Harry Potter et la mémoire du dragon

Rating : M

Pairing : HPDM (progressif)

Disclaimer : Les personnages, les lieux ne sont pas à moi... et pourtant c'était pas faute d'essayer de convaincre J.K Rowling de me les laisser...

Note : les noms des lieux et de certains personnages sont dans leurs versions originales... désolée pour ceux que ça gêne... mais je trouve absolument horrible les noms comme Rogue... ou Drago.

Note 2 : J'essaye un maximum d'être cohérente avec les livres (d'ailleurs pour les dialogues et quelques descriptions je dois avoir le bouquin à côté pour ne pas déformer certaines choses), mais je vous prie de m'excuser d'avances si je ne l'étais pas ! (même si je pense être d'un niveau acceptable de ce niveau là )... Voilà ^^

Merci à Harmonie pour sa correction !

Enjoy !


LIVRE TROISIEME : Draco Malfoy and the prisoner of Azkaban

Chapitre 26 : Vacances & poisons

Draco gémit en tentant de lever doucement son bras droit. Il parvenait à ignorer les autres nombreuses blessures qui parsemaient son corps mais celle de son avant-bras était tout simplement insoutenable.

Cela faisait un mois que les vacances avaient débuté et cela faisait également un mois qu'il n'avait pas vu la lumière du soleil. Dès qu'il avait ouvert la lettre il y'a un peu plus d'un mois, Draco avait immédiatement reconnut l'écriture fine et droite de son père. Et c'était donc l'estomac noué par l'inquiétude que le blond était retourné chez lui.

Mais à peine avait-il franchi le seuil du Manoir que son père l'entraîna de force dans la cave. Draco frissonna en se remémorant les tortures que lui avait alors infligées son père, tout en gardant un sourire méprisant sur le visage.

« Comment as-tu osé me trahir ? » avait-il susurré d'une voix doucereuse, qui avait fait frémir Draco de peur, « Tu croyais que je n'allais pas le remarquer, Draco ? Que je ne sentirais pas que ton elfe avait aidé Potter à déjouer mes plans ? Je sais que tu es derrière tout ça… Tu m'as énormément déçu, Draco c'est pour ça que je vais te donner une correction qui restera à jamais gravé dans ta mémoire pour que tu ais, j'espère, la conscience d'esprit de ne plus jamais retenter de faire ce que tu as fait. »

Draco avait hoché la tête, redoutant le pire.

Depuis ses journées étaient toujours programmées de la même façon le matin son père le réveillait à coup de fouet, enchaînant ensuite avec le couteau, lacérant toute la peau qui lui tombait à portée de main (mais épargnant le visage). Il continuait en sortant sa baguette et torturait son fils de tous les sorts de son cru. Lucius soignait par la suite les blessures les plus « graves », mais en omettant volontairement celle de l'avant-bras, « C'est pour que tu n'oublies pas pourquoi tu es là… » avait précisé Lucius, le premier jour, en enfonçant encore plus profondément la lame empoisonnée dans la plaie. « C'est un poison qui empêche la blessure de se guérir naturellement. » continua Lucius en affichant un sourire sadique.

Et ensuite pour que Draco puisse se « reposer », Lucius l'envoyait dans son cercueil. Draco avait l'impression de faire un cauchemar éveillé et ne pouvait s'empêcher d'hurler de terreur lorsqu'il voyait l'image fulgurante de son père. Il ne savait pas si c'était un contrecoup du sort mais le blond avait l'impression que les « visions du cercueil » étaient de plus en plus terrifiantes.

Et dès que Lucius ouvrait à nouveau le cercueil, environ six heures plus tard, c'était avec délectation qu'il découvrait un Draco tremblant de tous ses membres et les yeux rougies, qui ne reflétaient qu'une immense terreur.

Ce n'était qu'après que Draco pouvait enfin se reposer, dans un lit que son père avait fait transporter dans la cave spécialement pour lui. Et dès l'instant où Lucius quittait la pièce, Draco laissa échapper ses larmes de détresse. Il se mit alors sous la couette – car malgré qu'on soit en été, il faisait froid dans la cave – et il sortit le Prongs' Snitch, remerciant Merlin que Lucius ne l'ait pas découvert.

L'ambiance calme de chez Potter permettait de calmer Draco, le fait de pouvoir l'observer tous les soirs l'aidaient à garder pieds et ne pas devenir fou sous la torture perpétuelle de son père. Il regardait Potter faire ses devoirs en secret la nuit, dans sa minuscule chambre, parce que sa famille Muggle détestait tout ce qui était lié de près ou de loin à la magie. Ce qui lui rappelait d'ailleurs qu'il n'avait pas encore fait les siens. Il soupira combien de temps son père comptait-il l'enfermer ici ?

Il sentit alors la douleur de son bras s'intensifier comme pour rappeler sa présence et il grimaça, n'osant même pas regarder les dégâts, qui devaient certainement ne pas être beau à voir. Il observa ensuite Potter accueillirent des hiboux qui apportaient des paquets d'anniversaire.

« Donc on est déjà le 31 juillet. » constata Draco, en se disant qu'il ne pourrait sûrement pas profiter de ses vacances.

Il suivit alors le déballage des cadeaux et lettres, que les amis de Potter avait envoyé au brun, d'un air distrait, somnolant légèrement. Il afficha un petit sourire – le premier depuis qu'il était dans la cave – en voyant Potter se débattre avec un livre que lui avait envoyé Hagrid. Le garde de chasse avait vraiment des goûts spéciaux en matière de cadeaux.

Le blond s'endormit en espérant que son calvaire serait terminé demain. Comme tous les soirs depuis un mois.

~HPDM~

« Potter ! » appela Draco, fronçant les sourcils en voyant que le brun ne réagissait pas.

Celui-ci avait les poings et la mâchoire serrés, tremblant imperceptiblement.

« Quoi ? »grogna-t-il entre ses dents.

« Je peux savoir ce qu'il t'arrive ? » s'enquit Draco, en haussant un sourcil devant l'attitude du brun.

« J'ai envie de frapper quelqu'un. » répondit Harry, ne desserrant pas les dents.

Aussitôt Draco recula de trois ou quatre pas avant de dire d'un ton narquois : « Alors comme ça on a dû mal à refouler ses tendances violentes, hein ! Je savais que tu n'étais qu'un sauvage en fait. »

La remarque semblait dérider légèrement le brun, qui lançait un regard incrédule au Slytherin.

« Hein ? » s'exclama-t-il.

Le blond secoua alors doucement la tête de gauche à droite en signe d'exaspération, puis demanda d'un ton léger : « Blague mise à part, pourquoi voulais-tu frapper quelqu'un ? »

Harry ne répondait pas mais Draco vit le regard du brun s'attarder sur son bras droit avant de détourner complètement la tête. Et le blond comprit.

« Tu auras un peu de mal à le trouver pour le frapper tu sais… Il est dans une prison de haute sécurité entourée de Détraqueurs… » dit Draco sur le ton de la plaisanterie, pour cacher sa gêne.

Il sursauta soudainement quand il sentit Harry prendre son bras et que son regard vert – trop vert – le scrutait. Harry remonta alors la manche et étudia une longue et fine cicatrice, séquelle des tortures de son père.

« Et dire que je pensais que c'était dû à Buck. » chuchota Harry, en retraçant lentement la cicatrice du doigt, tandis que Draco ne put s'empêcher de frémir au contact du doigt du brun.

« Il m'avait à peine égratigné… » répondit Draco, en déglutissant difficilement, il ne comprenait pas pourquoi il réagissait de cette façon envers Harry, ce n'était pas normal ! « Tu pourrais me rendre mon bras ? » ajouta le blond, d'un ton qu'il voulait nonchalant.

~HPDM~

Draco se tendit lorsqu'il entendit la porte de la cave s'ouvrir, il cacha alors rapidement le Prongs' Snitch dans la cachette improvisée qu'il avait trouvée après un mois de séjour dans cette cave et attendit que son père assène le premier coup de fouet.

Mais pourtant rien ne vint… Alors Draco s'autorisa à ouvrir les yeux et il regardait ce qui avait attardé son père, il les écarquilla lorsqu'il reconnut la douce et magnifique silhouette de sa mère, qui le regardait, des larmes dans les yeux.

« M-mère ? » appela Draco, d'une voix rauque.

Cela fit craquer Narcissa qui soudainement enlaça tendrement son fils, lui murmurant des paroles rassurantes : « C'est fini, Draco, je vais te sortir de là…ne t'inquiète pas… Oh mon pauvre petit trésor… »

Draco déglutit et se sentit mal-à-l'aise lorsqu'il sentit les larmes de sa mère couler sur son cou. Il n'avait jamais vu Narcissa pleurer, c'était déstabilisant et douloureux. Il serra alors fortement sa mère et posa sa tête sur son épaule, se laissant aller dans cette étreinte rassurante.

Peut-être parce qu'il avait particulièrement mal dormi la nuit dernière, ou parce qu'il se sentait en sécurité dans les bras de sa mère, ou parce que ce mois épouvantable avait eu raison de lui… ou peut-être un mélange des trois mais il s'endormit paisiblement dans les bras de Narcissa.

~HPDM~

Lorsque Draco se réveilla quelques temps plus tard, il se rendit compte qu'il se trouvait dans sa chambre et ne put retenir un soupir de soulagement : il n'avait pas rêvé ce qui s'était passé ce matin. La lumière du soleil qui filtrait par les grandes fenêtres du soleil, l'éblouit mais il n'avait jamais été aussi content de voir la lumière du jour, il n'avait même pas pu la voir par « procuration » grâce au Snitch puisqu'il ne pouvait l'activer que le soir.

Il glissa alors de son lit, ignorant les douleurs qui le martelaient de toutes parts pour aller ouvrir la fenêtre et respirer profondément. Il ne savait pas combien de temps il prendrait pour oublier l'odeur oppressante qui régnait dans la cave mais il voulait essayer de se « purifier » au plus vite.

« Et dire que Narcissa m'avait dit que tu étais gravement blessé… » susurra une voix derrière lui qui fit sursauter le blond, perdu dans la contemplation de son jardin, « …tu as l'air de te porter comme un charme pourtant »

Draco se retourna et vit Severus se tenir sur le pas de la porte, un coffret contenant sûrement des potions virevoltant à côté de lui.

« Tu vas finir par élire domicile ici, si tu continues. » commenta Draco, d'une voix rauque, ignorant la remarque de son parrain.

Celui-ci haussa un sourcil et désigna le lit d'un geste de la tête, intimant de cette façon son filleul à y retourner. Le blond s'exécuta en soupirant et grimaça quand sa peau blessée entra en contact avec le drap.

Geste que ne manqua pas de remarquer Severus, puisque d'un coup de baguette tous les habits de Draco disparut, ne restant plus que le boxer.

« Tu devrais agir avec plus de délicatesse si tu me voulais dans ton lit. » railla Draco, qui de part son ton détendu tentait de cacher sa gêne et ses blessures.

Mais Severus ignora sa remarque et il avait les lèvres tellement serrées que sa bouche ne formait plus qu'une fine ligne droite.

« Qui ? » se contenta de demander le maître des potions.

« Tu n'es pas au courant ? » rétorqua amèrement Draco.

« Je ne te l'aurais pas demandé dans le cas contraire… » dit Severus, d'un ton agacé, «C'est ton père ? »

Draco hocha la tête en détournant les yeux.

« Il a découvert pour Dobby et il te l'a fait payer. » conclut Severus, en examinant les plaies, et grimaçant en avisant celle de son avant-bras.

« Je crois qu'il a essayé de reproduire la marque des Ténèbres mais ce n'est pas très concluant. » chuchota Draco, pour détendre l'atmosphère mais il déglutit et se ratatina sur place en voyant que Severus le fusillait du regard.

« Ne plaisante pas avec ça. » siffla Severus, « Maintenant explique-moi. »

Draco se mordit la lèvre inférieure et inspira profondément avant de raconter avec plus ou moins de précision ce qui lui était arrivé. Les coups de fouet, les blessures aux couteaux, les tortures à la baguette, le cercueil.

A l'évocation du dernier mot, Draco avait blêmi et Severus n'était pas loin de faire la même chose :

« Et pour le sort ? » interrogea-t-il.

Le blond secoua la tête, en signe d'ignorance : « J'avais le sujet de mes visions juste à côté de moi alors je n'ai pas vraiment fait la différence. »

Severus ferma les yeux un moment, puis il inspira profondément avant d'inciter Draco à continuer d'un geste de la main.

Draco parla alors des moments de « guérison » et de la blessure de son avant-bras, à cette mention Severus pâlit définitivement :

« Est-ce qu'il t'a précisé le nom du poison ? »

Draco secoua une nouvelle fois la tête : « Pourquoi tu ne sais pas quel sorte de poison c'est ? »

« J'en ai deux en tête. »répondit sincèrement Severus, en serrant les poings, « Mais aucun des deux n'est réjouissant. »

Le blond ferma douloureusement les yeux, pourquoi cela tombait-il toujours sur lui ? Pourquoi ne pouvait-il pas vivre une vie normale et sans souffrances ? Draco secoua alors vivement la tête, ça ne servait à rien de s'apitoyer, cela arrivait et c'était tout, il faudrait faire avec.

« Lesquels ? » chuchota finalement Draco, en regardant droit dans les yeux Severus.

~HPDM~

Draco ne put s'empêcher de fixer la première page du Prophet où se trouvait une image de Sirius Black. C'était un homme au visage émacié et aux longs cheveux emmêlés et clignait lentement de l'œil en direction de Draco. Le blond lut alors le journal :

BLACK TOUJOURS INTROUVABLE

Sirius Black, qui peut prétendre au titre de plus infâme criminel jamais détenu à la forteresse d'Azkaban, échappe toujours aux recherches, nous confirme aujourd'hui le ministère de la magie.

« Nous faisons notre possible pour capturer Black, nous a déclaré ce matin Cornelius Fudge, le ministre de la Magie, et nous demandons instamment à la communauté des sorcières et sorciers de rester calme. »

Fudge a été critiqué par certains membres de la Fédération internationale des Mages et Sorciers pour avoir informé de la situation le Premier Ministre Muggle.

« Il est clair que c'était mon devoir, a déclaré Cornelius Fudge non sans une certaine irritation. Black est un fou, il représente un danger pour quiconque se trouve en sa présence, sorcier ou Muggle. J'ai obtenu du Premier ministre l'assurance qu'il ne dirait pas un mot à qui que ce soit de la véritable identité de Black .D'ailleurs, ne nous y trompons pas : qui le croirait si jamais il le faisait ? »

Les Muggles ont été avertis que Black était armé d'un pistolet (sorte de baguette magique dont les Muggles ses servent pour s'entre-tuer), mais ce que craint la communauté des sorciers et sorcières, c'est un massacre tel que celui qui s'est produit il y a douze ans, lorsque Black a tué treize personnes d'un coup en lançant un seul sort.

Draco fronça les sourcils, il savait que l'un des noms brûlés qui se trouvait sur l'arbre généalogique des Black était celui de Sirius Black. Le blond avait entendu parler de Sirius Black étant jeune, de par sa mère notamment qui considérait Sirius comme son petit frère – elle ne partageait pas les mêmes animosités envers lui que les autres, mais préférait le cacher – mais aussi de par Severus, qui ne cessait de se plaindre de lui. Sirius était connu de la famille Black, parce qu'il était le seul à avoir été envoyé à Gryffindor et a si ouvertement réfuter les opinions de sa famille. Alors pourquoi ce Gryffindor passerait-il du côté du Seigneur des Ténèbres ? Ce n'était pas logique !

« Il y a quelque chose qui cloche…. »

Décidant alors d'éradiquer le problème par la racine, Draco alla voir sa mère.

« Mère ? » appela-t-il, en frappant à la porte de sa chambre.

Celle-ci lui ouvrit quelques secondes plus tard et lui jeta un regard interrogateur : « Draco ? Qu'est-ce qu'il se passe ? »

Durant un instant Draco se demandait comment il pourrait aborder le sujet… Devait-il lui parler directement ou tenter de le faire subtilement ? Après un court instant de réflexion Draco décida d'employer la première option.

« Pourriez-vous me parler plus en détail de Sirius Black, s'il-vous-plaît ? » demanda-t-il d'un ton assuré.

Narcissa se tendit imperceptiblement et répliqua d'un ton neutre : « Pourquoi tu veux savoir ça ? »

« Je trouvais juste cela étrange que la personne que vous m'avez décrite étant plus jeune, ait retourné sa veste de manière si soudaine. » répondit sincèrement Draco.

La blonde soupira alors, et invita d'une voix lasse son fils à rentrer.

Draco s'avança avec appréhension, il avait toujours détesté d'entrer dans la chambre de ses parents parce qu'il avait l'impression de ne pas y être le bien venu et donc de se faire punir par son père par la suite.

C'était une grande chambre aux tons verts, qui en disait long sur la richesse et la classe sociale de son propriétaire. Au centre de la pièce un énorme lit trônait, entouré de divers meubles en tout genre et le tout éclairé par une fenêtre qui donnait sur la lisière des bois entourant la demeure.

Draco s'assit doucement sur lit tandis que sa mère prenait place à quelques centimètres de lui.

« Quand nous étions enfants… » expliqua Narcissa d'un ton nostalgique, « Sirius aimait beaucoup, lui et son frère Regulus, venir jouer à la maison. Et c'est vrai que nous nous entendions bien lui et moi, malgré le fait qu'il ait une personnalité assez hors du commun, cela ne m'a pas du tout surprise d'ailleurs qu'il soit allé à Gryffindor… il était tout simplement trop têtu et tête brûlé pour aller chez les verts et argents.

Puis il est allé à Hogwarts et comme je l'avais deviné il avait été réparti chez les rouges et or. Dès lors ses relations avec la famille ont commencé à se dégrader. Oh bien sûr toute la famille ne lui avait pas tourné le dos !

Ta tante Andromeda s'offusquait ouvertement dès que Bella montrait du mépris envers Sirius, et l'a toujours soutenu devant la famille – je pense d'ailleurs que c'est pour ça que Sirius l'a considérait comme sa cousine préférée. Et moi je l'aidais dès que je le pouvais mais étant la plus jeune des trois sœurs je n'avais pas beaucoup d'influence.

Et leur relation se sont encore plus aggravés lorsque Sirius a décidé de quitter la maison pour aller les vivre chez son meilleur ami, James Potter – oui tu as bien entendu – c'est bien le père de ton « pire » ennemi Harry, d'ailleurs j'avais ouïe dire que Sirius était le parrain du jeune Harry. Mais Sirius a été renié de la famille des Black et il a coupé les ponts avec sa famille.

Mais encore même à ce moment là, je trouvais le moyen de lui venir en aide… En fait Sirius a vraiment commencé à me détester que quand il a su que j'allais me marier avec Lucius (Draco sursauta à l'évocation de son père, mais ne fit aucun commentaire). A partir de là je n'ai pas eu beaucoup de nouvelles de lui… J'ai su par exemple que les Potter avait reçu l'ordre de se cacher et avait établi un Gardien des Secrets afin de se protéger…

Et ce Gardien était apparemment Sirius. Alors les gens disent qu'il aurait vendu la mèche au Seigneur des Ténèbres, qu'il était l'un de ses plus fervents partisans. Le jour de la chute du Lord, il aurait apparemment tué treize sorciers dont Peter Pettigrew – un de ses amis avec lequel il aimait faire des farces à Hogwarts. Il fut ensuite jeté à Azkaban sans procès. Voilà tout ce que je peux te dire sur lui… »

Draco déglutit et nota mentalement tout ce que venait de lui apprendre Narcissa avant de constater d'un ton neutre :

« Tu ne le crois pas coupable, n'est-ce pas ? »

« Comment le pourrais-je ? » répondit Narcissa d'une voix douce, en passant ses doigts dans les cheveux de Draco, « Lui, qui était tellement opposé aux idéaux du Lord, lui qui aimait les Potter comme sa propre famille, lui qui détestait la trahison encore plus qu'autre chose, lui qui était si fier… Comment pourrais-je un instant croire qu'il se serait abaissé à trahir les Potter ?

Je ne sais pas ce qui s'est passé ce jour-là, Draco… Mais si jamais Sirius avait encore besoin de mon aide, maintenant, je n'hésiterais pas.»

~HPDM~

Draco se reposait sur son lit, et se remémorait les paroles de sa mère quelques heures plus tôt, quand soudain une conversation du côté de chez Potter, attira son attention. S'il avait bien compris, la sœur de son oncle, venait passer une semaine chez lui et le brun devait se tenir à carreau si jamais il voulait aller à Hogsmeade (Pré-au-lard). Et bien que le blond ait l'habitude des propos « racistes » il ne put s'empêcher de grincer les dents en entendant les paroles de la ''tante'' de Potter.

« Comme je le disais l'autre jour, ça vient du sang. Quand le sang est mauvais ça ressort toujours. Je ne veux rien contre ta famille Pétunia mais ta sœur avait une tare. Ce sont des choses qui arrivent dans les meilleures familles. Ensuite, elle s'est acoquinée avec un bon à rien et on a le résultat devant nous. Ce Potter, un fainéant qui… »

« Ce n'est pas vrai ! »dit soudain Potter.

Et Draco ne put que sourire lorsque Potter fit gonfler soudainement la Muggle. Le blond émit même un sifflement d'admiration : « Magie sans baguette….rien que ça. »

Le sourire de Draco s'agrandit lorsque Potter quitta la maison en menaçant au passage son oncle.

« J'aurais presque approuvé si cette réaction n'était pas particulièrement idiote…Comment espère-t-il pouvoir survivre d'ici la rentrée maintenant ? »

Mais l'arrivée du Magicobus répondit à la question du blond.

~HPDM~

Draco inspira profondément avant de rentrer dans un des compartiments du train, vite suivi de Pansy, Blaise et les deux gros balourds sans cervelles. Il regardait le paysage défilé tandis que de nombreuses questions défilaient dans sa tête.

Il avait entendu les conversations des parents Weasley et celle du trio d'or. Sirius Black cherchait quelque chose à Hogwarts – Potter d'après les Weasley – et il cherchait à tuer le brun pour faire renaître le Seigneur des Ténèbres. Mais pourquoi s'évader que maintenant alors que Potter était à Hogwarts depuis deux ans ? Et puis sa mère lui avait assuré que son cousin était innocent…. Alors qu'avait Sirius en tête ?

Il fut interrompu par Goyle qui lui proposait d'aller faire un tour du côté de Potter. Draco allait répliquer sèchement que l'autre n'avait pas à lui donner des ordres mais il se retint au dernier moment, se souvenant qu'il n'avait pas le droit à l'erreur en ce moment. Il hocha alors la tête.

Draco ouvrit alors la porte du compartiment de Potter, Crabbe et Goyle derrière lui et Pansy et Blaise sur le côté de telle sorte qu'on ne pouvait les voir de l'intérieur du compartiment.

« Tiens regardez qui voilà. »lança Draco de son habituelle voix traînante, « Potter et son poteau. Alors, Weasley j'ai entendu dire que ton père avait enfin réussi à se procurer un peu d'or, cet été. J'espère que ta mère n'est pas morte sous le choc ? »

Weasley se leva si brusquement qu'il fit tomber par terre le panier du chat d'Hermione. Lupin – d'après ce qu'il avait entendu – émit un grognement.

« Qui c'est ? » demanda Draco en feignant l'ignorance, intérieurement soulagé de la présence d'un professeur, ainsi il devrait se replier. « Venez ! » marmonna-t-il aux deux balourds.

Même eux n'étaient pas suffisamment idiots pour provoquer une bagarre sous le nez d'un professeur.

Mais alors qu'ils s'éloignaient dans le couloir, Crabbe empoigna violemment l'avant-bras droit du blond, qui retint de justesse un gémissement de douleur.

# Flash-Back#

« Quels poisons ? » interrogea Draco.

« L'un d'eux fait qu'il t'es impossible de guérir la plaie durant plus de deux mois que ce soit naturellement ou magiquement… et l'autre a les mêmes caractéristiques mais l'inconvénient c'est que même après ces deux mois, la blessure ne pourra se guérir que petit à petit. »

Draco écarquilla les yeux d'horreur espérant ardemment que son père ait utilisé le premier poison.

« Mais dans ce cas on ne saura quel poison a été utilisé qu'après ces deux mois ? »s'étrangla-t-il presque.

Severus hocha la tête d'un air grave, « En attendant je vais te donner des Potions Anti-Douleurs que tu renouvelleras toutes les huit heures... Ca évitera que la douleur se manifeste sans raisons. Par contre je ne pourrais rien faire si quelqu'un te prend le bras alors évite les contacts au maximum. »

Draco hocha la tête. « Et est-ce que mère est au courant ? » demanda –t-il d'une petite voix.

« Non, elle sait que tu étais blessé – c'est pour ça qu'elle m'a appelé dès que ton père a quitté la maison – mais elle ne connaît pas l'ampleur de tes blessures. »

« Père est parti ? » s'exclama Draco, surpris.

« Oui et il ne reviendra pas avant mi-septembre, il a des « affaires » à régler avec des anciens « amis »… C'est pour ça que Narcissa a profité de cette occasion pour te sortir de là. »

Draco ne put retenir un soupir de soulagement devant l'absence de son père et reprit d'une voix peu assurée : « J'aimerais que tu n'en parles pas à mère… Je ne veux pas qu'elle s'inquiète, tu comprends ? »

Severus sembla étudier la demande durant quelques secondes puis finalement hocha gravement la tête : « Je ne lui dirais rien. »

#Fin du Flash-Back#

Draco darda alors immédiatement son regard vers Crabbe qui durant un court instant arborait un sourire suffisant.

« Il sait pour mon bras ! » constata Draco, avec horreur.

« Quoi ? » dit sèchement le blond.

« Je voulais juste te demander de marcher moins vite. » répondit Crabbe, en resserrant la poigne sur le bras Draco.

Draco dégagea alors vivement le bras et dit d'un ton méprisant : « Tu as une bouche… tu devrais t'en servir. »

Durant un court instant Draco ne put s'empêcher d'esquisser une légère grimace de douleur, espérant que cela passe inaperçu aux yeux des deux balourds. Il retint un soupir de soulagement quand il vit Crabbe hausser les épaules et continua de marcher.

Malheureusement pour le blond, deux personnes n'avaient pas manqué de remarquer la grimace du blond, l'une d'elle était Blaise et l'autre Hermione qui sortait justement de son compartiment pour se rendre aux toilettes.

Et à cet instant les deux amis du blond froncèrent les sourcils au même moment, se promettant d'avoir des explications plus tard.


Et voilà! Le troisième tome a débuté ! J'espère qu'il ne vous décevra pas^^

Un grand merci pour vos reviews ! :p

See ya !