtait simplement une expression d'exaspération totale.

Elle passait vraiment une mauvaise journée…

Sans vraiment y réfléchir, Andy lança la cannette à travers la pièce, heurtant sa cible en pleine poitrine. Le visage de l'homme se contracta soudainement.

Quand la canette le frappa, Sam essaya de la rattraper, mais il ne fit que renverser davantage de liquide collant. Ses vêtements, sa peau et le plancher étaient couvert de soda.

Il releva la tête et fixa Andy du regard. Le visage de la jeune femme s'était assombrit d'un voile de contrariété.

Elle avait clairement un tempérament bouillant, et courageux… et il adorait ça.

« J'ai hum… échappé la canette » tenta d'expliqué Sam alors que les yeux d'Andy était toujours fixé sur lui. Mais elle ne répondit rien en retour, elle s'essuya simplement le visage du mieux qu'elle pouvait.

Excellent, maintenant, je suis assoiffée, mouillée, gelée, apeurée et collante. La pire combinaison du monde! Songea-t-elle.

« Ton père est policier également McNally? »

Ces mots lui ont fait relever la tête, la façon dont son nom sorti de la bouche de cet homme la fit frissonner.

Ça, c'est mauvais! Songea-t-elle. Les gens comme lui ne devraient pas savoir qu'elle avait une famille qui l'attendait à la maison, ça ne pourrait que mal tourner.

« N…non » finit-elle par prononcer, recherchant sa voix la plus convaincante, celle qu'elle avait laissé derrière quand elle était montré à bord de cette voiture.

« T'es certaine? Il m'a coffré quelque fois, conduite en état ébriété et possession. »

Encore mieux, une racaille que mon père a déjà arrêté!

Andy n'avait pas confiance en sa voix, elle se contenta donc d'hocher la tête en signe de déni.

Sam leva un sourcil. Il savait qu'elle mentait, c'était écrit sur son visage tout entier.

Sans laisser paraître qu'il connaissait la vérité, il quitta la pièce à la recherche de quelque chose d'autre à boire.

Andy fixa le soda au sol, elle regrettait d'avoir lancé la canette, elle avait si soif. Elle entendit la porte se verrouiller de nouveau et un soupir glissa entre ses lèvres, comme elle senti les larmes lui picoter les yeux.

Elle maudissait l'univers entier de l'avoir mis dans une situation pareille.

Traci était sous le choc.

Elle trouvait la chaise de la salle d'interrogatoire trop inconfortable, elle préférait marcher de long en large.

« Nous allons la retrouver » dit Jerry, essayant de la réconforter.

« Jerry! Ça fait six heures, et nous n'avons rien. Ces gars sont des pros. Comment allons-nous la retrouver, quand nous ne savons même pas par où commencer? »

« Nous allons la retrouver… » Insista-t-il. Il ne pouvait nier le fait qu'ils ne savaient rien. La plaque de la voiture appartenait à une camionnette volée au Michigan, non pas à la berline bleue qu'ils conduisaient.

Ils n'avaient ni emprunte, ni ADN; aucun indice, mise à part qu'un seul des hommes avait parlé, et qu'un d'entre eux s'appelait Simon ou Steven ou quelque chose qui commençait par un « S ». Traci s'était trouvée trop loin de l'action pour en être certaine, et l'homme qui avait parlé avait un langage si médiocre qu'elle pouvait à peine l'entendre. Excepté quand il avait dit qu'il tuerait Andy si quelqu'un le suivait. Cette partie était claire comme le jour.

La jeune femme ne pouvait s'empêcher de se ronger les ongles. Elle devait passer ses nerfs sur quelque chose.

Jerry s'approcha d'elle, et éloigna ses doigts de sa bouche, « Nous ALLONS la retrouver ». Il en faisait la promesse. Il espérait seulement qu'il serait en mesure de la respecter.

Andy commençait à sentir la fatigue monter en elle. Les minutes se transformaient heures. Elle n'avait plus de position confortable. Elle n'avait pas entendu un seul bruit depuis qu'elle s'était fait enfermer dans cette chambre. Elle n'avait aucune idée de l'heure qu'il était, du fait qu'elle avait oublié sa montre près de son lit ce matin là. Il pouvait bien faire nuit à l'extérieur, ou bien encore clair, elle n'en savait rien. Tout ce qu'elle savait c'était qu'elle ce trouvait captive depuis plusieurs heures.

Un bruit la fit sursauter. Quelqu'un agita la poigner de la porte, et étrangement, le son de la clé qui entrait dans la serrure était absent. Andy avala sa salive avec difficulté. La personne de l'autre côté de la porte essaya de tourner la poigner de nouveau, sans succès.

Un frison lui remonta le long de la colonne vertébrale. Pourquoi quelqu'un, qui n'avait pas la clé, voudrait bien entrer dans la chambre?

Le bruit cessa, aussi soudainement qu'il avait commencé.

Un moment plus tard, l'habituel son de clé résonna dans la pièce. Cette fois-ci la porte s'ouvrit, et Sam entra avec une boite de pizza à la main, ainsi que trois bouteilles d'eau.

Une fois rendu à son niveau, il lui tendit le contenu de ses bras encombré, mais elle déclina. La tête d'Andy tremblait d'un côté à l'autre. Elle préféra s'enroulée de nouveau dans les couvertures.

Comment pouvait-il n'être vêtu qu'un d'un gilet et d'un jeans? Elle était frigorifiée.

Sam déposa la boîte de pizza et les bouteilles d'eau sur la table de nuit et s'éloigna. Il l'observa quelques instants. En plus de frissonner, son nez était rouge. Elle avait froid et son gilet était toujours mouillé de soda, ce qui n'aidait certainement pas.

Il ouvrit l'armoire de sa penderie, et essaya de trouver des vêtements qui lui iraient, malgré sa fine ossature, simplement pour la tenir au chaud.

Il fouilla jusqu'à ce qu'il trouve ce qu'il cherchait, et tendit les items en question d'une main, alors que l'autre refermait la porte de l'armoire dans un bruit sourd.

Quand il se détourna vers la jeune femme, il tomba sur des yeux paniqués, bien qu'elle essayait ardemment de le dissimuler.

Sam déposa les vêtements au pied du lit. « Tu peux prendre une douche, mais il n'y a pas de fenêtre dans la salle de bain. Il n'y a donc pas d'issus. »

Elle resta surprise devant cette affirmation, il avait deviné qu'elle essaierait de s'enfuir à la seconde où elle en aurait l'occasion.

« Si tu sors de cette chambre, je ne pourrai pas te protéger. Tu comprends? »

Ces mots l'on complètement désarmée. Mais qu'est-ce qu'il essaie de me dire là?

Sam lu la question sur le visage si expressifs de sa nouvelle invitée. Elle n'avait même pas besoin de prononcer un seul mot.

Il poussa un grognement d'irritation et se gratta le derrière de la tête en signe d'exaspération. Avait-il vraiment besoin de lui expliquer?

« Il y a six autre gars là haut, et fais moi confiance, un pied en dehors de cette porte et tu ne seras plus mienne. »

Mienne … très délicat, songea Andy!

Toutes les couleurs de son visage disparaissaient au son de ces explications. La vérité est parfois brutale, et terrifiante.

« Écoute, je ne vais pas te faire de mal. Tu veux prendre une douche; vas-y. Tu ne veux pas; laisse faire. »

Il s'apprêta à quitté la chambre quand il entendit une petite voix.

« Attends ».

Elle était toujours aussi apeurée, mais elle n'avait pas vraiment le choix. S'il disait la vérité, il était la dernière chose qui empêchait qu'on lui face du mal.

Son regard passa de Sam aux menottes, elle ne savait pas si elle allait avoir d'autre chances de se doucher.

« Est-ce que t'as compris ce que j't'ai dis? »

Il était désormais très près d'elle. Le son de sa voix était moins agressant qu'auparavant.

Elle acquiesça silencieusement, et il détacha son poignet. Aussitôt qu'elle fut libérée, Andy enveloppa sa main endolorie.

Sam recula avec précaution, observant la jeune femme devant lui, advenant le cas où elle se jetterait sur lui. Il n'avait aucune envie de devoir la contrôler et la menotter de nouveau. Il ne voulait pas lui faire du mal.

Elle semblait si fragile, et ce même s'il avait été témoin de sa fougue et de son cran.

Elle se leva doucement, attrapa les vêtements qui étaient toujours sur le coin du lit et se dirigea vers la porte qui, prétendait-elle, menait à la salle de bain.

« Les serviettes sont à l'intérieur » mentionna-t-il devant les pas hésitants d'Andy. Il cru voir un sourire faire son apparition, mais il n'en était pas certain.

La policière referma la porte derrière elle, à la seconde où elle fut à l'intérieur de la salle de bain, bloquant la vue de Sam.

Il entendit l'eau couler, le son devenu intermittent quand elle passa sous le jet. Elle y passa plusieurs minutes.

Sam se releva du lit d'un seul bond quand le son s'arrêta complètement. Il s'éloigna à l'opposé de la pièce et attendit qu'elle sorte, prêt aux pires éventualités.

Quand la porte ouvrit, elle se figea. Elle resta immobile, le regardant fixement. Puis, tranquillement elle leva les bras en signe de bonne volonté.

Sam pouvait voir dans le reflet du miroir que l'uniforme d'Andy était resté sur le comptoir près de la baignoire. Elle recula doucement pour aller le récupérer, sans que son regard ne quitte le sien.

Elle avait meilleure mine, même si elle portait un pantalon de jogging et son gilet à manche longue trop grand pour elle. Ses cheveux étaient mouillés et attachés en une tresse relâchée autour de ses épaules. Une tentative inutile pour les sécher.

Sam pris le gilet kangourou qui était sur le dessus de la commode près de lui et le lança en direction d'Andy. Elle l'attrapa instantanément. Elle avait de bons réflexes.

D'excellents réflexes…

Elle haussa les épaules et se mis en mouvement, un petit sourire au coin des lèvres.

Comme si c'était un signal, elle s'assit sur le lit, prête à être menottée de nouveau.

Sam se sentait mal pour elle, il savait ce que c'était que de sentir le métal s'enfoncer dans la peau, jusqu'à ce que ça brule.

« De l'autre côté »

Elle resta surprise, mais se déplaça tout de même de l'autre côté du lit. Il attacha la menotte un peu plus basse que la dernière fois, il choisi le barreau du centre plutôt qu'un des barreaux supérieur. Quand il referma l'anneau de métal autour du poignet de la jeune femme, il serra un peu moins également.

L'homme fit de nouveau le tour du lit et replaça la pizza et l'eau près d'elle. Il se souvenu à quelle point elle avait inspecté la cannette de soda avant de l'ouvrir qu'il saisit une pointe de pizza et en prit une bouché afin de lui montré qu'il n'y avait pas de danger.

Il ne savait même pas qu'il avait faim avant que ses dents n'entrent dans le fromage fondu. Il tendit les autres pointes en direction de l'officier McNally. Avec précaution, elle prit un morceau entre ses doigts et prit une timide bouchée.

Elle prit une deuxième portion avant d'attraper une des bouteilles d'eau qui reposait sur la table de nuit.

« Merci » murmura-t-elle.

Elle s'installa confortablement sur le lit, replaçant les oreillers derrière son dos. Sam la regarda rouler les manches des son gilet et essayer de prendre ses aises.

Il en avait de la difficulté à resté concentré. Il décida donc de quitter la pièce.

Elle se redressa légèrement quand elle remarqua qu'il se dirigeait vers la sortie. Elle semblait avoir quelque chose à dire, mais rien ne sorti de ses lèvres.

Peut-être que si elle restait seul suffisamment longtemps, elle serait capable de trouver le sommeil. Elle avait l'air apeurée d'être laisser seule, alors Sam chuchota « Je reviens bientôt » avant de fermer la porte délicatement.