Harry Potter et la mémoire du dragon
Rating : M
Pairing : HPDM (progressif)
Disclaimer : Les personnages, les lieux ne sont pas à moi... et pourtant c'était pas faute d'essayer de convaincre J.K Rowling de me les laisser...
Note : les noms des lieux et de certains personnages sont dans leurs versions originales... désolée pour ceux que ça gêne... mais je trouve absolument horrible les noms comme Rogue... ou Drago.
Note 2 : J'essaye un maximum d'être cohérente avec les livres (d'ailleurs pour les dialogues et quelques descriptions je dois avoir le bouquin à côté pour ne pas déformer certaines choses), mais je vous prie de m'excuser d'avances si je ne l'étais pas ! (même si je pense être d'un niveau acceptable de ce niveau là )... Voilà ^^
Un grand merci à Harmonie pour sa correction !
Enjoy !
LIVRE TROISIEME : Draco Malfoy and the prisoner of Azkaban
Chapitre 27 : Détraqueurs & Défi
Draco passa le reste du trajet à observer le paysage défiler, jetant de temps en temps un coup d'œil à Potter pour être sûr qu'il ne s'était pas encore – ou déjà selon le point de vue – attiré des ennuis.
Le blond n'écoutait que d'une oreille distraite la conversation de Pansy et Blaise et grimaçait chaque fois que le volume sonore des ronflements de Crabbe et Goyle dépassaient un certain décibel.
Se focaliser sur quelque chose lui permettait – plus ou moins – d'ignorer la douleur de son bras, et Merlin savait à quel point il souffrait depuis que cet idiot de Crabbe lui avait serré fortement le bras !
« Et toi Draco, tes vacances ? » demanda Blaise, au bout d'un moment.
Le blond haussa alors les sourcils et consentit à détourner les yeux de la fenêtre pour fixer son meilleur ami d'un ton ennuyé avant de répondre :
« Ennuyeuse… »
« Mais encore ? » insista Blaise.
« Je ne vois pas ce qu'il y a d'autre à dire. » rétorqua Draco, en plissant les yeux, « Sauf si toi tu as envie de m'avouer quelque chose… »
Blaise écarquilla les yeux, incrédule, puis répondit d'un ton amusé tout en haussant les épaules : « Non rien en particulier, qu'est-ce qui te fait dire ça ? »
Draco lui jeta un regard inquisiteur avant de répondre d'un ton nonchalant : « Juste que d'habitude c'est Pansy qui se charge de poser cette question… et que toi tu trouves ça assez futile parce que s'il y avait eu quelque chose d'intéressant, on n'aurait pas eu besoin que quelqu'un pose la question pour le dire. »
« Peut-être que j'ai eu envie de faire les choses autrement cette fois… » répliqua Blaise, sur un air de défi, « En outre tu avais l'air de t'ennuyer alors il est tout à fait normal que je fasse la conversation, non ? Ce qui n'est pas normal par contre c'est ta réaction…» poursuivit le noir avec un petit sourire typiquement Slytherin, « … aurais-tu quelque chose à cacher ? »
Draco conserva son calme malfoyen, tandis qu'en son for intérieur la panique s'insinuait perfidement.
« Il sait quelque chose ! Merlin, j'espère qu'il n'a pas découvert pour mon bras ! »
Le blond répondit alors d'un ton posé : « Rien en particulier, non… tu dois te faire des idées, Blaise… »
« Il semblerait. » dit Blaise sur un ton peu convaincu.
Un silence tendu – entrecoupé par les ronflements des deux balourds – s'installa alors dans la pièce. Blaise et Draco s'affrontèrent du regard, cherchant à deviner ce que lui cachait l'autre tandis que Pansy regardait successivement ses deux meilleurs amis, d'un air inquiet.
« Vous êtes ridicules. » dit Pansy, d'une voix volontairement aiguë, « Si Draco dit qu'il ne s'est rien passé de spécial pendant ses vacances alors ça doit être vrai… et si Blaise veut s'intéresser aux vacances de Draco ça le regarde ! »
Mais malgré cela, les deux garçons n'avaient pas cillé et se toisaient toujours aussi ouvertement, provoquant un soupir chez la brune.
Dehors, la pluie s'était intensifiée, recouvrant les fenêtres d'une surface grise et luisante qui s'obscurcissait peu à peu à mesure que la nuit tombait tandis que les lanternes s'allumaient dans le couloir et au-dessus des filets à bagages. Le train grinçait dans un bruit de ferraille, la pluie martelait les fenêtres, le vent sifflait, mais les deux Slytherins n'avaient pas l'air d'en être dérangés.
« On doit être presque arrivés. » dit Pansy pour essayer de détendre l'atmosphère, en se penchant vers la fenêtre pour essayer de voir quelque chose à travers la vitre devenue complètement noire.
A peine avait-elle fini de parler que le train commença à ralentir.
« Enfin. » soupira Pansy, qui se sentait mal-à-l'aise devant l'affrontement de regard entre ses deux meilleurs amis.
« Je ne pense pas que ce soit ça. »dit Blaise, qui détourna enfin son regard du blond, pour fixer sa montre.
« Alors pourquoi on s'arrête ? » rétorqua Pansy.
Draco quant à lui, n'avait pas dit un mot, il avait un mauvais pressentiment, il avait l'impression que quelque chose allait se passer mais il ne savait pas quoi.
Le train continuait de ralentir. A mesure que le bruit des pistons s'estompait, on entendait plus distinctement la pluie et le vent se déchaîner contre les vitres. Draco se leva alors pour regarder dans le couloir. Tout au long du wagon, des têtes –dont celle de Potter – sortaient des compartiments pour regarder ce qui se passait.
Le train s'arrêta alors brusquement et des chocs lointains indiquèrent que des bagages étaient tombés de leurs filets. Puis toutes les lampes s'éteignirent d'un coup et le convoi fut plongé dans une totale obscurité.
« Qu'est-ce qu'il se passe ? » grogna Goyle, que l'arrêt soudain du train venait de réveiller.
« Silence ! » dit Pansy, d'un ton sévère…
Il y eut un léger bruissement puis la baguette de Pansy – qu'elle venait de sortir – s'alluma d'une faible lueur. « Il y a du mouvement, on dirait que quelqu'un rentre dans le train. »
Goyle émit alors un couinement effrayé, et se plaça le plus loin possible de la porte du compartiment, trébuchant au passage sur Crabbe qui se réveilla en sursautant.
Draco, lui, préférait regarder ce qu'il se passait du côté de Potter et vit Lupin – qui s'était enfin réveillé – éclairer le compartiment en tenant au creux de sa main une poignée de flammes.
« Restez où vous êtes. » ordonna le professeur d'une voix rauque.
Il se leva lentement en tenant les flammes devant lui. Mais la porte du compartiment s'ouvrit avant que le professeur n'ait eu le temps de l'atteindre.
Debout dans l'encadrement, éclairé par les flammes vacillantes, se dressait Lucius Malfoy. Draco blêmit et écarquilla les yeux d'horreurs, mais s'assena rapidement au calme. Il ne devait surtout pas paniquer, ce n'était pas son père – juste quelque chose ou quelqu'un de potentiellement dangereux ! Se crispant légèrement, le blond se demandait quelle sorte de créature – ou personne – en voulait encore à la vie de Potter quand la porte de son compartiment s'ouvrit aussi brusquement que violemment.
Le blond blêmit encore plus en reconnaissant la créature qui venait de rentrer : une haute silhouette enveloppée d'une cape, le visage entièrement dissimulé par une cagoule, c'était un Détraqueur. Draco baissa les yeux et ce qu'il vit lui retourna presque l'estomac. Une main dépassait de la cape, une main luisante, grisâtre, visqueuse et couverte de croûtes, comme si elle s'était putréfiée dans l'eau…
Il ne la vit que pendant une fraction de seconde, car la main avait disparu dans les plis de l'étoffe noire. La créature prit alors une longue et lente inspiration qui produisit une sorte de râle.
Un froid intense envahit alors le compartiment et Draco entendit Pansy pousser un cri de terreur tandis que le Détraqueur semblait chercher quelqu'un ou quelque chose dans le compartiment avant de sortir rapidement comme si de rien n'était.
Draco poussa un soupir de soulagement alors que la température du compartiment recommençait à augmenter petit à petit. Il vit du coin de l'œil que les deux balourds étaient tellement terrifiés qu'ils se terraient dans un coin du compartiment, que Blaise était tellement pâle qu'il donnait l'impression de s'évanouir d'une minute à l'autre et que Pansy se laissait tomber sur la blanquette des larmes coulants de ses yeux terrifiés.
Mais le blond n'eut pas le temps de faire quoi que ce soit qu'il entendit un horrible hurlement féminin résonner dans sa tête. Draco jeta alors un regard affolé aux alentours, mais voyant que personne ne réagissait il porta son attention sur la projection où son père – le Détraqueur – était toujours là. Il vit alors soudainement Potter tomber et sans qu'il ne puisse l'expliquer lui-même, il sentit ses jambes trembler sous son poids et manqua de tomber au sol, il se retint heureusement de justesse à la poignée de la porte du compartiment et jugea alors préférable de s'assoir.
Il ne comprenait pas son soudain état de faiblesse et cela l'effrayait. Etait-ce dû à un autre effet du sort ? Ou alors était-ce simplement une réaction à retardement dû à l'approche du Détraqueur ? Parce que maintenant qu'il y pensait, la créature ne l'avait pas affecté autant que les autres… il pensait pourtant qu'à cause du sort il allait en être plus vulnérable…
« C'est étrange… »
Au même moment Potter fut parcouru de spasmes et Draco se souvint que la situation était critique. Mais heureusement pour Potter, Lupin l'enjamba et s'avança vers son pè – le Détraqueur ! – et il sortit sa baguette.
« Personne dans ce compartiment ne cache Sirius Black sous sa cape. Allez-vous-en. »
Mais son pèr – le Détraqueur – n'avait pas bougé, Lupin marmonna alors quelque chose et une lueur argentée sortit de sa baguette faisant fuir le Détraqueur.
~HPDM~
« Qu'est-ce qui s'est passé ? » demanda Harry, d'un ton ahuri en fixant le blond.
« Tu t'es fait attaquer par un Détraqueur… » répondit Draco, d'un ton ennuyé.
« Ca je le sais, merci. » répliqua Harry, avec un pointe d'agacement dans la voix. « Ce que je voulais savoir c'est : que s'est-il passé de ton côté. »
« Qui te dis que je sais ce qui s'est passé ? » rétorqua le blond sur un air de défi.
« Je sais que tu le sais. » marmonna Harry, « C'est impossible que tu n'aies pas fait de recherche là-dessus ou poser la question à Snape, Dumbledore ou Hermione… »
« Peut-être qu'ils n'ont rien trouvé… Ils n'ont pas la science infuse, tu sais… » rétorqua Draco, d'un ton suffisant.
« Draco… ne tourne pas autour du chaudron… Que s'est-il passé ? »
Draco poussa alors un soupir exaspéré et hésita entre le fait de lui avouer ou pas… Se serait lui avouer une autre de ses faiblesses, et Harry en connaissait suffisamment comme ça… Mais en même temps, Harry allait forcément le découvrir tôt ou tard grâce aux souvenirs de Draco… Alors autant finir ça rapidement…
« Bon très bien. » finit par dire Draco, en levant les yeux au ciel, « Il semblerait qu'un autre des effets ''secondaires'' du sort soit de me faire ressentir tes - hum - ''sensations fortes… '' on va dire… » et voyant que le brun écarquillait les yeux de surprise, Draco poursuivit, « Oh, bien sûr ce n'est pas aussi fort que si j'avais été à ta place – ça serait assez problématique sinon – mais bon j'en ressens assez pour que cela me soit très désagréable. »
« Mais… Mais… » balbutia Harry, les yeux ronds. « Ca veut dire que – »
« Oui… c'est ça. Toutes les fois où tu t'es ''amusé'' à aller te confronter au Détraqueur-Épouventard avec Lupin, et bien j'ai dû en faire les frais derrière. » compléta Draco d'un ton léger, haussant les épaules d'un air désinvolte.
Harry semblait complètement mortifié tandis qu'il repensait à toutes les fois où il avait dû fait face aux Détraqueurs pour maîtriser son Patronus. Toutes les fois où il s'était évanoui sans pouvoir se défendre. Toutes les fois où il avait senti ce froid intense envahir ses entrailles. Toutes ces fois où il s'était senti partir en entendant les ordres désespérés de son père, les supplications et les cries de détresse de sa mère… et –
« Eh mais attend… » constata soudainement Harry, «Est-ce que tu entendais les … voix… que j'entendais aussi ? »
Draco fronça un instant les sourcils, essayant de se rappeler de quoi parlait le brun. Mais quand il se remémora la scène, Draco écarquilla les yeux puis son visage prit un air grave avant d'hocher la tête.
« Je vois… » dit Harry, en soupirant, « Désolé que tu ais dû assister à ça… »
« Ne sois pas ridicule, Potter. » rétorqua Draco, « Pourquoi devrais-tu être désolé ? »
« Parce que personne ne mériterait de voir ou entendre ce genre de chose. » répondit Harry, d'une voix peinée.
~HPDM~
Au bout d'un long moment, le train s'arrêta enfin à la garde de Hogsmeade et les élèves se précipitèrent sur le quai dans une grande cohue. Sur le quai minuscule, il faisait un froid glacial et un rideau de pluie fine et froide tombait sans relâche.
Draco, Pansy, Blaise, Crabbe et Goyle suivirent les autres élèves sur un chemin boueux où une centaine de diligences attendaient les élèves. Draco allait suivre Pansy et Blaise dans une des diligences quand Goyle le retint par l'épaule :
« Tu ne voudrais pas faire le trajet avec nous, Malfoy ? Ca fait tellement longtemps qu'on ne sait pas parlé… »
Draco le toisa du regard et allait l'envoyer paitre quand il remarqua le regard goguenard de Crabbe qui fixait successivement le bras de Draco puis la diligence où étaient montés Pansy et Blaise.
« Bien. » cracha Draco, d'un ton hargneux, en suivant les deux balourds à contre cœur. « On se voit tout à l'heure. » ajouta-t-il à l'adresse des deux autres qui étaient sortis pour voir pourquoi le blond mettait autant de temps.
« Tu sais ton père nous a raconté des choses très intéressantes sur tes vacances… » dit Crabbe une fois que la diligence s'était mise en marche.
« Je m'en serai douté. » rétorqua Draco, en haussant les épaules, « Et donc ? »
« Il a dit qu'il était dommage que tu n'ais pas passé beaucoup de temps avec nous l'année dernière… que ça devrait être remédié cette année. » ajouta Goyle.
Draco hocha la tête gardant un visage impassible, alors qu'à l'intérieur il bouillonnait de rage devant cette injustice.
« Et c'est tout ? » demanda le blond d'un ton froid.
Crabbe approuva.
Lorsque la diligence s'approcha en bringuebalant du magnifique portail en fer forgé, flanqué de colonnes surmontés de sangliers ailés, Draco vit les hautes silhouettes, masquées par des cagoules, de deux autres Détraqueurs qui montaient la garde de chaque côté. Et le blond put voir avec une satisfaction non dissimulée que Crabbe et Goyle s'étaient tassés sur leur siège, frissonnant légèrement.
Et tandis qu'il descendait tranquillement de sa diligence, il vit Hermione, Weasley et Potter descendre du leur.
« Alors, il paraît que tu es tombé dans les pommes, Potter ? C'est vrai ce que dit… Longbottom ? » railla Draco dont l'hésitation ne fut perçu par personne sauf peut-être Hermione qui comprenait pourquoi Draco avait menti. « Tu t'es vraiment évanoui ? »
Draco écarta alors Hermione d'un coup de coude, glissant au passage un petit morceau de parchemin dans sa poche, puis barra le chemin à Potter sur les marches de l'escalier de pierre. Il avait un visage faussement réjoui et une lueur narquoise animait ses yeux pâles.
« Dégage, Malfoy. » dit Weasley, les dents serrées.
« Toi aussi tu t'es évanoui, Weasley ? » lança Draco, d'une voix sonore, « Il t'a fait peur, ce vieux Détraqueur ? »
« Qu'est-ce qu'il se passe ici ? » demanda alors une voix.
Lupin venait de descendre d'une autre diligence. Draco se tourna alors vers lui, contemplant d'un air insolent sa robe rapiécée et sa vielle valise pour essayer de trouver des indices sur le professeur.
« Oh, rien… heu...professeur. » répondit Draco sur un ton légèrement sarcastique, qui d'après lui devrait certainement suffire à berner les deux balourds.
Il monta alors les escaliers faisant signe aux deux autres de le suivre.
Quand ils furent arrivés à la Grande Salle et que Draco était sûr que Crabbe et Goyle étaient trop obnubilés par la nourriture pour faire attention à lui, le blond en profita pour activer discrètement le Snitch et vit que Weasley et Potter, poussés par Hermione se joignirent à la foule qui monta les marches, franchit la gigantesque porte de chêne et s'engouffra dans l'immense hall d'entré éclairé par des torches enflammées.
A droite, la porte – que Draco avait emprunté il y a quelques minutes – s'ouvrait sur la Grande Salle. Mais à peine Potter avait-il eu le temps de jeter un coup d'œil au plafond magique, sombre et nuageux qu'une voix l'appela.
« Potter ! Granger ! Je voudrais vous voir tous les deux ! »
Surpris Potter et Hermione se retournèrent. McGonagall leur faisait signe de la rejoindre.
« Inutile d'avoir l'ai si inquiet, je voulais simplement vous parler dans mon bureau. » leur dit-elle.
Draco haussa alors un sourcil, pour Potter s'était normal, McGonagall voulait simplement s'enquérir sur son état de santé… mais pourquoi Hermione était-elle convoquée aussi ? Ce n'était pas juste pour accompagner Potter puisque Weasley avait été congédié…
« Il y a anguille sous roche. »
~HPDM~
Draco soupira, il attendait que la chambre se remplisse des ronflements de Crabbe et Goyle pour pouvoir s'extirper discrètement de son lit et rejoindre les appartements de Severus, qui devait certainement l'attendre pour son « auscultation » et sa « dose » habituel de potions.
Lorsque le blond frappa à la porte, Severus ouvrit immédiatement et fit rapidement rentrer Draco à l'intérieur.
Draco souleva sa manche pour dévoiler la longue plaie qui recommençait à s'ouvrir, 5 marques violettes passaient en travers de la ''coupure'', ce qui correspondaient aux doigts de Crabbe. Severus fronça les sourcils lorsqu'il avisa les marques et exigea d'un ton froid : « Explication. »
Le blond haussa les épaules mais grimaça lorsque Severus appliqua une sorte de baume sur la plaie.
« C'est ce crétin de Crabbe qui a dû trouver ça amusant de ''tourner le couteau dans la plaie''. »
« Je vois. » dit Severus entre ses dents – signe qu'il retenait sa colère –, tout en tendant une potion contenant un liquide blanchâtre à son filleul. « Je te donnerai des suppléments de potion anti-douleur, même si ça ne te soulage qu'un petit peu, il faudra faire avec… Normalement on saura demain quelle sorte de poison a utilisé ton père. »
Draco hocha la tête, puis demanda d'une petite voix : « Tu ne pourrais pas lancer un sort dessus pour que ça ne se voit pas ? J'ai l'impression que Blaise se doute de quelque chose… et je ne veux pas qu'il le sache, pareil pour Hermione – qui d'ailleurs devrait arriver dans peu de temps. »
« Il ne vaut mieux pas. » répondit Severus, en continuant appliquant une pommade contre les ecchymoses, « Ca risquerait d'interférer avec le poison. Bon passons à l'auscultation habituel pour ton sort.»
Le maître des potions lança alors les sorts habituels avant de pousser un discret soupir de soulagement : « J'avais peur qu'avec ces fichus Détraqueurs, ton sort ne se soit aggravé... »
Draco se crispa sans vouloir s'en empêcher ce qui lui attira un regard suspicieux de la part de Severus.
« Le sort ne s'est pas aggravé, n'est-ce pas ? » répéta Severus, d'un ton sévère.
« Euh… » fut la réponse très éloquente de Draco.
« Draco… » dit Severus d'un ton calme, et le blond avait appris avec le temps que plus le ton était calme – ou bas selon les circonstances – plus Severus était en colère…
« Peu de temps après que le Détraqueur soit parti… » commença Draco, « Je me suis senti ''faible'' au point de ne plus pouvoir tenir sur mes jambes… Ce qui est amusant par contre c'est que cela s'est produit juste au moment où Potter s'est évanoui… Et puis j'ai entendu une femme hurler dans ma tête… mais ce qui est encore plus étrange c'est que Potter a entendu exactement la même chose… »
Severus haussa un sourcil puis demanda : « Et vous étiez les seuls à l'avoir entendue ? »
Draco acquiesça lentement, tandis que Severus soupira.
« Pourquoi faut-il toujours que lorsqu'il y a des choses étranges cela tombe sur vous deux ? » grommela Severus d'un air exaspéré, « Remarque pour Potter je m'en fiche mais –»
« Pourquoi devez-vous toujours rabaisser Harry même quand il n'est pas là ? » intervint une voix féminine derrière eux.
« Et pourquoi devez-vous toujours mettre en évidence votre impolitesse et votre insolence, en coupant les paroles d'un professeur et en ne frappant même pas à la porte avant d'entrer ? » rétorqua Severus, sans même se retourner.
« Je l'ai fait, professeur, »répondit Hermione, en faisant un signe de la main pour saluer Draco, « Mais peut-être étiez-vous trop occupé à critiquer Harry que vous ne m'avez pas entendu… »
« Ca m'étonnerait… » marmonna Severus. « De toute façon, vous n'avez pas à prendre la parole alors que vous ne savez même pas de quoi il était question. Il se trouve que votre ami a encore une fois mis mon filleul dans une situation désobligeante ! »
« Mais on ne sait même pas si c'est à cause de lui. » intervint Draco, qui se reçut un regard noir de la part de son parrain.
« C'est forcément lui. » répliqua le maître des potions.
Devant la mine perplexe d'Hermione, Draco entreprit de lui expliquer de quoi il en retournait.
« C'est vrai que ça fait trop de coïncidence pour que ça ne soit pas lié… » admit la Gryffindor au bout d'un moment. « J'irai faire des recherches plus tard… En attendant j'aimerais commencer à étudier l'identité magique du sort… si ça ne te dérange pas… »
« Non, non c'est bon. » dit Draco.
« Avez-vous réussi à prendre quelques particules magiques de l'autre sort (nda : elle fait allusion au sort qu'il y a dans le cercueil, mais comme elle n'est pas au courant pour le cercueil en lui-même elle pense que c'est juste un sort qu'on a jeté directement à Draco), Professeur ? » demanda Hermione, en sortant le magicomètre de son sac, ainsi que son tableau de conversion.
« Bien sûr pour qui me prenez-vous ? » répondit avec suffisance Severus, en lui tendant une petite fiole.
« C'était juste pour être sûre. » se justifia Hermione, puis elle ajouta d'un air songeur « Je pense qu'on devrait commencer à étudier les sorts individuellement avant de les assembler. »
« Je suis d'accord. » approuva Severus, « Cela évitera les mauvaises surprises. Alors par quoi voulez-vous commencer, Miss Granger ? »
Hermione partit dans une intense réflexion, semblant peser le pour et le contre, puis finalement répondit prudemment: « Je pense qu'il serait mieux de commencer par le sort que vous lui avez jeté… »
Severus hocha la tête en signe d'approbation, tandis qu'Hermione lui donnait la baguette d'entraînement pour calculer la puissance magique.
~HPDM~
Une demi-heure plus tard Draco et Hermione quittèrent tranquillement les appartements de Severus, après que celui-ci ait dû lancer trois fois le même sort, pour ''l'exactitude des données''.
« Je pense que j'aurais fini la première conversion d'ici trois ou quatre jours. » l'informa Hermione, tandis que Draco hochait la tête.
« Tu as déjà décidé des trois faveurs que te doit Severus ? » demanda Draco, d'un ton intéressé.
« Non pas encore. » avoua la brune en haussant les épaules, « Mais bon je verrais bien quand la situation l'exigera… »
« Des fois je me demande ce que tu fais chez les rouge et or. » commenta Draco, sur un ton amusé.
Hermione lui sourit alors mystérieusement avant d'hausser les épaules.
« Au fait… » se rappela soudain Draco, « Qu'est-ce qu'elle te voulait McGo ? »
« Je savais bien que tu nous espionnais. » marmonna Hermione, « Fais gaffe on dirait que tu fais une fixation sur Harry… »
« N'importe quoi. » s'offusqua Draco, « Ce n'est pas de ma faute si Môsieur attire les ennuis… En outre n'essaye pas de détourner la conversation, ça ne marche pas avec moi. »
« Tant pis j'aurais essayé… » dit Hermione, « Quant à la conversation avec le professeur McGonagall je te laisse deviner…. Voyons si tu es si observateur que tu le dis… »
« C'est un défi ? » demanda Draco, en haussant un sourcil amusé.
« Interprète ça comme tu veux. »
Et voilà un nouveau chapitre de fini :p
J'espère que ça vous a plu, et un grand merci pour vos reviews !
See ya !
