Harry Potter et la mémoire du dragon

Rating : M

Pairing : HPDM (progressif)

Disclaimer : Les personnages, les lieux ne sont pas à moi... et pourtant c'était pas faute d'essayer de convaincre J.K Rowling de me les laisser...

Note : les noms des lieux et de certains personnages sont dans leurs versions originales... désolée pour ceux que ça gêne... mais je trouve absolument horrible les noms comme Rogue... ou Drago.

Note 2 : J'essaye un maximum d'être cohérente avec les livres (d'ailleurs pour les dialogues et quelques descriptions je dois avoir le bouquin à côté pour ne pas déformer certaines choses), mais je vous prie de m'excuser d'avances si je ne l'étais pas ! (même si je pense être d'un niveau acceptable de ce niveau là )... Voilà ^^

Enjoy !

Merci à Harmonie pour sa correction.


LIVRE TROISIEME : Draco Malfoy and the prisoner of Azkaban

Chapitre 29 : Infirmerie & Hystérie

A ces mots Draco sursauta et jeta un regard empli d'espoir à Severus, avant de demander d'une petite voix : « Vous avez découvert quel poison avait été utilisé ? »

« Oui… » répondit Severus, d'une voix grave, « C'est le deuxième, Draco. »

Draco resta un moment interdit.

« Tu… tu veux dire celui qui ne peut se guérir que petit à petit ? » demanda le blond d'une voix blanche.

Severus hocha gravement de la tête et Draco retomba mollement sur son lit, tout en se tenant le front d'un air las.

« J'aurai dû m'en douter… » dit Draco, «…après tout pourquoi aurait-il utilisé le poison qui ferait moins de dégâts ? C'était logique…»

Un silence gêné s'installa alors dans l'infirmerie tandis que Draco poursuivit, d'un ton mortifié : « Pourquoi, moi, Severus ? Est-ce que j'ai fait quelque chose qui mérite tout ça ? »

Severus se mordit la lèvre inférieure, une rage sans nom contenue dans ce simple geste : « Non, Draco… tu n'as rien fait… absolument rien. »

« Alors pourquoi ? »

« Je ne sais pas. »

Draco allait ajouter quelque chose quand Pomfrey posa brutalement une bassine d'eau sur la chaise à côté du lit de Draco – renversant au passage au moins le quart du liquide. Les deux Slytherins regardèrent alors l'infirmière avec des yeux ronds.

« Cessez-donc de vous mortifier tous les deux ! » les sermonna Pomfrey, d'un ton autoritaire. « La volonté et l'acharnement sont les seuls moyens de vous guérir, Monsieur Malfoy – aussi longue la guérison soit-elle ! Je prendrais en charge les soins ne vous inquiétez pas. Je vais vous appliquer un onguent Muggle – certes moins efficace que les remèdes sorcières mais prévenant contre les risques d'avoir un effet néfaste une fois mélangé avec le poison. Je vous banderez ensuite le bras pour éviter les éventuels infections. Par contre je vous garde en observation jusqu'à jeudi, au cas où puis vous devrez revenir tous les matins afin de changer le bandage et si tout se passe bien dans moins d'un mois cette histoire ne sera plus qu'un souvenir ! »

« Un souvenir orné d'une longue cicatrice sur le bras. » ne put s'empêcher d'ajouter mentalement mais surtout amèrement Draco.

~HPDM~

« Draco ! » résonna la voix atrocement aiguë de Pansy.

« Où vous croyez-vous, Miss Parkinson ? » répliqua aussitôt Pomfrey, « Sortez immédiatement de mon infirmerie ! Mr Malfoy a besoin de repos et ce n'est certainement pas avec votre présence qu'il en aura ! »

La brune prit une expression indignée et allait certainement protester mais Blaise – qui était là également – la devança.

« On n'en a pas pour longtemps, madame Pomfrey. » expliqua-t-il, « On veut juste savoir comment il va… il nous a vraiment inquiétez avec toute cette histoire. »

Pomfrey les observa alors attentivement, pesant manifestement le pour et le contre avant de pousser un soupir résigné.

« Cinq minutes seulement. » dit-elle sévèrement , « Mr Malfoy est encore fragile. »

Le blond grimaça légèrement pour la forme tout en leur montrant d'un geste du bras – celui qui n'était pas blessé – les deux chaises près de son lit.

« Tu vas mieux ? » demanda Pansy, d'une voix inquiète, en s'asseyant.

« Comme si un hippogriffe pouvait me tuer. » rétorqua Draco d'un ton suffisant.

« Ce n'est pas ce que tu disais il y a quelques heures. » fit remarquer narquoisement Blaise, alors que l'inquiétude se reflétait dans ses yeux. « Et puis tu as entendu Pomfrey ? Tu es fragile. »

« La ferme Blaise. » grogna le blond en fusillant des yeux son meilleur ami, tandis que ledit meilleur ami ricanait.

Le noir porta alors son attention sur le bras bandé du blond, « Je ne savais pas qu'une attaque d'hippogriffe était si dangereuse qu'elle nécessitait un bandage… Mais bon avec tout le sang que tu as perdu tout à l'heure je suppose que c'est normal… »

« Bah maintenant tu le sais. » marmonna Draco, qui n'aimait pas du tout la tournure que prenait la conversation. « D'ailleurs que faîtes-vous là ? Vous ne devriez pas être en cours ? »

«Ca fait plaisir de se sentir être le bienvenu… » ironisa Blaise, « On a eu une autorisation spécial de Snape pour pouvoir te rendre visite. »

Draco soupira, ce n'était absolu pas le moment ! Il n'avait même pas eu le temps de se préparer psychologiquement à affronter cette douleur, il n'aurait donc certainement pas la force de faire face aux questions de Pansy mais surtout à ceux de Blaise. Mais comment ne pas répondre aux questions sans attiser leur suspicion ?

« Les deux balourds ont écrit à ton père. » l'informa Blaise, tandis que Draco blanchissait à vue d'œil, réaction que Blaise ne manqua pas de remarquer.

« Pourquoi ? » demanda le blond, en reprenant contenance.

« Pour lui informer que son fils venait de se faire attaquer par un hippogriffe et qu'il est à présent à l'infirmerie à cause de l'incompétence du professeur. » répondit Pansy.

Draco écarquilla les yeux d'horreur, si son père apprenait que Pomfrey était au courant de la blessure, Merlin seul sait ce qui risquerait d'arriver !

« Je vois…. » dit finalement le blond d'un ton neutre.

Il vit que Blaise allait ajouter quelque chose mais la voix de l'infirmière le coupa : « Ca fait cinq minutes, maintenant, dehors ! »

« On prendra les cours pour toi. » dit Pansy, en se levant, puis elle ajouta en grimaçant, « Enfin peut-être pas en Histoire… suivre le cours de Binns est tout simplement impossible. »

«Je pourrais toujours demander à Hermione… et lui demander en passant des explications sur son soudain '' don d'ubiquité''. »

Draco poussa un soupir de soulagement quand Blaise et Pansy eurent passé la porte de l'infirmerie, puis sortit le Prongs' Snitch de sa poche et observa d'un œil morne la journée de Potter.

~HPDM~

« C'est pour ça que tu avais gardé ce bandage aussi longtemps… » commenta Harry, la compréhension illuminant son visage.

« Bien sûr, tu crois quoi ? Que j'allais garder ce truc encombrant pour mon plaisir personnel ? » railla Draco en levant les yeux au ciel.

« Pour ce que je savais de toi à l'époque…. » contra Harry, en haussant les épaules… « Pour moi, tu aurais très bien pu en être capable pour attirer l'attention des autres… »

« Tu parles… » grommela Draco, « A cause de cette vielle mégère de Pomfrey, j'ai été privé de Quidditch ! »

« Tu aurais perdu de toute façon. » répliqua narquoisement le brun avec une petit sourire en coin, tandis que le blond le fusillait du regard.

« N'importe quoi ! » s'indigna le blond, « Je suis tout à fait capable de te battre au Quidditch, Potter ! »

« Et tu l'a très bien montré durant ces cinq dernières années. » fit remarquer Harry sur un ton innocent.

« Tu as vraiment envie que je te frappe ? » répliqua Draco, d'un ton doucereux en plissant les yeux, « Parce que si c'est le cas tu es vraiment sur la bonne voie. »

Harry haussa les épaules d'un air ennuyé, tout en fixant du coin de l'œil le blond. Il avait vu que depuis que les souvenirs de la troisième année avait commencé, Draco s'était crispé et semblait constamment tendu, même s'il n'en laissait rien paraître – du moins il croyait ne rien laisser paraître. Et l'un des seuls moyens que Harry avait trouvé pour ''déstresser'' le blond était de le provoquer encore et encore jusqu'à ce que Draco ait vidé ce trop-plein de ressentiment.

« Pour si peu ? » demanda Harry d'un air faussement choqué, « Ne serais-tu pas susceptible, Draco ? »

« Non, toi par contre on dirait que tu le fais exprès. » rétorqua le blond tout en lui dardant un regard suspicieux, « Qu'est-ce que tu manigances ? »

« Moi ? » dit Harry d'un ton surpris, fort peu convaincant, « Mais rien voyons, pourquoi voudrais-je manigancer quelque chose ? »

« Parce que je te connais et quand tu fais cette tête là, ça veut dire qu'une idée particulièrement idiote est en train de te traverser l'esprit et que tu ne vas pas tarder à la réaliser…. » asséna doctement Draco, sur un ton suffisant.

Harry grimaça intérieurement, il ne se savait pas aussi transparent ! Draco arrivait à lire en lui comme un livre ouvert et ça en était particulièrement troublant. Mais transparent ou pas, il n'allait pas perdre de vue son objectif.

« Bizarrement cette idée ne pas l'air si idiote que ça… » chuchota Harry, de telle sorte que Draco puisse l'entendre. « Elle m'a même l'air particulièrement brillante… mais bon on va dire que c'est relatif… »

Draco leva alors les yeux au ciel d'un air profondément dépité, qu'avait-il encore en tête ?

« Accouche Potter je n'ai pas que ça à faire. » grommela-t-il.

« Oui c'est sûr qu'entre regarder tes souvenirs et regarder tes souvenirs tu as beaucoup de chose à faire. »

« Bon ça suffit ! » s'énerva Draco, « Qu'est-ce que tu cherches à faire, à la fin ? »

« Te débarrasser de cette foutue tension qui te suit depuis qu'on a vu tes vacances ! » répondit Harry, sur le même ton.

« Je ne suis pas tendu. » protesta le blond, en fusillant le Gryffindor du regard.

« Bien sûr que si tu l'es ! » s'importa Harry, en criant sur un ton agacé, « Tu sembles dire les choses sur un ton désinvolte, mais tu as constamment les poings serrés et les muscles crispés, et ne crois pas que je ne vois pas les grimaces que tu fais parfois ! »

« Et pourquoi est-ce que je serais tendu, hein ! »

« Parce que tu te sens misérable en regardant ton toi du souvenir ! Tu te dis que si jamais tu avais pu être à sa place tu n'aurais pas fait ces erreurs, que tu ne te serais pas retrouvé avec le bras en compote et des ennuis jusqu'au cou. Tu te dis qu'il est pitoyable d'agir de cette façon, que gémir et s'apitoyer sur soi-même ne résoudra pas les choses ! Tu te dégoûtes en te disant que cette personne que tu vois c'est toi ! Mais ce que tu ne vois pas Draco, c'est que c'était admirable d'agir de cette façon –»

« Tais-toi. » le coupa Draco d'un ton dur.

« … que personne d'autre de ton âge aurait pu avoir cette présence d'esprit ! »

« Tais-toi ! » répéta Draco, en s'approchant dangereusement du brun.

« Ou peut-être que tu te dis que c'est normal et que tu mérites tout ça ? » poursuivit le brun, sans prêter attention à l'interruption du Slytherin. « Ou peut-être même que si tu es tendu c'est parce que ne veux pas que je vois tes faiblesses ? »

« TAIS-TOI ! » cria Draco, qui était à présent juste en face du brun.

« Et bien non tu ne mérites pas ça Draco, personne ne le mérite ! Et qu'est-ce que ça change que je vois tes faiblesses ? Ca te rend bien plus humain que tout ce que j'ai pu voir avant, et puis tu as bien vu les miennes, non ? Pourquoi tu –»

Le poing de Draco toucha violemment la joue d'Harry qui dut reculer légèrement pour encaisser le coup. La fureur du blond était palpable et Harry se fit mentalement la remarque que c'était en quelque sorte une bonne chose qu'il arrivait toujours à sortir le Slytherin de ses gonds.

« Ca fait mal. » commenta Harry, en passant une main sur sa joue.

« J'espère bien. » répliqua Draco, en le fusillant du regard, « De quel droit oses-tu dire ça ? »

« Du droit d'un ami, peut-être ? » dit avec défi Harry, avec un petit sourire en coin avant d'ajouter : « Ca va mieux non ? »

« Non ! »

~HPDM~

Draco ne revint en classe que jeudi en fin de matinée pendant le cours commun de potion qui rassemblait les élèves de Slytherin et de Gryffindor. D'un pas mal assuré, il pénétra dans le cachot où se déroulait le cours. Il n'avait pas réellement envi de s'approcher des deux balourds ni de répondre aux éternelles questions de Pansy et Blaise. L'infirmerie lui aurait au moins apporté une bonne chose : la tranquillité.

« Comment ça va, Draco ? » demanda Pansy d'une voix niaise et profondément ridicule, bien que Draco savait qu'elle était réellement inquiète pour lui. « Ca te fait très mal ? »

Et le blond ne manquant pas le regard inquisiteur de Blaise derrière Pansy, soupira doucement avant de répondre d'une voix faussement dramatique : « Oui… horriblement mal. »

Draco s'installa alors à côté de Potter et Weasley – eux au moins ne lui poserait pas de question. Mais alors qu'il allait commencer à couper ses racines de marguerite, il se rendit compte qu'il n'en était pas capable. Pomfrey lui avait clairement signifié de ne pas faire d'effort avec son bras – quelle poisse !

Draco jeta alors un œil alarmé aux alentours, cherchant une solution à son petit problème, mais ne trouvant toujours rien après quelques minutes, il se résigna à demander de l'aide.

« Monsieur, » dit Draco, « Il faudrait que quelqu'un m'aide à couper ces racines de marguerite. Je n'y arrive pas tout seul à cause de mon bras… »

« Weasley vous couperez les racines de Malfoy. » dit Severus sans même lever les yeux, bien que le blond eût repéré la petite crispation de la main du maître des potions, marquant son inquiétude.

Draco demanda également à Potter de peler sa figue quand un détail lui revint en mémoire.

« Vous avez vu votre copain Hagrid, ces temps-ci ? » demanda-t-il à voix basse.

« Ca ne te regarde pas. » répliqua sèchement Weasley sans lever les yeux.

« C'est bien ce que je pensais… père a dû faire quelque chose… mais quoi ? »

« J'ai bien peur qu'il n'ait pas beaucoup d'avenir comme professeur. » dit Draco, « Mon père n'est pas très content de ce qui m'est arrivé… »

« Continu comme ça, Malfoy, et il va vraiment t'arriver quelque chose. » gronda Weasley.

Draco décida alors de jouer son rôle à fond et continua à vanter les pouvoirs de son père, jusqu'à ce que Finnigan attire son attention.

« Hé, Harry, » dit-il, « Tu as entendu ? Dans le Prophet de ce matin, ils disant qu'on a repéré Sirius Black. »

« Où ça ? » demandèrent Potter et Weasley, d'une même voix.

Draco quant à lui écoutait attentivement, se remémorant les paroles de sa mère. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé ce jour-là, Draco… Mais si jamais Sirius avait besoin de mon aide, je n'hésiterais pas.

« Je suppose que moi aussi alors…Mais bon pourquoi Sirius Black viendrait-il à Hogwarts ? »

« Pas très loin d'ici, » dit Finnigan, l'air surexcité. « C'est une Muggle qui l'a vu. Bien sûr, elle n'a pas très bien compris ce qui se passe. Les Muggles pensent qu'il s'agit d'un criminel ordinaire. Alors, elle a téléphoné au numéro vert et quand les gens du ministère sont arrivés, il était déjà parti. »

« Pas très loin d'ici. » répéta Weasley, en jetant un regard éloquent à Potter.

« Si nous partons du principe que Sirius est innocent… alors ça veut dire qu'il ne veut pas tuer Potter, non plus. » Draco leva alors mentalement des yeux devant le ridicule de ses pensées, « Bien sûr c'est évident. Mais ça n'explique pas pourquoi Sirius voudrait aller à Hogwarts… Certainement pas juste pour passer le bonjour à son filleul !»

« Qu'est-ce qu'il y a ? Tu veux que je t'épluche autre chose ? »

Draco manqua de sursauter mais n'en laissa rien paraître, à la place il fixait attentivement Potter, laissant paraître une lueur malfaisante dans ses yeux.

« Mais Potter jusqu'où en sait-il ? »

« Tu veux essayer d'attraper Black à toi tout seul Potter ? »

« Exactement » répondit Potter d'un ton dégagé.

« Menteur. »l'accusa mentalement Draco tandis que ses minces lèvres s'étirèrent en un sourire mauvais.

« Si j'étais à ta place. » dit-il à voix basse, « J'aurais déjà tenté quelque chose. Je ne resterai pas à l'école comme un gentil garçon, je sortirai d'ici pour aller le chercher. »

« Et peut-être que par la même occasion tu pourras enfin savoir, qu'on t'as raconté des mensonges sur Sirius. »

« Qu'est-ce que tu racontes, Malfoy ? » demanda Weasley d'un ton brusque.

« Tu ne sais donc pas, Potter ? » chuchota Draco, en clignant des yeux.

« Je ne sais pas quoi ? »

Draco laissa échapper un petit ricanement, content de son effet… Même si cela venait de Draco, Potter allait commencer à avoir des soupçons et la curiosité naturelle du brun finirait par faire le reste.

~HPDM~

Draco frappa à la porte, qui s'ouvrit immédiatement pour laisser passer un Severus furibond. Le blond haussa alors les sourcils et dit d'un ton moqueur :

« Ca va j'ai compris, si tu ne veux pas de moi, je vais m'en aller. »

« Ne dis pas de bêtises et dépêche-toi d'entrer. » ordonna Severus.

« Pourquoi es-tu de si mauvaise humeur ? » demanda Draco avec un petit sourire innocent, « Ce n'est quand même pas parce qu'en cours de Défense, l'Epouventard de Longbottom a pris ton apparence puis t'a affublé d'habits ridicules, n'est-ce pas ? »

« Draco. » dit Severus d'un ton menaçant.

« Oh si on ne peut même plus rigoler. » maugréa Draco, d'un ton amusé, mais il prit rapidement une expression plus sérieuse et dit : « Hermione devrait bientôt arriver avec son identification du cercueil –même si elle ne sait pas que cela provient du cercueil – mais avant j'aimerais te demander un petit service. »

« En quel honneur ? » demanda Severus, qui apparemment lui en voulait pour la petite boutade sur l'Epouventard.

« En tant que ton filleul, mais aussi en tant qu'élève de Slytherin. » répondit solennellement Draco, en fixant Severus.

« Je t'écoute. » chuchota le maître des potions en s'asseyant sur son divan.

« Disons… » commença Draco, s'arrêtant pour chercher ses mots, «… que ces derniers temps – enfin plus spécialement durant un cours de Soin au créature magique – j'ai été victime d'un chantage, dont malheureusement je ne peux m'extirper… alors je me demandais si le directeur des Slytherins pourrait m'aider à éviter les récidives. »

Severus fronça les sourcils, analysant les paroles de Draco attentivement.

« Crabbe et Goyle ? » demanda-t-il finalement, d'un ton grave. « C'est pour ça que tu as insulté l'hippogriffe ? »

Draco sentait la colère de Severus monter d'un stade, tandis que le blond hochait la tête.

« Je vais m'en occuper. » approuva le maître des potions, d'un ton menaçant, « Et crois-moi, ils ne s'en sortiront pas comme ça ! »

« Merci. » dit le blond, d'un ton soulagé.

Au même instant, quelqu'un frappa à la porte.

« Et voilà, miss-je-sais tout. » grommela Severus en soupirant, tandis que Draco laissa échapper un petit sourire en coin.

« Il râle mais je suis sûr qu'au fond, elle l'intéresse. »

« Entrez ! » dit le maître des potions.

« Draco… » salua la Gryffindor, d'un ton chaleureux, « Comment tu vas ? »

« Bah je viens juste de sortir de l'infirmerie après trois jours de soin, alors je dirais merveilleusement bien. » railla Draco en haussant les épaules.

Hermione leva alors les yeux au ciel puis salua d'un hochement de tête Severus, avant de déposer son magicomètre et un tas de parchemins sur la table.

« J'ai réussi à identifier la particule que vous m'avez donné. » informa-t-elle, avec un sourire satisfait.

« Vous nous en voyez ravie Miss Granger. » ironisa Severus, « Peut-être pourriez-vous nous montrer le fruit de votre travail au lieu de vous vanter ? »

Hermione serra les poings mais ne répliqua pas, à la place elle tendit un parchemin à Severus et un autre à Draco.

« C'est l'identification de cette particule. » dit-elle. « Et j'aimerais à présent identifier le sort que vous avez jeté, professeur. »

Severus hocha sèchement la tête et prit la baguette d'entraînement.

~HPDM~

« Non ! » cria Draco, en jetant un regard furieux au brun, « A cause de toi, je n'arrive plus à me calmer, espèce d'abruti. »

Le blond accompagna ses paroles de coups qu'Harry encaissa sans se défendre, ce n'était pas vraiment douloureux puisque le Slytherin n'y mettait pas toute sa force. Finalement le blond s'arrêta essoufflé, se tenant droit à une vingtaine de centimètre du brun.

« Et le pire. » continua Draco, en se mordillant les lèvres, « C'est que tu as raison ! Oui, je déteste revoir toutes les foutues erreurs que j'ai pu commises, toutes les souffrances que j'ai pu ressentir, toute cet orgueil et cette fierté mal placé que j'avais ! Et alors ? Est-ce que c'est mal ? Est-ce que je n'ai pas le droit d'être tendu à cause de ça ? »

« Draco… » commença Harry.

« C'est comme si on te balançait toutes tes conneries à la figure ! » continua Draco, en se passant une main rageuse dans les cheveux.

« Draco. » répéta Harry.

« Je ne veux plus de ça, Potter ! Je veux sortir de ces putains de souvenirs… Parce que je sais que ça deviendra de plus en plus terrible et j'ai déjà assez souffert comme ça ! Et si on ne sortait jamais ? Et qu'on soit obligé de regarder ça, encore et encore ? Je… Je –»

Harry écarquilla les yeux d'horreur, provoquer Draco était censé le soulager pas lui déclencher une crise d'hystérie ! Comment pouvait-il le calmer à présent ? Le blond semblait ne plus avoir toute sa tête et quelque chose lui disait qu'une simple gifle n'allait pas sortir le Slytherin de cet état.

« Bordel Harry, pourquoi faut-il toujours que tu agisses sans réfléchir ? » se sermonna mentalement Harry.

« Draco, calme-toi ! » dit Harry, en secouant le blond, « On va s'en sortir… Eh oh, tu m'écoutes ? Merde ! »

Harry inspira profondément. Il n'allait quand même pas faire ça ? Le blond allait le tuer quand il reprendra ses esprits… Mais en même temps il ne pouvait pas le laisser comme ça…

Le brun fourra rageusement sa main dans ses cheveux, ne sachant plus du tout quoi faire. Puis jetant un dernier coup d'œil au blond, Harry jura bruyamment. Il allait le faire, peu importe que Draco lui en veuille plus tard ! Et puis ça serait une vengeance pour la dernière fois… oui voilà !

Alors sans plus de cérémonie, Harry plaqua violemment ses lèvres contre celle de Draco.


TO BE CONTINUED

Et voilà ! un nouveau chapitre de fini ^^

Je vous remercie pour vos reviews et vous souhaite une bonne semaine..

See Ya !

ps : interdiction de tuer l'auteur.