Harry Potter et la mémoire du dragon

Rating : M

Pairing : HPDM (progressif)

Disclaimer : Les personnages, les lieux ne sont pas à moi... et pourtant c'était pas faute d'essayer de convaincre J.K Rowling de me les laisser...

Note : les noms des lieux et de certains personnages sont dans leurs versions originales... désolée pour ceux que ça gêne... mais je trouve absolument horrible les noms comme Rogue... ou Drago.

Note 2 : J'essaye un maximum d'être cohérente avec les livres (d'ailleurs pour les dialogues et quelques descriptions je dois avoir le bouquin à côté pour ne pas déformer certaines choses), mais je vous prie de m'excuser d'avances si je ne l'étais pas ! (même si je pense être d'un niveau acceptable de ce niveau là )... Voilà ^^

Enjoy !

Merci à Harmonie pour sa correction !


LIVRE SECOND : Draco Malfoy and the chamber of secrets

Chapitre 25 : Riddle & Chambre des Secrets

« Weasley » souffla Draco, en regardant dans les yeux la plus jeune des Weasley.

« Malfoy. » répondit Weasley d'un ton doucereux qui ne lui allait pas du tout, « Que fais-tu donc là ? N'as-tu pas entendu le message du professeur McGonagall ? Il faut retourner dans ton dortoir. »

Draco plissa les yeux, cela aurait pu être convainquant si les yeux de la rouquine n'étaient pas aussi froids et sans sentiments, mais surtout si le blond n'avait pas vu l'ombre de son père derrière la jeune fille. Le blond inspira profondément, il ne devait surtout pas se laisser submerger par le sort et surtout il devait savoir ce qui clochait avec Weasel. Parce que s'il voyait l'ombre de son père cela voulait dire que ce n'était pas Weasel en elle-même qui était dangereuse… mais quelque chose d'autre.

« Elle est possédée ! » réalisa alors Draco, en gardant un visage impassible.

« Tu as raison. » dit Draco, en cherchant soigneusement ses mots, « Mais pourtant tu ne sembles pas si paniquée que ça…»

Un petit sourire en coin se forma sur les lèvres de la rouge et or et elle répliqua d'un ton plein de suffisance : « Mais, je n'ai rien à craindre voyons, après tout je suis aussi une Sang-Pur. »

« Oh… tu as raison. » approuva le blond, d'un ton équivoque, puis lui jetant un regard en coin, il continua : « Mais tu sais je ne suis pas sûr que Potter approuve ce genre de raisonnement. »

Puis Draco cacha son sourire quand il vit une légère lueur se former dans les yeux de la rouquine. Son cas n'était peut-être pas si désespéré que ça… Et la clef était sûrement Potter.

« Sans doute. » dit Weasley, d'un ton prudent.

« Potter est si idiot tu ne penses pas ? » continua Draco, en prenant le ton traînant et légèrement moqueur qu'il avait l'habitude de prendre devant les autres élèves, « Toujours volontaire à se jeter dans les dangers, très suicidaire si on voulait mon avis, toujours très naïf et incapable de voir des signaux même quand cette personne est juste devant lui. »

Draco vit les poings de la rouquine se serrer et son visage se crisper bien malgré elle. « On est sur la bonne voie… »

« Et puis, il ne doit pas vraiment prêter attention aux autres, tu ne penses pas ? Il est totalement obnubilé par sa propre image qu'il est incapable de faire attention à ce qui l'entoure… Il a l'impression de porter tous les malheurs du monde et est dans l'incapacité de concevoir que quelqu'un d'autre pourrait être malheureux… »

Draco n'y croyait pas un mot évidemment, et puis ses paroles semblaient sonner si faux à ses oreilles, mais il devait continuer et la pousser à bout… et il fut satisfait quand il vit qu'une lueur colérique transparaissait dans ses yeux, auparavant impassibles.

« Toujours à vouloir attirer l'attention sur lui alors qu'il n'est rien d'autre qu'un vulgaire balafré incapable de s'occuper de lui-même… Il doit être fier d'avoir le monde à ses pieds cette pourriture de sang-mêlé et – »

« C'est faux ! » cria Weasel, en le fusillant du regard. « H-Harry n'est pas comme ça, i-il est toujours si gentil avec tout le monde et aide toujours ceux qui en ont besoin ! »

« Tiens donc ? » ironisa Draco, qui parut satisfait en voyant ''l'ombre de son père'' disparaître petit à petit. « Si ce que tu dis est vrai… Pourquoi n'a-t-il pas vu que tu avais des problèmes alors ? S'il n'est pas aveugle pourquoi ne t'a-t-il pas aidé alors que ça se voit comme sa tronche de balafré que quelque chose cloche chez toi ? »

« Parce qu'il avait d'autre préoccupation ! » protesta Weasley, qui reprenait de plus en plus le contrôle de son corps, « I-il, pourquoi se préoccuperait-il de moi alors que lui a autant de problème ? On l'accuse d'être l'héritier de Slytherin et tout le monde l'évite… en plus avec Hermione qui a été récemment –»

Elle éclata alors en sanglot et tomba à genoux, laissant échapper sa baguette et la chose qu'elle tenait dans sa main. Chose que Draco reconnut instantanément.

« Le journal de Riddle ! »

Le bond se crispa, l'image de son père était encore plus visible avec la proximité du journal. Draco s'adossa un peu plus à la porte, tâchant de ne rien laisser paraître tandis que Weasel continuait à pleurnicher sur le sol. L'agression d'Hermione avait dû l'a marquée affreusement pour qu'elle réagisse de cette manière rien qu'en l'évoquant.

Draco écarquilla alors des yeux, maintenant qu'il y pensait, Weasel semblait mal-à-l'aise dès que quelqu'un mentionnait l'une des agressions, son frère et Potter pensait qu'elle était bouleversée à cause de son jeune âge, mais Draco avait toujours trouvé ça suspect…. Alors peut-être que –

« C'est toi qui es à l'origine de tout ça. » souffla –t-il la constatation le frappant de plein fouet, jusqu'alors il avait simplement pensé que Weasel possédait un objet beaucoup trop dangereux qui en connaissait trop sur les évènements d'il y a cinquante ans pour paraître convainquant, mais c'était vrai que si l'on considérait les choses sous un autre angle, la réponse venait d'elle-même.

Draco se pencha discrètement pour ramasser la baguette de Weasel sans qu'elle ne le remarque et la glissa dans sa poche tout aussi discrètement. Après tout on n'était jamais trop prudent.

La rouquine se crispa et ses sanglots s'accentuèrent. « J-Je ne voulais pas ! » avoua-t-elle, « Je-Je ne me souvenais plus de ce que je faisais les aux moments des agressions et –et j'avais de la peinture sur moi le jour où Miss Norris a été attaquée ! Et il y avait des plumes de coq sur ma robe juste au moment où ceux d'Hagrid avait été étranglés… j'avais si peur ! Et – et – Oh, Malfoy, qu'est-ce que je peux faire ? Je te jure que je ne voulais pas mais Riddle il – il –»

Draco ferma les yeux pour se calmer, tout se regroupait à présent… C'était Riddle qui était derrière tout ça… c'était lui qui avait possédé Weasel : à force d'y avoir confié ses secrets, elle avait dû lui donner une sorte de pouvoir sur elle… C'était lui aussi qui avait soit disant attrapé Hagrid en flagrant délit et c'était toujours lui qui essayait encore une fois de faire croire en la culpabilité du garde-chasse à Potter… Les choses avaient commencés à partir de l'arrivé de ce journal… c'était sûrement la clef dont parlait Lucius Malfoy. Il avait dû le donner à Weasley durant leur rencontre à Fleury & Bott…

Mais maintenant cette affreuse histoire allait bientôt – non devait – prendre fin.

« Ecoute-moi bien Weasley. » dit Draco, d'un ton froid, « Tu vas t'éloigner du journal, ok ? Ensuite nous irons voir les professeurs et nous leur expliquerons – non tu leur expliqueras – ce qui s'est passé… Ils comprendront et ne te feront rien… au contraire ils t'aideront… »

Weasel lui lança un regard perdu à travers les torrents de larmes qu'elle laissait échapper.

« Qu'est-ce qu'ils penseront de moi ? » se lamenta-t-elle, « Harry, Ron et Hermione ! Ils penseront que j'ai été beaucoup trop naïve et bête pour avoir écouté sans avoir posé de question un journal dont je ne connaissais pas l'origine ! »

Draco émit un claquement de langue agacé.

« Je n'ai pas de temps à perdre avec toi, les attaques de pleurs marchent peut-être avec Potter mais moi, ça me laisse complètement indifférent, non pire ça me donne envie de t'assommer à coup de Petrificus Totalus ! Alors maintenant tu vas lever tes fesses de là et aller voir la vieille McGo, sinon, fragile ou pas je n'hésiterai pas à t'y envoyé avec un coup de pied au cul, compris ? »

Weasel leva alors les yeux vers Draco, complètement choquée, apparemment elle avait oublié à qui elle avait à faire. Mais finalement elle hocha la tête et se leva doucement.

Puis décidant dans rajouter une couche Draco sortit un mouchoir de sa poche et le lui balança à la figure : « Je t'aurais bien laissé aller voir Potter les larmes et la morve dégoulinantes, histoire que tu perdes définitivement crédit auprès de lui… mais mes yeux ne peuvent cependant pas supporter cette vision cauchemardesque et laide que tu affiches en ce moment même. » dit-il avec mépris.

Weasel le fusilla alors du regard et allait répliquer quelque chose mais soudainement elle tomba au sol avant que Draco n'ait pu esquisser le moindre geste pour la rattraper – non pas qu'il ait voulu la rattraper, entendons-nous bien.

Et essayant de cacher sa surprise Draco s'approcha d'elle, tout en raillant : « Oy, Weasley je peux savoir ce que tu – »

Mais il ne put terminer sa phrase car il fut violemment projeté en arrière et se cogna contre le mur. Ce qui lui coupa momentanément le souffle. Se relevant difficilement, il hoqueta de terreur quand il vit son père à côté du corps inerte de Weasel et le regarder avec mépris.

« Alors comme ça c'est toi, le jeune impertinent qui essaye de saboter mes projets… » susurra l'homme, un rictus méprisant sur les lèvres.

Draco déglutit et recula lentement en s'aidant du mur et essayant de réprimer les tremblements de peur qui parcouraient tout son être.

« Calme-toi Draco, ce n'est absolument pas le moment ! Tu risques de te faire tuer si tu ne te calmes pas immédiatement ! »

Alors Draco tenta de prendre sa baguette mais son père fit un mouvement habile de la main, et la baguette du blond se retrouva entre les doigts de son géniteur.

« Ce n'est pas très intelligent de ta part de faire ça. » fit remarquer Lucius, en pointant la baguette sur lui.

Et Draco sentit son souffle se bloquer dans sa gorge, il suffoqua et tomba au sol en essayant désespérément d'avoir de l'air. Il connaissait ce sort pour en avoir souvent fait les frais étant jeune mais malgré cela il ne pouvait empêcher la panique de se propager en lui.

Le blond pensait que sa dernière heure allait sonner quand il vit des multitudes de points devant ses yeux mais soudainement l'air revint à nouveau et il toussa bruyamment tout en se tenant la gorge. Mais il n'eut pas le temps de se reposer car un nouveau sort l'atteignit et il fut propulser des dizaines de mètres plus se cognant contre le renfoncement d'un mur et évitant de justesse l'armure qui se trouvait juste à côté. Cependant le choc fut violent et Draco sentit perdre peu à peu conscience.

Les dernières choses qu'il entendit et vit furent des bruits de pas provenant de derrière lui et son père, une expression de douleur sur le visage, jetant violemment sa baguette comme si elle l'avait brûlé.

Et Draco sombra.

~HPDM~

« Ça va aller ? » demanda Harry, en scrutant attentivement le blond, qui grimaçait.

« Oui c'est juste affligeant de voir que j'ai perdu aussi facilement… » avoua Draco, puis haussant les épaules il ajouta d'un ton faussement désinvolte, « Mais j'imagine que face au Seigneur des Ténèbres – même s'il n'avait que 16 ans et que ce n'était que la représentation d'un souvenir – je ne faisais pas le poids… »

« Oser l'appeler par son nom serait peut-être un bon début… » lui fit remarquer Harry, « En outre, tu ne pouvais espérer faire mieux… Tu n'avais que douze ans je te rappelle. Sincèrement je trouve que ce que tu as fait est déjà incroyable… »

Et Draco à sa grande horreur sentit ses joues rougir légèrement, ce qu'il cacha ''habilement'' en se détournant rapidement.

« Je ne vois pas en quoi. » marmonna le blond.

« En fait je pense que c'est grâce à toi si Riddle n'avait fait sortir le Basilic dès le début… Je n'aurais eu aucune chance si ça avait été le cas ! » avoua Harry.

« Comment ça ? » interrogea Draco, qui ne voyait absolument pas où le brun voulait en venir…

« Et bien… Riddle ne pouvait faire venir le Basilic qu'avec l'aide d'une baguette – il avait réussi à prendre la mienne, suite à une inattention de ma part – mais s'il n'avait pas de baguette au départ c'est parce que tu avais pris celle de Ginny. »

« Mais il aurait dû garder la mienne dans ce cas là ! Et pas la balancer, comme il l'a fait… » fit remarquer Draco, en fronçant les sourcils.

« Et bien, d'après l'expression de douleur qu'il avait sur le visage, je suppose qu'utiliser ta baguette a dû lui faire quelque chose… et puis il pensait sans doute que Ginny avait encore la sienne. »

«C'est bizarre quand même. » constata Draco.

~HPDM~

« Draco ! »

Le blond ouvrit difficilement les yeux, mais quand il le fit, il dut les refermer brusquement à cause de la quantité phénoménale de lumière qui lui attaquait les yeux. Il sentit alors que quelqu'un lui secouait légèrement l'épaule comme pour ne pas le blesser et sa première constatation fut qu'il se trouvait par terre – ou plus précisément le carrelage froid du sol. Et il sentit un mal de tête lancinant à l'arrière du crâne.

Et quand il ouvrit les yeux il se rendit compte que Blaise et Pansy étaient accroupis à côté de lui et semblaient inquiets.

Le bond fronça les sourcils, pourquoi était-il allongé par terre ? Et surtout pourquoi ces deux là se trouvaient là ? Ils étaient censés être dans la salle commune ! Et puis pourquoi Pansy le regardait comme s'il venait de se faire attaquer par –

Draco écarquilla les yeux d'horreur, les souvenirs de son attaque par son ''père'' lui revenant de plein fouet, et se redressa précipitamment, cependant il le fit à une telle vitesse qu'il perdit l'équilibre et fut rattrapé de justesse par Blaise.

« Calme-toi Draco. » dit Pansy d'une voix douce, en lui jetant un regard empli d'inquiétude. « Que s'est-il passé ? »

Draco inspira profondément, il fallait qu'il se calme, paniquer maintenant ne changerait absolument rien, au contraire cela allait empirer les choses ! Alors Draco observa les alentours. Il se trouvait encore dans le renfoncement du mur, sa baguette non loin de lui. Blaise et Pansy étaient les seules personnes présentes dans le couloir et Weasel n'était plus là.

« Il a dû l'emmener dans le Chambre. » songea amèrement Draco.

Il rappela alors de la présence de ses amis et les sermonna d'un ton sévère : « Je peux savoir ce que vous faîtes là ? Vous n'avez pas entendu McGo ? ''Tous les élèves doivent regagner immédiatement leur dortoir !'' »

« Oui, Draco, elle a bien dit ''tous'' donc TOI y compris ! » rétorqua Pansy.

« Je sais ce que je fais, merci ! » marmonna Draco, en se relevant mais Blaise le maintint.

« Oh non, mon gars tu restes là et tu ne partiras pas avoir de nous avoir expliqué ce qu'il se passe ! » le menaça Blaise, « ''Je sais ce que je fais'' tu parles ! C'est pour ça qu'on te retrouve inconscient dans un couloir ! Tu penses à ce qu'on a pu ressentir quand on voyait que malgré tout ce temps tu ne revenais pas ? »

« Et c'est pour ça qu'en vaillant Slytherin que vous êtes vous avez décidé de partir à ma recherche alors qu'un monstre mortel se balade dans les couloirs ! C'est d'une logique qui m'échappe. » ironisa Draco, mais soudain il comprit la portée des paroles de Blaise et demanda d'un ton paniqué : « ''Malgré tout ce temps '' ? Quelle heure est-il ? »

« Euh je ne sais pas trop… » répondit Pansy, déconcertée par cette soudaine question, qui n'avait vraisemblablement aucun rapport avec le sujet précédent, «… mais on a attendu que la nuit tombe pour – »

Mais elle n'eut pas le temps de continuer car des bruits de pas résonnaient au bout du couloir. Draco les tira alors les deux autres dans le renfoncement et bougea légèrement l'armure pour que les nouveaux arrivants ne les repèrent pas.

« Mais c'est – » chuchota Blaise, en reconnaissant Potter.

« Chut. » l'interrompit Draco.

Potter et Weasley menaçaient Lockhart de leur baguette et l'entraîna dans les toilettes de Mimi. Draco et les deux autres écoutèrent en silence la conversation qui débuta avec le fantôme. Les rouges et ors avaient sensiblement posé les mêmes questions que Draco à l'exception près que le blond n'avait alors pas songé à demander à Mimi où se tenait le serpent avant qu'elle ne meure.

Et Draco dut plaquer sa main sur la bouche de Pansy, lorsque Potter avait réussi à trouver le passage menant à la Chambre. Blaise quant à lui, semblait calme mais Draco pouvait voir qu'il déglutissait beaucoup plus que la normale, signe d'une certaine inquiétude.

Ils attendirent un moment puis quand plus aucun son ne provenait des toilettes, Draco sortit de sa cachette. Il entra alors à son tour dans les toilettes, espérant trouver le passage menant à la Chambre encore ouvert mais celui-ci venait de se refermer, sous l'œil curieux de Mimi Geignarde.

« Ils sont partis. » l'informa-t-elle, en prenant conscience de sa présence, « Et ils m'ont posé les mêmes questions que toi. Enfin presque. » ajouta-t-elle, en lui faisant un petit sourire.

« Je sais. » répondit Draco qui se sentait bizarrement calme, malgré le fait que Potter venait encore une fois de se jeter dans la gueule du serpent sans réfléchir.

Par contre, Blaise et Pansy qui étaient restés derrière lui ne semblaient par partager son calme.

« Potter, il – il… » bégaya Pansy, en fixant le lavabo, où se trouvait un instant plus tôt un trou menant à la Chambre.

Draco ferma lentement les yeux, devait-il les mettre dans la confidence ? Ne risquait-il pas de les mettre en danger ?

« Bah au point où on en est… »

« Suivez-moi. » marmonna-t-il, en sortant des toilettes et se dirigeant vers une gargouille, qu'il avait beaucoup trop tendance à aller voir ces derniers temps à son goût, « Je vous expliquerez mais en attendant taisez-vous et faîtes-moi confiance. »

~HPDM~

Draco arriva devant la gargouille avec une légère appréhension, mais finalement il ne laissa rien paraître et murmura d'un ton calme le mot de passe qui n'avait pas changer depuis la dernière fois :

« Je crois que Fawkes a quelque chose pour moi. »

Et comme la dernière fois, la gargouille se décala pour le laisser passer. Il se tourna alors vers ses amis et d'un signe de tête les incita à le suivre. Le blond se demandait s'ils allaient pouvoir passer ou si comme la fois précédente avec Severus, ils allaient être propulsés.

Mais finalement ils réussirent à passer sans problème et Draco monta d'un pas sûr l'escalier qui le mènerait jusqu'au bureau du directeur, tout en ignorant les regards interrogateurs des deux autres.

Quand il atteignit la porte de chêne, Draco l'ouvrit sans hésitation, mais se tourna vers Blaise et Pansy et dit : « Attendez-moi là. »

Il referma alors la porte sous l'œil indigné de Pansy qui manifestement n'appréciait que moyennement de recevoir des ordres.

Draco poussa un soupira exaspéré en refermant la porte puis dirigea son regard sur le perchoir où trônait Fawkes, celui-ci poussa un léger caquètement (1) en reconnaissant Draco et vola jusqu'à lui.

« Salut toi. » murmura Draco, en lui caressant doucement la tête, « Je vais avoir besoin de ton aide… Potter a des ennuis… Mais avant, il y'a deux de mes amis qui sont profondément inquiets dehors et je me demandais si je pouvais les laisser entrer après tout ce ne n'est pas mon bureau. »

Pour toute réponse, l'oiseau lui mordilla l'oreille.

« Je vais prendre ça pour un oui. » chuchota Draco.

Mais avant d'ouvrir la porte, le blond sortit le Prongs' Snitch de sa poche et souffla la formule adéquate avant de ranger l'objet dans sa poche.

Draco jeta alors un coup d'œil à la projection, où il vit que Potter, Weasley et Lockhart semblaient chercher le Basilic dans un immense tunnel noir, puis à la porte par delà laquelle se trouvaient ses deux amis en attente de réponse et le blond soupira.

« Je sens que cette soirée ne va pas être de tout repos. »

~HPDM~

« Attends ! » dit Pansy, en fronçant les sourcils, « Si j'ai bien compris… Tu es en train d'essayer de nous dire que ça fait un peu plus de deux ans que tu te plies en quatre et te fourre dans des situations incroyables pour sauver la peau de Potter et ses compères ? Et après c'est toi qui viens nous parler de vaillant Slytherin non mais je te jure ! »

Draco déglutit, légèrement mal à l'aise, en somme c'était un assez bon résumé. Blaise, quant à lui, n'avait rien dit depuis que Draco avait commencé à parler et son expression faciale impassible, n'aidait en rien à détendre le blond.

« Heureusement que je n'ai ni parlé du sort, ni du lien avec Fawkes…. »

Mais soudain un bruit provenant de la projection attira son attention et il se focalisa dessus.

« Il y a quelque chose là-bas, » dit Weasley d'une voix rauque en saisissant l'épaule de Potter.

Ils s'immobilisèrent et même Draco se crispa en espérant que ce n'était pas le Basilic. Draco distinguait les contours d'une chose énorme et courbé qui s'étendait de l'autre côté du tunnel. Heureusement la chose ne bougeait pas, et Draco se permit un soupir de soulagement.

« Draco ? » appela la voix hésitante de Pansy.

« Fausse alerte. » répondit Draco, qui était cependant toujours sur ses gardes, en voyant Potter avancer vers la chose.

La lueur qui brillait à l'extrémité de la baguette du brun éclaira la gigantesque peau vert vif d'un serpent qui avait mué. La peau vide était enroulée sur elle-même en travers du tunnel. La créature à laquelle elle avait appartenu devait mesurer au moins six mètres.

« Incroyable. » dit Weasley d'une voix faible.

Il y eut soudain un bruit de chute, et Draco se retourna en pensant que le bruit provenait de son côté mais manifestement ce ne fut pas le cas : les jambes de Lockhart s'étaient dérobée sous lui et Draco ne put s'empêcher d'émettre un ricanement méprisant.

« Levez-vous. » dit sèchement Weasley en pointant sa baguette d'un air menaçant.

Lockhart se releva puis se jeta sur le rouquin en le projetant à terre. Draco vit Potter se précipiter mais il était déjà trop tard, Lockhart s'était redressé, brandissant la baguette de Weasley et un sourire satisfait collé sur le visage.

« L'aventure se termine ici, les amis. » s'exclama-t-il, « Je vais prendre un morceau de cette peau et le rapporter à l'école. Je leur dirai qu'il était trop tard pour sauver la fille et que vous avez tragiquement perdu l'esprit à la vue de son corps mutilé. Vous pouvez dire adieu à vos souvenirs ! »

« Obliviate ! »

Draco s'apprêtait à envoyer Fawkes en renfort quand la baguette explosa avec la force d'une petite bombe. Potter se protégea le visage de ses bras et s'enfuit à toutes jambes, glissant sur la peau de serpent pour échapper aux énormes morceaux de roc qui se détachaient du plafond et s'écrasaient sur le sol dans un bruit de tonnerre. Bientôt, il se retrouva seul face à un mur d'éboulis.

« Ron ! » hurla-t-il. « Tu n'es pas blessé ? Ron ! »

« Je suis là ! » répondit la voix étouffée de Weasley, derrière l'amas de rocs. « Moi, ça va, mais l'autre idiot en a pris un coup. »

Il y eut un bruit sourd suivi d'une exclamation de douleur, et Draco fut persuadé que Weasley venait de donner un coup de pied dans les tibias de Lockhart.

« Ca va, il est toujours vivant. » dit Weasley, « Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? » ajouta-t-il d'un ton désespéré. « Je n'arriverai jamais à passer de l'autre côté. Ça nous prendrait un temps fou de creuser un trou dans ces rochers… »

Potter leva les yeux vers les plafonds semblant calculer les possibilités que le tunnel ne s'effondre sur toute sa longueur si jamais il essayait de briser les rochers à l'aide de sa baguette. Mais en voyant le regard déterminé de Potter, qui était maintenant dirigé vers le chemin derrière lui, Draco sut quelle décision le brun venait de prendre.

Et les paroles de Potter confirmèrent l'idée de Draco : Potter comptait partir seul.

« Attends-moi là avec Lockhart. » dit-il à Weasley, « Je continue. Si je ne suis pas revenu dans une heure… »

Il y eut un instant de silence poignant, durant lequel Draco partageait sa tension.

« Je vais essayer de déplacer un peu ces rochers pour que tu puisses passer tout à l'heure. » répondit Weasley, d'une voix qu'il s'efforçait de rendre la plus ferme possible. « Et, heu… Harry… »

« A tout à l'heure. » coupa Potter qui faisait de son mieux pour cacher le tremblement de sa voix.

Et le brun repartit tout seul, contournant la peau du serpent géant.

Draco se tourna alors lentement vers ses deux amis, qui avaient senti sa tension et lui jetaient un regard inquiet.

« Ecoutez… » commença-t-il, en cachant mieux que Potter les tremblements de sa voix, « Potter vient d'être séparé avec Weasley à cause de l'éboulement du tunnel dans lequel ils étaient. Et Potter a décidé de continuer seul en ordonnant à Weasley de repartir avec Lockhart – qui avec son utilité légendaire est évanoui – d'ici une heure, si jamais Potter ne revenait pas.

Je ne peux malheureusement pas quitter le bureau de Dumbledore pour le moment… alors j'ai besoin que vous m'aidiez…. Serait-ce possible ? »

« On t'écoute. » répondit presqu'immédiatement Blaise, sans une once d'hésitation.

« J'ai du mal à croire qu'ils sont à Slytherin, quand ils agissent comme ça… »

« Dans l'éventualité où Potter ne reviendrait pas, - et même s'il revient d'ailleurs - il faudra que quelqu'un aille aider Weasley et Lockhart car ça m'étonnerait que Weasley obéisse aussi facilement… Alors j'aimerais, Pansy, que tu ailles voir McGo – oui tu as bien entendu – et que tu lui expliques ce qu'il se passe – je te fais confiance pour taire les détails qui ne sont pas nécessaires ou compromettants. (Pansy hocha lentement la tête) » Draco se tourna alors vers Blaise et continua : « Je voudrais que tu ailles à la volière et que tu écrives à Dumbledore – je suis sûr que peu importe où il est il recevra le message – et explique succinctement ce qu'il se passe et qu'il doit revenir de toute urgence. Ensuite j'aimerais que tu ailles voir Severus et que tu lui demandes de venir ici – je pense qu'il devinera pourquoi. »

Blaise haussa un sourcil, ne comprenant pas très bien pourquoi le blond lui demandait ça, mais finalement il acquiesça.

« Merci. » dit doucement Draco, « Et j'aimerais qu'après vous retourniez tous les deux dans la salle commune, on ne sait jamais… »

« Mais et toi ? » demanda Pansy, qui s'apprêtait déjà à sortir.

« Je suis en sécurité ici. » répondit Draco sur un ton confiant.

Blaise le scruta un moment et lui lança un regard pour l'informer qu'il n'était pas dupe, mais entraîna quand même Pansy à l'extérieur, non sans avoir dit un « Fais attention à toi. »

« Vous aussi. » chuchota Draco tandis que la porte se refermait.

Le blond reporta alors son attention sur la projection. Potter se retrouvait devant un mur sur lequel étaient gravés deux serpents entrelacés. De grosses émeraudes étincelantes étaient serties à la place des yeux.

Potter s'approcha et s'éclaircit la gorge. Il émit alors un sifflement rauque qui fit légèrement frémir Draco. Les deux serpents se séparèrent aussitôt : les deux pans de mur sur lesquels ils étaient gravés venaient de s'écarter en silence. Quelques instants plus tard, ils avaient entièrement disparu, laissant la voie libre.

Potter, tremblant de tous ses membres, franchit alors l'ouverture sous l'œil déterminé de Draco.

Le blond regarda alors le phénix qui se tenait toujours sur son épaule et lui chuchota :

« Ça va bientôt être à toi… »

~HPDM~

« Comment as-tu su que tu devais envoyer Fawkes ? » demanda Harry en fronçant les sourcils.

« Je ne le savais pas… » répondit sincèrement Draco.

« Mais alors comment – »

« Je ne sais pas… j'avais cette étrange intuition qui me disait que je devais le faire… »

« Oh… Je ne savais pas que Draco Malfoy était du genre à suivre son instinct… » le taquina Harry, avec ton néanmoins affectueux. « Et dire que moi, on me sermonne la plupart du temps quand je suis mon instinct ! »

« Peut-être parce que tu as des instincts suicidaire… » fit remarquer narquoisement Draco avec un petit sourire en coin.

« N'importe quoi. » bougonna Harry, « Je fais confiance à mon instinct et jusqu'à présent il –»

« T'a fait te jeter dans un trou dont tu ne connaissais ni la profondeur ni ce qui se trouverait en bas, en premier année. Ce même instinct a fait que tu te jettes la tête la première dans la Chambre des Secrets alors que la menace du Basilic était omniprésent… Tu veux que je continue où ça suffit pour te démontrer combien ton instinct est suicidaire… »

«Oh, ça va ! »

Et Draco sourit, cependant son sourire se fana quand il reporta son attention sur le souvenir.

~HPDM~

Potter se trouvait à l'entrée d'une longue salle faiblement éclairée. D'immenses piliers de pierre, autour desquels s'enroulaient des serpents sculptés, soutenaient un plafond noyé dans l'obscurité et projetaient leurs ombres noires dans une atmosphère étrange et verdâtre.

Potter sortit sa baguette et s'avança parmi les colonnes, chacun de ses pas répercuté en écho par les murailles obscures. Il gardait les paupières à peine entrouvertes, et Draco sut qu'il était prêt à les fermer à la moindre alerte.

Lorsqu'il fut arrivé au niveau des deux derniers piliers, il se retrouva face à une statue, adossée au mur du fond, et qui faisait toute la hauteur de la Chambre. Potter dut tendre le cou pour apercevoir la tête de la statue : elle représentait un sorcier simiesque avec une longue barbe mince qui tombait presque jusqu'au bas de sa robe où deux énormes pieds grisâtres reposaient sur le sol lisse.

« Salazar Slytherin. » supposa Draco, en se tendant imperceptiblement.

Entre les pieds de la statue, une petite silhouette vêtue, aux cheveux d'un rouge flamboyant d'une robe noire était allongée face contre terre.

« Ginny ! » murmura Potter.

Il se précipita et s'agenouilla auprès d'elle.

« Ginny ne sois pas morte ! Je t'en supplie, ne sois par morte ! »

Il jeta sa baguette au sol, attrapa Weasel par les épaules et la retourna sur le dos. Son visage était blanc mais se yeux n'étaient pas ouverts, ce qui signifiait qu'elle n'avait pas été pétrifiée.

« Ginny, je t'en supplie, réveille-toi ! » murmura Potter, d'une voix désespérée.

Mais Draco qui s'était crispé quand Potter avait lancé sa baguette, se prépara au pire lorsqu'il repéra au dos de Potter, un jeune homme de grande taille et aux cheveux noirs. Celui-ci observait Potter, adossé contre un pilier.

« Inutile, elle ne se réveillera pas. » dit l'adolescent.

« Tom… Tom Riddle ? » demanda Potter, qui semblait abasourdi.

Draco fronça alors les sourcils. Comment était-ce possible ?

« Qu'est-ce que vous voulez dire par ''Elle ne se réveillera pas ?'' » demanda Potter, désespéré. « Elle n'est pas… Elle n'est pas… »

« Elle est toujours vivante, » répondit Riddle, «mais c'est tout juste. »

« Vous êtes un fantôme ? » demanda Potter d'une voix hésitante.

« Disons plutôt un souvenir. » répondit Riddle d'une voix paisible qui fit frissonner Draco, « Conservé pendant cinquante ans dans un journal intime. »

Il pointa l'index vers le bas de la statue. Le petit livre noir que Potter avait trouvé dans les toilettes de Mimi était ouvert sur le sol.

« Il faut m'aider, Tom. » dit Potter, en soulevant à nouveau la tête de Weasel. « Nous devons sortir d'ici le plus vite possible. Il y a un Basilic dans cette Chambre. Je ne sais pas où il se trouve, mais il peut surgir à tout moment. S'il vous plaît, aidez-moi. »

Mais Riddle ne fit pas un geste. Potter le visage ruisselant de sueur, parvint à hisser Weasel. Il se pencha pour ramasser sa baguette. Quand Draco constata avec horreur qu'elle se trouvait entre les mains de Riddle.

« Fawkes. » appela Draco, « Vas-y. »

Mais l'oiseau ne bougea pas d'un pouce se contentant de rester sur l'épaule de Draco.

« Ecoutez ! » dit précipitamment Potter, les jambes fléchies sous le poids de Weasel, « Il faut partir le plus vite possible ! Si le Basilic arrive… »

« Il n'arrivera pas tant que l'on ne l'aura pas appelé. » dit Riddle avec le plus grand calme.

Et là, Draco comprit.

« Et merde ! Fawkes dépêche-toi ! C'est lui, c'est lui qui a ouvert la Chambre il y a cinquante ans ! C'est le Seigneur des Ténèbres, Potter est en danger ! »

Le blond fit de grand geste pour pousser le phénix à s'envoler mais celui-ci ne réagit pas, se contentant de fixer Draco.

« Mais tu ne vois pas que c'est le moment ? Allez ! Vas-y ! » s'énerva Draco, qui sentait la panique s'insinuer en lui.

« Qu'est-ce que vous voulez dire ? » demanda Potter, qui reposa Weasel sur le sol, incapable de supporter son poids plus longtemps, « Donnez-moi plutôt ma baguette, je vais peut-être en avoir besoin. »

Le sourire de Riddle s'élargit et Draco paniqua encore plus, tout en criant sur Fawkes, qui s'obstinait à l'ignorer.

« Non, non, tu n'en aura pas besoin. » dit Riddle.

« Qu'est-ce que ça veut dire ? »

« J'ai longtemps attendu ce moment, Harry Potter. Le moment de te voir, de te parler. »

« Ecoutez. » dit Potter, en perdant patience, « Je crois que vous ne comprenez pas très bien la situation. Nous somme dans la Chambre des Secrets. On parlera plus tard, quand nous seront sortis d'ici. »

« Non on va parler maintenant. » répliqua Riddle, qui glissa la baguette de Potter dans sa poche.

« Qu'est-ce qui est arrivé à Ginny ? » demanda lentement Potter.

« Voilà une intéressante question. » répondit Riddle d'un ton aimable. « C'est une longue histoire. »

Et tandis que Riddle commençait sa tirade sur l'utilité de Weasel dans toute cette histoire, Draco continuait à crier sur Fawkes, remerciant Merlin que Riddle n'ait pas encore décidé à attaquer Potter.

« Ecoute Fawkes, je sais que tu peux aider Potter ! Je suis sûr que c'est pour ça que Dumbledore a dit ces derniers mots avant de partir ! Alors pourquoi refuses-tu d'y aller ? Serais-tu trop lâche pour risquer ta vie immortelle de sale piaf pour pouvoir aller le sauver ? Je ne savais pas que l'oiseau de Dumbledore avait tellement peur d'un vulgaire Basilic qu'il devait rester terrer dans le bureau du directeur ! Gryffindor tu parles ! En ce moment tu ressembles plus à un Slytherin qu'autre chose. »

Et ce fut les mots de trop, car aussitôt de très longues lignes de flammes entouraient Draco, qui esquissa un mouvement de recule. Le blond déglutit mais ne se laissa pas impressionner.

« Tu crois que tu vas me faire peur avec ça ? Ce n'est pas moi, qu'il faut brûler mais l'autre face de serpent qui se trouvent des kilomètres et des kilomètres sous le château ! » cria Draco. « Tu m'entends espèce de – »

Mais il n'eut pas le temps de protester car soudainement il se retrouva dans une pièce extrêmement sombre. Les seules sources de lumière étaient le phénix qui avait repris sa place sur l'épaule de Draco et un étrange bâton qui se trouvait au centre de la pièce.

« Qu'est-ce que tu fais ? » s'offusqua Draco, «Ramène-moi tout de suite ! »

Cependant Fawkes ne l'écouta pas et fit un mouvement de tête vers le bâton, intimant de cette façon Draco à y aller.

Soupirant Draco s'exécuta à grands pas, ayant peur de perdre encore plus de temps et qu'il soit trop tard pour Potter. Quand il s'approcha, le blond se rendit compte que le bâton était en fait une épée. Une épée d'argent étincelante, dont la poignée était incrustée de rubis de la taille d'un œuf.

Déglutissant Draco se tourna alors vers Fawkes.

« Tu veux que je prenne ça ? » demanda-t-il, tandis que Fawkes lui mordilla l'oreille pour approuver.

Draco hocha alors doucement la tête et tendit sa main pour prendre la poignée, mais au moment même où sa peau rentra en contact avec l'épée Draco sentit une douloureuse brulure à la main et lâcha immédiatement l'épée qui retomba dans un bruit sec.

Au moment où l'épée atteignit le sol, Draco se rendit compte qu'il était à nouveau dans le bureau de Dumbledore, l'épée à ses pieds. Le blond fusilla alors Fawkes du regard.

« Tu le savais, que je ne pouvais pas toucher l'épée. » l'accusa-t-il, mais l'oiseau l'ignora à nouveau.

« Sal piaf. »

Fawkes lui lança alors un regard sévère et vola jusqu'à l'étagère où se trouvait le Choixpeau magique, l'attrapa et le déposa aux pieds de Draco, juste à côté de l'épée. Le blond regarda l'oiseau, surpris, ne comprenant pas où il voulait en venir.

Mais il n'eut pas le temps de formuler sa pensée à voix haute car les paroles de la projection l'interpella.

« Dumbledore a compris à qui il avait affaire ! » dit Potter, sans desserrer les dents.

« Après le renvoi de Hagrid, il m'a soumis à une surveillance quelque peu agaçante. » dit Riddle, d'un ton désinvolte, « Je savais qu'il ne serait pas raisonnable d'ouvrir à nouveau la Chambre pendant que j'étais à l'école. Mais je n'avais pas l'intention de perdre le bénéfice de mes longues années de recherches. J'ai donc décidé de laisser derrière moi un journal intime qui conserverait dans ses pages l'être que j'étais à seize ans, pour qu'un jour, avec un peu de chance, je puisse amener quelqu'un d'autre sur mes traces et achever ainsi la noble tâche de Salazar Slytherin. »

« Vous n'avez rien achevé du tout ! » répliqua Potter, d'un air triomphant que Draco lui enviait, « Personne n'est mort, cette fois-ci, même pas la chatte. Dans quelques heures le philtre de mandragore sera prêt et tous ceux qui ont été pétrifiés reviendront à la vie. »

« Je ne t'ai pas encore dit, » reprit Riddle, d'une voix tranquille, « que tuer les Mudbloods ne m'intéresse plus. Depuis plusieurs mois, maintenant, ma nouvelle cible, c'est… toi. »

Potter le regarda avec des yeux ronds tandis que la panique submergea une fois de plus Draco.

« Qu'est-ce que tu veux que je fasse avec ça ? » chuchota Draco, en pointant les objets à ses pieds.

Fawkes chantonna et une vision de l'épée, glissée dans le chapeau apparut devant les yeux de Draco.

Draco déglutit difficilement et se pencha pour ramasser l'épée. Mais cette fois, avait-il à peine effleuré l'arme que la brûlure se manifesta de nouveau et il dut éloigner sa main. Mordant sa lèvre inférieure pour s'empêcher de gémir sous la douleur, Draco tenta de nombreuses autres fois de recommencer mais le résultat fut le même.

Après un énième essai Draco avait enfin réussi à tenir l'épée mais la relâcha immédiatement, en gémissant de douleur. Il examina alors sa main et grimaça. Elle était entièrement rouge sous les brûlures et même le contact avec l'air semblait douloureux à présent.

Haletant, Draco reporta son attention vers la projection.

« Je savais que tu viendrais et j'ai beaucoup de questions à te poser, Harry Potter. »

« Quoi, par exemple ? » lança Potter les poings serrés.

« Par exemple. » dit Riddle, avec un sourire engageant, « Comment se fait-il qu'un bébé sans talent magique particulier ait pu vaincre le plus grand sorcier de tous les temps ? Comment as-tu réussi à t'en tirer avec une simple cicatrice, alors que les pouvoirs de Voldemort ont été détruits ? »

« Qu'est-ce que ça peut vous faire ? » dit lentement Potter, « Voldemort a vécu après vous. »

« Voldemort, »dit Riddle, d'une voix douce, est à la fois mon passé, mon présent et mon avenir, Harry Potter. »

Il sortit de sa poche la baguette de Potter et écrivit dans l'air en lettres scintillantes :

TOM MARVOLO RIDDLE

Puis il fit un mouvement de baguette et les lettres de son nom s'assemblèrent dans un ordre différent. A présent, on pouvait lire :

I AM LORD VOLDEMORT

« Tu vois ? » murmura-t-il. « C'est un nom que j'utilisais déjà à Hogwarts, pour mes amis les plus proches. Tu croyais que j'allais utiliser le nom de la pourriture de Muggle qui me servait de père ? Moi, l'héritier par ma mère du sang de Salazar Slytherin qui coule dans mes veines ? Moi, conserver le nom abject d'un misérable Muggle qui m'a abandonné avant même ma naissance, le jour où il a découvert que sa femme était une sorcière ? Non, Harry, je me suis forgé un nouveau nom, et je savais que le temps viendrait où les autres sorciers auraient peur de prononcer ce nom-là, lorsque je serais devenu le plus grand sorcier du monde ! »

« C'est raté. » dit Potter, d'une voix basse, remplie de haine.

« Qu'est-ce qui est raté ? » dit sèchement Riddle.

« Vous n'êtes pas le sorcier le plus grand sorcier du monde. » dit Potter la respiration précipitée, « Désolé de vous décevoir mais le plus grand sorcier du monde, c'est Albus Dumbledore ! »

En entendant cela Draco, semblait d'une certaine façon reprendre de l'énergie et lança un regard insistant à Fawkes : « Quand j'aurais mis cette foutue épée dans le chapeau, tu auras intérêt à partir tout de suite, sinon il y aura du phénix grillé à manger ce soir ! »

Et sans perdre plus de temps, Draco empoigna avec force – mais pas sans douleur – l'épée et faillit le relâcher, mais il tint bon, et franchit les quelques centimètres qui séparaient l'épée du Choixpeau.

« Dumbledore a été chassé de ce château par mon simple souvenir ! » dit Riddle d'une voix sifflante.

Draco fit glisser rapidement l'épée dans le vieux chapeau, celle-ci disparut alors et Draco empoigna le Choixpeau de sa main valide pour le lancer vers Fawkes qui le rattrapa en plein vol.

« Vas-y ! » cria Draco au phénix, qui disparut dans un tourbillon de flammes.

« Dumbledore n'est pas aussi loin que vous le pensez ! » répliqua Potter, avec ardeur.

~HPDM~

Harry siffla, légèrement impressionné : « Quel timing ! On a une merveilleuse coordination tu ne trouves pas ? »

« Ce n'est pas drôle Potter. » répliqua Draco, en fusillant le brun du regard.

« Tu as raison… mais quel idiot quand même. » ricana Harry.

« Comment ça ? » grommela Draco.

« Tu sais qu'il te suffisait de prendre le Choixpeau et t'en servir comme ''gant'' pour attraper l'épée… de cette façon tu ne te serais pas brûlé et l'épée aurait quand même été dans le chapeau… » fit remarquer Harry, d'une voix innocente. « Mais tu y avais pensé, n'est-ce pas ? »

~Silence ~

« Non ! J'y crois pas ! » ironisa Harry, « Moi qui pensais que tu avais préféré jouer les Gryffindors… »

« La ferme, Potter. Je n'y avais pas songé c'est tout ! »

~HPDM~

Draco ferma les yeux. Il savait qu'à l'instant même où Fawkes partirait, il ne verrait plus Tom Riddle mais Lucius Malfoy, alors il devait se préparer mentalement, même s'il savait qu'au final ça serait inutile.

Alors il ouvrit lentement les yeux et l'image de Lucius Malfoy l'attaqua de plein fouet. Il lui semblait que l'image de son père était plus réaliste que jamais et il eut du mal à ne pas partir en courant.

« IL n'existe pas… IL n'existe pas… Il n'existe pas ! » répéta Draco, en plissant les yeux pour essayer d'ignorer la présence de son père et se concentrer uniquement sur Potter et Fawkes.

Le blond avait dû mal à comprendre les paroles que disait son pè – Riddle et avait de plus en plus du mal à rester stable. Les jambes tremblantes, il s'assit par terre tout en s'adossant au grand bureau de Dumbledore.

Mais alors, que les paroles de son pè –RIDDLE s'apparentaient à un bourdonnement incompréhensible quelques minutes auparavant, les dernières phrases semblèrent aussi clair que si son pè –N'Y PENSE PAS ! – était là.

« Maintenant Harry, je vais te donner une petite leçon. » dit-il, « Nous allons mesurer les pouvoirs de Lord Voldemort, héritier de Salazar Slytherin à ceux du célèbre Harry Potter, muni des meilleures armes que Dumbledore ait pu lui envoyer… »

Le reste passa de manières confuses, aux yeux de Draco. Il n'arrivait pas à faire la part des choses, avec son père qui semblait s'approcher de plus en plus de lui et le blond tremblait de tous ses membres, incapable d'empêcher les gémissements d'horreurs qui sortaient de sa bouche.

Draco avait du mal à rester conscient mais il résista tant bien que mal…

« Pas maintenant ! Pas avant que Potter en ait terminé… Pas maintenant ! »

Il avait eu vaguement conscience que Riddle ou son père – il ne savait plus – avait fait sortir le Basilic - ou peut-être était-ce son père ? - et que Fawkes avait réussi à lui crever les yeux… Haletant Draco avait cru comprendre que Potter avait réussi à sortir l'épée d'argent du Choixpeau et qu'il était à présent en train de combattre le serpent.

La vision de Draco commençait à devenir flou, et il avait l'impression que tout tournait autour de lui, épuisé il s'écroula au sol, gémissant quand sa main blessée, entra en contact avec le sol.

Au même moment un bruit sourd raisonna du côté de la projection. Draco supposa que Potter avait réussi à battre le Basilic. Mais sentant que quelque chose n'allait pas, Draco se força à se concentrer sur la projection et plissa les yeux.

Potter glissait le long d'un mur et il avait un crochet venimeux enfoncé profondément dans sa chair.

« Tiens bon… N'abandonne pas… » haleta Draco, qui ne savait plus très bien s'il parlait à Potter ou à lui-même.

« Tu es mort, Harry Potter. » dit la voix de Lucius, dans un ton dangereux, qui fit frémir violemment Draco, « Mort. Même l'oiseau de Dumbledore l'a compris. Tu vois ce qu'il fait, Potter ? Il pleure. »

Draco cligna des yeux et distingua dans un brouillard la tête de Fawkes qui pleuraient des larmes épaisses et grosses comme des perles. Le blond esquissa alors un sourire épuisé.

« Bien… joué. Fawkes. » chuchota-t-il. « Mais regarde… tu n'as pas terminé… il reste le journal. »

Dans un bruissement d'ailes, Fawkes tournoya au-dessus de Potter et laissa tomber sur les genoux du brun… le journal intime.

« Encore un peu… juste un petit peu… c'est bientôt fini… »

« Achève-le Potter. » souffla Draco, en fermant, sans pouvoir se contrôler, les paupières.

Il eut conscience avant de sombrer dans les ténèbres d'un long hurlement perçant et terrifiant.

~HPDM~

« Très bien vous avez donc découvert l'entrée de la Chambre, en violant au passage à peu près tous les articles du règlement de l'école, mais comment diable avez-vous fait pour sortir de là vivants, Potter ? »

Draco se réveilla en sursaut et manqua de s'écraser peu élégamment au sol. Il se rendit alors compte qu'il se trouvait non plus dans le bureau de Dumbledore mais dans celui de McGonagall. Les autres personnes présentes dans la pièce - à savoir Weasley-père, Weasley –mère, Weasley (Ron) , Weasel, Potter, McGonagall et Dumbledore – semblaient ne pas prêter attention à lui et le blond sut que le directeur lui avait encore une fois jeté un sort de désillusion, et il était actuellement suspendu en l'air – sûrement grâce à un autre sort de la part de Dumbledore.

Celui-ci lui fit un petit signe discret de la tête pour lui dire qu'il avait vu que Draco s'était réveillé et lui demandait manifestement d'attendre. Draco cligna alors des yeux quand il se rendit compte que sa main était recouverte de bandage et qu'il ne souffrait d'aucun mal de tête ou de gorge à cause de sa précédente crise.

« Ce qui est le plus intéressant à mes yeux. » dit Dumbledore d'une voix douce, après que Potter ait expliqué ce qu'il s'était passé dans la Chambre, « C'est de savoir comment Lord Voldemort a réussi à envoûter Ginny alors que, d'après les informations qu'on m'a données, il se cache à l'heure actuelle dans les forêts d'Albanie. »

« Tout est arrivé à cause de ce journal intime. » dit précipitamment Potter en montrant à Dumbledore le petit livre noir. « Il appartenait à Riddle quand il avait seize ans. »

Draco poussa un discret soupir de soulagement quand il vit qu'il n'y avait plus rien de dangereux dans le journal : Potter avait fait du bon travail.

« Remarquable. » murmura Dumbledore, en contemplant longuement les pages humides et brûlées du journal. « C'était sans doute l'élève le plus brillant qu'on ait jamais vu à Hogwarts. Rares sont ceux qui savent que Lord Voldemort s'est autrefois appelé Tom Riddle. J'ai été moi-même son professeur à Hogwarts, il y a cinquante ans. Il a disparu après avoir quitté le collège… Il a voyagé loin, traversé de nombreux pays… Puis il s'est plongé si profondément dans la magie noire, il a tant fréquenté les pires sorciers, et s'est livré à des expériences si maléfiques que lorsqu'il est réapparu sous les traits de Lord Voldemort, il était devenu impossible de le reconnaître. Qui doc aurait songé à établir un lien entre Voldemort et ce garçon si intelligent, si séduisant et qui avait été préfet-en-chef de Hogwarts ? »

« Mais Ginny, » dit Mrs Weasley, « Qu'est-ce que notre Ginny pouvait bien avoir à faire avec… lui ? »

« C'est son journal. » sanglota Weasel, « Je… J'écrivais dedans et il me répondait… Mais, je… Je ne savais pas… Je l'ai trouvé dans un des livres que m'a donnés Maman je croyais que quelqu'un l'avait oublié là… »

« Miss Weasley devrait aller immédiatement à l'infirmerie. » l'interrompit Dumbledore, d'une voix ferme. « Cette épreuve a été terrible pour elle. Il n'y aura aucune sanction. Des sorciers plus âgés et plus avisés qu'elle ont été aveuglés par Lord Voldemort. »

Il s'avança vers la porte et l'ouvrit.

« Du repos, voilà ce qu'il lui faut, et peut-être une grande tasse de chocolat. Je trouve qu'il n'y a rien de telle pour remonter le moral. » dit-il en adressant un clin d'œil à Weasel. « Madame Pomfrey n'est pas encore couchée. Elle est en train d'administrer le philtre de mandragore. Je crois que les victimes du Basilic vont bientôt se réveiller.

« Alors, Hermione va bien ! » s'exclama Weasley.

Et Draco ne put que se sentir soulagé.

Mrs Weasley emmena Weasel suivie de son mari qui paraissait ébranlé.

« Ma chère Minerva, » dit Dumbledore d'un air songeur, « Je crois que cela mérite un bon festin. Puis-je vous demander d'aller prévenir les cuisines ? »

« D'accord. » répondit vivement McGonagall, « Je vous laisse vous occuper de Potter et de Weasley, n'est-ce pas ? »

« Oui, oui. » dit Dumbledore.

Lorsqu'elle fut sortie du bureau, Potter et Weasley regardaient Dumbledore d'un air incertain, se demandant sûrement ce que voulait dire McGonagall.

« Il me semble vous avoir avertis tous les deux que je serais obligé de vous renvoyer si je vous surprenais à enfreindre le règlement de l'école une nouvelle fois ? » dit Dumbledore.

Et Draco ricana silencieusement.

« Non, mais quel sadique ! Ils viennent juste de sortir de la tanière du diable et vous les torturez déjà… N'avez-vous donc pas pitié pour eux ? »

« Ce qui prouve que les meilleurs d'entre nous peuvent être amenés à se contredire, » poursuivit Dumbledore en souriant. « Vous allez recevoir tous les deux une Récompense spéciale pour Services rendus à l'Ecole et je crois que… voyons… oui, je vais donner deux cents points pour chacun à Gryffindor. »

« Quoi ? Mais c'est énorme ! Et après on parle d'égalité, hein ! »

« Mais j'ai l'impression que l'un d'entre nous reste bien silencieux sur le rôle qu'il a joué dans cette dangereuse aventure. » ajouta Dumbledore, en lui lançant un regard en coin.

Et Draco se figea.

« Pourquoi êtes-vous si modeste, Gilderoy ? »

Le blond poussa un petit soupir de soulagement et fusilla le directeur du regard.

« Ça va j'ai compris je me tais… »

« Pourriez-vous emmener le professeur Lockhart à l'infirmerie ? » demanda Dumbledore à Weasley, après que celui-ci lui ait expliqué l'état du professeur de défense.

« Comment faire sortir les gens de manière subtile, en une leçon. »

« Pour commencer, je voudrais te remercier. » dit Dumbledore, une fois que les deux autres durent sortis, « Tu m'as été fidèle, dans la Chambre des Secrets. Seule une parfaite loyauté de ta part pouvait amener Fawkes à venir à ton secours. »

« Le traiter de lâche marche aussi, je pense. » songea ironiquement Draco.

« Et donc tu as rencontré Tom Riddle. » dit Dumbledore d'un air songeur, « J'imagine qu'il s'est beaucoup intéressé à toi… »

« Professeur, Riddle m'a dit que j'étais comme lui. Que nous étions étrangement semblables… »

Draco se crispa légèrement, peut-être que Potter était vraiment l'héritier magique du Seigneur des Ténèbres.

« Vraiment ? » répondit Dumbledore, « Et toi, qu'en penses-tu ? »

Draco écarquilla les yeux de surprise quand il se rendit compte que les lèvres de Potter bougeaient mais qu'aucun son ne sortait de sa bouche. Le blond se tourna alors vers Dumbledore et vit que celui-ci jouait discrètement avec sa baguette.

« Evidemment il met un sort d'insonorisation au moment le plus intéressant ! »

Finalement le son ne ''revint'' qu'au moment où Dumbledore tendit la main vers le bureau et prit l'épée qu'il tendit à Potter. C'est alors que Draco vit quelque chose de gravé.

Godric Gryffindor.

« Seul un véritable Gryffindor pouvait trouver cette épée dans le Choixpeau, Harry, » dit simplement Dumbledore.

« C'est pour ça que je n'arrivais pas à toucher l'épée sans me brûler ! »

« Tu as besoin de manger et de dormir, Harry. Je te suggère de descendre prendre part au festin pendant que j'écris à la prison d'Azkaban. Il est temps de récupérer notre garde-chasse. Je dois aussi rédiger une petite annonce pour le Prophet (Gazette du Sorcier). Il nous faudra un nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal. Décidément, ils ne durent jamais bien longtemps… »

« Alors n'engagez pas des incompétents ! »

Potter se leva et s'approcha de la porte quand soudain celle-ci s'ouvrit à la volée. Lucius Malfoy fit son entrée sous le regard horrifié de Draco. Encore plus, lorsqu'il vit, recroquevillé sous le bras de son père et le corps enveloppé de bandages : Dobby.

« Bonsoir Lucius. » dit Dumbledore d'un ton aimable, en se décalant inconsciemment pour caché Draco, bien qu'étant toujours invisible.

Draco n'écoutait que d'une oreille distraite la conversation, essayant tant bien que mal à ignorer la présence de son père. Il ne put que pousser un discret soupir de soulagement quand il sentit que la conversation touchait à sa fin.

« Pourquoi devrais-je savoir comment cette petite idiote s'y est prise pour dénicher ce journal ? »dit Lucius, d'un ton froid.

« Parce que c'est vous qui le lui avez donné, » répliqua Potter, « ça s'est passé chez Fleury & Bott. Vous avez pris son vieux livre sur les métamorphoses et vous y avez glissé le journal, c'est bien cela ? »

« Il faudrait le prouver. » siffla Lucius, puis se tournant finalement vers Dobby, « On s'en va Dobby ! »

Il ouvrit brutalement la porte et fit sortir son elfe à coup de pied. Draco grimaça en entendant les cris de douleur de Dobby.

« Professeur Dumbledore, » dit précipitamment Potter, faisant sursauter Draco, « Est-ce que je pourrais aller rendre le journal intime à Mr Malfoy, s'il vous plaît ? »

« Bien sûr, Harry. Mais dépêche-toi, n'oublie pas qu'il y a un festin qui t'attend. »

Potter prit le journal et sortit en trombe du bureau. Au même moment Draco activa le Snitch pour être sûr de ne rien rater de la scène.

Dumbledore annula alors les sorts et le fit descendre en douceur sur le sol.

« Comment va ta main ? » demanda le directeur.

« Mieux, quand les traces de brûlures auront disparu. » répondit Draco, en haussant les épaules.

« Je vois… » répondit Dumbledore, avec un petit sourire, « Je voudrais te remercier à toi aussi pour ce que tu as fait… Je ne peux malheureusement pas te donner de récompenses officiels… je pense que tu comprends pourquoi ( Draco hocha la tête)… alors j'aimerais savoir ce que tu souhaiterais à la place… »

« Un pass pour rentrer dans votre bureau quand je le voudrais. » répondit immédiatement Draco.

Dumbledore haussa un sourcil, clairement amusé, mais finalement acquiesça à condition que le blond ne fouille pas dans les dossiers confidentiels.

Puis au bout d'un long moment de silence, Draco soupira : « Ah… Je viens de perdre mon elfe de maison et l'un des seuls alliés que j'ai au manoir. »

« Je pense que ça ne le dérangera pas de venir te voir de temps en temps. » supposa Dumbledore, « A présent, je propose que tu ailles faire soigner cette main… Fawkes pourrait le faire, mais je suppose qu'il y a certaines personnes que tu voudras voir à l'infirmerie. » ajouta le directeur en lui faisant un clin d'œil. « De plus, je crois que ton parrain s'y trouve également, après qu'il t'ait trouvé dans mon bureau, inconscient, j'ai dû utiliser tout mon pouvoir de persuasion pour l'empêcher de t'y amener… alors il doit t'attendre avec impatience… »

Le blond sourit et se précipita –discrètement - à l'infirmerie, tout en prenant soin de ne pas croiser Lucius.

~HPDM~

« Draco ! » appela Severus, en voyant son filleul entrer.

Le maître des potions l'entraîna alors près d'un des lits, tira le rideau et prononça un sort d'insonorisation. « Espèce d'imbécile ! Combien de fois t'ais-je dit de ne pas aller jouer les Gryffindors suicidaires ? »

Draco déglutit.

« Euh… désolé ? » dit-il d'une voix hésitante.

Severus le fusilla alors du regard.

« Tu n'as pas intérêt à recommencer, sinon filleul ou pas je te jure que je t'enferme dans ton dortoir avec pour seul compagnie un hibou malodorant ! »

Le blond hocha vivement de la tête et poussa un petit cri de surprise quand il sentit les bras de Severus l'entourer.

« Tu as de la chance de t'en sortir qu'avec une main brûler. » grommela Severus, « Je n'ai pas pu faire grand-chose pour ça, et puis j'avais préféré m'occuper des effets néfastes suites à tes crises, d'abord. »

« C'est pour ça que je n'ai pas eu mal à la tête quand je me suis réveillé. »

« Enfin bon… » dit Severus, « Je crois qu'il y a quelqu'un qui veut te voir… n'est-ce pas, Miss Granger ? »

Draco sursauta et se rendit alors compte que le lit à côté duquel ils se trouvaient n'était autre que celui d'Hermione.

« Et pour information. » précisa Severus, d'un ton menaçant, «Rien ne vient de se passer à l'instant. »

Hermione hocha la tête amusée, comprenant que Severus faisait référence à l'embrassade.

« C'est bon de te revoir en pleine forme, Hermione. » murmura Draco.

« C'est bon de pouvoir bouger à nouveau. » ajouta Hermione, avec un petit sourire, « Je suis contente que tout cela se termine enfin. »

« A qui le dis-tu ? » approuva Draco, en souriant.

Décidément Hermione lui avait vraiment manqué.

« Oh mais j'y pense Miss Granger… » intervint Severus d'un ton doucereux, « Quel dommage qu'à cause de votre état vous ne pouviez continuer vos recherches… je crains que vous ne deviez recevoir un bon nombre de retenue à présent. »

« Oh, mais détrompez-vous, Professeur, » répondit Hermione sur le même ton, « J'avais justement terminé peu de temps avant de me faire attaquer… et je comptais justement venir vous voir pour vous le montrer… »

Draco sourit, en voyant la tête qu'arborait à présent son parrain.

« Tiens donc… » marmonna Severus, « Peut-être pourriez-vous nous le montrer dans ce cas. »

« Severus, elle vient de se rétablir, tu ne vas quand même pas – » protesta Draco.

« Non ça ira. » le coupa Hermione, avec un grand sourire, « Je peux très bien lui montrer maintenant. »

« Bon bah, ça sera sans moi alors. » dit Draco, assez confiant, qui savait déjà ce qu'elle allait faire, « J'ai une main à aller faire soigner. »

Et tandis qu'il allait sortit, il s'approcha de Severus et lui susurra à l'oreille : « Je connais quelqu'un qui va devoir trois faveurs à Hermione… »

Puis il sortit en ignorant le regard noir que lui avait jeté le maître des potions.

« Mr Malfoy ! » s'exclama Pomfrey, qui venait de le remarquer, « Que faites-vous donc là ? »

« Euh… je me suis brûlé la main… » répondit-il en montrant sa main bandée.

« Montrez-moi donc ça. » ordonna l'infirmière le forçant à s'assoir sur une chaise, « Mais, comment avez-vous pu vous faire cette brûlure ? » s'exclama-t-elle en voyant l'état de sa main.

« Je m'entraînais pour lancer un sort… mais il a mal tourné. » mentit Draco, en haussant les épaules.

« Oh… ces jeunes, tous des inconscients… restez là, je vais aller chercher ce qu'il faut ! »

Et l'infirmière s'éloigna à grand pas.

« Un sort qui a mal tourné, hein. » répéta une voix féminine derrière lui.

Draco sursauta et vit alors que la chaise sur lequel il était assis était juste à côté du lit de Weasel.

« Weasley. » marmonna-t-il.

« Malfoy. » répondit-elle sur le même ton.

Draco se souvint alors de quelque chose et sortit la baguette de la rouquine, avant de la lui jeter.

« J'ai trouvé ça en arrivant. » dit-il d'un ton narquois, « Tu devrais faire plus attention à tes affaires… c'est assez précieux une baguette quand même. Peut-être même l'objet le plus précieux que tu possèdes vu ta famille.»

Etrangement Weasel ne réagit pas à l'insulte, se contentant d'hausser les épaules.

« Je crois que j'ai en ma possession quelque chose qui t'appartient également. » chuchota-t-elle, en sortant le mouchoir que Draco lui avait lancé quelques heures plus tôt, « Tu ne saurais pas comment il a atterrit dans ma poche, je suppose. »

« Aucune idée. » répondit Draco, « Mais garde-le je ne voudrais pas être contaminé par tes microbes. »

Weasel n'eut pas le temps de répliquer car Pomfrey était revenue. La main de Draco fut guérie en un temps record et il allait sortir quand la rouquine l'interpella.

« Malfoy ! »

« Quoi ? » répondit Draco, agacé.

« C'est moi qui l'aurait… Je ne perdrais pas contre toi. » dit-elle mystérieusement.

« Tous des fous ces Gryffindors. » grommela Draco, en claquant la porte de l'infirmerie derrière lui.

~HPDM~

« Draco ! »

Celui-ci leva les yeux au ciel, ne pouvait-on pas le laisser tranquille à la fin ? Il se retourna pour faire face à Pansy et Blaise.

« Tu vas bien ? » demanda Pansy.

« Merveilleusement bien. » répondit ironiquement Draco, en se rendant à la Grande Salle pour le festin improvisé. « Mais parlons d'autre chose…comment ça s'est passé pour vous, une fois que vous êtes sortis du bureau ? »

« Je suis allé à la volière comme tu me l'as demandé… » répondit Blaise, « Mais je n'ai pas eu le temps d'envoyer le message car Dumbledore venait juste de transplaner à côté de moi… Il parlait d'une avalanche de lettres ou je ne sais quoi… Bref, je lui ai alors expliqué la situation et il m'a demandé d'aller prévenir Snape comme prévu et de retourner dans le dortoir. »

« Et il a réussi par je ne sais quel miracle à arriver avant moi au bureau de McGo. » ajouta Pansy, « Là il m'a ordonné de retourner dans mon dortoir, et qu'il se chargerait d'expliquer tout au professeur lui-même. »

« Et connaissant Dumbledore il a dû simplement ordonné à McGo d'appeler les parents Weasley. Et je parie qu'ensuite il est retourné à son bureau pour me chercher, mais Severus a dû le devancer… Ils ont dû se disputer et finalement Dumbledore a gagné c'est pour ça que je me suis réveillé dans le bureau de McGo… »

~HPDM~

En retournant à sa salle commune, après le long festin… Draco sourit en reconnaissant la créature qui l'attendait devant l'entrée de la salle.

« Dobby. » chuchota-t-il.

« Jeune Maître Draco ! » s'exclama Dobby, en souriant. « Dobby était tellement inquiet pour le jeune maître… »

« Tu sais que tu n'es plus obligé de m'appeler comme ça maintenant… » fit remarquer tristement le blond.

« Non ! » s'exclama Dobby, à la surprise du Slytherin, « Dobby est peut-être un elfe libre, mais Jeune Maître Draco restera toujours le Jeune Maître Draco pour Dobby ! »

« Merci Dobby. » dit Draco, « Tu vas me manquer tu sais… »

« Mais Dobby pourra revenir rendre visite au jeune Maitre ? » demanda Dobby, d'un ton hésitant.

« Bien sûr quand tu veux. » répondit le blond, « Mais bon tu devrais en profiter pour voir comment le monde sorcier marche sous tes yeux d'elfe libre… Voyager un peu… et redécouvrir le monde… »

« Dobby fera ça ! » répondit joyeusement l'elfe de maison.

« Et puis quand tu reviendras… je pourrais peut-être te donner d'autres vêtements… les tiens sont horribles, sans compter la chaussette malodorantes de Potter ! BEURK comment il a pu te donner ça, franchement ! »

Dobby rigola puis finalement s'inclina avant de dire les yeux emplis de larmes : « A bientôt, Jeune Maître ! Dobby reviendra bientôt ! Et le Jeune Maître pourra à nouveau compter sur Dobby ! »

Et dans un crac sonore l'elfe disparut.

« Au revoir, Dobby… » chuchota Draco.

~HPDM~

La fin du trimestre se déroula sous un soleil resplendissant. Hogwarts avait retrouvé sa vie normale, avec toutefois quelques petits changements : le cours de Défense contre les Forces du Mal avait été supprimé et Lucius Malfoy avait été renvoyé du conseil d'administration.

Alors que Weasel avait retrouvé sa joie de vivre, Draco, lui semblait sombre et amer. En apparence, car intérieurement il était terrorisé. La raison était simple… Draco avait reçu ce matin même un hibou… et le message qu'il avait apporté n'était pas réjouissant au contraire.

Le blond avait blêmi considérablement en lisant le message et l'avait rangé précipitamment pour que personne ne le voie. Ce qu'il ne savait pas c'était que Blaise avait réussi à lire par-dessus son épaule, car Draco sortit rapidement de la Grande Salle pour prendre l'air.

Etant sûr que personne n'était aux alentours, Draco sortit à nouveau le message et le regarda avec appréhension :

Je suis au courant. Et crois moi tu vas le payer.


(1) je n'a pas pu m'empêcher de rigoler en repensant à une certaine review (la personne se reconnaîtra ^^) mais je n'ai pas pu trouver un autre verbe... alors désolée, si jamais tu imagines encore une poule xD


Et voilà, ce chapitre marque la fin du tome 2... Excusez-moi pour la longueur -' (Je me disais qu'il fallait que je finisse le tome 2 maintenant et avant que je ne m'en rende compte il faisait déjà 22 pages -_- c'est encore plus que mon OS ( ça m'a choqué xD) )

Enfin bref... Qu'en pensez vous ? :p

Un grand merci pour toute vos review !

Et comme pour la dernière fois... je ne posterais pas la semaine prochaine, mais dans deux semaines... (le temps que je prévois ce que je ferais pour le tome 3 )

Voilà !

See ya !