Bonjour tout le monde, désolée d'avoir pris autant de temps pour publier ce chapitre. J'espère que vous apprécirez! Encore une fois, thanks to Jelly Bean Jenna for giving me the chance and the pleasure to translate your story :)
Les journées s'emboitèrent les unes dans les autres. Andy continuait de garder le compte en écoutant les bulletins télévisés à chaque matin.
Rapidement, elle avait passé onze jours captive, dans cette chambre, qui lui était devenue familière.
Sam veillait sur elle, lui apportant ses repas et suffisamment à boire. Il lui apportait même régulièrement des thermos de café, étant donné les degrés qui continuaient de fuir. Il avait même prit l'habitude laisser Andy libre dans la chambre durant le jour. Il prenait, par contre, soin de toujours menotter son poignet aux barreaux du lit quand le moment de dormir venait, qu'elle soit déjà endormie ou non.
Il passait une bonne partie de son temps avec elle, mais à chaque jour, il était absent pendant plusieurs heures.
Les deux étrangers réussirent à tenir des conversations sans ressentir ce fameux sentiment de malaise. À l'occasion, ils échangèrent même quelques blagues. En fait, Sam les racontait alors qu'Andy riait seulement parce qu'elles étaient si mauvaises. En fait, elle riait davantage de lui que de ses blagues.
Elle trouvait plus facile de se trouver en présence de cet homme qu'elle ne l'avait envisagé au départ. Elle avait encore quelques difficultés à baisser sa garde, et le regardait avec autant de soupçons qu'au premier jour.
La poigné de porte continuait d'être agitée à l'occasion, mais cela ne fit que l'ennuyer, plutôt que l'inquiéter. Curieusement, une fois, quelqu'un avait essayé d'ouvrir la porte alors que Sam était sous la douche et qu'Andy écoutait la télé. Il était affreusement tard, près de 3h00 du matin et Sam était entré en mentionnait qu'il devait aller « travailler » tôt le lendemain matin.
Elle n'avait pas posé de question, seulement parce qu'elle ne voulait connaitre la réponse. Il était sorti de salle de bain, et trouva Andy, droit comme un piquet sur le bord du lit. Elle fixait la porte les yeux livides.
« Fils de p… » hurla Sam en laissant tomber sur le lit la serviette qu'il utilisait pour se sécher les cheveux. Il disparu dans la salle de bain pendant quelques secondes. Il en ressorti complètement vêtu et son arme à la main.
Andy l'observa avec un regard craintif alors que Sam plaça l'arme sous la ceinture de son jeans et se dirigea vers la porte.
« Sam? »
Il se débattu avec la porte pour insérer la clé dans la serrure. Il réussit finalement à ouvrir la porte en un fracas, Andy sur les talons alors qu'il montait les marches quatre par quatre. Elle le suivi jusqu'au salon, où elle reconnut les visages qu'elle avait vues lors du braquage de banque.
Une femme avec des cheveux ébouriffés sursauta à la seconde où elle vu Sam entrer dans la pièce. Elle cogna le dossier de sa chaise dans un mouvement de recule. Elle semblait vouloir s'éloigner de la table de poker où les autres étaient encore attablés.
L'un des quatre individus, celui qui ressemblait davantage à un enfant, quitta sa chaise également, voyant Sam charger comme un taureau en direction d'eux.
« Toi, espèce de sac à merde! » Sam cria-t-il une fois qu'il avait attrapé un des hommes par le collet.
« Sammy ! » Le prénom était sorti de la bouche d'Andy comme un avertissement, une confrontation.
« Pas maintenant! » répondit Sam.
« Je t'avais prévenu… » ajouta-il à l'attention de sa victime, en le poussant contre le mur derrière lui.
Ce dernier jeta un coup d'œil par-dessus l'épaule de Sam et se licha les lèvres quand ses yeux rencontrèrent ceux d'Andy.
C'était si dégoutant qu'elle n'eut d'autres choix que de détourner les yeux.
Scott avait les yeux merveilleusement bleus, et était assez beau garçon, mais ses dents étaient pourries et usées dû à l'usage excessif de methamphetamines. Et il avait définitivement besoin d'une bonne coupe de cheveux.
Sam le cogna de nouveau contre le mur, et relâcha son emprise. Andy soupira de soulagement. Au moins, il n'avait pas sorti son arme… pas encore du moins.
Sam se dirigea vers un des deux autres gars, vers celui au crane rasé et aux tatous machiavéliques. À la seconde où il fut libéré, celui aux dents noircies se frotta les lèvres de sa langue en faisant résonner un horrible bruit de glissement.
Les mots ne sont jamais sortis de la bouche de Sam. Il se revira en envoya son poing en plein sur le nez de ce fils de pute.
Sam se retourna de nouveau et croisa le regard abasourdi d'Andy. Elle couvrait son visage de ses mains afin de garder le silence.
L'homme que Sam avait frappé s'était relevé, et s'élança vers lui, essayant de lui envoyer un coup dans les côtes. Mais Sam fut plus rapide et lui attrapa le bras, le tournant de sorte que l'homme en question n'eu d'autre choix que de plier les genoux. Rapidement, Sam se trouva en position de force, le bras de son opposant coincé entre le sol et son genou. Il lui frappa la tête contre le sol à plusieurs reprises.
Le crane rasé, qui semblait être le chef du groupe, marmonna quelque chose, et un des spectateurs, celui qui ressemblait à un ours en peluche, l'accompagna et ils attrapèrent Sam sous les aisselles et le relevèrent. Mais Sam continua d'affliger son opposant de coups, comme si de rien n'était.
Sans vraiment y penser, Andy s'approcha de Sam, et déposa une main rassurante sur son avant bras. Elle avait espoir de le ramener à la raison par le touché étant donné qu'il ne réagissait pas au son de ses appels.
En se débattant pour rejoindre sa cible encore au sol, Sam repoussa violement tout ce qui se trouvait sur son passage. Son regard se posa alors sur Andy, à la seconde où il l'envoya au sol à son tour.
Puis, il figea. Tout autour de lui semblait avoir fait de même. Ses yeux étaient restés accrochés à ceux de la jeune femme, jusqu'à ce qu'elle tombe complètement à la renverse.
Merde …
Les mains qui le maintenaient encore en place le relâchèrent, le libérant seulement parce qu'il avait prononcé une série de jurons plus vulgaire qu'il en avait l'habitude.
Bobby traversa la pièce pour rejoindre Andy qui avait un regard des plus contrariés quand elle releva les yeux vers Sam.
Damian et Elliot reculèrent, alors que Scott resta allongé, se frottant la tête, son sang tâchait le plancher.
Andy ne s'était pas fait mal lors de sa chute, elle avait simplement manqué de coordination quand elle s'était retrouvée là où elle ne devait pas. Se placer entre deux hommes qui s'échangeaient des coups n'était pas l'idée du siècle. La force physique de Sam l'avait prit au dépourvu et elle avait perdu l'équilibre.
Elle savait que Sam ne l'avait pas poussé intentionnellement, il essayait simplement de se dégager de l'emprise des deux autres gars.
Andy vu l'expression faciale de Sam changer quand il croisa son regard, juste avant qu'il ne tourne les talons et ne quitte la pièce.
Sam sorti de la maison et l'air frais le saisi. Il avait une envie folle de fumer une cigarette. Il n'avait jamais fumé de sa vie; il n'avait jamais poussé une femme de la sorte non plus, même s'il s'agissait d'un accident.
« Ça va? » lui demanda Damian qui était venu le rejoindre à l'extérieur. Une trainée de fumée accompagna ses mots dans le froid.
Il neigeait encore ce soir là, mais Sam bouillait de l'intérieur, il ne sentait donc aucunement le froid lui traverser la peau.
« Ouais »
« C'est drôle, elle a dit la même chose ».
Sam était d'abord furieux contre Scott, mais sa rage s'était transformée, il était désormais enragé envers lui-même. Il n'était pas ce genre de gars, et même si elle était en travers sa route, il aurait dû s'arrêter avant qu'il ne soit trop tard. Il avait certes un tempérament assez fort, mais il avait toujours réussit à se maitriser, jusqu'à ce soir là.
Il revoyait encore le visage d'Andy qui fixait la poignée de porte agitée. Ça avait été suffisant pour que Sam comprenne que ce n'était pas la première fois que Scott essayait de s'en prendre à elle.
« Il a eu tord, mais ça ne veut pas dire … » commença Damian.
« Tord? Combien de fois il a osé essayer hein? » cria littéralement Sam, encore une fois hors de contrôle. Il n'avait absolument aucune idée pourquoi les autres toléraient le comportement de Scott.
« Sam, écoute j'ai compris… Mais vraiment, ce n'est pas une bonne idée »
Sam regarda son interlocuteur, les mots firent leur chemin jusqu'à son cerveau.
« Non, ça n'arrivera pas Damian, je ne fais pas de filles comme elle. »
« Est-ce que ça va? »
Andy resta étonné, la voie de Bobby était beaucoup plus douce que ce qu'elle semblait l'être.
« Ouais, ça va… » répondit Andy en se relevant.
Elle n'allait pas vraiment, mais les gens autour d'elle ne la connaissaient pas suffisamment pour savoir quand elle mentait.
Depuis que Sam avait quitté la pièce, tous les yeux étaient rivés sur Andy. Elle aurait voulu le suivre, mais elle ne pouvait s'éclipser en étant le centre d'attention. Même si la porte qui la séparait de la liberté n'était qu'à quelques mètres d'elle.
Bobby s'affairait à préparer du café, sans pour autant quitter Andy des yeux.
« Ce n'était pas volontaire, tu sais? » dît-elle en lui tendant une tasse.
Andy hocha la tête faiblement. Elle ne pouvait argumenter, surtout ne sachant à peu près rien sur cet homme.
« Ce n'était pas volontaire » insista Bobby.
« Je sais. »
Sans vraiment pouvoir s'en empêcher, les yeux d'Andy allaient régulièrement de la porte par où était sorti Sam à la femme qui se tenait devant elle.
« Je suis désolée, tu sais… que tu sois ici. » Elle semblait franche. Le cœur d'Andy sauta un battement.
« Ce sont de bons gars » dit la femme en s'appuyant contre le comptoir de la cuisine. « En fait, je m'appelle Bobby. »
Andy lui sourît, elle ne pouvait s'en empêcher. Elle était amicale et chaleureuse. Tout l'opposé de ce à quoi elle s'attendait d'une femme qui traine avec une bande de voleurs.
La policière essaya d'analyser subtilement la pièce autour d'elle, recherchant toutes les possibilités de fuite et estimant de son mieux le temps qu'elle prendrait d'un endroit à un autre. À quelques reprises, ses pensées lâchèrent leur analyse pour naviguer jusqu'à Sam, puis elle se rappela à l'ordre et recommença son calcul.
Après avoir terminé son café, Bobby escorta Andy jusqu'à la porte qui menait au sous-sol, là où elle … vivait.
« Il ne serra pas dans les parages pour ce soir, Sam s'en est assuré. Alors, ne t'en fais pas, tu seras en sécurité. »
Andy descendit les escaliers et ferma la porte de la chambre derrière elle, avant de s'effondrer sur le lit.
Chaque parcelle de son corps lui disaient de fuir, de prendre ses jambes à son cou et de retourner au près de sa famille et de ses amis. Elle avait la parfaite opportunité de retrouver sa liberté, mais elle en était incapable. Ses pensées continuaient de s'interroger à propos de Sam. Elle devait s'assurer qu'il allait bien.
Alors elle attendit. Elle attendit qu'il revienne, mais elle perdu son pari contre le sommeil et sombra dans des rêves sombres et agités.
Sam se réveilla quand une main le secoua légèrement.
Il grogna quand il constata la pression qu'il avait entre les tempes. Les étourdissements lui provoquèrent un haut-le-cœur.
Ouais, il allait avoir une salle gueule de bois…
Ouvrant les yeux, il trouva Bobby debout devant lui, les sourcils relevés en questionnement; que fessait-il, endormi sur ce divan minuscule alors qu'il avait un bon lit douillet où passer la nuit, juste quelques mètres plus loin.
« Charmant… » dît Bobby avant de disparaitre.
Il faisait encore noir à l'extérieur, Sam en déduit donc qu'il était encore tôt.
Il se redressa, et regarda la pièce au tour de lui. Soudainement, un élan de panique s'empara de lui.
Avant même qu'il ne s'en aperçoive, il ouvrit la porte de sa chambre dans un fracas. Un soupire de soulagement s'échappa de ses poumons quand il réalisa qu'elle était là, emmitouflée dans les couvertures.
La regardant, il s'accota sur le cadre de porte et laissa ses yeux parcourir la jeune femme endormie.
Il avait complètement oublié sa gueule de bois quand il avait réalisé qu'elle avait eu l'occasion parfaite de s'enfuir, quoi que ce soit été la chose la plus stupide qu'elle aurait pu faire.
Cette pensée fit naître en lui un étrange sentiment. Il ne pouvait se l'admettre réellement, mais il espérait qu'elle soit encore là.
