Bonjour tout le monde!
Voici un nouveau chapitre ... Je suis certaine que vous allez aimer! Encore une fois, je me suis surprise à le lire en entier pendant que je le traduisait.
Bonne lecture, et n'hésitez pas à me donner vos commentaires :)
As-tu la moindre idée à quel point ça semble ne pas avoir de sens? Demanda Traci pendant qu'elles se changeaient dans les vestiaires après leur quart de travail.
« Je sais, rien ne semble faire du sens. » Marmonna Andy comme si elle se le disait à elle-même.
Traci lui avait demandé comment elle se sentait maintenant que Sam était à la quinzième division de manière permanente, et surtout comment elle envisageait agir face à lui, sachant les sentiments qu'elle avait à son égard.
La réponse d'Andy fut assez évasive.
Elle ne ressentait rien, elle n'allait rien faire. Il n'y avait rien d'autre à dire.
Mais Traci n'était vraiment pas en accord avec sa décision.
Quittant les vestiaires, Andy mentionna à Traci qu'elle désirait marcher tranquillement jusque chez elle, afin de faire le ménage dans sa tête. En refermant la porte derrière elle, elle aperçut Sam quitter son bureau.
Il avait les yeux fixés sur elle, et Andy trouva en elle un restant de sourire à lui offrir. Elle sortit de la station sans dire un mot.
Sam suivi ses pieds jusqu'à l'adresse sur le bout de papier de Traci venait de lui remettre.
Un grognement de l'autre côté de la porte lui fit comprendre que ça ne serait pas une tâche facile.
Mais rien entre eux n'était facile, et ce depuis le jour où ils se sont rencontrés.
Andy ouvrit la porte, mais resta les bras croisés dans l'entrebâillement, ne laissant aucune possibilité au visiteur importun d'entrer.
« Qu'est-ce qu'il y a ? Tu me suis ? »
« Oui. »
Sa réponse semblait l'avoir choqué, ses sourcils se relevèrent instantanément, avant de se froncer, laissant sur le visage de la jeune femme un regard glacial.
« Laisses-moi tranquille. »
« Non, pas avant que tu m'aies écouté jusqu'au bout. »
Andy fit un pas de côté, laissant Sam entrer. Il parcourut le salon du regard, analysant ce qui s'y trouvait. Il en apprit un peu plus sur cette jeune femme.
Par exemple, comment elle accordait de l'importance à de petites choses comme une photo ou des coussins mal assortis. Même s'il était déjà entré dans cet appartement, il n'avait pas été très observateur, il était entré, avait posé le globe à neige sur le comptoir et était ressorti aussitôt. Ce jour-là, il s'était abstenu de poser son regard sur les effets personnels d'Andy, il se sentait déjà trop intrusif.
Andy remarqua le petit jeu d'observation que Sam était en train de faire. La seule raison pour laquelle elle l'avait laissé entrer, c'était pour qu'il dise ce qu'il avait à dire et qu'il reparte au plus vite. Elle essaya que ça soit le moins pénible possible.
« Bobby est en fait ma sœur Sarah. »
Sam parla finalement, après un bon moment de silence qui alourdissait l'air autour d'eux.
Andy savait déjà ce détail, elle tourna donc le regard, le ventre serré par ce satané sentiment.
« Vous ne vous ressemblez pas vraiment… »
« Je … Les parents de Sarah m'ont adopté quand j'avais trois ans. Ma mère est décédée et mon père était en prison, alors j'étais en famille d'accueil. Je me souviens seulement du jour où ils sont venus me chercher… Elle reste ma sœur quand même. »
Les mots de Sam firent leur chemin dans la tête d'Andy. Il avait eu un début de vie difficile, un triste début même.
Le policier se balançait sur ses pieds, son regard accroché à celui de la jeune femme devant lui. Il semblait particulièrement mal à l'aise.
Andy quant à elle était adossée au canapé, les bras toujours croisés sur sa poitrine. Rien ne donnait l'impression qu'ils allaient relaxer.
« Sarah travaillait dans un resto miteux, elle surveillait des petits trafiquants. Un jour, une bataille a éclaté et Damian l'a prise avec lui, l'utilisant comme assurance jusqu'à sa voiture. Ils parlaient d'un gros boulot, alors elle resta avec eux, même quand il lui donna la possibilité de partir. »
Wow! Elle ignorait complètement cette partie de l'histoire. Sarah était flic également. Une flic infiltrée, juste comme Sam.
Tel frère, telle sœur.
Sam ignora le regard plaignant sur le visage de son interlocutrice. Il devait l'ignorer s'il voulait continuer de parler. Elle était blessée, parce que ce n'était pas seulement lui qui s'était joué d'elle. Sarah aussi.
« Elle perdu toute communication avec la centrale, et j'y suis allé. Au départ, c'était juste pour la voir et m'assurer que tout allait bien. Mais d'une certaine façon, je me suis fait accepter par le groupe et elle avait quelqu'un pour veiller sur elle, alors je suis resté.
Le visage de Sam se détendit pendant qu'il parlait de sa sœur. Il l'admirait réellement.
« Damian allait de plus en plus loin, mais nous n'avions pas de preuves solides. Ça nous a pris un bail. Il a planifié ce coup pendant plus d'un an, et puis tu as marché dans le milieu de tout ça. »
« Pourquoi tu me dis tout ça? »
« Parce qu'il y a plus là-dedans que tu ne le sais. »
Sam attendit sa réaction, mais elle ne vint jamais.
Alors il poursuivit.
« Sarah n'avait rien planifié de tout ça, mais c'est arrivé. Elle travaillait pour améliorer sa carrière, et elle tomba amoureuse, avant qu'elle ne puisse faire quoi que ce soit. »
Cette information, à ce moment précis, brisa le cœur d'Andy encore un peu plus.
Elle savait que Bobby, ou Sarah, ou peu importe le nom qu'elle avait, ressentait quelque chose pour Damian, elle ne savait juste pas que c'était si profond comme sentiment.
« Elle savait ce qu'elle faisait, pourquoi elle était là, mais elle a choisi sa carrière plutôt que son cœur, parce que c'était la bonne chose à faire ? »
Sam acquiesça, le résumé était assez représentatif. Elle avait fait le bon choix, parce que c'était la bonne chose à faire.
« Sam, je ne sais pas trop où discussion s'en va. »
« Tout était en place. Nous savions pour les voitures avant que ça soit le temps. Alors Jerry avait un VUS prêt pour nous. Une fois le plein d'essence fait, il allait le laisser au coin de la rue. Tout ce que j'avais à faire c'était de prendre ce véhicule et ils allaient le tracer. »
Andy le regardait intensément, comme si elle désirait qu'il raconte son histoire le plus vite possible et qu'il parte.
« Je t'avais demandé d'attendre jusqu'à 2h00, au cas où je changerais d'idée et que je ne veule plus te laisser là. Il y avait toujours la possibilité qu'on parte quand même. Juste une mauvaise synchronisation avec Jerry et c'était fait, je restais sous couverture encore quelques mois. Je suis revenu pour toi ce jour-là.»
Elle avait évité son regard jusqu'à ce qu'il prononce cette dernière phrase. Ses yeux remontèrent vers les siens.
« Pourquoi as-tu fait ça ? Risquer deux ans de ta vie sous couverture pour revenir et me prendre avec vous ? »
« Parce que je n'étais pas prêt à te laisser partir. »
Andy brisa le contact visuel en premier, elle baissa les yeux comme si elle ne croyait pas ce qu'il venait de lui dire.
« Je faisais la même erreur que ma sœur était en train de faire, et je voyais très bien les conséquences. Je ne voulais pas ressentir la même chose. »
« Ça n'a jamais même passé proche Sam. Je ne suis pas une chose que tu peux décider de posséder quand bon te semble. »
Elle ne comprenait pas.
« Andy, je veux dire que Sarah trahissait son cœur pour sa carrière. Et j'aurais fait la même chose ? »
« Qu'est-ce que ça veut dire ? »
Sam n'avait jamais été très bon pour parler, il ne disait pas ce qu'il voulait dire, il ne savait pas comment exprimer ses sentiments, et il avait beaucoup de difficultés à le faire à ce moment-là. Les mots ne sortaient pas comme il aurait fallu.
« Crois-tu vraiment souffrir du syndrome de Stockholm ? »
Andy senti son visage se déconfire sous le choc. Même si elle aurait voulu le camoufler, elle en aurait été incapable.
« Comment le sais-tu ? »
« Réponds à la question, s'il-te-plaît. »
« Parfait, oui d'accord. Je crois que ça l'expliquerait bien des choses. »
« Alors, pourquoi as-tu perdu le contrôle quand tu croyais que c'était moi sous la toile ce jour-là ? »
« Parce que j'ai cru qu'était mort ! »
Tout ce numéro ne les menait nulle part. Il était en train de valser, ni un ni l'autre n'était prêt à se compromettre en disant ce qu'ils pensaient vraiment.
« Je n'ai jamais été une menace pour toi … »
« Qu'est-ce que tu fais ? Pourquoi es-tu ici ? Sam, tu m'as menti, quand j'étais apeurée, quand je ne savais même pas si j'allais retourner chez moi un jour, quand je croyais que j'allais mourir. Et tout ce que tu avais à faire c'était de me dire la vérité. Tu aurais pu m'éviter toute cette peur, et cette misère. Tout ce que je connais de toi est un mensonge. Sauf peut-être le fait que ton vrai nom est Sam. »
« Je ne t'ai jamais menti, je ne t'ai juste pas dit toute la vérité. »
« Même chose ! »
« Non ce n'est pas la même chose. Tout ce que tu connais de moi c'est le vrai moi. Le seul moi qui existe. »
Andy fit un mouvement de recul, fidèle à son habitude de fuir. Mais elle ne pouvait aller bien loin, elle était chez elle.
« Nommes-moi une seule chose que tu ne m'as jamais vu manger ? »
« Des œufs. » Jamais il n'en mange au déjeuner.
« Vêtement préféré ? »
« Jeans. » Il porte toujours une paire de jeans.
« Combien de blague j'ai mémorisée quand j'étais gamin ? »
« 1001. »
Sam avait un point, elle le connaissait suffisamment de chose à son propos pour « le connaitre ».
« Même quand je t'ai dit que j'avais tué trois personnes dans ma vie, je disais la vérité. Je ne t'ai juste pas précisé que je portais un uniforme quand c'est arrivé. »
« Mais tu aurais pu me le dire. »
« As-tu la moindre idée de ce qu'ils t'auraient fait si ma couverture avait été brulée et que tu étais au courant ? »
La flamme dans les yeux de Sam trahissait la peur qu'il avait à propos de sa sécurité.
« Pourquoi m'as-tu embrassé ? »
S'attendait-il vraiment à ce qu'elle réponde à cette question ?
« Qui as-tu embrassé Andy ? Moi, Sam, ou Sam le criminel ? »
« Je ne sais pas… »
Elle ne savait vraiment pas, elle ne savait plus rien avec certitude depuis des semaines.
« Qu'est-ce que tu veux Sam ? Quel est l'objectif de tout ça ? »
Maintenant était venue la partie difficile. Répondre à cette question.
Répondre honnêtement à cette question.
Elle lui avait demandé quelques fois, et sa réponse avait été « cinq minutes » ou « une chance de t'expliquer ». Mais maintenant, ces réponses étaient épuisées.
Il devait, cette fois, lui dire la vraie raison de sa visite.
« Je … Je crois que je suis amoureux de toi ? »
HOOOOOOO nous y sommes! Sam qui s'ouvre! Comment réagira-t-elle à votre avis ?
