Bonjour tout le monde.

Désolée d'avoir pris tant de temps avant de publier un nouveau chapitre. Les prochains seronts plus rapprochés...

Une fois de plus, je tiens à remercier Jelly Bean Jenna qui me permet de traduite cette superbe histoire. D'ailleurs, pour ceux ça intéresse, elle en compose une autre également que j'adore. Cette histoire a pour titre "forget me not". C'est vraiment excellent!

Bonne lecture !


Prendre un verre au Penny était un havre de paix pour Andy.

C'était vraiment une partie de sa vie qui lui avait manqué. Et ce soir-là, elle en profitait au maximum, autant pour reprendre le temps perdu avec ses amis que pour célébrer sa récente promotion.

Gail s'assurait qu'elle ne manque pas de téquila alors que Dov la réapprovisionnait sans arrêt en bière. Elle bue, jusqu'à ne plus se soucier du fait qu'elle était en train de boire.

Sam fit son entrée un peu plus tard dans la soirée, se dirigeant directement dans le coin où se trouvait Oliver. Il ne porta aucune attention à Andy, au grand soulagement de cette dernière.

L'officier McNally ne voulait surtout pas répéter la scène des vestiaires. Une fois dans une journée était suffisant.

« Je dois dire, Swarek est vraiment impressionnant! » lança Dov, ce qui déclencha en Andy l'envie de le gifler.

Mais elle dû se retenir, Epstein était innocent, il ne pouvait pas savoir qu'ils avaient … un passé?

Après ça, Andy cessa d'écouter, et se concentra sur la musique ambiante plutôt que sur ce que Dov racontait. Il semblait relater l'exploit du jour, et ça concernait Sam, de toute évidence.

Bobby franchit également les portes du Penny durant la soirée, quelque part entre sa troisième ou quatrième bière. Andy sentit un regard lourd peser sur elle, elle releva donc les yeux pour découvrir que Bobby la fixait. Après ça, elle continua de lancer des regards vers Andy de temps à autre.

C'était devenu tellement intense que Gail marmonna « Mais c'est quoi son problème » avant que Tracy lui réponde de laisser tomber.

Un dernier shooter de téquila et Andy sorti du bar. Elle avait profité du fait que Traci était à la salle de bain pour s'éclipser. Elle avait quelque remords de laisser son amie comme ça, mais elle sentait le besoin de se retrouver seule.

Les évènements de la journée étaient devenus difficiles à gérer, et personne ne lui rendait la tâche plus facile. Elle ne se rendait pas la tâche facile pour elle-même alors …

« Andy »

Super

Sam avait la fâcheuse habitude d'apparaitre partout et n'importe quand.

La jeune femme s'immobilisa, et se retourna.

« Quoi ? » elle ne semblait pas d'humeur.

« Besoin que je te raccompagne chez toi ? »

« Non. »

Andy se retourna et fit quelques pas avant de s'apercevoir que Sam marchait à ses côtés.

Excellent, maintenant il va marcher jusque chez moi !

Ce fut exactement ce qu'il fit, jusqu'à sa porte, porte qu'elle lui claqua au visage.

Sam garda ses distances pendant le trajet, mais osa quelques regards vers elle. Elle semblait si abattue qu'elle donnait l'impression d'avoir tourné le dos à sa journée.

Ou bien d'avoir tourné le dos à sa propre vie.

Elle semblait si épuisée, des cernes bleutés sous ses yeux assombrissaient son regard. Il ne l'avait jamais vue ainsi, même quand elle était menottée aux barreaux de son lit.

Quand elle y était, elle était en santé, rayonnante et tenace. Par contre, dans cette rue, à cette heure, elle en était tout le contraire.

Quand la porte de l'édifice où habitait Andy se ferma contre le nez de Sam, il avait la bouche ouverte pour dire quelque chose. Mais ce qu'il s'apprêtait à dire, il n'en avait aucune idée.

Elle était froide et distante, mais il ne pouvait pas vraiment lui en vouloir de réagir ainsi.

Il avait désespérément envie de l'attraper, de la toucher, de ressentir cette décharge électrique qu'il ressentait à chaque fois où sa peau touchait la sienne. Il espérait tant que cette étincelle soit encore présente.

Mais il ne pouvait pas suivre son instinct cette fois-ci. Simplement parce qu'il ne pouvait pas lui faire ça, alors qu'il lui avait déjà causé suffisamment de dommage.

Sam avait de la difficulté à trouver le sommeil depuis leur retour. Même retourner au travail n'avait pas aidé. McNally hantait toujours ses pensées. Sans même savoir qu'elle travaillait à la quinzième division, il avait demandé d'y être transféré à la seconde où il avait terminé de donner sa déposition.

Il avait travaillé pour l'escouade anti-gagne pendant cinq ans. Il n'avait pas besoin de se retrouver dans une division standard, risquer de travailler derrière un bureau. C'était simplement ce qu'il « voulait ».

Il voulait une vie plus calme et normale, et il avait jugé que c'était pour lui idéal de retourner là où tout avait commencé.

En y repensant, Sam ne pouvait croire comment il avait fait pour manquer cette information vitale le premier jour où il avait rencontré Andy.

Mais comment ça se pouvait? L'auto de patrouille duquel elle était sortie était marqué d'un gigantesque 15-quelque chose, et il n'avait même pas remarqué ?

C'était peut-être parce qu'il l'observait, elle, avant même qu'elle ne s'offre en échange de ce gamin.

Maintenant qu'ils étaient tous de retour dans la vraie vie, il était plus que perdu. L'avoir si près de lui, mais si loin à la fois était à peine supportable.

Ça lui demandait un effort important pour ne pas … Ne pas quoi ? Rendre sa vie plus misérable encore ?

La nuit précédente au Penny, il avait envisagé de l'aborder à nouveau, mais à la façon dont elle cognait ses shooters sur la table, il était resté loin.

Au moment de la dernière tournée qu'elle et ses amis prirent, il aurait juré l'entendre dire « Au syndrome de Stockholm » alors qu'elle cogna son verre contre celui de la petite amie de Jerry.

Ça sentait mauvais, vraiment mauvais.

Ce n'était même pas quelque chose qu'il avait envisagé jusqu'à ce qu'elle y porte un toast. C'était évident qu'elle, elle avait considéré cette explication.

Mais si elle a besoin d'une explication, c'est qu'elle ressent quelque chose non? Songea-t-il.

Il se devait de la raccompagner chez elle, de s'assurer qu'elle était saine et sauve. Il avait cet incurable besoin de veiller sur elle, d'être près d'elle. Et c'était incurable, parce que peu importe ce qu'il faisait, ce sentiment refusait de partir.

Le lendemain matin, la tête d'Andy était en feu et sa bouche asséchée. C'était l'une de ces journées où elle allait avoir mal à la vie, surtout en patrouille. Les premiers signes d'une gueule de bois sont apparues avant même qu'elle ne soit complètement éveillée.

En arrivant au poste, elle se sentait mieux. Une bonne douche et de l'air frais avait chassé les traces d'alcool qui restaient dans son organisme. Elle s'arrêta au bureau de Sam pour lui laisser un petit quelque chose, avant de trouver refuge dans les vestiaires.

Ce matin-là, Sam se rendit à la station en s'attendant à une journée ordinaire, jusqu'à ce qu'il croise le regard de Nash, la meilleure amie d'Andy et la petite amie de Jerry.

Elle savait définitivement qui il était, et ce qu'il avait fait à Andy. Oui, et elle n'était pas très heureuse à ce propos.

Sam se dirigea directement à son bureau, ne portant pas trop d'attention au fait que quelqu'un d'autre était au courant de ce qui s'était passé. En fait, il s'en foutait littéralement, et ce même si le monde entier était au courant.

Il trouva le globe à neige sur son bureau.

Il avait été le porter chez Andy, parce qu'il voulait qu'elle l'ait en sa possession. Quand il avait été libéré, il avait été récupéré ce petit bibelot pour elle.

À cet instant précis, quand les yeux de Sam se posèrent sur cet objet, tout le autour de lui semblait s'être évaporé. C'était comme si Andy lui disait qu'elle mettait fin au chapitre de sa vie où il existait.

Après avoir enfilé son uniforme, Andy sorti des vestiaires et se dirigea vers la machine à café.

Encore une fois, Sam se trouvait entre elle et là où elle voulait aller. Le cœur d'Andy s'emballa quand elle les vue. Bobby était excellente pour se trouver partout sur son chemin également.

Elle tendait un ensemble de clés. Sam étira le bras pour les attraper quand il aperçut Andy. Il n'eut le temps que de la voir secouer la tête et rebrousser chemin.

Au grand soulagement d'Andy, Bobby se trouvait dos à elle. Elle n'avait donc pas à la regarder dans yeux.

La jeune femme ne fit que quelques pas avant que Sam ne la rejoigne. Elle essaya de lui échapper, mais il était rapide. Très rapide.

« Qu'est-ce que tu veux Sam ? »

« Cinq minutes ? »

Les poumons d'Andy lâchèrent un long soupire.

La présence de cet homme près d'elle rendait le brouillard dans sa tête encore plus épais que la gueule de bois ne pouvait le faire.

« S'il-te-plait, c'est important. »

Il lui attrapa la main, sans même lui laisser le temps de répondre et se dirigea vers Bobby, qui souriait chaleureusement.

« Je … »

Andy essaya de défaire la grippe de Sam, mais il refusait de la laisser partir. Les doigts du policier se refermèrent un peu plus fermement. Suffisamment pour ne pas lui faire mal, mais suffisamment pour la garder près de lui.

« Andy, Bobby. Ma sœur Sarah. »

L'attention d'Andy fit piquée.

« Quoi ? »

La jeune femme devant elle lâcha un petit ricanement devant l'expression crédule sur son visage.

« J'ai essayé de te le dire, je suis désolée. »

Andy se sentait comme une idiote.

Mais ils n'avaient même pas une petite onze de ressemblance. Andy passa son regard de Sam vers sa SŒUR avant de secouer la tête et s'éloigner. Cette fois-ci il la laissa partir.

« Ça n'a pas vraiment bien été … »

Sam échappa un soupire de frustration.

Quand il avait vu le regard d'Andy, il avait compris. C'était sensé comme raisonnement.

Elle pensait clairement qu'ils étaient … autre chose.

Il la retrouva dans les vestiaires, assise sur un banc, la tête penchée. Elle fixait le sol et semblait avoir de la difficulté à contrôler sa respiration.

Elle ne prit même pas la peine de relever la tête quand quelqu'un s'approcha. Elle savait que c'était lui.

« Est-ce qu'on peut parler ? » demanda-t-il après être resté immobile à la regarder pendant de longues minutes.

« Il n'y a rien à dire. » répondit-elle la tête toujours penchée, les yeux fixés sur ses pieds. Elle n'avait aucune envie de le regarder.

Elle n'aurait probablement pas été capable de le dire si elle avait posé ses yeux sur lui.

« Andy, regarde-moi, et dis-le-moi en face. Et je vais … »

Elle releva la tête. Son regard était froid et vide. Ses lèvres étaient fermées en une mince ligne. Son visage tout entier était ferme alors qu'elle le regarda droit dans les yeux. Les mots de Sam se bloquèrent dans sa gorge quand il vue son expression.

« Je dois t'expliquer. »

« Expliquer quoi ? »

« Tout … Moi. »

« Sam, je n'ai pas … »

« J't'en pris. »

L'insistance dans la voix de l'homme qui se trouvait devant elle lui arracha le cœur.

« J'ai besoin que tu connaisses la vérité ».

Il semblait si honnête et ouvert, sans masque, sans fausse identité, simplement lui.

« Je ne peux pas … »

« Ne peux pas, ou ne veut pas ? »

« Les deux, ça n'a pas d'importance. » dit-elle en se levant.

Sam se sentait vaincu, comme s'il avait perdu ce qui lui permettait de se contenir.

Il lui avait laissé la décision, et elle avait choisit de partir. Encore.

Chaque fois qu'il avait essayé de traverser les eaux tumultueuses, les vagues le mettaient KO.

Elle n'allait même pas lui donner la chance de s'expliquer.

Ce jour-là, Sam s'assura d'être de retour à la station avant que McNally ne soit due pour rentrer de patrouille. Il s'assura que sa présence soit connue, juste au cas où elle changerait d'idée.

Mais elle ne le fit pas. Elle le regarda plutôt avec un sourire attristé et quitta la station.

« Tu sais, un sourire forcé ne peut pas cacher un million de larmes. »

Sam se tourna et découvrit que Nash avait prit place à ses côtés.

C'était les premiers mots qu'il avait entendu sortir de sa bouche.

Elle tenait entre ses doigts un morceau de papier. Elle le lui tendit.

Quand Sam le prit, elle s'éloigna pour rejoindre Jerry. Un sourire illumina son visage quand elle le vut faire son apparition à l'autre bout de la pièce.

« Dis-moi que j'ai fait la bonne chose ? » demanda-t-elle à l'inspecteur Barber quand elle le rejoignit.

Jerry regarde par-dessus son épaule, là où il pouvait voir Sam.

Sam ne pu entendre la réponse que Jerry fit à sa copine, mais avec le sourire qu'il avait sur les lèvres, il n'en avait pas besoin.

Jerry croyait sans doute qu'elle avait fait exactement la bonne chose.

Le policier, seul dans la pièce pleine de mouvements pencha la tête vers le morceau de papier entre ses doigts.

Il le déplia avec intérêts et curiosité.

Il y trouva une adresse et un numéro de téléphone écrits d'une main soignée.

Enfin, quelqu'un lui donnait une chance.