titesouris : Au moins ça permet à Mithian de repartir sans être à moitié humiliée, et tu as de quoi compenser ^^
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Chapitre 70 : La princesse de Nemeth ~Partie 2~
"J'ai pensé que tu devrais voir cela par toi-même aussi tôt que possible."
Léon se tenait sombrement au pied du mur ouest, alors que Merlin s'agenouillait à côté de la forme froide de l'apprenti du Cartographe Royal. Qu'il était mort était certain, restait à découvrir comment.
Merlin leva les yeux sur le mur, fronçant les sourcils.
"Vous pensez qu'il a trébuché et est tombé ?"
Le chevalier secoua la tête.
"C'est ce que je pensais au début, mais ce mur a un grand parapet. Cela n'a pas pu être un accident."
Merlin retourna son attention sur l'homme mort, se rapprochant.
"Et je ne sens pas d'alcool, donc il n'était pas soûl."
Il commença à l'examiner, utilisant ce qu'il avait appris de l'art de la médecine pour faire un diagnostic. Mais son expression ne fit que s'assombrir à ce moment.
"Sa nuque est brisée, ce qui aurait du sens compte tenu de la chute possible, sauf qu'il n'a aucune autre blessure extérieure que je peux voir. Rien d'autre n'est brisé, juste sa nuque."
Merlin roula l'homme pour le regarder en face, seulement pour s'arrêter lorsqu'il eut un aperçu d'un parchemin dans un trou dans le devant de sa tunique. Il le sortit, Léon se rapprochant.
"Qu'est-ce que c'est ?"
Le magicien déplia le papier, qui portait un sceau et un ruban qui l'avaient autrefois maintenu fermé.
"C'est une lettre. Elle vient de la cour d'Odin."
Il lut les premières lignes, avant de sauter sur ses pieds.
"Je dois montrer cela à Arthur tout de suite ! Occupez-vous du corps.
– Oui, Sire."
Merlin se rua loin de Léon, fourrant la lettre dans sa veste et se dirigeant droit vers la Salle du Conseil. On était encore suffisamment tôt dans la matinée pour qu'il soit là, utilisant ses tâches comme une chance pour garder de l'espace entre Mithian et lui et garder le peu de choses disponibles pour la divertir pour des autres moments.
Il leva les yeux lorsque son ami entra, immédiatement inquiet par le regard sur le visage du magicien.
"Qu'est-ce qui s'est passé ?"
Merlin lui tendit la lettre, sombre.
"Léon a trouvé Yvain, l'apprenti du cartographe, mort au pied du mur ouest. On aurait dit au début qu'il en était tombé, mais cela et les blessures indiquent autre chose. On dirait qu'il a été tué ailleurs et qu'on s'en est débarrassé pour cacher ce qu'il faisait."
Il soupira.
"Je ne sais pas pourquoi il ferait ça. C'était un gentil garçon, de bonne famille."
Arthur, ayant maintenant lu la lettre, soupira également.
"Mais capable de vendre les secrets de son pays pour quelques pièces d'or."
L'idée d'une autre trahison les piqua tous les deux, mais Merlin en resta aux inquiétudes posées.
"Son travail lui donnait accès à tous les plans confidentiels que nous ayons… L'emplacement des souterrains de siège, et je ne pense pas utile de vous dire l'usage qu'un ennemi ferait d'un tel plan."
Arthur posa la lettre, solennel.
"A-t-on trouvé autre chose avec cette lettre ?"
Merlin secoua la tête.
"Il est donc possible que le garçon ait été assassiné parce qu'il avait rempli sa mission. Il faut vérifier les coffres-forts."
Merlin acquiesça, se tournant pour partir.
"Je m'en occupe tout de suite."
Il se rua loin de la Salle du Conseil, se dirigeant vers son étude pour y récupérer le jeu de clé qui lui avait été récemment accordé. Il les gardait là, sous le verrou de plusieurs sorts puissants, à la plus grande frustration de l'homme qui le suivait discrètement.
Agravain garda ses distances, suivant Merlin jusqu'aux niveaux inférieurs. Il utilisa la distraction du sorcier parlant aux gardes dans les voûtes pour se glisser devant eux derrière les colonnes sur le côté du passage. Il attendit alors patiemment que Merlin déverrouille la partie des voûtes où les documents du royaume les plus sensibles étaient gardés sous clé. C'était probablement ici que l'Accord sur la Magie avec Escetia était gardé, bien qu'il ne soit pas là pour cela.
Encore une fois, il attendit que Merlin soit distrait, cette fois en ouvrant le placard où les plans des souterrains de siège étaient gardés. Une fois qu'ils furent confirmés présents, il les rangea et quitta la chambre pour parler aux gardes dehors.
Agravain saisit sa chance, se précipitant de l'endroit où il s'était caché derrière une étagère et déroulant une feuille blanche sur la table dans le placard que Merlin avait vérifié. Il attrapa les plans des souterrains de siège, les ouvrant par-dessus cette feuille avant de les enrouler tous les deux ensemble. Il y eut une lueur alors que le sort que Morgane avait mis sur la feuille blanche était activé par l'action, et il les déroula à nouveau et les sépara pour révéler qu'elle portait maintenant une copie exacte du document qui avait été placé par-dessus.
Il remit les plans dans le placard, se glissant prudemment et silencieusement dehors et derrière les colonnes à nouveau, pendant que Merlin demandait à l'un des gardes d'aller chercher Sire Geoffrey pour qu'un inventaire complet des documents rangés ici soit fait.
Le traître se rua hors du château dans les écuries, utilisant l'obscurité grandissante pour masquer son passage jusqu'à la hutte de Morgane dans les bois.
Elle se renfrogna lorsqu'il entra, se mettant sur ses pieds.
"J'espère que vous ne me décevrez pas une fois de plus, Agravain."
Il tendit la feuille, semblant suffisant. Merlin était peut-être un magicien puissant, mais il était toujours possible de se faufiler devant lui quand il ne s'attendait pas à ce que quelqu'un essaye. Après tout, qui avec un quelconque sens d'auto-préservation le suivrait dans les voûtes sans assommer les gardes… Même si en vérité, il avait été terrifié quand il l'avait fait. Être aussi proche d'être découvert n'était pas une chose agréable.
"Les plans des souterrains de siège sont aussi précieux que la clé de la grande porte."
Morgane sourit alors qu'elle les ouvrait pour regarder. Ils rendraient ses plans réels.
"Et ils sont bien plus meurtriers. Vous avez bien œuvré, Agravain… Enfin."
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Les bavardages remplissaient la salle à manger, parmi ce petit rassemblement des nobles de Camelot les plus hauts classés… Moins Agravain qui n'avait pas été invité. Tout le monde était content, et la Princesse Mithian semblait certainement s'amuser alors qu'elle parlait à Arthur dans leurs sièges en tête de table.
Merlin s'approcha, se tenant à côté de la chaise d'Arthur pour s'enquérir poliment.
"Un peu de potage, Sire ?"
Arthur le regarda, sachant qu'il était taquiné.
"Non merci.
– Vous êtes sûr ?
– Merlin, ça fait trois fois que tu me le demandes. Veux-tu bien…"
Il fit un geste de renvoi, le magicien s'éloignant, sachant que la couche d'irritation empêcherait Arthur de faire une quelconque réaction devant la princesse quand les prochains mots sonnèrent directement dans son oreille.
"Geoffrey a terminé l'inventaire des plans dans les coffres-forts. Rien ne manquait, mais Gaius a étudié la lettre trouvée sur Yvain et dit que c'est une contrefaçon."
Arthur renversa un peu de sa cuillère de potage, Mithian le lavant utilement du devant de sa cotte de mailles avec une serviette alors qu'il dirigeait un petit regard à son Sorcier de la Cour. Un qui disait clairement 'tu ne pouvais pas attendre la fin du banquet pour me dire ça ?'
Il sembla réfléchir, avant de rappeler Merlin et de désigner les musiciens dans le coin le plus éloigné.
"Je pense, Merlin, qu'il serait agréable pour la Princesse Mithian d'entendre l'une des Grandes Ballades écrites sur Camelot. Je sais que tu en as mémorisées une ou deux, alors peut-être que tu pourrais ?"
Merlin le regarda, bouche bée.
"Vous voulez que je chante ? Devant la cour ?"
Arthur sourit agréablement.
"Oh, tu ne voudrais sûrement décevoir notre invitée ?"
Il se tourna vers Mithian.
"Merlin a un talent étonnamment agréable pour la chanson."
Merlin murmura entre des dents serrées.
"Et vous avez un talent étonnant pour oublier que vous m'avez promis de ne jamais m'ordonner de jouer en public."
Arthur lui sourit à nouveau.
"Ce n'est pas un ordre, Merlin, c'est une requête."
Le magicien se tourna et marcha vers les musiciens, parlant à nouveau à travers l'amulette.
"Vous me le revaudrez."
Inconsciente de cet échange, Mithian regarda Arthur.
"Le taquinez-vous toujours comme cela ?"
Arthur ne répondit pas à cela, désignant à la place l'estrade où Merlin se tenait maintenant devant les musiciens.
A son signal, ils commencèrent à jouer une ballade qui était considérée comme l'une des meilleures, les yeux des invités se tournant tous pour le regarder de surprise alors qu'il attendait le moment pour commencer à chanter.
Mithian le fixa de surprise agréable aux tons lyriques et vrais de la voix de Merlin, regardant Arthur et souriant alors même qu'elle était en transe comme le reste de la cour à la beauté de l'interprétation jouée.
"Vous n'avez jamais dit que votre serviteur était si talentueux. Il devrait être un barde célèbre avec une voix comme celle-là."
Arthur gloussa.
"Sauf qu'il n'est pas du tout intéressé pour en être un. Il a rendu clair le fait qu'il est content dans sa position actuelle, bien qu'il joue de temps à autre quand cela lui plaît. Il a chanté un poème d'amour assez touchant au mariage de son ami, l'apprenti du Médecin de la Cour."
Mithian regarda à nouveau le roi.
"Et chantera-t-il à votre mariage ?"
Le sourire d'Arthur s'évanouit, une lueur de peine se montrant.
"Il a écrit une chanson spécialement pour cela, et a juré de ne jamais la chanter à personne jusque-là."
Mithian se tut, consciente qu'elle avait touché un point sensible, et se concentra à la place sur le reste de la performance de Merlin.
Elle se finit par des exclamations et des applaudissements venant des courtisans agréablement surpris, suivit par Merlin qui battait hâtivement en retraite pour éviter d'être fixé. Le banquet finit peu de temps après, Arthur raccompagnant Mithian à ses appartements.
"Je crains que le Festival d'Ostara ne se tienne dans les jours prochains.
– Dois-je m'en inquiéter ?"
Arthur la regarda alors qu'il marcha, pas sûr de l'excuse à faire.
"La tradition à Camelot veut que l'on chasse ce jour-là. Mais Merlin peut vous faire visiter la ville."
Mithian le regarda avec un léger froncement de sourcils.
"Une visite ?"
Arthur acquiesça.
"Certains bâtiments sont vieux de plusieurs siècles."
Il s'arrêta lorsqu'il sentit sa main sur son bras, et elle l'interrompit.
"Arthur, j'adore la chasse."
Il la fixa.
"Vous êtes sûre ?"
Elle sourit.
"Mais oui."
Elle s'arrêta à côté de sa porte.
"Eh bien, ce sont mes appartements. Je vous souhaite une bonne nuit, Sire."
Elle offrit sa main, sur laquelle il plaça un léger baiser formel de courtoisie.
"Bonne nuit, Princesse."
Il recula d'un pas, souriant légèrement.
"Et je vous ai arrangé un déjeuner spécial demain."
Elle le regarda, curieuse.
"Spécial en quoi ?
– Vous verrez."
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La matinée suivante révéla ce qu'il avait voulu dire, le petit-déjeuner était un pique-nique à un endroit agréable pas trop loin des murs du château. Bien sûr, Arthur avait la partie facile, guidant Mithian le long du chemin pendant que deux chevaliers suivaient aussi en tant que gardes. Merlin, d'un autre côté, portait ce pique-nique et toutes les autres choses qui en découlaient.
Il posa ses fardeaux de couvertures enroulées, oreillers, et le rouleau de toile fine pour aller sous eux et garder l'humidité du sol éloignée.
Arthur ignora son regard mécontent, présentant à la place la vue du point avantageux à la princesse.
"Qu'en pensez-vous ?"
Mthian jeta un œil sur la vue de la vallée et des montagnes à distance.
"La vue est tout à fait spectaculaire.
– Oui."
Arthur commença à inspecter le sol sous eux.
"Ce sol ne semble pas assez plat, n'est-ce-pas ? Un peu irrégulier. Ah, n'est-ce pas mieux ici ? Si, beaucoup mieux. Merlin."
Il bougea jusqu'à un autre point à vingt pieds de distance, forçant Merlin à tout ramasser de nouveau et à suivre. Il attendit alors jusqu'à ce que tout ait été à nouveau posé.
"Mais d'ici, la vue est-elle aussi belle ?"
La princesse lui donna un long regard.
"Arthur."
Le roi retourna jusqu'à l'autre point.
"Vous préférez le premier ? Je suis d'accord. Merlin !
– Ne soyez pas si méchant."
Arthur fit un geste vers le serviteur.
"Mais ça ne le dérange pas, n'est-ce-pas, Merlin ? Il faut qu'il se muscle un peu, regardez-moi cette sauterelle."
Mithian posa les mains sur les hanches de désapprobation amusée, mais seulement amusée parce que l'expression de Merlin disait qu'il était habitué à cela.
"Assez."
Elle se tourna vers le serviteur, et prit le panier de nourriture qui était la dernière chose qu'il devait prendre à nouveau.
"Merci, Merlin, je ferai le reste."
Ils retournèrent à l'autre point, Merlin installant tout avant de prendre position non loin avec sa cape formelle drapée autour de ses épaules. Il continua de jeter un œil alors que le roi et la princesse finissaient leur nourriture puis parlaient, pensant au petit jeu qui avait commencé le soir dernier.
Il avait accidentellement surpris Arthur et l'avait fait renverser du potage sur lui-même, et maintenant Arthur l'avait fait chanter et porter toutes les affaires du pique-nique sans cheval. Il était temps pour une petite revanche.
Ses yeux se dorèrent, poussant Arthur à laisser échapper un rot extrêmement fort et impoli. Le roi le regarda, alors même qu'il essayait de s'excuser devant la princesse.
"Je suis navré, je ne sais pas ce qui m'a pris."
Il essaya de couvrir son état gênant, seulement pour qu'un second rot suive le premier après un autre regard de Merlin. Elle le fixait maintenant avec des sourcils levés.
"Vraiment, je ne sais pas quoi dire-"
Ses mots furent coupés quand la magnifique et digne dame laissa sortir un rot aussi fort et plus long que les deux qu'il avait faits. Elle sourit d'humour, et tous deux commencèrent à rire. Mais quand ces rires s'évanouirent, ses yeux dérivèrent vers l'endroit Merlin était assis avec son épée ostensiblement plantée dans le sol à côté de lui. Les deux chevaliers s'étaient arrêtés plus loin pour monter la garde, cet endroit étant suffisamment proche du château pour qu'elle soit tout à fait en sécurité.
Elle pensa également à la cape inhabituelle du serviteur, et à ses manières très décontractées avec son maître.
"Dites-moi, pourquoi permettez-vous à votre serviteur de porter une épée ?"
Arthur prit une gorgée de sa boisson, répondant.
"Merlin est mon Garde d'Honneur. C'est une position donnée à un roturier de confiance, leur donnant les droits d'un Chevalier de Camelot. C'est mon confident de confiance, mon ami, et en effet un protecteur. Il m'a sauvé la vie de nombreuses fois, la plupart du temps sans en recevoir le crédit, et sa loyauté envers moi n'est pas questionnable."
Arthur la regarda.
"Il est aussi là en tant que votre chaperon, et gardien de notre honneur si des individus malicieux devaient chercher à faire des rumeurs infondées sur ce pique-nique."
Il regarda en direction de Merlin.
"Peut-être qu'il pourrait vous donner une démonstration de ses talents avec une lame une fois que nous serons revenus au château. Je suis sûr que l'un des chevaliers serait content de se battre en duel amical avec lui. N'est-ce-pas, Merlin ?"
Merlin soupira, sachant que c'était la revanche pour les rots.
"Ce serait un honneur, Sire."
Au ton amusé du serviteur, Arthur rit à nouveau. Un instant d'allégresse qui était répété à de nombreux kilomètres dans un état proche du Château d'Escetia.
Gwen rit à l'histoire amusante de Fyren, sur un incident sur le terrain d'entraînement par l'un de ses chevaliers. Katryn se tenait proche, calme et attentive mais autrement distance. Bien qu'elle ait aussi un sourire sur le visage.
Gwen posa sa coupe, regardant vers la vue offerte par les fenêtres.
"Ce fut très agréable de déjeuner avec vous. Merci d'être venu me rendre visite."
Fyren sourit.
"Ce fut un plaisir, et je ne voulais pas que vous pensiez que je vous ignorais. Ça a été quelques semaines chargées, avec toutes les nouvelles venant de Camelot. Dans le message le plus récent, la Princesse Mithian de Nemeth était là-bas en invitée, pour commémorer un nouveau traité avec son père."
A l'opposé de lui, la roturière-devenue-dame soupira mélancoliquement.
"Il se passe tant de choses là-bas, et je manque tout cela. J'aimerais pouvoir retourner à la maison."
Le roi tendit une main par-dessus la table, la posant sur la sienne pour la réconforter.
"Je suis sûr que Merlin vous rappellera bientôt. Il y pense même peut-être déjà."
La porte de la salle s'ouvrit, Gwen et Fyren tournant tous deux la tête pour regarder celle qui l'avait ouverte. La femme qui entra était presque aussi grande que le roi lui-même, ses cheveux blonds une ombre plus proche du marron que du doré.
C'était la Sorcière de la Cour de Fyren, et son expression était sérieuse.
"Je suis désolée de vous interrompre, Mon Seigneur, mais j'ai des nouvelles graves."
Fyren se mit sur ses pieds, fronçant les sourcils.
"Qu'y a-t-il, Iunia ?"
Iunia désigna un long collier qu'elle portait, qui avait plus de deux douzaines de petits miroirs pendus dessus, chacun ensorcelé pour se connecter avec l'autre de la paire à laquelle il correspondait.
"J'ai eu des nouvelles de l'une de mes espionnes. Celle dans le camp du Seigneur de Guerre Southron, Helios. Morgane est allée le voir la nuit dernière, et lui a donné des plans qui lui ont été donnés par Agravain… C'était les plans des souterrains de siège de Camelot."
Fyren s'immobilisa complètement, tout comme Gwen, son ton grave avant qu'il se dirige vers la porte.
"Nous devons prévenir le roi Arthur. Où est ton espionne maintenant ?"
"En route vers Camelot alors que nous parlons. Elle a été découverte dans son espionnage et forcée de fuir. Elle est poursuivie, mais elle fera de son mieux pour délivrer le message."
Fyren acquiesça.
"Bien. J'enverrai mon messager le plus rapide avec le message aussi."
"Fyren, je veux retourner à Camelot, maintenant."
Roi et sorcière s'arrêtèrent, se tournant pour regarder Gwen qui s'était aussi mise sur ses pieds. Il la regarda avec compréhension, mais secoua la tête.
"Je suis désolé, Gwen, mais j'ai juré à Merlin que je vous garderai en sécurité. Si l'espionne d'Iunia est pourchassée, alors le chemin entre Camelot et ici n'est pas sûr. Je ne peux pas vous laisser partir, peu importe à quel point vous pouvez me le demander."
Il sortit, pendant qu'à la table Gwen se mordait la lèvre de frustration et allait jusqu'à la fenêtre. De là, elle regarda le roi sortir quelques minutes plus tard, la voix teintée de ressentiment.
"Ce n'est pas juste. Arthur et tous les autres sont en danger, et je ne peux rien faire pour les aider. Je suis coincée ici, inutile."
Elle se laissa tomber dans la chaise à côté de la fenêtre, la tête inclinée de défaite. Elle était observée par Katryn, la servante voyant le tourment de sa maîtresse et voulant l'aider.
Elle alla silencieusement à côté de Gwen et tendit la main.
"Gwen, je peux vous amener près de Camelot, si vous le souhaitez."
L'ancienne servante leva la tête, ses yeux humides de larmes plein de surprise alors que Katryn continuait solennellement.
"Mais nous devons faire vite, avant que le roi Fyrendir se souvienne de ce que je suis et renvoie quelqu'un pour nous stopper."
Gwen se remit lentement sur ses pieds, son expression devenant déterminée. Elle ne laisserait pas passer cette chance.
"Alors allons-y."
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