Harry Potter et la mémoire du dragon

Rating : M

Pairing : HPDM (progressif)

Disclaimer : Les personnages, les lieux ne sont pas à moi... et pourtant c'était pas faute d'essayer de convaincre J.K Rowling de me les laisser...

Note : les noms des lieux et de certains personnages sont dans leurs versions originales... désolée pour ceux que ça gêne... mais je trouve absolument horrible les noms comme Rogue... ou Drago.

Note 2 : J'essaye un maximum d'être cohérente avec les livres (d'ailleurs pour les dialogues et quelques descriptions je dois avoir le bouquin à côté pour ne pas déformer certaines choses), mais je vous prie de m'excuser d'avances si je ne l'étais pas ! (même si je pense être d'un niveau acceptable de ce niveau là )... Voilà ^^

Enjoy !

Un grand, énorme, merci à Harmonie pour sa correction ^^


LIVRE SECOND : Draco Malfoy and the chamber of secrets

Chapitre 22 : Le lien du Phénix & Fudge

« Draco ? » appela Harry, en jetant un regard soucieux au blond, qui semblait assez crispé. « Ca va ? »

Draco hocha la tête ses yeux ne reflétant aucunes expressions. « C'est juste que ça fait bizarre, de revoir ses échecs une deuxième fois d'un point de vue totalement extérieur. »

« Un échec ? » répéta Harry, surpris, en scrutant attentivement le vert et argent, « Comment ça ? »

« Je n'aurais pas dû quitter la bibliothèque aussi tôt, je savais qu'elle risquait quelque chose, mais je n'ai rien fait ! Non, j'avais trop hâte de pouvoir enfin découvrir comment Dumbledore faisait pour lire dans mes foutues pensées ! Je n'aurais jamais dû la laisser seule. Pas alors que je venais juste d'entre la voix, ce qui inévitablement signifiait une nouvelle attaque ! » dit le blond d'un ton dur et plein de dégoût envers lui-même.

Harry déglutit, il ne reconnaissait que trop bien les sentiments qui parcouraient Draco en ce moment. Culpabilité. Dégoût de soi. Colère. Et une énorme constatation le frappa alors : le blond tenait vraiment à Hermione, comme une amie. Comme Harry tenait à elle. Le brun se demanda alors comment il aurait réagi s'il s'était retrouvé à la place du Slytherin. « Exactement pareil. » songea-t-il… « Non, même pire. J'aurais essayé d'attraper le coupable coûte que coûte… et j'aurais foncé sans réfléchir. »

Le rouge et or inspira lentement puis tenta de détendre l'atmosphère à la manière du blond.

« Dis-donc tu ne serais pas légèrement atteint par le syndrome du héros, toi ? » dit Harry, d'une voix légère.

Mais loin de le détendre, cela ne fit qu'assombrir légèrement le visage du blond.

« Sept minutes, Potter. » articula lentement Draco, en tentant de garder son calme, mais il échoua, « Sept putains de minutes ! Je serais resté à peine sept minutes avec elle, et rien de tout cela ne se serait produit ! »

« Tu ne peux pas, savoir. » contra Harry, « Ecoute Hermione va bien, ok ? Et puis je parie qu'elle ne t'en n'a pas voulu, je ne suis même pas sûr qu'elle comprenne pourquoi elle devrait t'en vouloir – mais bon c'est Hermione alors peut –être qu'elle l'avait deviné – mais voilà quoi ! En plus c'est une chose qui s'est produite il y'a plus de 4 ans ! »

« Je le sais, Potter, je ne suis pas idiot non plus. » grinça Draco, en le fusillant du regard, « Je t'ai juste dit que le fait de revoir ça, comme ça me ramenait des mauvais souvenirs. »

Le blond haussa un sourcil, semblant mettre au défi Harry de répliquer quoi que ce soit. A cet instant précis, le brun fut tenté de le faire mais il se ravisa. Après tout, il ne savait pas comment il réagirait en revoyant la mort de Cédric… ou pire celle de Sirius ! Alors il reporta son attention vers le souvenir sans un mot.

~HPDM~

Draco inspira profondément et se releva difficilement, les jambes tremblantes. Il devait aller voir Dumbledore… et tout de suite ! Il n'avait pas le temps de rester simplement assis là à encaisser le choc de la pétrification d'Hermione ! Non, il devait agir, qui sait quand Dumbledore quitterait le château, comme le directeur l'avait laissé sous-entendre ? Alors il ramassa le livre et se dirigea lentement vers le bureau directorial en prenant garde à ne croiser personne et surtout pas son parrain ! Il savait, que Severus allait l'en empêcher et il n'avait pas le temps de se disputer avec lui !

Mais heureusement pour lui, il ne rencontra personne en chemin et franchit la gargouille sans encombre. A peine eut-il atteint la dernière marche de l'escalier en colimaçon que la porte s'ouvrit immédiatement.

« Entre Draco. » intima Dumbledore, dont le visage sérieux et grave semblait y avoir élu domicile depuis quelque temps.

« Je crois que je préfère encore quand il joue le vieux fou gâteux et accro au bonbon au citron. »

Puis voyant l'haussement de sourcil du directeur, Draco se rappela qu'il pouvait lire dans ses pensées même avec la barrière du sort, qui d'après Severus ne s'était pas dissoute depuis la dernière fois, et que manifestement Dumbledore avait dû savoir ce que le blond venait de penser.

« Oups. »

Mais Draco secoua la tête, éjectant toutes les pensées qui risqueraient de lui faire perdre de vue son objectif, se remémorant l'image d'Hermione pétrifiée, et la détermination prit une place conséquente dans son esprit.

« Je voulais vous parler de ceci. » dit le blond en montrant le livre, qu'il tenait à la main.

« Ah… » murmura Dumbledore, en jetant un regard en coin à son phénix qui se tenait majestueusement sur son perchoir. « C'est intéressant, n'est-ce pas ? »

« Je ne l'ai pas lu complètement. » avoua Draco, « A cause de – vous savez. »

Le directeur hocha gravement la tête.

« Mais… » poursuivit Draco, « Je pense en avoir lu assez pour comprendre l'essentiel, même si certaine partie m'échappe encore. Et j'espérais que vous puissiez éclairer mes lanternes étant donnés que vous avez l'air bien au courant de ce qui se passe. »

« Et sans réponse-énigme ça serait merveilleux. »

Dumbledore semblait pris dans une intense réflexion, interrogeant Fawkes du regard, comme si le vieux sorcier lui demandait la permission de répondre aux questions de Draco. Le phénix émit un léger caquètement et vola jusqu'à l'épaule du blond pour lui mordiller l'oreille, jetant un regard qui semblait qui devait être approbateur - bien qu'il se demandait comment le regard d'un oiseau pouvait l'être - puisque Dumbledore poussa un petit soupir.

« Que veux-tu savoir ? » dit-il d'une voix lasse.

« Y a-t-il un lien de phénix entre nous ? » demanda Draco d'une voix hésitante, se retenant de frissonner devant cette perspective.

Dumbledore afficha un sourire amusé – le premier depuis le début de la conversation.

« Heureusement non. » répondit le directeur, d'un ton évident, « Crois-tu sincèrement que cela aurait pu être le cas ? De tous les liens sorciers existants, le lien du phénix est le plus rare… peut-être parce qu'il est le plus difficile à compléter. »

« Pourquoi m'avoir demandé de prendre ce livre alors ? » maugréa Draco.

« Disons que ce n'est qu'une ébauche de ce lien… ou peut-être même un dérivé beaucoup moins puissant… » expliqua Dumbledore, « Dû à l'influence de Fawkes. Mais je pensais que ce livre allait t'être utile pour plus tard.»

« Mais – » protesta Draco, cependant le directeur l'interrompit d'un geste de la main, ses yeux fixés sur un point se trouvant derrière le blond.

« Je pense qu'il va falloir écourter notre conversation… » commenta Dumbledore, en plissant légèrement les yeux. « Nous avons, comme qui dirait, un visiteur pour le moins inattendu. »

Et avant que Draco n'ait pu esquisser le moindre geste, il sentit quelque chose semblable à un sceau d'eau glacée renversé sur sa tête. « Un sort de désillusion » songea brièvement tandis que la porte s'ouvrit l'instant d'après, dévoilant un homme d'aspect étrange, petit, copulent, avec des cheveux gris en désordre et une expression anxieuse. L'homme portait des vêtements disparates qui formaient un curieux mélange : costume à rayures, cravate rouge, longue cape noire et bottes violettes à bouts pointus. Il tenait sous son bras un chapeau melon de couleur verte.

« Fudge ! » reconnut immédiatement Draco. Bien sûr comment pourrait-il oublier ce misérable être qui, accessoirement, se trouve être le ministre de la magie, mais dont son père avait un parfait contrôle. « Un pion parmi tant d'autre entre les mains de père, à l'exception près que celui-là avait un pouvoir non négligeable. »

Draco vit Dumbledore esquisser un petit sourire, et sut que le directeur lui-même n'avait, lui non plus, pas une haute estime du ministre.

« Mr le premier ministre. » dit Dumbledore, d'un ton excessivement chaleureux et accueillant. « En quel honneur avez-vous décidé de rendre visite à mon humble école, aujourd'hui ? »

« Je souhaiterais avoir une discussion avec Hagrid. » répondit nerveusement Fudge.

Dumbledore haussa un sourcil, mais ne dit rien. Un long silence régna tandis que le directeur observait scrupuleusement le ministre, fouillant dans les fins-fonds de son âme. Draco quant à lui regardait la scène d'un œil critique quand tout à coup les mouvements de Potter attirèrent son attention. Weasley et lui, étaient présentement en train de traverser le château – sous la cape d'invisibilité de Potter, évidemment – pour manifestement se rendre dans la cabane d'Hagrid.

«Mais quels idiots ! Qu'est-ce que vous ne comprenez pas dans ''Aucun élève ne devra quitter son dortoir après six heures ?'' Et évidemment vous vous amusez à faire ça, après ce qui vient d'arriver à Hermione et quand je suis bloqué ici ! »

Draco, même désillusionné, ne pouvait tout simplement pas quitter le bureau sans immédiatement attirer l'attention de Fudge.

Mais au même moment Dumbledore hocha la tête et Fudge laissa échapper un long et profond soupir de soulagement. Draco se demandait ce qu'il aurait fait, si jamais Dumbledore avait refusé…

Cependant il n'eut pas l'occasion d'y réfléchir plus longtemps car les deux sorciers adultes quittèrent la pièce, Dumbledore laissant la porte ouverte plus longtemps que prévu pour permettre à Draco de passer aussi.

Draco laissa les deux autres le distancer et entra rapidement dans une salle de classe vide. Il devait s'assurer de quelque chose avant de suivre les deux autres.

« Dobby. » appela-t-il doucement.

L'instant d'après l'elfe apparut, et sembla surpris en ne voyant personne.

« Je suis ici. » dit Draco, en voyant Dobby regarder dans une mauvaise direction.

« Jeune maître, Draco a appelé Dobby ? » murmura Dobby.

« Oui… je ne sais pas si tu sais ce qui est arrivé à Hermione… (l'elfe hocha gravement la tête). Mais je n'ai vraiment pas confiance en la sécurité de l'infirmerie… qui sait si quelqu'un ne voudrait pas la blesser alors qu'elle est incapable de se défendre ? Alors je voudrais que tu gardes l'infirmerie, qu'aucun mal ni aucune blessure ne lui arrive, est-ce clair ? »

« Oui, Jeune Maître, Draco, Dobby est honoré de pouvoir veiller sur la sécurité de Miss Granger. » couina l'elfe d'un hochement de tête déterminé, « Dobby, ne laissera rien – ni personne – lui faire du mal, quitte à mourir dans les plus affreuses souffrances ! »

~HPDM~

« Le lien du Phénix ? » interrogea Harry, en fronçant les sourcils.

Draco hocha la tête. « Tu sais qu'il existe de très nombreux lien dans le monde sorcier… »

Harry acquiesça en touchant rapidement sa cicatrice.

« Oui, celle-là en fait partie… » chuchota le blond, « Mais il ne sont pas tous aussi infâme que celui qui te lie au Seigneur des Ténèbres… Il y a par exemple les liens entre un sorcier et son familier… ou le lien entre les couples mariés… les liens du sang etc.… »

« Et le lien du Phénix est celui le plus rare d'après ce que j'ai entendu… pourquoi ? »

« Parce que c'est le seul lien qui n'ait jamais réussi à vaincre la Mort. » chuchota Draco.

« Quoi ? » s'étrangla presque Harry avec sa propre salive.

« Ne t'affole pas. » le sermonna le blond, « C'est un lien à double-tranchant, il n'y a rien de plus instable et dangereux que le lien du Phénix.»

« Explique-moi. » demanda le Gryffindor, en fermant les yeux, se préparant au pire.

« Tu sais que les phénix sont des créatures très, très rare. » commença Draco, « Dans le monde entier, il ne doit plus y en avoir que cinq tout au plus. »

Harry écarquilla les yeux, il ne savait pas qu'il y en n'avait que si peu…

« Les phénix sont représentés comme les créatures les plus pures du mondes magiques – encore plus que les licornes. Et il est prouvé que les sorciers ayant un lien avec un phénix vivent plus longtemps que la moyenne – regarde Dumbledore.» continua le blond. « Et avant que tu demandes, il est impossible de forcer un phénix à se lier avec un sorcier. Seul le phénix peut décider, et une fois qu'il est lié le phénix reste fidèle au sorcier quoiqu'il arrive. »

« Et quel est le rapport avec le lien du Phénix ? »

« J'y viens. » dit Draco, d'un ton légèrement agacé, qui rappelait à Harry la façon qu'avait Snape de parler devant un premier année particulièrement incompétent.

« Habituellement, un phénix ne choisit qu'un sorcier pour se lier… » décréta le vert et argent «… mais il arrive parfois qu'il estime assez ''compétent'' un autre sorcier. Dès lors une ébauche de lien de phénix se crée entre les deux sorciers concernés. Et cette ébauche permet – entre autre – l'utilisation d'une variante de la Legilimancie. Cette méthode est celle qu'a utilisée Dumbledore sur moi, et ma barrière mentale ne l'a presque pas détecté parce que le concept est deux fois plus subtil qu'un simple legilimens. »

« Mais comment un phénix choisit-il un sorcier alors ? » l'interrompit le brun.

« Les phénix voient des choses que les sorciers ne peuvent voir. J'imagine qu'en terme Gryffindor ça serait les ''qualités qui se cachent au fond de nous''. » expliqua Draco, en employant un ton narquois volontairement sur la fin de la phrase.

Harry se retint de lui tirer la langue, un acte hautement enfantin qui lui aurait coûté le peu d'intégrité et de maturité qu'il possédait en présence du blond. A la place il bougonna : « Et comment une ébauche de lien évolue-t-elle en ''lien réel'' alors, puisqu'il ne suffit pas seulement de la reconnaissance d'un phénix ? »

« Je ne sais pas… » avoua Draco, en haussant les épaules d'un geste nonchalant. « Tout ce que je sais c'est ce qu'il se passerait une fois le lien formé…Selon ce que j'ai lu, cela permettrait de créer une sorte de symbiose entre deux sorciers, symbiose qui donnerait accès à une réserve magique jamais exploité chez les sorciers… C'est un peu la même chose avec le cerveau dont plus de 90% est inutilisé. »

« Mais tu as également dit que le lien une arme à double-tranchant… » déclara pensivement le brun en se remémorant les paroles du Slytherin.

« En effet. » approuva Draco en hochant la tête, « La magie du phénix est considéré comme la plus pure qu'il soit… de par sa capacité à guérir n'importe qu'elle blessure, mais cela atteint une telle intensité de pureté, que cela peut-être référé en tant que magie noire. Le fait de pouvoir vaincre la mort comme le font les phénix n'est pas ''naturel'', Potter… et le lien dans sa plus grande puissance, permettrait momentanément aux sorciers de pouvoir en faire autant... mais à quel prix… »

Harry déglutit difficilement, « Comment ça ? »

Draco secoua la tête, « Je n'ai pas plus d'informations Potter. Juste que d'être liés par le lien du phénix n'est rarement une bonne chose. »

« Et a-t-on une estimation du nombre de lien de phénix jamais crées dans le monde ? »

« Tout au plus… 6. Et parmi eux, seul un ne s'est pas achevé en un bain de sang. »

Les paroles de Draco résonnèrent longtemps dans la tête du brun.

~HPDM~

« Bonsoir Hagrid. »

C'était Dumbledore. Le directeur entra, le visage grave, suivi par Fudge, tandis que Draco préférait rester dehors, écoutant via la projection leur discussion. Potter et Weasley étaient cachés dans un coin de la cabane, sous la cape d'invisibilité. Et quand le ministre de la magie entra, Weasley le reconnut et chuchota : « C'est le patron de mon père ! Cornelius Fudge, le ministre de la magie ! »

Potter lui donna un coup de coude pour le faire taire. Hagrid était devenu pâle et son visage se couvrait de sueur. Il se laissa tomber sur une chaise et regarda alternativement Dumbledore et l'incapable-ministre.

« Sale affaire, Hagrid. » dit Fudge en détachant les syllabes, ce qui selon Draco, lui donnait encore plus l'air d'un idiot, « Très sale affaire. Il fallait que j'intervienne. Quatre agressions contre des enfants de Muggles. Les choses sont allées suffisamment loin comme ça. Le ministère doit agir. »

« Je n'ai jamais… » dit Hagrid, en regardant Dumbledore d'un air implorant. « Vous savez bien, professeur, que je n'ai jamais… »

Pendant un moment, Draco crut que le directeur allait perdre son calme, sa magie crépitait dans l'air, et le blond fut surpris de voir que personne ne réagissait dans la pièce. Mais finalement Dumbledore dit d'un ton calme, en fronçant néanmoins les sourcils.

« Cornelius, je voudrais qu'il soit bien clair que Hagrid a mon entière confiance. »

« Ecoutez, Albus, » répondit Fudge, mal à l'aise. « Les antécédents de Hagrid ne jouent pas en sa faveur. Le ministère doit faire quelque chose. Les membres du conseil d'administration de l'école se sont consultés. »

« Encore une fois, Cornelius, je vous répète qu'éloigner Hagrid ne changera strictement rien. » reprit Dumbledore, dont les yeux brillaient d'une lueur flamboyante.

« Mettez-vous à ma place. » dit Fudge en tripotant nerveusement son chapeau. « Tout le monde a les yeux tournés vers moi. Il faut qu'on me voie agir. Si on s'aperçoit que Hagrid n'est pas coupable. Il reviendra chez lui et on n'en parlera plus. Mais il faut que je l'emmène. Je ne me ferais pas mon devoir si… »

Mais Draco ne put entendre la suite, car il venait d'apercevoir une silhouette approcher en direction de la cabane de Hagrid. Et le blond blêmit en reconnaissant la longue chevelure blonde et la démarche de la personne.

« Père… NON ! Pourquoi ? C'est – ce n'est pas une illusion ! Est-ce qu'il aurait tout découvert et viendrait me punir ? »

Draco tentait vainement de reprendre son calme tandis que son père continuait de se diriger vers lui, et alors que Lucius Malfoy ne fut qu'à quelques mètres Draco, affolé, allait se justifier d'une voix tremblante. Mais son père ne lui porta même pas un regard et frappa à la porte.

Draco se rappela alors qu'il était désillusionné et que de ce fait son père de ne pouvait pas le voir, et il poussa un léger soupir de soulagement. Le blond tentait d'écouter la conversation malgré la peur qui ne cessait de l'assaillir à la vue de son père.

« Vous êtes déjà là, Fudge. » dit Lucius d'un air approbateur, tandis que son fils grimaçait, c'était en général l'air que prenait son père lorsqu'il était sûr – preuve en main – qu'il allait avoir ce qu'il attendait, « Très bien, très bien… »

« Qu'est-ce que vous faites ici ? » s'exclama Hagrid avec fureur, et Draco pour la première fois de sa vie ressentit de l'admiration envers le garde-chasse, « Sortez de ma maison ! »

« Mon cher, Monsieur, soyez certain que je n'ai aucun plaisir à me trouver dans votre… euh… comment appelez-vous ça ? Une maison ? » répliqua Lucius, en jetant autour de lui un regard dédaigneux. « Je suis simplement passé à l'école où l'on m'a dit que le directeur se trouvait ici. »

« Et que me voulez-vous, exactement, Lucius ? » demanda Dumbledore, d'un ton poli, malgré le fait qu'une lueur flamboyante brillait dans ses yeux bleus.

« Je suis navré pour vous, Dumbledore, » répondit Lucius, d'un ton nonchalant en sortant de sa poche un rouleau de parchemin, mais le conseil de l'administration de Hogwarts estime qu'il est temps pour vous de passer la main. J'ai ici un ordre de suspension vous concernant. Vous y trouverez les douze signatures réglementaires. Nous avons estimé que vous n'étiez plus à la hauteur de la situation, j'en suis désolé. Combien d'agressions ont eu lieu jusqu'à présent ? Il y en a eu deux de plus cet après-midi, n'est-ce pas ? A ce rythme, il ne restera bientôt plus aucun enfant Muggles à Hogwarts et nous sommes tous conscients de l'horrible perte que cela représenterait pour l'école. »

« Alors c'était ça son plan… Mettre Dumbledore hors course pour pouvoir ici espérer recourir à son titre et par extension détenir un plus grand pouvoir ! Il se fiche pas mal des moyens utilisés ! Et Dumbledore… savait que quelque chose comme ça allait se produire… c'est pour ça qu'il a voulu m'expliquer pour Fawkes.»

« Attendez, attendez, Lucius, » dit Fudge, l'air affolé, « Dumbledore suspendu ? Non, non c'est la dernière des choses à faire… »

« La nomination –ou la suspension – du directeur relève de la décision du conseil d'administration, Fudge » répliqua Lucius d'une voix douce, qui envoya des frissons d'horreurs chez le plus jeune des Malfoy. « Et comme Dumbledore a été incapable de mettre un terme à ces agressions… »

« Voyons, Lucius, si Dumbledore ne peut pas y mettre un terme, qui donc en sera capable ? » dit Fudge.

« Des enfants de douze ans apparemment. » songea sarcastiquement Draco.

« Nous verrons bien » déclara Lucius, avec un sourire mauvais. « Mais les douze membres du conseil ont voté… »

Hagrid se leva d'un bond. Sa tête hirsute touchait presque le plafond.

« Et quels ont été vos arguments pour les convaincre ? » rugit-il. « Les menaces ? Le chantage ? »

« Un mélange des deux plus d'autres techniques de manipulation dont il a le secret. » songea amèrement Draco.

« Mon cher Hagrid, » dit Lucius, « votre caractère emporté vous attirera un jour de sérieux ennuis. Je vous conseille de ne pas crier comme ça lorsque vous aurez affaire aux gardiens d'Azkaban. Ils n'aimeraient pas ça du tout. »

« Vous ne pouvez pas renvoyer Dumbledore ! » hurla-t-il, « S'il s'en va, les enfants de Muggles sont condamnés ! La prochaine fois, il y aura des morts ! »

« Calmez-vous Hagrid. » dit sèchement Dumbledore, ton qui surprit légèrement Draco.

Puis le directeur se tourna vers Lucius.

« Si le conseil d'administration souhaite mon départ, Lucius, je m'en irai, bien entendu. »

Draco ferma les yeux, résignés.

« Mais… » balbutia Fudge.

« Non ! » gronda Hagrid.

Le regard bleu de Dumbledore fixait les yeux gris et glacés de Lucius.

« Cependant, » reprit Dumbledore en parlant très lentement comme s'il tenait à ce qu'on ne perde pas un mot de ce qu'il allait dire et Draco sut que le directeur s'adressait très certainement aux deux Gryffindors, cachés dans un coin de la pièce « vous vous apercevrez que je n'aurais véritablement quitté l'école que lorsqu'il n'y aura plus personne pour me rester fidèle. Vous vous apercevrez aussi qu'à Hogwarts, une aide sera toujours apportée à ceux qui la demandent. »

La dernière phrase devait sans doute s'adresser à Draco.

« Ce sont là des sentiments admirables. » déclara Lucius, en s'inclinant, bien que le mépris s'échappait de tous ses pores. « Nous regretterons tous votre… heu… façon très personnelle de diriger les choses, Albus, et j'espère simplement que votre successeur saura empêcher que… heu… ''la prochaine fois, il y ait des morts…'' »

Il s'avança vers la porte, l'ouvrit, et s'inclina en faisant signe à Dumbledore de sortir. Celui-ci et s'arrêta, pour attendre que Hagrid sorte, mais celui-ci resta immobile. Puis le garde-chasse prit une profonde inspiration et dit en détachant bien ses mots :

« Si quelqu'un voulait découvrir quelque chose, il lui suffirait de suivre les araignées. Elles leur indiqueraient le bon chemin ! C'est tout ce que j'ai à dire ! Et il faudra que quelqu'un donna à manger à Fang pendant que je ne serai pas là. »

Et la porte claqua.

A l'extérieur, Draco crut voir un instant le regard de son père se porter sur lui, mais finalement Lucius se détourna et avança en direction du château, suivis de Fudge et Hagrid, tandis que Dumbledore marchait un peu plus lentement derrière.

Et durant un court instant Draco entendit quelque chose dans sa tête, il crut d'abord qu'il l'avait imaginé, mais quand il vit que Dumbledore s'était retourné pour lui lancer un regard perçant, le blond sut que cela provenait du directeur. Ces mots disaient…

Je crois que Fawkes a quelque chose pour toi…


Voilà... alors verdict ? Vous vous attendiez à autre chose pour le lien du Phénix ? Ou alors il vous manque encore des informations ( bon ça remarque c'est normal xD)

Merci à tous pour vos reviews :p

See ya !